Université

Ma chambre universitaire… Installée !

20 octobre 2005

Ca y est, je suis installée dans ma nouvelle et définitive chambre universitaire, au fameux bâtiment 10, pour ceux qui suivent le palpitant épisode à rebondissements ;)

Voilà, ça fait une semaine maintenant que je réside de façon permanente dans ma nouvelle chambre du 5ème étage sans ascenseur. J’ai besoin de préciser, car en fait le déménagement depuis notre ancien appartement vers ma nouvelle chambre ne s’est pas fait en un jour. D’abord parce qu’en un an de vie ici, j’ai accumulé quelques affaires, et puis surtout j’attendais impatiemment que l’ADSL soit installé.
Sauf que pendant la Golden Week, les employés de China Telecom ne travaillent pas, du coup l’ADSL a mis du temps à venir…
Ajoutons à cela qu’en fait, je devrais parler de nouvelle nouvelle chambre, vu qu’entre temps j’avais commencé à remplir celle du bâtiment 8 avec ses fameux barreaux.

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Golden Week ! La Chine en vacances et moi aussi !

30 septembre 2005

Ca y est, je suis en vacances depuis hier soir !
L’occasion de souffler un peu après les dernières péripéties universitaires, de prendre un break et de se mettre au point pour reprendre du bon pied… avant les prochaines vacances ;)

Drapeau chinois dessiné à la craie dans un établissement des postes Officiellement la semaine de vacances ne commence que demain 1er octobre, avec la fête nationale chinoise.
Et pendant 7 jours, TOUTE la Chine est en vacances. C’est ce qu’on appelle une Golden Week, la première depuis la rentrée universitaire et la dernière de l’année civile.

A noter que sur les 7 jours de vacances, pour moi si on fait bien le compte, je n’ai que 4 vrais jours de congés supplémentaires (2 en sachant que je n’ai jamais cours ni le mercredi ni le vendredi) dans la mesure où samedi prochain, je devrai rattraper ma journée du jeudi précédent.

Au moins cette année je m’y suis préparée, pas comme l’année dernière où on nous avait fait venir le samedi et le dimanche pour rattrapage de 2 des jours non travaillés.

Et vous appelez ça des vacances vous ?!

Comme pour toute Golden Week, en ce moment, c’est toute la Chine qui s’apprête à bouger. Donc là-aussi, profitant de l’expérience de mes mésaventures de l’an passé, je n’ai même pas songé à préparer un voyage longue distance, tellement les trains seront encombrés.

Nanjing, Mausolée de Sun Yat Sen J’ai donc opté pour une destination plus proche et qui sera très agréable en cette période de l’année : Nanjing.

Les billets de trains en poche dès aujourd’hui, j’y serai pour 2 jours, après la vague de voyageurs chinois qui se déplacera ce week-end.

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, ce sera une opportunité pour moi de découvrir cette ville chargée d’histoire à 3-4 heures de train de Shanghai.

Autre activité au programme : faire de mon futur lieu de résidence définitif un endroit vivable !

Et oui, ça y est, nous avons enfin eu nos chambres individuelles dans le bâtiment 10.
Pour l’instant je n’y vis pas encore, j’attends toujours qu’on vienne m’y installer l’ADSL sans quoi je suis complètement perdue :]

Le truc c’est que ces nouvelles chambres sont un peu tristounes comparées à celles du bâtiment 8, mais ma mission, déjà entamée d’ailleurs, c’est de faire de cet espace mon espace.

Slide de cours de sécurité de l'information Et puis parce que je suis un peu maso ou trop consciencieuse sur les bords, je vais aussi pouvoir en profiter pour me mettre à jour sur mes cours de Sécurité de l’Information, le défi majeur étant de réussir à traduire et comprendre ce genre de transparent…

Et encore, là y’a un beau schéma.
Quand on sait que certains de mes profs nous font passer jusqu’à 90 slides de ce genre en 2 heures, vous comprendrez que je n’aurai pas trop de ces vacances pour me mettre à jour !

Bon, et puis, entre tout ça, et parce que mine de rien, c’est les vacances, je vais aussi essayer de me reposer. Le hic, c’est qu’actuellement se reposer dans mon appart, c’est quasi mission impossible car nous sommes cernées par des appartements en rénovation : Concerto pour 3 perceuses, marteaux & co de 8 heures du matin à 19 heures le soir.
Heureusement pour moi, j’ai peut-être trouvé la solution ;)

Farniente à Minhang

Et à ceux qui comme Audrey s’insurgent constatent que je suis déjà en vacances après seulement 2 semaines de cours, je répondrais que mes prochaines vraies vacances à moi… ce sera en février.

Face à face franco-chinois

28 septembre 2005

Lundi soir, alors que nous mangions “tranquillement” au restaurant universitaire avec de nous rendre en cours, un étudiant est venu nous demander si nous étions disponibles le mercredi suivant (aujourd’hui) pour un free talk en anglais en face-to-face avec des étudiants chinois. Comme il se trouve que nous n’avons pas cours du mercredi, nous avons bonne-poirement répondu que nous étions libres, et qu’éventuellement nous accepterions d’y participer.

Il n’en a pas fallu davantage à l’étudiant en question pour nous soutirer nos numéros de portable, et nous rappeler dans la soirée pour nous confirmer le lieu et l’heure.
Entre temps nous avons eu le temps de nous inquiéter sur le niveau d’anglais de nos futurs interlocuteurs, tant il nous était plus facile de communiquer avec cet étudiant en chinois qu’en anglais. OK, je sais bien, je suis française et mon anglais n’est sûrement pas parfais, mais il suffit de venir ici pour se sentir rassuré (quoique pas toujours) sur son niveau d’anglais.

Bref, jusqu’à ce midi, nous nous attendions à nous retrouver en face à face, avec 1 ou 2 chinois chacune, voire à rencontrer d’autres élèves étrangers enrôlés plus ou moins de force dans l’entreprise. Mais ce fut loin d’être le cas.

14 heures, moment auquel le cours devait commencer, et visiblement l’organisation laissait à désirer. Pas de salle de disponible, et nous sommes rejointes au fur et à mesure non pas par quelques chinois et étrangers, mais par une classe entière de chinois. Mais je suis pas là pour donner un cours d’anglais moi !
Bientôt nous sommes reconnues par la prof, “Hey I know you, I’ve seen you playing on the basketball court, you’re quite famous among us!”. Okaaay…

Finalement, nous comprenons très vite. Nous sommes là en guest star, pour parler de tout et n’importe quoi en anglais avec la classe de Free Talk dont c’était visiblement la première session. Petite introduction, séance questions-réponses, nous voici à conter nos expériences de la Chine et de la France à une classe entière prête à boire nos paroles.

Pour un face-to-face, c’était plutôt un face-to-facessssssss !
A tel point que la salle de cours finalement disponible était trop juste pour contenir tous les élèves. Nous avons fini avec la moitié du groupe dans une autre salle, pour une bonne heure de discussion, où il nous a fallu trouver des sujets capables de susciter l’intérêt de notre auditoire, quand ce n’est pas l’auditoire lui-même qui trouvait l’inspiration, comme par exemple de  nous demander de chanter une chanson française (3 fois) ou notre avis sur les garçons chinois (2 fois)…

Ces quelques questions pièges mises à part, nous avons aussi pu parler de sujets un tant soit peu intéressants, comme de savoir ce que nous pensions des candidatures infructueuses de Paris aux JO, de Yao Ming et de son homologue franchisseur de haies dont ils aiment bien se targuer devant les français depuis les derniers JO, mais aussi de notre expérience en Chine, des régions de France, de l’apprentissage des langues étrangères, ou encore de la perception de la Chine par les Français.

Nous avons été accueillies très chaleureusement, certains étudiants sont mêmes venus me dire en particulier combien ils étaient fébriles car c’était pour eux la première occasion de parler avec un étranger.

Bien sûr ils ont admiré notre pratique de l’anglais ;), nous ont vanté les mérites de notre pays si romantique et nous ont naturellement dit combien nous étions belles, ce à quoi, après les remerciements gênés, j’ai voulu répondre (dans ma grande humilité) qu’ils nous voyaient ainsi parce que nous étions différentes.

C’est peut-être une caractéristique des gens ici. Ce qui est différent ne les effraie pas mais les attire.

Les grandes écoles françaises à la conquête de la Chine

21 septembre 2005

Voilà qui me fait sentir un peu pionnère dans cette aventure d’étudiante française en Chine. Il faut dire que les étudiants sont présents depuis plusieurs années en France, et de plus en plus. Mais déjà, il ne leur est plus nécessaire de s’expatrier pour profiter des enseignements occidentaux et en particulier français, l’Education Française vient à eux.

Les grandes écoles à la conquête de la Chine

Aurélien – Wang Tairan de son vrai nom chinois –, 18 ans, porte-parole des étudiants de la toute nouvelle école d’ingénieurs Centrale de Pékin (lire ci-dessous), a déjà tout d’un ministre. D’une voix posée, il encourage ses «camarades» «à ne pas perdre un seul instant» : «Au travail, martèle-t-il, nous mettrons toute notre sueur pour gravir avec acharnement les sommets de la science et contribuer par tous les moyens à renforcer l’amitié de nos deux peuples français et chinois.» Bienvenue dans un pays dont les mentalités restent empreintes de communisme, mais sont avides de goûter aux joies du capitalisme occidental.

Rien d’étonnant, donc, à ce que les universités et les grandes écoles françaises se précipitent en Chine, où elles se livrent une concurrence vive.

Polytechnique, l’école des Mines de Paris, les Ponts et Chaussées, le groupe des Ecoles normales supérieures, Euromed Marseille, HEC, l’Essec, Audencia, Grenoble Ecole de management, l’Ecole supérieure de commerce (ESC) de Rennes, les universités de technologie de Compiègne (UTC), de Troyes (UTT), de Belfort-Montbéliard, entre autres, tous multiplient les accords de partenariat avec des universités chinoises, essentiellement à Pékin, Shanghai et Hongkong. Parfois dans tous les sens. Et au risque de se perdre parmi tant d’autres, sur d’immenses campus qui ne comptent généralement pas moins de 25 000 étudiants.

Proposant des échanges d’étudiants et de professeurs, des diplômes conjoints ou de courtes sessions de formation continue, rares sont les établissements à installer une structure pérenne, comme celle de Centrale à l’université Beihang (Pékin) ou, à un degré moindre, de l’école de commerce EM Lyon à l’université Fudan (Shanghaï). Peu importe, ils sont «là où il faut être», explique un diplomate de l’Ambassade de France.

Car c’est bien à la demande des entreprises de l’Hexagone que ces établissements supérieurs se ruent en Chine. Massivement implantée dans l’empire du Milieu, l’industrie française a désormais besoin d’employés formés à l’européenne. Mais employés chinois, salaires obligent.

«La Chine se développe à une vitesse vertigineuse, précise Mok Kwongweng, 50 ans, PDG d’Air liquide Chine et responsable pour l’Asie du Nord-Ouest (Chine, Taïwan et Corée). Les entreprises françaises ont besoin de cadres et d’ingénieurs pour réaliser leur développement, et recherchent massivement des diplômés chinois parlant français et formés à la méthode française, bon marché.» Basé à Shanghaï, il a lui-même fait ses études… à Paris. Exit donc l’ère glorieuse des expatriés, même pour les dirigeants : les groupes sinisent désormais l’ensemble de leur encadrement.

«Il y a tout à faire, tout à construire, explique José d’Antin, directeur de Supaéro, en déplacement à Pékin, afin de nouer des partenariats avec ses homologues locaux. La Chine a, par exemple, un immense besoin en ingénieurs capables de comprendre l’entreprise, en contrôleurs aériens, en ingénieurs de maintenance de haut niveau, en managers». Ce que, de l’avis de tous, les Français savent faire. «Outre contribuer au rayonnement international de la France, leur connaissance de notre société et de ses produits en fait surtout des consommateurs prescrip teurs», souligne par ailleurs José d’Antin.

Pour les autorités et les universités chinoises, le boom de ces exportations est une aubaine incontestable : d’excellents professeurs affluent sur les campus, l’exode des meilleurs étudiants chinois est ainsi jugulé, et les établissements leur reversent des royalties notamment pour la mise à disposition des locaux. Enfin, frottés aux équipes pédagogiques françaises, les enseignants chinois en profitent pour acquérir leur savoir-faire. A la chinoise.

Justine Ducharne

Le Figaro.fr - 21/09/05
article en ligne
Une façon aussi peut-être de leur montrer que la France ce n’est pas que la mode, la culture et la cuisine et le bon vin, mais aussi des savoir-faire techniques, industriels et de haute-technologie. Pas seulement un “pays romantique” mais un pays qui peut leur apporter de quoi passer à la prochaine étape que la Chine s’est fixée : devenir le laboratoire du monde.

Pour les jeunes Chinois, Centrale c’est Paris

Ji Jing s’est vêtue de sa plus belle robe. Comme le veut la tradition, cette femme de 22 ans, originaire de la province de Jiang Su, et les 108 élèves chinois à qui elle enseigne la langue de Molière depuis une semaine, se sont choisi un prénom français. Juliette, donc, s’apprête à traduire les discours d’inauguration de l’Ecole centrale de Pékin prononcés par le ministre de l’Education chinois Zhou Ji, le président du Sénat, Christian Poncelet, et par celui de l’université pékinoise de Beihang, Li Wei, partenaire du projet.

Une fierté non feinte pour la délégation française venue en masse assister à cet événement qu’elle a greffé sur les célébrations offcielles de clôture de l’année de la France en Chine : Centrale est la première grande école d’ingénieurs francophone à s’installer un établissement dans ce pays.

Désormais, le groupe des quatre écoles Centrale (Paris, Nantes, Lyon, Lille) formera chaque année quelque cent cinquante Chinois, sélectionnés aux quatre coins du pays en fonction de leurs résultats au «Gaokao» (baccalauréat). Un contingent insignifiant pour l’université de Beihang qui compte 26 000 étudiants et forme déjà l’élite de l’aéronautique et du spatial.

Après une année d’apprentissage du français, ils suivront deux années de «taupe» (classe préparatoire scientifique) dispensées par plusieurs professeurs du lycée parisien Louis-le-Grand, puis les trois années de formation d’ingénieur calquées sur le programme français. Le tout, en français et en anglais. Au terme des quatre premières années, les élèves pourront obtenir un «bachelor» de Beihang, et en fin de sixième année, le master de l’université et simultanément le diplôme d’ingénieur de Centrale Pékin.

Mais tous, citant spontanément la «Sorbonne», n’avaient jamais entendu parler de Centrale, ni d’aucune autre grande école. Car si certains de ces jeunes gens âgés de 17 à 19 ans (dont un tiers de filles) se disent avides «d’apprendre les sciences» et se dirigeront peut-être vers la recherche ou l’industrie, la majorité rêve par-dessus tout de «visiter la France». Comme s’ils avaient choisi l’école parce qu’ils admirent la Tour Eiffel et Notre-Dame de Paris. «Quel beau pays, résume Sunmuyao (Sarah), 18 ans, l’une des rares étudiantes originaires de Pékin. C’est le pays du Comte de Monte-Cristo, et j’aime Alexandre Dumas.»

Le budget (12 millions d’euros sur six ans) est financé pour moitié par les ministères de l’Education nationale et des Affaires étrangères, pour l’autre par des fonds privés. A terme, une dizaine de places seront ouvertes au concours national de Centrale pour des Français souhaitant étudier à Pékin. Il s’agit d’une part de transformer les futurs diplômés en «ambassadeurs efficaces de la francophonie», souligne Christian Poncelet, d’autre part, d’accroître le rayonnement international d’un modèle d’enseignement inconnu en dehors de l’Hexagone et de tenter de s’imposer face aux Etats-Unis, qui continuent d’attirer massivement les étudiants chinois.

Justine Ducharne

Le Figaro.fr - 21/09/05
article en ligne

A quand le “moulti-pass” ?

18 septembre 2005

Suite (mais vraissemblablement pas la fin) de l’épisode “Rentrée chaotique à Jiaoda“, l’épreuve des cartes.

Les cartes en Chine, c’est du pouvoir en carton, plastique, à contact ou à puce. Plus vous en avez de surface, plus votre sphère de manoeuvre s’élargit.
Sans parler pour le moment des fameuses cartes de visite sans lesquelles on reste un anonyme et qui s’amassent en nombre dans les populaires porte-cartes, déjà l’université vous apprend combien il est important d’avoir un bon étui à cartes dans son portefeuille, si tant est que vous existez au yeux de l’institution.

Petit inventaire des cartes nécessaires pour la survie sur le campus.

La première que nous ayons reçue l’an dernier à notre arrivée sur le campus : la carte à puce de notre chambre universitaire.

Et oui c’est moderne les résidences universitaires chinoises, ou bien s’agit-il d’une autre forme de sécurité qui entoure ces mêmes résidences ?

Deuxième carte que nous ayons obtenue, et encore pas dès le premier jour : la carte des restaurants universitaires, qui accessoirement peut servir aussi pour tous les commerces hébergés sur le campus équipés de l’appareil de lecture adéquat.

LE truc indispensable pour se nourrir sur place, qu’on ne nous a donné qu’une bonne semaine après notre arrivée, nous forçant à nous restaurer auprès de la seule cantine du campus acceptant la monnaie : la cantine sichuanaise aux plats over-épicés !

Cette année, ces 2 cartes ne nous ont pas posé trop de problèmes. Dormir et manger, à Jiaoda ça se fait très bien.

Ce qui tombe beaucoup moins sous le sens dans cette université, tout du moins pour nous au vu des diffiicultés endurées pour obtenir les cartes correspondantes, c’est :

1) être étudiant

L’année dernière, comme apprenant seulement le chinois, nous ne faisions partie d’aucun département, il était tout à fait compréhensible que nous n’ayons qu’une carte lambda d’étudiant étranger. Attention avec photo et protégée par mot-de-passe tout de même !

A chaque semestre il faut la faire compléter par de nouvelles dates de validité. C’est que ça ne rigole pas à l’entrée des musées, car obtenir des réductions, c’est à peu prêt tout ce à quoi nous sert cette carte.

Cette année, rebelote.
Mais valable sur toute l’année, chouette pour les réduc pendant les vacances de février !
Enfin, nous on espérait avoir les mêmes cartes que les chinois. Mais c’eût été trop beau, pour nous les élèves-fantômes de Jiaoda.

2) suivre des cours

Autant pour la carte d’étudiant, ça a pu se régler entre bureaux au moyen d’un petit mot et d’un coup de gros tampon rouge, autant pour la carte de “master autorisé à suivre des cours”, ce fut bien plus marrant.

Pas moins de 2 allers-retours entre les 2 mêmes bureaux du campus de Xuhui, une belle lettre avec le même gros tampon, un formulaire de choix de cours, une petite discussion amicale autour d’une table pour nous inciter à choisir moins de cours parce que ça coûte cher les cours de PhD et

qu’on risquerait vraiment de rien comprendre aux cours en chinois, et une règle de derrière les fagots pour nous prouver que nous sommes limitées à 6 cours par semestre.

Mais au final, récompense suprême :
LA carte qui nous autorise à suivre et à passer les examens pour les 6 cours auxquels nous avons droit. Youpee ! Je vais enfin pouvoir aller en cours !

Entre temps, une autre carte qui nous a bien été utile pour les navettes entre les bureaux…

… celle du campus de Xuhui ;)

Cette énième aventure en rapport avec notre rentrée avait lieu mardi dernier.
Depuis j’ai effectivement pu assister à mon tout premier cours de Sécurité de l’Information, totalement en chinois, que j’ai presque totalement pas compris :\

Heureusement pour moi, le professeur très compréhensif m’a volontiers envoyé par email le PowerPoint de sa présentation que je vais pouvoir décrypter à ma guise, et devrait me fournir la semaine prochaine une référence de livre en anglais à me procurer en même temps que celle que j’ai en chinois.

Et pour tout ces gestes sympathiques, pas besoin de carte ni de la moindre formalité administrative, juste d’une légère dose de courage pour se présenter en chinois devant les autres élèves qui vous dévisagent avec des yeux de merlan fris et d’un petit sourire pour faire passer le tout ;)