Minhang

Cute comme QQ

30 novembre 2005

[Attention, titre à prononcer en anglais :]  ]
Peut-être avez-vous entendu parler du phénomène automobile chinois incarné par la QQ du constructeur Cherry ? En tout cas à Shanghai Minhang, ce n’est plus un phénomène, c’est une invasion !

A Minhang, les moyens de transports sont multiples. A chaque type de trajet correspond le mode de déplacement adapé, à votre disposition 24h/24 ou presque. Vos pieds si vous n’êtes pas trop fatigué, le vélo si on ne vous l’a pas encore emprunté, le bus à condition de prendre son temps, le métro pour se rendre en ville aux heures raisonnbales, le taxi pour se rendre en ville aux heures impossibles, le mini-bus pour aller à Xinzhuang plus vite qu’avec le métro à condition que le chauffeur ait rempli son mini-bus, et… et… le mini-cab !

Le mini-cab, c’est le truc qui vous sauve la vie pour aller faire vos courses quand il pleut des trombes, que votre vélo a mystérieusement disparu que vous êtes un peu pressé ou un peu trop fatigué (fainéant ?) pour aller faire vos courses à Auchan à l’autre bout de la rue, ou aller prendre le métro un peu plus loin. Mais c’est quoi un mini-cab ?

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De Xujiahui à Minhang… en bus

5 juillet 2005

Le métro shanghaien est certes tout neuf, tout beau, bien signalisé tout ça tout ça, il n’en reste pas moins que le réseau est assez limité, et qu’il ferme relativement tôt… Heureusement, il y a le bus !

Quand on vit à Minhang, la question des moyens de transport est plus que cruciale. A Dongchuan Lu, nous avons la chance que, depuis un peu plus d’un an maintenant, le métro nous permette de rallier le centre ville en une heure environ. Enfin, ceci entre 7h et 20h30 sinon il faut avoir recours à d’autres moyens… Donc pour se rendre de Minhang vers le centre ville, on n’arrive à se débrouiller en général avec le métro, c’est pour le retour que ça se complique.
Bien sûr il y a le taxi, certes bon marché, mais compter au moins 100 yuans pour revenir au bercail, parfois avec quelques frayeurs au passage… Une fois de temps en temps, à 4 dans le taxi, ça passe, mais quand, comme ces derniers temps pour moi, on sort un peu plus en ville à des heures tardives et qu’on n’a pas plus de soussous que sa maigre bourse d’étudiant pour autant, on est bien content de trouver la Xumin xian 徐闵线 :]

La Xumin xian, c’est la ligne de bus qui relie Xujiahui à Minhang !
4 yuans entre Xujiahui et Dongchuan lu par exemple quand il s’agit d’un bus climatisé (signalé par le flocon de neige), 3 yuans sinon, même moins cher que le métro. Bon il faut dire que le trajet est moins confortable, mais cette ligne salvatrice a le bon goût de fonctionner toute la nuit, notamment lorsque le métro a fermé ses portes. La fréquence de ces bus est alors très importante, il y en a souvent plusieurs qui attendent au carrefour de Xujiahui en face du centre commercial à la grande boule de verre. Comme ça on peut même se débrouiller pour avoir une place assise, ce qui est loin d’être sûr dans le métro ;)

Si vous cherchez le bus, pas de panique. Il suffit de tendre l’oreille “Minhang, Minhang !” entendrez-vous incessament : c’est la poinçonneuse qui fait le raccollage client depuis son guichet, par la fenêtre entre-ouverte.

Une fois monté, pas la peine de se précipiter pour payer honnêtement son ticket. On s’installe, et quand le bus démarre, la poinçonneuse passe avec sa planchette à tickets de couleurs différentes suivant la distance et donc le prix. On peut naturellement payer avec la carte de transports urbain qui sera passée sur une machine énonçant le montant de votre trajet.

Durant tout le trajet la procédure sera la même, à chaque arrêt, ça monte, ça descend. Le chauffeur reste concentré sur sa conduite et la poinçonneuse se charge de faire payer à chacun son dû, elle est très forte car elle se rappelle précisément des passagers qui ont payé ou non, voire même elle se souvient de la station que vous lui avez indiquée à l’achat du ticket pour vous rappeler de descendre !

Remarquez, ça vaut mieux que le chauffeur se consacre uniquement à la conduite. Que dis-je de la conduite… du pilotage oui !

Grillage de feux rouges en série, course entre bus et doublage de taxis par la gauche, par la droite, et slalom entre les zones en travaux. Parfois on aimerait bien qu’il ralentisse parce qu’on craint pour les freins, mais bon jusque là je suis toujours arrivée à bon port en un seul morceau, donc amateurs de sensations fortes… à essayer !

Sur la trajet, justement on pourra observer les ouvriers à l’oeuvre sur les chantiers routiers. 23h, il fait moins chaud et on peut plus facilement gêner la circulation. Sous ces routes élevées, on pourra trouver aussi des hommes endormis, allongés en caleçon sur une paillasse…
Autre moment intéressant : la pause plein d’essence. Et oui, les passagers patientent un peu, il faut bien passer au stand pour ravitailler le bolide :]

Enfin, après une petite heure, quelques sursauts sur mon siège et quelques piquages de nez, me voilà arrivée à Dongchuan Lu, youhou !
Là j’ai le choix : ou bien je suis motivée (si si ça arrive !) et je marche mes 15 minutes à pied en chantonnant pour passer le temps, ou bien je suis naze et je prends le premier mini-cab (c’est quoi un mini-cab ? article à venir…) parmi tout ceux qui attendent justement à la station de bus, 5 yuans et un peu de conversation et me voilà de retour… pfff c’est pas trop tôt…

Quand le soleil donne sur Dongchuan Lu

9 juin 2005

Quand le soleil donne sur Dongchuan Lu…

… il fait bon marcher sur les pavés,
parce que même s’ils sont cassés,
il n’y a pas de flaques d’eau boueuse cachée,

… parfois mieux vaut garder le nez bouché,
ici et là les tas de déchets,
au soleil se font un peu plus remarquer,

… les petits restaurants sortent les chaises et les tables,
autour desquelles le week-end on joue aux cartes,

… les petits artisans cherchent la fraîcheur près des murs,
Soleil certes, mais à la tâche on s’adonne toujours aussi dur,

… et surtout on en profite pour faire sécher son linge !! Et on le fait sécher partout où c’est possible,

et quand je dis partout,

c’est partout !

Une jidan baobing, ça vous dit ?

17 mai 2005

Pour se régaler en Chine, pas besoin de chercher le meilleur restaurant de la ville, le bonheur est au coin de la rue…

Sur Dongchuan Lu, la rue où j’habite, et tout autour, on trouve un nombre incroyable de petits restaurants ouverts quasiment à toute heure pour vous servir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire des plats de tous les coins de la Chine.

Mais à la tombée du jour, ceux-ci vont très vite être concurrencés par des envahisseurs qui vont venir occuper les trottoirs, devant leur pas de porte.

Ces envahisseurs, c’est une poignée de marchands ambulants, qui arrivent chargés de leur stand roulant pour s’installer jusque tard dans la nuit et vendre aux passants fruits et légumes, brochettes en tout genre, soupes de nouilles personnalisées, etc.

Pour les trouver, il suffit donc de sortir au coin de la rue, en espérant qu’il ne pleuve pas, et que les autorités du coin n’est pas décidé de se poster momentanément là. Et oui, forcément, ce type de commerce n’est pas très légal… ni très hygiénique d’ailleurs…

les monceaux de détritus s’accumulent tout autour des stands, on vous sert à mains nues pas très propres… donc mieux vaut se méfier avant de choisir n’importe quoi au hasard et de se retrouver clouer au lit l’estomac tout retourné ;)

Le mieux, c’est donc de préférer les denrées cuites sous vos yeux. Pour ça, il en est une que nous avons testée (sur les conseils avisés de camarades-cobayes ;) ), et que nous adorons : la jidan baobing.

Jidan baobing, c’est l’équivalent chinois de nos bonnes vieilles crêpes, avec une recette légèrement revisitée :)

Sur leur chariot de fortune repliable en une minute en cas d’approche des forces de l’ordre, les couples ont installé une plaque chauffante pour y faire cuire les crêpes et ont disposé tout autour les éléments nécessaires à leur préparation.

Quand la pâte très épaisse est étalée à l’aide d’un ustensile en bois, elle sera alors recouverte de quelques herbes et d’un oeuf tout d’abord.

Puis suivant que vous êtes un amateur de sensations fortes ou non, vous demanderez une baobing “la” ou bien “bu la”, comprendre avec ou sans épices. Pendant que monsieur étalera une sauce légèrement relevée pour donner un peu de goût, madame saupoudrera un autre condiment. Puis le clou de la jidan baobing, c’est l’ajout dans la crêpe repliée d’une sorte de gaufre frite bien croustillante. On replie la crêpe par dessus, on vous met le tout dans un petit sac plastique parce que c’est super chaud quand même :) … en échange de quoi vous tendez vos 2 yuans.

Humm, c’est trop bon ;)

Rien de tel pour se caler ! Le restaurant de l’université en sert aussi, mais avouez que la préparation d’une jidan baobing derrière une vitre par un cuisinier en blouse blanche c’est quand même beaucoup moins savoureux qu’avec les odeurs de la rue ;]

Nous on en prend très régulièrement quand on revient du tkdo, ou bien quand on préfère manger vite fait devant son ordi ou un dvd : “Tiens, ça te dit une jidan baobing ?”, pratique, limite gratuit, nutritif et délicieux, c’est l’idéal :]

A tel point qu’on a même nos couples habitués pour les crêpes. Du coup c’est plus facile pour les prendre en photos, ils font d’abord les timides mais en insistant un peu avec le sourire, ils acceptent volontier. Qui sais peut-être qu’un jour ils me montreront même comme les faire :)

Ouai… bon en attendant… ça vous dit une jidan baobing ?

Il pleut sur Shanghai

17 mai 2005

Il pleut sur Shanghai… et ça m’énerve…

Pourquoi faut-il toujours qu’il fasse mauvais une fois que les examens sont passés ? hein, non mais !?
Quand on voudrait aller taper la balle sur le terrain, hop une averse pour vous clouer à l’intérieur et vous empêcher de respirer le grand air… Mais tout n’est pas perdu, quand comme moi vous en avez marre de vous trouvez le nez à votre bureau parce que c’est ce que vous avez fait pendant les 15 derniers jours, vous pensez faire du ping pong, ça reste en intérieur mais au moins on se bouge un peu. Alors un parapluie et on y va.
Sauf que bien sûr, même quand on est motivé, on n’est pas original. Tout le monde ici a eu la même idée, résultat pas de table de ping pong de libre, alors demi-tour direction l’appartement.

Et là, bam, ZE grosse averse. Du genre de celles qui font fuire tout le monde. Je me suis retrouvée bien seule sous mon parapluie en tenue de sport au milieu des allées du campus. Mais au moins, maintenant que je ne suis plus stressée par mes exams, j’ai peux prendre mon temps. Moi j’aime bien marcher sous la pluie :]

Alors j’en ai profité pour vous ramener quelques photos de Minhang sous la pluie.

Des quelques téméraires qui, ou bien avaient prévu le coup, ou bien ont bravé le mauvais temps quand tous les autres rentraient chez eux.

Parce qu’à Shanghai, par temps de pluie, n’espérez même pas trouver un taxi, donc si vous êtes pressé, parfois le vélo est votre seule option…

Il faut dire que Shanghai est réputée pour ces pluies capricieuses, alors les Shanghaiens ont l’habitude et savent gérer la situation grâce à des équipements spécifiques dont notamment le parapluie universel, mais surtout le poncho shanghaien, archi-typique du coin :)

Malheureusement pour d’autres, le poncho pour remorque à vélo n’existe pas encore…

Enfin, petit souvenir. Je vous parlais il n’y a pas longtemps des trous qui se creusaient ici et là autour et dans l’université. Aujourd’hui en lieu et place de ces trous, coulaient de nouvelles rivières…

Du coup, désolée Marieke, mais je crois que la jidan baobing de ce soir s’annonce mal ;(