L’éternité n’est pas de trop
7 décembre 2005![]() |
L’éternité n’est pas de trop roman (2002) auteur : lu en : je l’ai trouvé : |
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L’éternité n’est pas de trop roman (2002) auteur : lu en : je l’ai trouvé : |
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Sky Burial titre français : Funérailles Célestes (2004) auteur : lu en : je l’ai trouvé : |
Un petit mot sur l’auteur : Xinran
Xinran est née en 1958 à Pékin. Journaliste accomplie, elle présentera à Nankin pendant 8 ans une émission de radio durant laquelle, chaque soir, elle invitait des femmes à parler d’elles-mêmes. “Words of the Night Breeze” est devenue célèbre à travers toute la Chine, Xinran a pu rencontrer certaines des femmes qui voulaient se confier à elle. Après son départ en 1997 pour Londres où elle compila dans The Good Women of China les destins qui lui ont été racontés, Xinran a permis de faire connaître leur sort bien au-delà des frontières chinoises, dans le monde entier. Sky Burial, dans le prolongement de The Good Women of China, constitue son 2ème ouvrage.
De Xinran :
The Good Women of China (2002)
Sky Burial (2004)
Sky Burial tient l’origine de son écriture dans le témoignage précédent de Xinran, The Good Women of China, dont l’une des histoires entendues l’aura particulièrement marquée. C’est donc précisément de ce témoignage de femme poignant qu’il s’agit.
En 1994, après 30 années d’une quête inespérée au Tibet, Shuwen se confie à Xinran.
Shuwen est chinoise, et en 1958, elle et son mari, tout 2 étudiants en médecine, sont séparés par l’engagement de son mari dans l’armée en partance pour le Tibet après seulement quelques mois d’un mariage d’amour. Peu après Shuwen restée en Chine apprendra sa mort. Mais c’est là que commence son histoire.
Eperdumment amoureuse, elle se décide à partir au Tibet pour le chercher, pour comprendre ce qui est arrivé ou qui n’est pas arrivé… Enrôlée dans l’armée, perdue, recueillie par des nomades, Shuwen va découvrir la vie au Tibet, ses contraintes, et ces rituels ancestraux encore méconnus ou incompris des chinois de l’époque.
Autour de ce mystérieux rite des “funérailles célestes”, c’est l’histoire d’une femme à la recherche de la vérité, de l’espoir, mais c’est aussi le parcours d’une femme qui s’adapte, qui découvre, qui apprend à comprendre et qui trouve une culture qui finalement au bout de 30 ans deviendra un peu la sienne. De quoi donner envie de connaître par soi-même le Tibet et ses lois.
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Shanghai Baby auteur : lu en : je l’ai trouvé : |
Un petit mot sur l’auteur : Weihui
Zhou Weihui est née en 1973 à Shanghai. Diplômée de littérature de l’Université de Fudan à Shanghai, elle publie, à 27 ans à peine, Shanghai Baby qui lui vaudra les foudres du gouvernement chinois.
Faisant partie, avec Mian Mian auteur de Les bonbons chinois, de la génération des Belles Femmes Ecrivains (les Meinu Zoujia) qui ”n’hésite pas à aborder avec une grande liberté les sujets jadis tabous, notamment la sexualité”, elle vit aujourd’hui aux Etats-Unis.
Shanghai Baby, c’est le portrait ”semi-autobiographique” de Weihui qui se dessine sous les traits de Ni Ke, alias Coco en référence à son idole Coco Chanel, avec Henry Miler et Marguerite Duras.
Ce roman nous plonge dans le Shanghai des années 90, le Shanghai branché, le Shanghai de la “grisaille brumeuse, des rumeurs opressantes”, “Shanghai et le goût de ses nuits scintillantes”. J’y ai retrouvé nombre de références aux lieux que j’ai pu visiter et fréquenter dans la cité, un moyen de suivre les pas, les émotions de la romancière qui nous livre ”ses rencontres, ses questions, et par-dessus tout son désir de faire entendre sa voix, la lumière de son regard clair et franc sur le monde”.
Tiraillée entre son amour profond pour Tiantian, peintre fragile et impuissant, et sa passion physique pour Mark, l’amant allemand, elle ne peut s’empêcher comme elle le dit elle-même “de cacher les frissons, les douleurs et les passions qui [la] parcourent des pieds à la tête.”
Elle parle ainsi librement de l’univers déjanté dans lequel elle évolue, entre drogue et sexualité, sans pudeur et parfois même très crue, ce qui lui a valu d’être absolument censurée en Chine, “interdit, saisi et pilonné [...] comme au bon vieux temps de la Révolution Culturelle, bouscule hardiment les tabous et souffle un vent nouveau et provocateur sur la Chine”.
Voir aussi : sur Lire.fr, et Amazon.fr
Revenir à la bibliothèqueParce ce qu’on ne peut pas toujours tout découvrir soi-même au cours de ses voyages ou des expériences de la vie quotidienne, les livres sont également un moyen formidable d’en apprendre chaque jour un peu plus sur la culture, l’histoire, la vie contemporaine mais aussi la langue chinoise.
Petite bibliothèque trilingue des ouvrages ayant trait de près ou de loin à la Chine, que j’ai pu lire…
… en Français
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… en Anglais,
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… en Chinois,
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Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !
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The Good Women of China auteur : lu en : je l’ai trouvé : |
Un petit mot sur l’auteur : Xinran
Xinran est née en 1958 à Pékin. Journaliste accomplie, elle présentera à Nankin pendant 8 ans une émission de radio durant laquelle, chaque soir, elle invitait des femmes à parler d’elles-mêmes. “Words of the Night Breeze” est devenue célèbre à travers toute la Chine, Xinran a pu rencontrer certaines des femmes qui voulaient se confier à elle. après son départ en 1997 pour Londres où elle compila dans The Good Women of China les destins qui lui ont été racontés, Xinran a permis de faire connaître leur sort bien au-delà des frontières chinoises, dans le monde entier.
De Xinran :
The Good Women of China (2002)
Sky Burial (2004)
The Good Women of China dresse ainsi, au fur et à mesure des chapitres, une série de portraits de femmes dans la Chine moderne. Autant de destins que de femmes, mais toujours on retrouve la cassure, la douleur, l’indiscible voire l’horrible dans le sort de ces chinoises éduquées depuis des siècles dans l’obéissance à leur père, mari, fils, et emportées dans les tourments politiques de la Chine. Avec Xinran, elles découvrent le sentiment de s’ouvrir en pouvant parler librement.
Réussissant à négocier les interdits imposés par une administration et une censure chinoises plus que contrariantes, Xinran, en recueillant les paroles de l’étudiante, de celle qui collecte les ordures, de la femme homosexuelle, de la femme “branchée” ou encore de la jeune fille violée, en entendant leurs mots sur ce qu’on ne peut à peine soupçonner, apprend elle aussi énormément sur ce que signifie “être une femme dans la Chine moderne”, au point de changer à jamais sa propre compréhension de la Chine.