2005 septembre

Golden Week ! La Chine en vacances et moi aussi !

30 septembre 2005

Ca y est, je suis en vacances depuis hier soir !
L’occasion de souffler un peu après les dernières péripéties universitaires, de prendre un break et de se mettre au point pour reprendre du bon pied… avant les prochaines vacances ;)

Drapeau chinois dessiné à la craie dans un établissement des postes Officiellement la semaine de vacances ne commence que demain 1er octobre, avec la fête nationale chinoise.
Et pendant 7 jours, TOUTE la Chine est en vacances. C’est ce qu’on appelle une Golden Week, la première depuis la rentrée universitaire et la dernière de l’année civile.

A noter que sur les 7 jours de vacances, pour moi si on fait bien le compte, je n’ai que 4 vrais jours de congés supplémentaires (2 en sachant que je n’ai jamais cours ni le mercredi ni le vendredi) dans la mesure où samedi prochain, je devrai rattraper ma journée du jeudi précédent.

Au moins cette année je m’y suis préparée, pas comme l’année dernière où on nous avait fait venir le samedi et le dimanche pour rattrapage de 2 des jours non travaillés.

Et vous appelez ça des vacances vous ?!

Comme pour toute Golden Week, en ce moment, c’est toute la Chine qui s’apprête à bouger. Donc là-aussi, profitant de l’expérience de mes mésaventures de l’an passé, je n’ai même pas songé à préparer un voyage longue distance, tellement les trains seront encombrés.

Nanjing, Mausolée de Sun Yat Sen J’ai donc opté pour une destination plus proche et qui sera très agréable en cette période de l’année : Nanjing.

Les billets de trains en poche dès aujourd’hui, j’y serai pour 2 jours, après la vague de voyageurs chinois qui se déplacera ce week-end.

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, ce sera une opportunité pour moi de découvrir cette ville chargée d’histoire à 3-4 heures de train de Shanghai.

Autre activité au programme : faire de mon futur lieu de résidence définitif un endroit vivable !

Et oui, ça y est, nous avons enfin eu nos chambres individuelles dans le bâtiment 10.
Pour l’instant je n’y vis pas encore, j’attends toujours qu’on vienne m’y installer l’ADSL sans quoi je suis complètement perdue :]

Le truc c’est que ces nouvelles chambres sont un peu tristounes comparées à celles du bâtiment 8, mais ma mission, déjà entamée d’ailleurs, c’est de faire de cet espace mon espace.

Slide de cours de sécurité de l'information Et puis parce que je suis un peu maso ou trop consciencieuse sur les bords, je vais aussi pouvoir en profiter pour me mettre à jour sur mes cours de Sécurité de l’Information, le défi majeur étant de réussir à traduire et comprendre ce genre de transparent…

Et encore, là y’a un beau schéma.
Quand on sait que certains de mes profs nous font passer jusqu’à 90 slides de ce genre en 2 heures, vous comprendrez que je n’aurai pas trop de ces vacances pour me mettre à jour !

Bon, et puis, entre tout ça, et parce que mine de rien, c’est les vacances, je vais aussi essayer de me reposer. Le hic, c’est qu’actuellement se reposer dans mon appart, c’est quasi mission impossible car nous sommes cernées par des appartements en rénovation : Concerto pour 3 perceuses, marteaux & co de 8 heures du matin à 19 heures le soir.
Heureusement pour moi, j’ai peut-être trouvé la solution ;)

Farniente à Minhang

Et à ceux qui comme Audrey s’insurgent constatent que je suis déjà en vacances après seulement 2 semaines de cours, je répondrais que mes prochaines vraies vacances à moi… ce sera en février.

Face à face franco-chinois

28 septembre 2005

Lundi soir, alors que nous mangions “tranquillement” au restaurant universitaire avec de nous rendre en cours, un étudiant est venu nous demander si nous étions disponibles le mercredi suivant (aujourd’hui) pour un free talk en anglais en face-to-face avec des étudiants chinois. Comme il se trouve que nous n’avons pas cours du mercredi, nous avons bonne-poirement répondu que nous étions libres, et qu’éventuellement nous accepterions d’y participer.

Il n’en a pas fallu davantage à l’étudiant en question pour nous soutirer nos numéros de portable, et nous rappeler dans la soirée pour nous confirmer le lieu et l’heure.
Entre temps nous avons eu le temps de nous inquiéter sur le niveau d’anglais de nos futurs interlocuteurs, tant il nous était plus facile de communiquer avec cet étudiant en chinois qu’en anglais. OK, je sais bien, je suis française et mon anglais n’est sûrement pas parfais, mais il suffit de venir ici pour se sentir rassuré (quoique pas toujours) sur son niveau d’anglais.

Bref, jusqu’à ce midi, nous nous attendions à nous retrouver en face à face, avec 1 ou 2 chinois chacune, voire à rencontrer d’autres élèves étrangers enrôlés plus ou moins de force dans l’entreprise. Mais ce fut loin d’être le cas.

14 heures, moment auquel le cours devait commencer, et visiblement l’organisation laissait à désirer. Pas de salle de disponible, et nous sommes rejointes au fur et à mesure non pas par quelques chinois et étrangers, mais par une classe entière de chinois. Mais je suis pas là pour donner un cours d’anglais moi !
Bientôt nous sommes reconnues par la prof, “Hey I know you, I’ve seen you playing on the basketball court, you’re quite famous among us!”. Okaaay…

Finalement, nous comprenons très vite. Nous sommes là en guest star, pour parler de tout et n’importe quoi en anglais avec la classe de Free Talk dont c’était visiblement la première session. Petite introduction, séance questions-réponses, nous voici à conter nos expériences de la Chine et de la France à une classe entière prête à boire nos paroles.

Pour un face-to-face, c’était plutôt un face-to-facessssssss !
A tel point que la salle de cours finalement disponible était trop juste pour contenir tous les élèves. Nous avons fini avec la moitié du groupe dans une autre salle, pour une bonne heure de discussion, où il nous a fallu trouver des sujets capables de susciter l’intérêt de notre auditoire, quand ce n’est pas l’auditoire lui-même qui trouvait l’inspiration, comme par exemple de  nous demander de chanter une chanson française (3 fois) ou notre avis sur les garçons chinois (2 fois)…

Ces quelques questions pièges mises à part, nous avons aussi pu parler de sujets un tant soit peu intéressants, comme de savoir ce que nous pensions des candidatures infructueuses de Paris aux JO, de Yao Ming et de son homologue franchisseur de haies dont ils aiment bien se targuer devant les français depuis les derniers JO, mais aussi de notre expérience en Chine, des régions de France, de l’apprentissage des langues étrangères, ou encore de la perception de la Chine par les Français.

Nous avons été accueillies très chaleureusement, certains étudiants sont mêmes venus me dire en particulier combien ils étaient fébriles car c’était pour eux la première occasion de parler avec un étranger.

Bien sûr ils ont admiré notre pratique de l’anglais ;), nous ont vanté les mérites de notre pays si romantique et nous ont naturellement dit combien nous étions belles, ce à quoi, après les remerciements gênés, j’ai voulu répondre (dans ma grande humilité) qu’ils nous voyaient ainsi parce que nous étions différentes.

C’est peut-être une caractéristique des gens ici. Ce qui est différent ne les effraie pas mais les attire.

Comment choisir son antivol ?

26 septembre 2005

Pour la rentrée, oui, j’ai craqué. En m’apercevant que le campus avait bel et bien doublé de taille, il ne m’a pas fallut longtemps avant de céder à la tentation : acheter un nouveau vélo, mon 3ème Forever.
Mais l’achat de vélo n’est pas un geste simple, il s’accompagne généralement :

  • de l’achat d’une sonnette éventuellement (pour répondre aux autres cyclistes, conducteurs ou piétons qui ne se gêneront pas pour vous houspiller à tout bout de champ)
  • de l’achat d’un panier, pouvant accessoirement accueillir les courses effectuées à Auchan ou le sac de cours
  • mais surtout… surtout… de l’achat d’un ou plusieurs antivols, selon que l’on a plus ou moins confiance dans l’environnement proche dans lequel le vélo évoluera.

Aujourd’hui donc, je vous fais brièvement part de mon expérience personnelle et de celle de mes relations, à nous tous ayant eu plusieurs fois à choisir des antivols, vu qu’en général quand on vous choure le vélo, on vous laisse pas de petit mot avec l’antivol qu’on vient de casser (oupa d’ailleurs…)

Antivol standard Nous commencerons le tour d’horizon par l’antivol standard, celui que tout bon cycliste en Chine à déjà acheté moyennant 15-20 yuans, disponible notamment en rouge fluo, vert fluo, noir, ou blanc : l’incontournable antivol souple.

D’apparence fiable, notamment quand il vient en surplus de la traditionnelle mâchoire, il n’en reste pas moins qu’il pourra vous jouer des mauvais tours.
En effet, nous avons découvert que pour l’ouvrir point besoin n’est de clé :

  • ou bien il est déja cassé au niveau de la jointure alors qu’il n’a encore “jamais” servi
  • ou bien un coup bref mais ferme astucieusement placé permettra de libérer le vélo
  • ou bien, astuce récemment découverte par Emilio, un simple billet d’1 mao permettra de l’ouvrir, amateurs de McGyver, suivez le lien (en espagnol pour le moment, mais les images parlent d’elles-mêmes, bientôt en français)
Antivol nouvelle génération Le suivant sur notre liste, l’antivol dernière génération.

La preuve, il n’existe encore qu’en 2 coloris, rouge brillant ou bleu foncé brillant. Pour rouler avec style, prévoir donc d’acheter auparavant un vélo rouge ou bleu.

Personnellement, après mes diverses déconvenues d’avec le précédent modèle d’antivol, j’ai choisi d’investir mes 35 kuai dans ce modèle qui me semblait meilleur.

Et en effet, il est tellement mieux que même moi qui dispose de la clé, j’ai du mal à l’ouvrir. Après plusieurs mésaventures du genre à rester 10 minutes à tenter d’ouvrir son antivol, j’ai naturellement porté réclamation à mon revendeur. Celui-ci me l’a gracieusement huilé, mais le résultat ne fut pas probant beaucoup plus longtemps, je suis maintenant obligé de tourner mini 15 fois la clé dans les bons jours avant de faire céder l’ouverture.
Au moins je suis à peu près tranquille.

Il semblerait donc qu’il n’y ait plus de salut que dans les bonnes vieilles méthodes maison.

Comme pour ci-contre, aperçues un soir sur le campus, 2 antiquités qui visiblement ont su durer.

Le vélo tout d’abord, dont on se demande encore comment il roule sans perdre un élement rouillé à chaque bosse.

L’antivol ensuite. Une méthode simple, mais vraissemblablement efficace. Peut-être la prochaine méthode que j’emploierais si mon antivol actuel me fait encore faux bond…

Ancêtre de l'antivol ou dernière solution ?

Politique de l’enfant unique, entre assouplissement et dérapages

24 septembre 2005

Il y a quelques mois, alors que la population chinoise passait officiellement à 1,3 milliard d'habitants, les responsables gouvernementaux pouvaient se féliciter d’avoir pu retarder de 4 ans cet événements grâce au planning familial et notamment à la politique de l’enfant unique. Dernièrement pourtant, alors que la tendance du planning familial est à l’assouplissement, certains dérapages rappellent les heures les plus noires de la politique de contrôle des naissances.
 

Politique du contrôle des naissances : planning familial et enfant unique

Enfants nouvel an chinoisPeu après la fondation de la République Populaire de Chine en 1949, tous les domaines ont donné lieu à une édification de grande ampleur. “Plus de bras, plus de force”, voilà quel était le slogan nataliste qui venait alors soutenir cette orientation, et plus qu’un slogan fréquemment entendu, il résumait la réalité de l’époque : dans les campagnes, une famille qui comprenait quatre ou cinq hommes était considérée comme la plus riche dans un village. Sous cette impulsion, la Chine connaît sa première vague démographique, notamment dans les années 60, quand sa population passe de 700 à 800 millions en 5 ans.

Face à cet emballement démographique, 1971 voit la mise en place par le gouvernement chinois du premier organe de contrôle des naissances : le planning familial.
A l’époque, il n’est pas encore question de politique de l’enfant unique. Le planning familial contient un ensemble de mesures, d’objectifs et de programmes visant à freiner l’explosion démographique, comme par exemple :

  • encourager le report des mariages et des naissances
  • encourager les couples à avoir un 2ème enfant à un intervalle de plus de 4 ans et à avoir moins d’enfants

 

Affiche propagande natalisteEn 1978, Deng Xiaoping s’engage sur la voie des Quatre Modernisations pour améliorer le niveau de vie des Chinois, qui s’accompagnent de réformes définissant de nouveaux objectifs démographiques ambitieux : en 2000, la population ne devra pas dépasser 1,2 milliard d’habitants.

Aussi, quand en 1980 la population chinoise atteint le nombre inquiétant d’1 milliard d’habitants, le planning familial devient plus radical, “un couple, un enfant” devient le slogan de la politique de l’enfant unique, qui deviendra même partie intégrante de la Constitution en 1982.
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Trésors de Chine en boîtes

23 septembre 2005

L’aventure ne nécessite pas toujours de grands espaces.

Dans les ruelles, près du Vieux Shanghai.
Les formes et les couleurs ravissent l’oeil…

Des boîtes à trésors ?

… comme dans ces épiceries aux boîtes mutlicolores renfermants quels surprenants trésors.

Une boutique de thé ! Plus petites sont les cases, mais plus grande sera la découverte…

Echantillons de senteurs à infuser

… chacun des morceaux de cette mosaïque de thés renferme un nouveau parfum de Chine.
L’homme vous guide le long de son comptoir à merveilles desséchées,
mais si l’oeil et le doigt s’attardent sur l’un des coffrets transparents,
c’est dans un tout autre écrin qu’il déposera les feuilles,
juste le temps pour elles délicatement d’infuser,
et c’est votre palais qui pourra s’en délecter.

Allez, j’ai choisi le mien.
Prenez un peu d'aventure en boîte ;)

L’aventure et le dépaysement, quand on y a goûté,
on ne peut plus s’en passer.