économie

Comprendre Shanghai en 10 minutes

6 février 2012

C’est ce que vous propose cette vidéo très bien faite, publiée fin 2011 et dénichée hier soir sur YouTube. Elle est en anglais sous-titrée chinois, et comme l’anglais est assez rapide aux accents britanniques et qu’ici on est sur un blog de Chine et de Shanghai en français, je n’ai pas pu résister à l’idée de vous en livrer la transcription en français ci-dessous.
 


 

Même après des années à Shanghai, cette vidéo m’a appris 2 ou 3 choses sur l’histoire et les caractéristiques de la ville et ses habitants. Je vous la conseille donc fortement, que vous prépariez votre arrivée à Shanghai, ou que vous soyez un averti de la Perle de l’Orient.

Retrouvez cette vidéo sur la nouvelle chaîne YouTube de Céline en Chine, et aussi sur la page Chronique de Shanghai. Cette vidéo est vraiment une parfaite introduction aux thématiques qui animent Shanghai, et je vais m’en servir comme fil conducteur pour lier vers les nombreux billets du blog qui en traitent.

Je salue vivement le travail fait par l’auteur de cette animation. Pour m’être contentée de la transcrire et de mettre en forme cet article, je peux vous assurer qu’il s’agit d’un travail titanesque, qui plus bien exécuté car il traduit fidèlement les faits de la ville de Shanghai d’hier et d’aujourd’hui. Ci-dessous donc, mon humble contribution, le texte en français !

Enjoy et n’hésitez pas à me donner votre avis ou à me suggérer d’autres vidéos sur Shanghai et la Chine !
 
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Qu’est ce que Shanghai ?

Lord Amherst, 1er navire britannique à ShanghaiAu matin du 20 juin 1830, Lord Amherst, le 1er navire britannique à visiter Shanghai jeta l’ancre à l’embouchure du Huangpu.
2 Européens débarquèrent sur la rive : Charles Gutzlaff, traducteur et missionnaire, et H.H. Linsay, représentant de la Compagnie Britannique des Indes. La foule s’amassa pour jeter un oeil à ces 2 “barbares”.
Bien que dans son rapport, Linsay ne parlait que de textile en coton et de calicot, son véritable objectif était de vendre de l’opium.

9 ans plus tard, les guerres de l’opium éclatèrent. Après la défaite des chinois par les Anglais, Shanghai devint l’une des villes ouvertes au commerce avec les étrangers par le traité de Nankin de 1842. Une nouvelle métropole commença alors à se développer.
 
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Après ses tee-shirts, la Chine vend son acier, ses télés et ses lave-linge

8 décembre 2005

Pour la première fois de son histoire, la Chine est devenue, sur les dix premiers mois de l’année 2005, exportatrice nette de véhicules : d’après l’agence Xinhua, le pays a vendu à l’étranger 135 000 unités jusqu’en octobre, surtout des camions à destination de pays en voie de développement, et n’en a importé que 128 000, en grande partie des voitures de luxe, en provenance du Japon, d’Italie ou d’Allemagne.

Les chiffres du commerce extérieur chinois dans le domaine de l’automobile sont minuscules. Et pour cause : Pékin a choisi de faire fabriquer les quelque 5 millions de véhicules, qui sortent de ses chaînes de montage chaque année, par des constructeurs étrangers, tous présents en Chine dans des sociétés mixtes aux côtés de fabricants chinois.

Mais ils sont révélateurs d’une tendance qui pourrait faire de la Chine, dans un futur pas si lointain, un nouveau Japon : quand on sait que les investissements tous azimuts des marques étrangères en Chine sont en train de créer une capacité de production de 20 millions de véhicules en 2010, pour un marché intérieur qui pourrait ne pas dépasser les 9 millions d’unités (selon un scénario, raisonnable, de 10 % de croissance annuelle des ventes), il y a de quoi s’inquiéter.

Les QQ-bioman
Les QQ, le phénomène automobile chinois

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La Chine compte 376 millions de ‘mobinautes’, record à battre !

9 novembre 2005

376 millions d’abonnés mobile en Chine (et moi et moi et moi :) ) et combien de kilo de merdouilles qui pendent au bout ?

Merdouille à portable Probable prochaine 1ère puissance mondiale née d’un pouvoir communiste et d’une économie de marché, la Chine comptait 376 millions d’abonnés à la téléphonie mobile fin septembre 2005.

Fin 2004, on comptait 25,7 téléphones mobiles pour 100 Chinois, soit la proportion la plus importante enregistrée dans le monde.
Ces chiffres présentés lors du “China Mobile Telecommunications Terminal Industry Development Forum” des 3 et 4 novembre 2005 à Shanghai, ont été rapportés par l’agence de presse gouvernementale Xinhua.

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Chine et UE ont signé un accord sur les importations de textiles

5 septembre 2005

Le commissaire européen, Peter Mandelson, et son homologue chinois, le ministre du commerce Bo Xilai, ont officiellement signé, lundi 5 septembre à Pékin, l’accord qui doit mettre fin au blocage dans les ports européens des textiles chinois, depuis qu’ils ont dépassé les quotas d’importation. Si la Commission européenne a déjà qualifié cet accord d’”équitable”, il lui reste à obtenir l’approbation des pays membres de l’Union européenne.

De source diplomatique, l’accord prévoit que la moitié des quelque 80 millions de pièces sans licence entrera sur le territoire européen et que l’autre moitié sera décomptée des quotas accordés à la Chine pour 2006, par l’accord signé à Shanghaï en juin. Autre point de l’accord : décompter des quotas 2006 une partie des quantités commandées, avec licences, par les distributeurs européens, en excès des quotas 2005. Enfin, il est prévu de transférer une partie des produits en excédents sur le quota d’une catégorie pour laquelle le plafond de 2005 n’a pas été atteint. Ce nouvel accord se fera dans le cadre de celui du 10 juin qui limitait la hausse des exportations de dix catégories de produits textiles à une fourchette entre 8 % et 12,5 %.

“SE PRÉPARER À UNE LIBÉRALISATION TOTALE”

Le déblocage des millions de vêtements chinois dans les ports européens ne règle cependant que provisoirement la “dynamique chaotique” dans ce domaine, juge Emmanuelle Butaud, directrice des affaires internationales à l’Union des industries textiles, qui souligne que “le scénario de la libéralisation du marché textile, prévu depuis dix ans, a été perturbé par l’accession de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC)” en décembre 2001. [...]

“PARTENARIAT PLUS PROFOND”

Après l’échec d’une nouvelle série de pourparlers jeudi dernier à Pékin, Washington a imposé des quotas sur les importations de deux nouvelles catégories de textiles en provenance de Chine.”Le textile est un problème mondial. Compte tenu des différences d’approches bilatérales entre l’Europe et les Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, il faut l’aborder de manière multilatérale au sein de l’OMC“, estime Mme Butaud. [...]

Le Monde.fr - 05/09/05 - 19h35

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Aux abords du marché aux tissus de Dongjiadu Lu à Shanghai...

La Chine se résout à réévaluer sa monnaie

21 juillet 2005

Pour la première fois depuis 1997, la Chine a réévalué, jeudi 21 juillet, de 2 % le yuan, sa monnaie nationale, en fixant un nouveau taux de change indicatif de 8,11 pour 1 dollar américain et en la liant à un panier de devises, dont la composition n’a pas été dévoilée mais qui tiendra compte du poids des principaux partenaires économiques de la Chine. La parité était jusqu’ici de 8,28 yuan pour 1 dollar.

Le gouvernement chinois a ainsi fait un geste à l’adresse de ses principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et l’Europe, dont les responsables se sont tour à tour félicités de cette décision. [...] Certains observateurs voient cependant dans cette réévaluation un geste avant tout politique, avant une visite du président chinois Hu Jintao en septembre aux Etats-Unis.

Les appels à une réévaluation du yuan se multipliaient depuis plusieurs mois, tant de la part des chefs d’Etat et de gouvernement des grandes puissances que des grands patrons des banques centrales ou des institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international. Mais régulièrement, la Chine rappelait qu’elle ne prendrait pas de décision sur sa monnaie sous la pression internationale, tout en soulignant se préparer à un assouplissement de son système de change.

Sous l’impulsion des grands patrons, les Etats-Unis ont sonné la charge. Pour les industriels, la sous-évaluation du yuan de l’ordre de 40 % face au dollar augmente mécaniquement le prix des marchandises américaines, qui s’exportent de plus en plus difficilement en Chine et, à l’inverse, baisse d’autant le prix des produits chinois qui inondent les marchés occidentaux. Face à la grogne des entreprises, des élus américains à la Chambre ont récemment déposé un projet de loi visant à sanctionner cet avantage compétitif, par exemple, en imposant des barrières douanières.[...]

UN GESTE À PORTÉE LIMITÉE

Le dollar a fortement chuté, jeudi, face à plusieurs devises asiatiques, dont le yen et les dollars hongkongais et singapourien, sur le marché des changes, après l’annonce de la réévaluation du yuan.

Les analystes financiers ont, eux, souligné la portée limitée d’un geste qui ne devrait pas avoir beaucoup d’impact sur les échanges commerciaux de la Chine. “Cela ne va pas changer les prix pour les consommateurs américains et, à l’évidence, cela n’aura qu’un impact minime sur le commerce”, selon Andy Xie, de la banque Morgan Stanley à Hongkong. Cet expert a toutefois souligné qu’étant donné les faibles marges des producteurs chinois, 2 % de réévaluation vont réduire de 20 % les profits des exportateurs. “Cela montre que la Chine ne pouvait pas se permettre un geste plus fort”, a expliqué M. Xie.

“C’est beaucoup moins que les 5 % à 10 % que nous attendions”, a réagi pour sa part Tim Condon, de la banque ING Barings.”Il y aura probablement des pressions pour un nouveau geste sur la monnaie”, a-t-il ajouté.

LeMonde.fr - 21/07/2005
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