Ce soir, partout en Chine, c’est la Fête des Lanternes, 15e jour de la nouvelle année lunaire qui clôture les célébrations de l'année du dragon. Les derniers pétards et feux d’artifice retentissent encore au loin, mais les lanternes resteront encore jusqu’au bout de la nuit.
Ce soir je suis bien au chaud chez moi (et il vaut mieux car le vent souffle à faire frémir), mais hier, j’ai profité de mon dimanche pour aller voir les illuminations de la vieille ville de Shanghai, aux abords du Jardin Yu. J’avais découvert cela il y a 5 ans, et c’est toujours aussi enchanteur, malgré la foule.
Tout d’abord en arrivant par Fangbang Zhong Lu 方浜中路, on tombe très vite sur les petits marchands de lanternes. Il ne fait pas encore nuit, nous en profitons pour étudier cela de plus près. Nous découvrons les fameuses lanternes roulantes, équipées d’une ficelle pour que les enfants puissent les tirer derrière eux. À notre étonnement, la plupart de ces lanternes représentent un lapin, et non un dragon.
Pin It Shanghai Fête des Lanternes 2012 - Lanternes en papier
Pin It Shanghai Fête des Lanternes 2012 - Échope de lanternes
C’est ce que vous propose cette vidéo très bien faite, publiée fin 2011 et dénichée hier soir sur YouTube. Elle est en anglais sous-titrée chinois, et comme l’anglais est assez rapide aux accents britanniques et qu’ici on est sur un blog de Chine et de Shanghai en français, je n’ai pas pu résister à l’idée de vous en livrer la transcription en français ci-dessous.
Même après des années à Shanghai, cette vidéo m’a appris 2 ou 3 choses sur l’histoire et les caractéristiques de la ville et ses habitants. Je vous la conseille donc fortement, que vous prépariez votre arrivée à Shanghai, ou que vous soyez un averti de la Perle de l’Orient.
Retrouvez cette vidéo sur la nouvelle chaîne YouTube de Céline en Chine, et aussi sur la page Chronique de Shanghai. Cette vidéo est vraiment une parfaite introduction aux thématiques qui animent Shanghai, et je vais m’en servir comme fil conducteur pour lier vers les nombreux billets du blog qui en traitent.
Je salue vivement le travail fait par l’auteur de cette animation. Pour m’être contentée de la transcrire et de mettre en forme cet article, je peux vous assurer qu’il s’agit d’un travail titanesque, qui plus bien exécuté car il traduit fidèlement les faits de la ville de Shanghai d’hier et d’aujourd’hui. Ci-dessous donc, mon humble contribution, le texte en français !
Enjoy et n’hésitez pas à me donner votre avis ou à me suggérer d’autres vidéos sur Shanghai et la Chine !
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Qu’est ce que Shanghai ?
Au matin du 20 juin 1830, Lord Amherst, le 1er navire britannique à visiter Shanghai jeta l’ancre à l’embouchure du Huangpu.
2 Européens débarquèrent sur la rive : Charles Gutzlaff, traducteur et missionnaire, et H.H. Linsay, représentant de la Compagnie Britannique des Indes. La foule s’amassa pour jeter un oeil à ces 2 “barbares”.
Bien que dans son rapport, Linsay ne parlait que de textile en coton et de calicot, son véritable objectif était de vendre de l’opium.
9 ans plus tard, les guerres de l’opium éclatèrent. Après la défaite des chinois par les Anglais, Shanghai devint l’une des villes ouvertes au commerce avec les étrangers par le traité de Nankin de 1842. Une nouvelle métropole commença alors à se développer.
Pour compatir avec les nouvelles de la météo glaciale française, bien loin des déserts du Xinjiang, quelques images de saison d’une contrée de Chine qui connaît bien cela : la bien dénommée Harbin 哈尔滨, réputée pour ses sculptures de neige et de glace.
Ragaillardie par la mise en bouche calme et colorée du Tombeau des Hui, je continue ma visite de Hami en mettant le cap sur le Parc aux melons de Hami, le Hami Gua Yuan 哈密瓜园.
“La route est plus longue”, m’indique mon chauffeur, mais je le sens motivé, alors nous nous mettons en route.
En effet, nous sortons de la ville. Je tente de repérer en vain la vieille ville de Hami, et commence à discuter avec le shifu pour en savoir davantage. J’apprends ainsi que, malheureusement mais sans surprise, la vieille ville a récemment été détruite.
Le long de la route au sud de Hami, les terrains vagues laissent la place à de vastes étendues de terres brunes-orangées. C’est le milieu de l’après-midi, et il fait chaud. Je ne suis pas mécontente d’avoir quelques bouteilles d’eau avec moi.
Enfin nous nous arrêtons presque au milieu de nulle part. La grande entrée du Hami Gua Yuan se dresse devant nous et autour d’elle : pas… un… chat…
Silence de mort, aucun véhicule aux abords, le site semble complètement vide et fermé.
Mais bon, on n’a pas fait 20 minutes de voiture pour rien, nous nous approchons de la guérite qui dit “货票“ pour billetterie, et y découvrons un employée mal réveillé qui peine à ouvrir sa petite fenêtre coulissante. Alors, non, le site n’est pas fermé, c’est juste qu’il n’y a pas de visiteur autre que nous. Je m’acquitte cependant de mon billeté mon chauffeur se débrouille pour garer son taxi jaune et vert et se faire accueillir à l’ombre le temps que je me balade un peu. Comment se fait-il qu’il n’y ait personne ? Septembre est pourtant une des meilleures saisons pour visiter la région.
Je crois que j’obtiens la réponse à mon interrogation quelques centaines de mètres plus loin. Il n’y a tout simplement pas de melons !
Ou plutôt, il n’y en a plus. La récolte est passée, il ne reste plus que le champs et quelques installations bien vides. J’en suis quitte pour une balade pas très intéressante mais bien tranquille sans aucun doute, avec quelques sympathiques paysages à la clef.
Aujourd’hui nous sommes la veille du 27 janvier 2012, 5e jour du 1er mois lunaire de cette nouvelle année du Dragon d'eau. Le 5e jour de la Fête du Printemps, c’est le jour des commerçants, celui où ils rouvrent leur boutique.
Alors pour fêter ça en beauté, la veille au soir, en ce moment même donc, ils rivalisent de feux d’artifice, mais aussi de pétards, à en juger par ceux qui détonnent sous ma fenêtre.
Expatriée-blogueuse de Chine depuis 2004. Etudiante d'abord, employée ensuite, voyageuse et raconteuse d'anecdotes toujours !
J'écris et photographie la Chine et Shanghai par la lorgnette de mon bout de chemin. Terre d'accueil dont j'aime gratter la surface, pour la regarder d'une autre perspective, mieux la comprendre et la mettre en lumière. En savoir plus