Train

Guizhou - Guangxi (6) Kaili : pause…

21 janvier 2006

21 janvier, Guiyang ! Pari tenu !

Mais il nous reste encore un pari à tenir, celui de réussir à acheter nos billets de train retour Guiyang - Kaili pour pouvoir partir l’esprit tranquille vers le Sud-Est. Donc dès le pied posé hors du bus qui nous avait ramené de Weining, nous ne pensons qu’à rallier la gare au plus vite.

Quoi que. En chemin, nous tombons sur une banque, sur ma banque. Et comme je suis toujours un peu à l’arrache de sous, on se dit que ça vaut peut-être le coup de demander si je peux récupérer mon virement. Je vous passe les détails, mais, pour faire court, de cette 1ère banque nous avons dû en enchaîner 2 autres, à chaque fois en expliquant mon problème CALMEMENT, pour finalement revenir bredouille pour la simple et bonne raison que nous étions un samedi; Enfin je suis sûre que si nous avions été un lundi je n’aurais pas été plus avancée. Sauf que là en plus, le doute plane toujours, ce qui me fera persister à chercher la semaine suivante… Système bancaire de la ICBC hors de la ville qui tient le compte : à revoir.
Du coup Sandrine devra retirer de l’argent, en plusieurs fois. La plupart des banques du coin n’autorise les retraits d’espèces que dans la limite de 1000 RMB par opération, bonjour les commissions de retrait…

La gare enfin ! Et surtout nos billets de train : 642 yuans pour la 1ère classe, couché mou. Il nous faudra bien ça pour passer les 34 heures. Pour arriver le 1er février à Shanghai, nous partirons le 30 janvier au soir, 2 nuits dans le train en perspective ! Mais ce sera pour plus tard…
10 mètres plus loin,  nous récupérons nos gros sacs de randonneuses laissés à la consigne. On se sent moins légères tout de suite : Enfin ça va, nous, nous portons de bons sacs à dos, bien rembourrés et tout. Pas comme tous ces porteurs de choses diverses et variées que nous avons beaucoup croisés à Guiyang et que je vous restitue dans ma “Galerie de porteurs” :)

Galerie de porteurs de Guiyang et autres

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Guizhou - Guangxi (4) Longgong Dong

19 janvier 2006

Après notre journée peu glorieuse de la veille, nous avons tenu en rentrant à préparer au mieux les journées qui allaient suivre. Petit rappel : nous devions impérativement être de retour à Guiyang le 21 janvier pour être certaines de pouvoir acheter nos billets de train retour pour Shanghai.

Du 19 au 21, cela nous laissait donc 2 jours pleins pour aller vadrouiller un peu. La question qui s’était naturellement posée, c’était : où ? Nous nous gardions le Guizhou du Sud-Est pour la suite du périple qui s’annonçait plus longue, donc il nous restait l’Ouest (le Nord du Guizhou manquant a priori d’intérêt).

L’Ouest du Guizhou, ce sont essentiellement des grottes, des chutes d’eau, des lacs, etc… bref, des sites pas super faciles à pratiquer avec des gros sacs de randonnée. Bref, après avoir étudier les possibilités de circuits, et tenant à ne pas payer de chambre d’hôtel à 150 yuans la nuit tous les soirs, nous nous sommes retrouvées à échaffauder des plans afin de voyager léger, économique, et efficace, tout en remplissant notre objectif de retour. C’est décidé, jeudi 19 au matin, nous nous lèverons tôt pour déposer nos sacs à la consigne de la gare préalablement repérée, et nous mettrons le cap sur Anshun et sa proche grotte Longgong, avant de partir en train pour Liupanshui-Shuicheng où nous passerons la nuit, afin de repartir le lendemain matin à la fraîche pour Weining et son lac Caohaihu, et prendre le bus de nuit qui devrait nous ramener, pimpantes, le 21 au matin à Guiyang (voir la carte). Et devinez quoi ?! Nous l’avons fait ! Et même que nous avons vraiment vu des trucs intéressants cette fois ;)

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Guizhou - Guangxi (1) SHA-KWE

17 janvier 2006

Comme je l’annonçais dans le dernier billet juste avant notre départ, c’est par avion que nous avons rallié Guiyang depuis Shanghai. Mais 1- ça n’était pas comme ça que j’envisageai d’arriver à Guiyang, et 2- rien que l’achat de ces billets d’avion, c’est une aventure rocambolesque à elle toute seule, comme je commence à en avoir l’habitude dès qu’il s’agit de voyager pendant les congés du Nouvel An…

Et oui, nous n’étions pas encore parties que déjà, le Chunyun 春运 (= période qui précède et suit le nouvel an chinois) allait nous jouer des tours…

Objectif : 34h en train

Dans le but d’économiser et de tenter l’expérience au moins une fois, Sandrine et moi voulions faire le trajet de Shanghai à Guiyang en train. Comme vous suivez assidûment, vous me direz, “bah, l’année dernière, vous avez déjà testé le train longue durée, avec les couchettes et tout le tintouin !” Sauf que, cette fois là, le trajet ne durait QUE 12 heures, de la rigolade quoi. Shanghai-Guiyang, c’est 34 heures en train ! Non pas que la distance soit beaucoup plus grande, c’est surtout que Shanghai-Guiyang est rallié par un K112, K comme Kuai qui veut dire vite pas vraiment beaucoup non plus, alors que Shanghai-Pékin, c’est un Z8, Z comme “Zuper trop vachement vite” ou “Zui kuai” peut-être pour “le plus rapide”.

Donc c’est pleine de motivation que je suis allée une semaine en avance au petit guichet de billets de trains de Minhang dont je connais maintenant bien les employés. Depuis les galèèèèèères (1), (2) et (3) de l’an dernier, j’en ai fait du chemin ! Donc maintenant avant d’y aller, je sais où regarder sur Internet pour connaître les horaires des trains, et le prix des billets par classes, et même le trajet détaillé des 2060 km de ligne si je veux.

huochepiao.comFlash info pratique : jeter un oeil sur huochepiao.com (uniquement en chinois) pour trouver toutes ces infos. Par contre le chemin de fer chinois ce n’est pas la SNCF. Impossible de réserver en ligne (où alors dites-moi comment !), donc il faut encore prendre ses petites jambes pour aller acheter son billet…

… et refaire la queue… pendant 2h30… pour arriver enfin, complètement frigorifiée dans l’antre du guichet, et présenter toute fière sur son petit papier les informations concernant les billets qu’on veut, et tout… et se faire entendre dire : “ah non, désolée, mais là je n’en ai plus un seul.”

… mine déconfite … mine déconfite … mine déconfite …

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Shanghai - Pékin, via le Z8

9 février 2005

1ère étape du voyage à Pékin, le train.

Et oui, il faut bien commencer par se rendre dans la fameuse capitale et avec les dimensions de la Chine, ce n’est pas une mince affaire :]

J’avais donc choisi de prendre le train pour nous rendre de Shanghai à Pékin. Légèrement meilleur marché que l’avion, notamment dans le sens Shanghai-Pékin, le chemin de fer constitue aussi en Chine une expérience à part entière.

Celle-ci avait déjà commencé lors de l’achat des billets.
Après les galères n°1, n°2 et n°3, nous avons donc réussi le 06 février dernier à acheter au guichet de Minhang nos 2 billets de retour en couchettes molles.

En fait, comme notre aller devait déjà se dérouler en couchettes molles, je voulais profiter du retour pour expérimenter les couchettes dures, dont on dit que le confort est identique à leurs cousines molles, l’intimité en moins (compartiments partagés à 6 et non à 4, et pas de porte), et qui sont sensiblement moins onéreuses.
Cependant on m’a fait comprendre qu’il était impossible pour moi d’obtenir à ce moment là de telles places. Je m’estimais déjà heureuse d’avoir 2 places retour dans le sens Pékin-Shanghai, quand on sait qu’en général on ne peut acheter des billets de train qu’en partance de la ville où on se trouve, je n’insistai donc pas…

Une petite remarque malgré tout, Pékin-Shanghai nous a couté 50 RMB de plus par billet que Shanghai-Pékin pour une même catégorie de confort et de train, question de date, de sens ? Je ne me l’explique pas encore…

Enfin bon, ça y est, nous sommes prêtes.

- 2 billets de train Shanghai-Pékin :   -> OK

- Adresse et confirmation de réservation de l’hôtel -> OK

- 2 billets de train Pékin-Shanghai :   -> OK

Nous sommes le 09 février 2005, 1er jour de l’année lunaire, autrement dit c’est le jour de l’an chinois, notre train partira à 19h28.

17h15, nous quittons l’appartement, et on se dit qu’on va pas devoir traîner si on veut avoir le temps d’aller jusqu’à la gare de Shanghai qui se trouve de l’autre côté de la ville, en perspective : si on a de la chance un petit cab à 5 kuai jusqu’à la station de métro Dongchuan, puis la ligne 5 jusqu’à Xinzhuang, et enfin la ligne 1 jusqu’à la gare, au bas mot 1h40 de transport…

Quand nous sortons, il pleut évidemment… et tout est mort, nouvel an oblige, pas de petit cab à l’horizon… les 15 minutes de marche à pied sous la pluie jusqu’à la station avec nos bagages ne nous ravissent guère…
Par bonheur, un vrai taxi de la zone de Minhang se profile à l’horizon. C’est inespéré, et c’est encore mieux qu’un petit cab, il va nous déposer à la station de Xinzhuang directement, un peu de stress en moins :)

Enfin, un peu plus d’une heure de transport en commun plus tard, nous arrivons à la gare. Très vite nous repérons la salle d’attente destinée à notre train, le Z8 de 19h28. Des rangées de fauteuils en “cuir” sur lesquelles des familles entières patientent en grignotant autour de tables basses, plus confortable que les halls communs de la SNCF et surtout il y fait chaud ! bonheur :)

Un peu avant 19h, l’écran signale le début du compostage des billets pour notre ligne. Nous allons pouvoir accéder au quai, et embarquer !
Le temps d’immortaliser le moment avec Sandrine

et quelques erreurs d’aiguillage extérieur- puis intérieur- voiture plus tard, nous oublions la pluie battante de Shanghai pour découvrir notre compartiment et nous y installer.

Le compartiment est exigu mais confortable. 4 couchettes, 2 par 2, chacune disposant de 2 oreillers et d’une couette, une petite table avec eau chaude dans une thermos, petite poubelle, chaussons de voyage et kit brosse à dent, et chauffage ! (bonheur bis !!). Un espace en hauteur pour entreposer ses bagages et contrôle avancé des lumières, de la radio, etc. Sans oublier les toilettes, au choix à la turque ou à l’occidentale (pur bonheur). Dans le couloir, des strapontins permettent de se poser pour découvrir ses voisins.

Je m’étais rendue compte que le billet coûtait plus cher pour la couchette du dessous, explication plausible : la couchette du dessous est un chouilla plus spacieuse en hauteur, on a un accès direct à la table, on peut voir à travers la fenêtre (super de nuit…) et surtout on a pas à escalader le marche-pied amovible pour grimper sur sa couchette, on en oublierai presque que les chinois sont de très bons acrobates :]

Mine de rien ça a du bon le confort :]

Ce qui nous plaît moins, c’est de découvrir que nos camarades de chambrée ne sont rien moins qu’un jeune couple … et leur bébé…
Et oui, quand on sait que l’on s’apprête à passer 12 heures en train, avec en gros 95% du voyage de nuit, on pense pouvoir dormir… ERREUR.

Si nous avons été agréablement surprises de recevoir gratuitement (compris dans le billet bien sûr, bah nous garderons nos nouilles instantanées pour plus tard) notre “plateau repas” constitué d’une soupe, d’un plat chaud, de pain et d’un dessert, la nuit, elle, fut beaucoup moins agréable.

Mais bon, cela ne nous a pas empêchées d’arriver un peu avant 7h30 à Pékin, et d’être saisies dès notre sortie de la voiture par l’air frais caractéristique de cette période de l’année, mais surtout ravies de découvrir au-dessus de nos têtes un ciel bleu sans nuages et le soleil, le soleil !

Toutes ragaillardies, nous nous empressons de sortir de la gare de Pékin, sur le parvis l’activité de la ville nous invite, instant d’immortalisation bis, Pékin tu nous tends les bras, … alors NOUS VOILA !

Billets de train pour Pékin : galère n°3

26 janvier 2005

Suite et… toujours pas la fin de l’aventure “Billets de train pour Pékin” !
Après les joies des files d’attente de l’épisode 1,
Après le bonheur du ticket aller de l’épisode 2,
Découvrez aujourd’hui l’épisode 3, que je vais intituler :

Bout de gras à Minhang

En effet, pour ceux qui avaient lu l’épsiode 2, mon intuition s’est vérifiée !
Aujourd’hui je suis retournée au guichet pour prendre mes billets de train pour mon retour de Pékin à Shanghaï : on m’explique d’abord que c’est pas bon, puis qu’on va téléphoner pour se renseigner, où allait-on encore m’envoyer ?

Pendant le coup de téléphone, on me fait patienter dans un coin du coin qui sert à vendre les billets, et là que fais-je ?? mais bien sûr, je discute le bout de gras avec les surveillants : échange désormais habituel sur mes occupations à Shanghaï, sur mon niveau de chinois, mon âge et mes origines, une bonne occasion de pratiquer un peu la langue orale, même si désormais je connais les quelques répliques par coeur :]
Vous vous souvenez de mes gardiens préférés ?!

Bon en tout cas, une fois le coup de fil terminé, on me fait rentrer, ô privilège, dans le mini-bureau du mini-guichet, pour m’apprendre que je suis bonne pour revenir le 06 février, soit 3 jours seulement avant mon départ. Vous comprenez maintenant le titre qui s’attache à décrire le contenu principal de cette péripétie, et vous savez quand revenir pour en connaître la suite !