Revue de Presse

Lissage forcé

17 juin 2007

Un article très révélateur trouvé aujourd’hui sur le site du Monde : comment Pékin prépare sa population locale à accueillir les Jeux Olympiques ?

Pékin apprend les bonnes manières

Les Jeux olympiques (JO) de 2008 représentent pour la Chine un considérable motif de fierté nationale[...]
“Sauver la face” est crucial en Asie, où chacun passe, dit-on, son temps à essayer de ne pas la perdre. Les autorités de Pékin s’attachent donc à soigner leur réputation. Il s’agit d’être digne devant les foules d’étrangers qui débarqueront, en août 2008, dans la capitale pour les XXIXes Olympiades.[...]

La priorité est de convaincre les Pékinois de bien se conduire, sous-entendu de se comporter de manière plus disciplinée. Les Beijinren (Pékinois) ont en effet une propension marquée à se bousculer sans vergogne pour grimper dans les bus bondés, à injurier l’adversaire durant les compétitions sportives et à cracher à tout bout de champ sur les trottoirs. Des campagnes ont été lancées dans l’espoir d’en terminer avec de telles pratiques susceptibles de choquer les cohortes de “long nez” et autres diables étrangers qui déferleront sur Pékin à l’été 2008.

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Un gratte-ciel culminant à 1 kilomètre pourrait voir le jour à Shanghai

19 février 2006

Quand je vous disais qu’il faut toujours qu'ils aillent plus haut… mais vraiment plus haut…

“Certains voient grand. Javier Pioz et Maria Rosa Cervera, deux architectes espagnols, espèrent construire une “ville verticale” réunissant logements, commerces et bureaux, pour accueillir jusqu’à 100 000 personnes. La Bionic Tower, construction de 300 étages, est prévue pour s’élever sur une petite île artificielle au large de Shanghaï, à 1 228 m de haut. [...]“

par Thomas Gadisseux

Le Monde.fr - 19/02/06
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Un défi qui relève plus du “réagencement des matériaux” que de la hauteur, d’après les architectes qui s’inspirent des structures naturelles, animales ou végétales dans leurs travaux.
Pour la Bionic Tower, il s’agira de 276 colonnes agencées en 3 cercles concentriques, support d’un réseau d’axes visant à superposer les étages, “A l’image des ailes d’un oiseau composées de petits os, chacun très fragiles, mais qui ensemble atteignent une résistance impressionnante”.

Encore quelques chiffres : un diamètre de 250 mètres, une construction par blocs de 80 mètres habitables à chaque fin de phase, 368 ascenseurs, de quoi donner le vertige… (surtout pour ceux qui seront tout en haut ;] ) et laisser perplexe quant à l’utilité d’un tel gratte-ciel, qui va finir par faire plus que de gratter justement !

Jusqu’à maintenant la ville de Shanghai interdisait la construction de buildings au-delà de 500 mètres de hauteur, les architectes attendent donc la licence pour commencer, en 2015, le chantier prévu pour durer 15 ans.

Mais jusqu’où iront-ils ces Chinois ?

La Chine compte 376 millions de ‘mobinautes’, record à battre !

9 novembre 2005

376 millions d’abonnés mobile en Chine (et moi et moi et moi :) ) et combien de kilo de merdouilles qui pendent au bout ?

Merdouille à portable Probable prochaine 1ère puissance mondiale née d’un pouvoir communiste et d’une économie de marché, la Chine comptait 376 millions d’abonnés à la téléphonie mobile fin septembre 2005.

Fin 2004, on comptait 25,7 téléphones mobiles pour 100 Chinois, soit la proportion la plus importante enregistrée dans le monde.
Ces chiffres présentés lors du “China Mobile Telecommunications Terminal Industry Development Forum” des 3 et 4 novembre 2005 à Shanghai, ont été rapportés par l’agence de presse gouvernementale Xinhua.

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Les grandes écoles françaises à la conquête de la Chine

21 septembre 2005

Voilà qui me fait sentir un peu pionnère dans cette aventure d’étudiante française en Chine. Il faut dire que les étudiants sont présents depuis plusieurs années en France, et de plus en plus. Mais déjà, il ne leur est plus nécessaire de s’expatrier pour profiter des enseignements occidentaux et en particulier français, l’Education Française vient à eux.

Les grandes écoles à la conquête de la Chine

Aurélien – Wang Tairan de son vrai nom chinois –, 18 ans, porte-parole des étudiants de la toute nouvelle école d’ingénieurs Centrale de Pékin (lire ci-dessous), a déjà tout d’un ministre. D’une voix posée, il encourage ses «camarades» «à ne pas perdre un seul instant» : «Au travail, martèle-t-il, nous mettrons toute notre sueur pour gravir avec acharnement les sommets de la science et contribuer par tous les moyens à renforcer l’amitié de nos deux peuples français et chinois.» Bienvenue dans un pays dont les mentalités restent empreintes de communisme, mais sont avides de goûter aux joies du capitalisme occidental.

Rien d’étonnant, donc, à ce que les universités et les grandes écoles françaises se précipitent en Chine, où elles se livrent une concurrence vive.

Polytechnique, l’école des Mines de Paris, les Ponts et Chaussées, le groupe des Ecoles normales supérieures, Euromed Marseille, HEC, l’Essec, Audencia, Grenoble Ecole de management, l’Ecole supérieure de commerce (ESC) de Rennes, les universités de technologie de Compiègne (UTC), de Troyes (UTT), de Belfort-Montbéliard, entre autres, tous multiplient les accords de partenariat avec des universités chinoises, essentiellement à Pékin, Shanghai et Hongkong. Parfois dans tous les sens. Et au risque de se perdre parmi tant d’autres, sur d’immenses campus qui ne comptent généralement pas moins de 25 000 étudiants.

Proposant des échanges d’étudiants et de professeurs, des diplômes conjoints ou de courtes sessions de formation continue, rares sont les établissements à installer une structure pérenne, comme celle de Centrale à l’université Beihang (Pékin) ou, à un degré moindre, de l’école de commerce EM Lyon à l’université Fudan (Shanghaï). Peu importe, ils sont «là où il faut être», explique un diplomate de l’Ambassade de France.

Car c’est bien à la demande des entreprises de l’Hexagone que ces établissements supérieurs se ruent en Chine. Massivement implantée dans l’empire du Milieu, l’industrie française a désormais besoin d’employés formés à l’européenne. Mais employés chinois, salaires obligent.

«La Chine se développe à une vitesse vertigineuse, précise Mok Kwongweng, 50 ans, PDG d’Air liquide Chine et responsable pour l’Asie du Nord-Ouest (Chine, Taïwan et Corée). Les entreprises françaises ont besoin de cadres et d’ingénieurs pour réaliser leur développement, et recherchent massivement des diplômés chinois parlant français et formés à la méthode française, bon marché.» Basé à Shanghaï, il a lui-même fait ses études… à Paris. Exit donc l’ère glorieuse des expatriés, même pour les dirigeants : les groupes sinisent désormais l’ensemble de leur encadrement.

«Il y a tout à faire, tout à construire, explique José d’Antin, directeur de Supaéro, en déplacement à Pékin, afin de nouer des partenariats avec ses homologues locaux. La Chine a, par exemple, un immense besoin en ingénieurs capables de comprendre l’entreprise, en contrôleurs aériens, en ingénieurs de maintenance de haut niveau, en managers». Ce que, de l’avis de tous, les Français savent faire. «Outre contribuer au rayonnement international de la France, leur connaissance de notre société et de ses produits en fait surtout des consommateurs prescrip teurs», souligne par ailleurs José d’Antin.

Pour les autorités et les universités chinoises, le boom de ces exportations est une aubaine incontestable : d’excellents professeurs affluent sur les campus, l’exode des meilleurs étudiants chinois est ainsi jugulé, et les établissements leur reversent des royalties notamment pour la mise à disposition des locaux. Enfin, frottés aux équipes pédagogiques françaises, les enseignants chinois en profitent pour acquérir leur savoir-faire. A la chinoise.

Justine Ducharne

Le Figaro.fr - 21/09/05
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Une façon aussi peut-être de leur montrer que la France ce n’est pas que la mode, la culture et la cuisine et le bon vin, mais aussi des savoir-faire techniques, industriels et de haute-technologie. Pas seulement un “pays romantique” mais un pays qui peut leur apporter de quoi passer à la prochaine étape que la Chine s’est fixée : devenir le laboratoire du monde.

Pour les jeunes Chinois, Centrale c’est Paris

Ji Jing s’est vêtue de sa plus belle robe. Comme le veut la tradition, cette femme de 22 ans, originaire de la province de Jiang Su, et les 108 élèves chinois à qui elle enseigne la langue de Molière depuis une semaine, se sont choisi un prénom français. Juliette, donc, s’apprête à traduire les discours d’inauguration de l’Ecole centrale de Pékin prononcés par le ministre de l’Education chinois Zhou Ji, le président du Sénat, Christian Poncelet, et par celui de l’université pékinoise de Beihang, Li Wei, partenaire du projet.

Une fierté non feinte pour la délégation française venue en masse assister à cet événement qu’elle a greffé sur les célébrations offcielles de clôture de l’année de la France en Chine : Centrale est la première grande école d’ingénieurs francophone à s’installer un établissement dans ce pays.

Désormais, le groupe des quatre écoles Centrale (Paris, Nantes, Lyon, Lille) formera chaque année quelque cent cinquante Chinois, sélectionnés aux quatre coins du pays en fonction de leurs résultats au «Gaokao» (baccalauréat). Un contingent insignifiant pour l’université de Beihang qui compte 26 000 étudiants et forme déjà l’élite de l’aéronautique et du spatial.

Après une année d’apprentissage du français, ils suivront deux années de «taupe» (classe préparatoire scientifique) dispensées par plusieurs professeurs du lycée parisien Louis-le-Grand, puis les trois années de formation d’ingénieur calquées sur le programme français. Le tout, en français et en anglais. Au terme des quatre premières années, les élèves pourront obtenir un «bachelor» de Beihang, et en fin de sixième année, le master de l’université et simultanément le diplôme d’ingénieur de Centrale Pékin.

Mais tous, citant spontanément la «Sorbonne», n’avaient jamais entendu parler de Centrale, ni d’aucune autre grande école. Car si certains de ces jeunes gens âgés de 17 à 19 ans (dont un tiers de filles) se disent avides «d’apprendre les sciences» et se dirigeront peut-être vers la recherche ou l’industrie, la majorité rêve par-dessus tout de «visiter la France». Comme s’ils avaient choisi l’école parce qu’ils admirent la Tour Eiffel et Notre-Dame de Paris. «Quel beau pays, résume Sunmuyao (Sarah), 18 ans, l’une des rares étudiantes originaires de Pékin. C’est le pays du Comte de Monte-Cristo, et j’aime Alexandre Dumas.»

Le budget (12 millions d’euros sur six ans) est financé pour moitié par les ministères de l’Education nationale et des Affaires étrangères, pour l’autre par des fonds privés. A terme, une dizaine de places seront ouvertes au concours national de Centrale pour des Français souhaitant étudier à Pékin. Il s’agit d’une part de transformer les futurs diplômés en «ambassadeurs efficaces de la francophonie», souligne Christian Poncelet, d’autre part, d’accroître le rayonnement international d’un modèle d’enseignement inconnu en dehors de l’Hexagone et de tenter de s’imposer face aux Etats-Unis, qui continuent d’attirer massivement les étudiants chinois.

Justine Ducharne

Le Figaro.fr - 21/09/05
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Disneyland ouvre à Hongkong, Pékin applaudit

13 septembre 2005

Alors qu’hier certains luttaient pour leur rentrée, pendant ce temps-là, à Hong-Kong,



Le Disneyland de Hongkong a été inauguré sous les louanges de la classe politique, lundi 12 septembre au matin, et présenté comme un exemple de coopération exemplaire entre la société américaine et les autorités locales. “Je déclare Hongkong Disneyland officiellement ouvert”, a lancé le directeur général sortant de Walt Disney, Michael Eisner, en coupant à 12 h 15 locales (6 h 15 à Paris) un ruban multicolore faisant face au château de la Belle au Bois dormant. A ses côtés, son successeur, Robert Iger, qui prendra la tête de Disney le 1er octobre, a annoncé un “avenir éclatant” pour le parc, devant un millier de journalistes, venus essentiellement d’Asie.

“Je représente le gouvernement central (Pékin) pour me féliciter de la réussite de la coopération entre le gouvernement (local) de Hongkong et Walt Disney”, a lancé le vice-président chinois, Zeng Qinghong, également appelé à couper le ruban. Le responsable a conclu son discours par un “thank you very much”.

INVESTISSEMENT DU GOUVERNEMENT

[...]Les cérémonies, point culminant de trois jours de festivité, avaient débuté quelques minutes auparavant par un spectacle alliant la plus pure tradition Disney aux couleurs de l’Orient, exemplaire de la première implantation en Chine de la société américaine. Après une “danse du lion” interprétée par des acrobates chinois, des enfants ont chanté à l’unisson un hymne de bienvenue en japonais, cantonais, mandarin, anglais et français : les langues des parcs Disney dans le monde.

Le parc est le cinquième Disneyland dans le monde, après ceux de Californie, Floride, Paris et Tokyo. Ses responsables annoncent 5,6 millions de visiteurs la première année. Le Disneyland de Floride a attiré 15,1 millions de personnes en 2004, celui de Tokyo 13,2 et Paris 12,4.

Le Monde.fr - 12/09/05
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Magasin de maroquinerie Mickey Mouse dans la galerie Auchan-Minhang Shanghai
un secteur porteur ?