Vie Quotidienne - Page 6 sur 10

En transit… aérien

15 juillet 2005

Voilà, une semaine que je suis revenue au bercail, le temps des vacances.
J’ai théoriquement récupéré du décalage horaire : Ne dit-on pas qu’on récupère au rythme d’une heure par jour ? Sachant que la Chine compte 6 heures d’avance sur la France en été, 7 heures en hiver. Yep, il vaut mieux faire le voyage en été ;)

Et oui, jeudi 7 juillet dernier au soir en Chine, je retournai pour la 4ème fois à l’aéroport international de Shanghai-Pudong (PVG), mais c’était la première fois que j’y allais pour prendre l’avion, un avion qui allait me ramener en France !

Au moins je commençais à connaître l’aéroport, et peut-être aussi le fait d’à peine savoir ce qui se passait aux mêmes instants à Londres, tout ça m’a permis d’être finalement assez détendue, au point de me faire un nouvel ami Pakistanais au moment de passer la douane chinoise.

Car le passage de la douane chinoise, c’est long. D’abord on remplit un formulaire attestant qu’on ne fait pas sortir d’objet de valeur particulière nécessitant déclaration, mais bien sûr aussi, qu’on ne ramène rien dans ses photos, films, documents, qui soit classé “sensible” par l’Etat Chinois, naturellement…
Ensuite il aura fallu remplir une carte d’embarquement, sans laquelle si vous vous présentez comme moi une première fois au contrôle, on vous renverra poliement en remplir une, en vous indiquant cette fois où les trouver… avec en prime le droit de refaire la queue, avec maintenant, devant vous, les passagers les plus scrupuleusement contrôlés : les Chinois eux-mêmes…

La douane passée, je finis par abandonner mon nouvel ami qui au passage m’a prise en photo sur son téléphone. Alors si même les Pakistanais si mettent maintenant, pfff :]

Arrivée à la porte d’embarquement, bien sûr la plus éloignée, il ne me reste plus qu’à… attendre…

Heureusement il y a de grandes vitres à travers lesquelles on peut prendre en photo son avion, et surtout de super revues en chinois-tibétain-anglais, qu’il faut bien reposer dans le présentoir comme c’est indiqué sur l’étiquette.

Oui, j’ai bien vérifié, il s’agit bien de Tibétain. Je pense donc pouvoir me mettre au Tibétain, en m’y prenant  à la façon de Champollion et de sa Pierre de Rosette, maintenant que je suis (presque-)fluent en chinois comme en anglais ;]

Pendant le vol, j’ai eu pour voisin direct un Chinois-qui-parlait-pas-Français-ni-Anglais et à côté de lui un non-Français-qui-parlait-Anglais-et-Italien, tous les 2 d’une quarantaine d’années, pas facile facile de briser la glace pour taper la discute. Mais c’est sans compter l’intervention des plateaux repas et du choix délicat : porc ou poulet ?
Autant pour le non-Français-qui-parlait-Anglais-et-Italien il n’y a pas eu trop de problème, autant pour la compréhension entre le steward-Français-qui-parlait-pas-Chinois et le Chinois-qui-parlait-pas-Français-ni-Anglais c’était déjà plus tendu… heureusement super Cécé est arrivée-héhé, sans s’presser-héhé, pour s’improviser traductrice de menu…. -huhu ;)

Bon, en fait mon voisin voulait des nouilles, mais du coup j’ai eu quelqu’un à qui faire la causette, et j’ai appris que ce cher monsieur était en fait journaliste, qu’il s’apprêtait à faire une sorte de mini tour du monde avec toute une équipe de Chinois en allant prendre quelques photos dans 4 pays différents dont la France, Cuba et le Brésil (le 4ème j’ai pas compris…). Impressionnant quand on sait que les Chinois oridnaires ont beaucoup de mal à obtenir des visas pour sortir de leur pays, ne serait-ce que quelques jours en touriste…

Du coup je suis repartie avec sa carte de visite et une invitation à le contacter, des fois que je passerais dans le Nantong :]

Autre attraction possible quand on ne peut pas toujours déranger son voisin mais qu’on a la chance de se trouver à côté du hublot : on peut prendre de jolies photos !

Puis l’arrivée en France… Arrivée au vendredi 08 juillet, je n’a imême pas ressenti de renforcement des contrôles de sécurité, alors que j’allais apprendre dans les minutes suivantes que le plan vigipirate voyait rouge et ce qui s’était vraiment passé en Angleterre.

De retour chez moi, encore quelques vues aériennes mais d’un peu moins haut.
Je constate qu’une fête de village se prépare juste pour le soir de mon retour, non vraiment fallait pas ;]

Et je retrouve des toits que je n’avais plus coutume de voir :
Quelques heures auparavant, les toits de Shanghai…

Et maintenant ceux-là s’étendent devant moi…

C’est sûr je suis rentrée, c’est bien la France !

De Xujiahui à Minhang… en bus

5 juillet 2005

Le métro shanghaien est certes tout neuf, tout beau, bien signalisé tout ça tout ça, il n’en reste pas moins que le réseau est assez limité, et qu’il ferme relativement tôt… Heureusement, il y a le bus !

Quand on vit à Minhang, la question des moyens de transport est plus que cruciale. A Dongchuan Lu, nous avons la chance que, depuis un peu plus d’un an maintenant, le métro nous permette de rallier le centre ville en une heure environ. Enfin, ceci entre 7h et 20h30 sinon il faut avoir recours à d’autres moyens… Donc pour se rendre de Minhang vers le centre ville, on n’arrive à se débrouiller en général avec le métro, c’est pour le retour que ça se complique.
Bien sûr il y a le taxi, certes bon marché, mais compter au moins 100 yuans pour revenir au bercail, parfois avec quelques frayeurs au passage… Une fois de temps en temps, à 4 dans le taxi, ça passe, mais quand, comme ces derniers temps pour moi, on sort un peu plus en ville à des heures tardives et qu’on n’a pas plus de soussous que sa maigre bourse d’étudiant pour autant, on est bien content de trouver la Xumin xian 徐闵线 :]

La Xumin xian, c’est la ligne de bus qui relie Xujiahui à Minhang !
4 yuans entre Xujiahui et Dongchuan lu par exemple quand il s’agit d’un bus climatisé (signalé par le flocon de neige), 3 yuans sinon, même moins cher que le métro. Bon il faut dire que le trajet est moins confortable, mais cette ligne salvatrice a le bon goût de fonctionner toute la nuit, notamment lorsque le métro a fermé ses portes. La fréquence de ces bus est alors très importante, il y en a souvent plusieurs qui attendent au carrefour de Xujiahui en face du centre commercial à la grande boule de verre. Comme ça on peut même se débrouiller pour avoir une place assise, ce qui est loin d’être sûr dans le métro ;)

Si vous cherchez le bus, pas de panique. Il suffit de tendre l’oreille “Minhang, Minhang !” entendrez-vous incessament : c’est la poinçonneuse qui fait le raccollage client depuis son guichet, par la fenêtre entre-ouverte.

Une fois monté, pas la peine de se précipiter pour payer honnêtement son ticket. On s’installe, et quand le bus démarre, la poinçonneuse passe avec sa planchette à tickets de couleurs différentes suivant la distance et donc le prix. On peut naturellement payer avec la carte de transports urbain qui sera passée sur une machine énonçant le montant de votre trajet.

Durant tout le trajet la procédure sera la même, à chaque arrêt, ça monte, ça descend. Le chauffeur reste concentré sur sa conduite et la poinçonneuse se charge de faire payer à chacun son dû, elle est très forte car elle se rappelle précisément des passagers qui ont payé ou non, voire même elle se souvient de la station que vous lui avez indiquée à l’achat du ticket pour vous rappeler de descendre !

Remarquez, ça vaut mieux que le chauffeur se consacre uniquement à la conduite. Que dis-je de la conduite… du pilotage oui !

Grillage de feux rouges en série, course entre bus et doublage de taxis par la gauche, par la droite, et slalom entre les zones en travaux. Parfois on aimerait bien qu’il ralentisse parce qu’on craint pour les freins, mais bon jusque là je suis toujours arrivée à bon port en un seul morceau, donc amateurs de sensations fortes… à essayer !

Sur la trajet, justement on pourra observer les ouvriers à l’oeuvre sur les chantiers routiers. 23h, il fait moins chaud et on peut plus facilement gêner la circulation. Sous ces routes élevées, on pourra trouver aussi des hommes endormis, allongés en caleçon sur une paillasse…
Autre moment intéressant : la pause plein d’essence. Et oui, les passagers patientent un peu, il faut bien passer au stand pour ravitailler le bolide :]

Enfin, après une petite heure, quelques sursauts sur mon siège et quelques piquages de nez, me voilà arrivée à Dongchuan Lu, youhou !
Là j’ai le choix : ou bien je suis motivée (si si ça arrive !) et je marche mes 15 minutes à pied en chantonnant pour passer le temps, ou bien je suis naze et je prends le premier mini-cab (c’est quoi un mini-cab ? article à venir…) parmi tout ceux qui attendent justement à la station de bus, 5 yuans et un peu de conversation et me voilà de retour… pfff c’est pas trop tôt…

Des hommes et des clim

1 juillet 2005

Grosses chaleurs obligent (22h et ma clim annonce toujours 33°C…), les climatiseurs requièrent une attention toute particulière…

… comme ci-dessus, aujourd’hui au 4ème étage en face de ma cuisine. On notera la parfaite adéquation entre l’espace laissé par le climatiseur suspendu et l’espace occupé par le technicien funambule-contorsionniste à ses heures…

Rewind ?

12 juin 2005

Quelle est l’activité physique préférée des couples chinois à la tombée du jour ?

Il paraîtrait que c’est un moyen de faire travailler des muscles qui ne sont pas sollicités lors d’une pratique “normale” de cette activité.

Pour le découvrir, cliquez sur “Play” !
Non non, pas sur “Rewind” ;]

Après avoir croisé plusieurs couples s’adonnant à cette activité dans mon lotissement, je me suis dit qu’il fallait que je filme ça pour vous le montrer. Désolée pour la qualité de réalisation, c’est du pris sur le vif :]

Quand le soleil donne sur Dongchuan Lu

9 juin 2005

Quand le soleil donne sur Dongchuan Lu…

… il fait bon marcher sur les pavés,
parce que même s’ils sont cassés,
il n’y a pas de flaques d’eau boueuse cachée,

… parfois mieux vaut garder le nez bouché,
ici et là les tas de déchets,
au soleil se font un peu plus remarquer,

… les petits restaurants sortent les chaises et les tables,
autour desquelles le week-end on joue aux cartes,

… les petits artisans cherchent la fraîcheur près des murs,
Soleil certes, mais à la tâche on s’adonne toujours aussi dur,

… et surtout on en profite pour faire sécher son linge !! Et on le fait sécher partout où c’est possible,

et quand je dis partout,

c’est partout !