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La France n’est pas si loin

5 janvier 2005

Hier mardi 4 janvier, à croire que tous se sont passé le mot, la France s’est rappelée à mon bon souvenir…

Et oui car dans la même journée,

1) j’ai reçu une lettre de mes grands-parents. Là où Internet n’est pas d’une grande utilité, rien ne vaut quelques mots couchés sur le papier pour sentir que quelque part là-bas quelqu’un pense à nous,

2) avec Marieke nous avons pu rencontrer Bixuan, un ami de Télécom Paris qui s’apprêtait à rentrer en France après ses quelques jours de vacances en Chine, échanges en Français sur la vie en Chine et la vie en France autour d’un vrai cappucino dans un café de Xujiahui (Sutsiaroui), pause…

coucou Bixuan :)

3) et surtout, et surtout, j’ai enfin reçu mon Nouël de la part de ma famille. Un super colis que je n’ai même pas eu besoin d’aller chercher dans une administration quelconque à pétaouchnok, ma voisine l’ayant gracieusement récupéré pour moi en mon absence, le bonheur !

Et bien sûr, tout a été préparé avec la plus grande attention, pas moins de 5 paquets cadeaux, dont un pour Marieke (et oui, parfait mon pôpa), sans oublier le petit mot de chacun, rien de tel pour mettre du baume au coeur…

Bref une journée kinaféchonokeur ! MERCI MILLE FOIS !

Un coq de mauvais augure

4 janvier 2005

PEKIN (Reuters) - Les mariages se multiplient en Chine à l’approche de la nouvelle année du calendrier astrologique chinois, placée sous le signe du Coq, qui commencera le 9 février et sera une “année veuve” de mauvais augure pour la réussite des unions.

Le cycle lunaire commence tard cette année et l’année du Coq ne comprendra pas le “lichun”, le jour le plus favorable de l’année pour les mariages, qui marque le début du printemps.

Les médias chinois rapportent une explosion du nombre des mariages à travers tout le pays, les couples voulant être mariés avant la fin de l’année du Singe.

Le phénomène intervient en moyenne tous les neuf ans, mais la dernière “année veuve” en date remonte à 2002. Elle avait déclenché la même frénésie matrimoniale avant la date fatidique.

04/01/2005 - 11h51

1,3 milliard d’habitants cette semaine

3 janvier 2005

PEKIN (AFP) - La population de la Chine continentale atteindra cette semaine 1,3 milliard d’habitants, selon des calculs du Bureau national des Statistiques (BNS) rapportés par l’agence Chine nouvelle.

Grâce à la politique de réduction du nombre des naissances mise en oeuvre par le gouvernement, le taux de natalité est tombé de 21,06 pour mille en 1990 à 12,41 pour mille en 2003. Dans le même temps, la croissance démographique a été réduite de 14,39 pour mille à 6,01 pour mille par an.

La très grande majorité des citadins, soit environ 40% de la population, ont aujourd’hui un seul enfant, voire pas du tout. Dans la plupart des régions, les paysans sont autorisés à avoir un deuxième enfant si le premier est une fille.

“La Chine a fait des efforts persistants pour réduire sa croissance démographique depuis 30 ans”, selon un responsable de la Commission nationale du planning familial cité par l’agence officielle. “Mais la Chine va être confrontée à des défis nouveaux et difficiles à relever”, a-t-il ajouté.

Avec l’allongement de l’espérance de vie, le vieillissement de la population est aujourd’hui très rapide et l’excédent de naissances de garçons par rapport aux naissances de filles pose un grave problème dû à la pratique, interdite mais largement répandue, des avortements sélectifs.

Alors que la grande majorité de la population rurale n’a pas de retraite, les paysans ont besoin d’une descendance masculine pour assurer leurs vieux jours, les filles partant selon la coutume vivre chez leurs beaux-parents une fois mariées.

03/01/2005 - 14h13

Les couleurs de Shanghai

2 janvier 2005

Lorsqu’on évoque Shanghai, on l’associe immédiatement à la modernité, à la face occidentale de la Chine et ses multiples grattes-ciel. On en oublierai presque qu’il s’agit d’une ville chinoise, qui concentre à elle seule tous les contrastes de la Chine.

La marque vivace de l’empreinte chinoise de Shanghai, ce sont ses marchés. Pas de grandes places qui accueillent 1 jour ou 2 par semaine les étals de marchands itinérants. Non, non, ici si vous voulez passer faire votre marché, il faut d’abord le trouver, ou bien comme c’est le plus probable, tomber dessus par hasard !
En efftet, coincés entre 2 boulevards, les marchés sont souvent des enfilades de petites rues aux maisons basses. Mais une fois que vous l’avez trouvé, rien ne vous empêche d’en profiter tous les jours et à toute heure ou presque. Car ici les marchés sont fixes, les marchands vivent dans leur commerce, derrière les étals qui se succèdent le long des rues.

Ces rues justement nous donnent une toute autre vision de Shanghai que l’image stéréotypée qu’on peut en avoir. On est bien loin des tours aseptisées et des architectures ahurissantes. Ici les cordes à linge remplacent les néons, pas d’agent de la circulation aux carrefours mais des tas de détritus odorants, et donc bien regarder avant de traverser pour éviter de se faire renverser par les vélos imprudents. De temps en temps au bout d’une rue on aperçoit les buildings qui nous rappellent comme des garde-fous que la ville n’est pas bien loin.

Mais moi je préfère m’y perdre dans ces marchés. Ces étals aux odeurs poignantes, tantôt délicieuses tantôt écoeurantes, ces couleurs tranchées, l’étal rouge de la bouchère, le vert du marchand de légumes, le marron du marchand de graines, la fumée qui se dégage des baozi tout chaud, les visages concentrés des commerçants à la tâche.

C’est un endroit qui vit d’une toute autre énergie que celle de l’avenue Nanjing Lu. Une foule incessante de chinois à vélo au milieu des rues, qui s’arrêtent de temps à autre devant l’un des étals, la lampe qui tourne sans fin au-dessus de l’étal du boucher et qui éclaire d’une lumière chaude la viande fraîchement coupée et présentée sur une simple table de bois à la portée de tous. Ne pas trop penser à l’hygiène non plus en passant devant les cuvettes de poisson tout frétillants déposées sur le sol. De toute façon on n’est pas là pour acheter à manger, on vient pour faire partie du grouillement, pour sentir cette atmosphère qu’on cherchait en venant ici, la Chine quoi…

Augmentation de 30% du commerce extérieur prévue en 2004

1 janvier 2005

Le commerce extérieur de la Chine en 2004 doit atteindre 1 100 milliards de dollars us, soit une hausse de 30% par rapport à l’année précédente, et cela fera de la Chine la 3ème puissance commerciale du monde, a affirmé le ministre chinois du Commerce Bo Xilai.

[...]Les investissements étrangers directs en Chine doivent dépasser 60 milliards de dollars en 2004, soit un des chiffres les plus élevés dans le monde.

[...]Les exportations de produits chinois de haute technologie ont progressé de 52% au cours des 11 premiers mois de l’année, tandis que les importations de pétrole brut et de produits dérivés, ainsi que celles de minerais ont aussi augmenté dans de fortes proportions.

[...]Les exportations doivent représenter plus de 30% du PIB de la Chine en 2004 et contribuer à la croissance économique du pays de 2%.

Le Quotidien du Peuple en Ligne - 01/01/05
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