Vie Quotidienne - Page 8 sur 10

Une Chine retentissante

3 mai 2005

S’expatrier dans pays culturellement très éloigné du vôtre, c’est une expérience, ou plutôt des expériences.

Expérience personnelle d’ouverture, de recherche et de découverte,
Expérience humaine d’échanges avec d’autres personnes de tous horizons,
Expérience enfin sensorielle aussi, on en prend plein les yeux, on goûte à tout (ou presque..), on respire les fleurs inconnues et les rues embaumées (je vous dirai pas de quoi…), on manie à pleine main le fruit bizarre ou le serpent vivant pour certains (Marieke si tu me lis ;) ), et enfin, mon point du jour… on en prend plein les oreilles !

Récit d’une journée, d’après mes oreilles…

8h00
Lever. Pour une fois en douceur, personne pour martyriser ma porte, personne à crier sous mes fenêtres… Je n’ai pas eu droit aux petits oiseaux aujourd’hui, ça arrive des fois. Tout est calme, profitons-en pour une fois. Enfin, ça l’a été pour moi. Parce que Marieke, elle ça fait un bail qu’elle est réveillée. 6h45 pour elle aujourd’hui, et oui pas de chance pour Marieke, sa chambre donne tout juste sur le passage qu’utilise le camion du ramassage d’ordures, d’habitude ça dure 5 minutes, aujourd’hui 15, l’attaque fut fatale et le réveil pas terrible…

9h30 - 12h00
Travail journalier du chinois, préparation intensive pré-exam. C’est toujours quand on a besoin d’un peu de calme qu’on est dérangé. Les chinois ont ceci de très caractéristique qu’ils aiment fêter à grand bruit les événements joyeux qui animent leur vie. Aussi chaque anniversaire, mariage, déménagement, emménagement, ouverture de commerce, obtention de diplôme, fête traditionnelle, fête nationale, que sais-je encore augmentation ? départ en vacances ? bref tout est sujet à feux d’artifice de temps en temps, de salve de pétards TOUT - LE - TEMPS ! Je vous laisse donc imaginer (je n’ai pas encore de dictaphone pour enregistrer) ce que ça donne dans mon quartier de Minhang en plein développement économique où dans ma résidence de nouveaux appartements se remplissent encore, où une toute nouvelle résidence de plus de 50 immeubles vient de s’ouvrir juste à côté, où de nouveaux commerces 1- se construisent tous les jours 2- s’ouvrent aussi tous les jours parfois en remplacement des précédents…
Du mal à imaginer encore ? Et bien je pourrais encore vous raconter que pour ce matin, il ne se passait pas une demi-heure sans une de ces fameuses salves. Et oui, quand les chinois sont en vacances, ils en profitent pour remettre à neuf leur commerce, donc forcément quand le boulot est fait, il faut le faire savoir… Ensuite, une salve de pétards, c’est pas 2 ou 3 coups pour rigoler. Non non, c’est de la bonne salve. Typiquement un premier gros coup pour attirer l’attention, quelques secondes d’attente pour le suspens, suivies de 5 bonnes minutes sans s’arrêter, de la salve quoi…

12h15
Déjeuner. Sur le chemin nous ne faisons même plus attention maintenant aux raclages de gorge pré-crachat, là aussi bien sonores. Dans le restaurant où nous nous installons comme dans tous les autres, la télévision est allumée, et toute la salle va en profiter, quel que soit l’intérêt du programme diffusé… Quand nous avons commandé, l’employé lancera à l’autre employé installé dans la rue avec son barbecue “2 brochettes de mouton !”, peut-être n’a-t-il pas crié le nom de nos plats au cuisinier, comme ça arrive en général dans les autres boui-boui de la rue. Durant le repas bien entendu, nos voisins ne se gêneront pas pour aspirer “discrètement” leur nourriture, ambiance conviviale :)

13h00
Métro. Arrivée de la rame à la station de Dongchuan, nous aurons manqué la petite voix annonçant l’arrivée de la rame. Dans la voiture, ayant trouvé une place assise je tente de m’assoupir un peu, malgré les sempiternelles annonces “Nous sommes arrivés à la station X, faites attention aux portes coulissantes, pensez à vos bagages etc…” et “Prochain arrêt station Y” qu’on entend immanquablement à chaque station par les hauts-parleurs situés juste au-dessus des places assises… Enfin depuis septembre dernier j’ai fini par m’y habituée.
Mais là encore, point de répit. Une dame aura eu la bienveillance de faire fonctionner son téléphone portable en radio à 10 cm de mon oreille droite. Ah les chinois et leur téléphone portable, quand c’est pas pour montrer la dernière sonnerie qu’ils ont téléchargée ou pour faire profiter à tout le monde de leur conversation, ils se sentent obligés de mettre l’ambiance…

13h20
Arrivée à Xinzhuang, station d’interconnexion avec la prochaine ligne que nous allons prendre. Cette fois sur le quai, l’arrivée de la rame est d’abord annoncée par la musique émise via les écrans publicitaires/informatifs dont le volume est augmenté pour avertir les voyageurs.

On s’en contenterait bien, mais bien sûr, comme il faut discipliner un peu tous ces gens qui ne font pas bien la queue pour monter dans la rame, plusieurs gardiens vont se charger de mettre tout ça à peu près en ordre à l’aide de porte-voix.

14h00
Arrivée à People Square. La station, déjà très fréquentée en temps normal, est étonnament bondée. Ca siffle de partout, des gardiens à porte-voix à tous les coins de la station, sans omettre la montée de l’escalier en métal par les voyageurs pressés de sortir de là, justement on est bien content une fois dehors. Là bien sûr on retrouve la circulation secouée de klaxons institutionnalisés auxquels on ne fait même plus attention, nous piétons sommes davantage concernés par le bip-bip des passages protégés, que quand il s’arrête, c’est qu’il faut se grouiller de finir de traverser…

Encore qu’à People Square, le bruit automatique finit par se fondre dans le tohu-bohu général… il faut donc faire appel à la force de l’homme en uniforme muni du pouvoir implacable que lui fournit son sifflet, dont il ne manquera bien sûr aucune occasion d’utiliser…

14h00 - 17h00
Courses à People Square et retour à Minhang. Nous aurons tout eu. Les travaux, les hauts-parleurs des grands magasins, les panneaux publicitaires à hauts-parleurs intégrés… et rebelote dans le métro. Arrivée à 17h00 à Minhang… nous sommes complètement claquées.

18h30
Je commence à écrire cet article. Je laisse le son coupé sur mon ordinateur, pas de musique, juste le ronronnement du ventilo de l’ordi pour meubler, tiens pas même un coup de pétard ?

19h45
Pause… Je sors acheter les crêpes que nous mangerons vite fait avant le DVD de ce soir. A peine suis-je sortie, qu’un feu d’artifice retentit 200m plus loin… Ah je me disais bien aussi…

20h15
Article fini, sur ce je vous laisse… mon DVD m’attend, et sur système Dolby je vous prie, au moins ce bruit là, je l’ai choisi ;)

L’Empire fleurit

10 avril 2005

Le 1er avril est passé… et le printemps est arrivé !

Depuis quelques jours il fait bon flâner dans les rues de Minhang et surtout dans les allées de l’université. On se met à penser qu’avec un tel soleil, les yeux bridés ça pourrait être pratique, on pense lunettes de soleil, chapeau, et on a déjà enlevé la 2ème couette si précieuse pour passer l’hiver…

On met bizarrement plus de temps à faire le trajet entre nos salles de cours et l’appartement. Pourquoi ? Bain de soleil et surtout bain de fleurs…
Quand la printemps arrive, la Chine fleurit, et l’expression l’Empire Fleuri prend alors tout son sens.

Ca ne ressemble pas à la Louisiane,

Ca ne ressemble pas à l’Italie,

Mais c’est vraiment joli…

Un dimanche comme on les aime…

20 mars 2005

Le dimanche matin, c’est sacré… En général le dimanche matin on n’a pas cours, en général le dimanche matin on récupère d’un samedi soir qui s’est prolongé tard dans la nuit, donc en général le dimanche matin… ON DORT !

Et bien visiblement pas en Chine… ou tout du moins pas aujourd’hui, vous allez comprendre pourquoi…

Il est assez fréquent (je dirai un dimanche sur 2, 3 dans le meilleur des cas…) qu’on se fasse surprendre le dimanche matin sur les coups de 10 h : compteur de gaz, eau, électricité que sais-je encore…, à relever, et forcément le dimanche matin. Bien sûr en général on apprécie moyen, mais nous avons fini par nous y faire surtout que l’heure restait… disons raisonnable…

Mais aujourd’hui, on a battu tous les records !
Débuts des hostilités vers 7h30, enfouie sous les couettes je distingue l’écho d’un mégaphone qui devait circuler dans les allées de la résidence, qu’est-ce qui leur prend encore ce matin ?

La réponse n’allait pas tarder à se faire connaître…
7h45, on sonne à notre porte, le désormais habituel tidu..tidu..tidu… de la sonnerie électrique en standard dans tous les appartements de la résidence. Sauf que Marieke et moi, l’une comme l’autre avons préféré rester chacune au fond de notre lit, pour les compteurs, ils repasseront plus tard…
Que nous croyions… après les 5 minutes de sonnerie intempestives, 30 secondes de répit, et cette fois ils ont repris de plus belle en s’acharnant sur l’interphone à l’entrée du bâtiment… on ne bouge pas… on fait le mort, ils finiront bien par partir !

Encore perdu.
L’étape suivante : c’est notre porte qui en a le plus souffert. Nous avons en effet à déplorer l’aggresion sauvage de notre porte à coup de main de chinois matinal qui voulait absolument nous réveiller et auquel nous avons fini par ouvrir par souci de préserver notre porte d’entrée…

8h00 donc, nous ouvrons enfin, et pourquoi tout ce ramdam ? Pour venir coller des autocollants sur nos appareils à gaz, apparemment nous ne devons pas nous en servir, mais jusqu’à quand ??

8h45, et un petit déjeuner à maugréer après les chinois plus tard, deuxième réponse. On sonne à notre porte, encore… la pauvre elle a pris cher aujourd’hui. Un employé de la compagnie de gaz vient pour trafiquer notre chauffe-eau.

9h00, l’employé est toujours dans la cuisine bien occupé, cette fois c’est le téléphone qui sonne, tiens, on l’avait pas encore entendu ce matin ?!ok
C’est notre propriétaire qui souhaite savoir ce qui se trame, et qui veut venir se rendre compte par lui-même… Soit,  plus on est de fous plus on rit !

Donc 9h20, la porte est encore mise à contribution, arrivée du propriétaire, direction la cuisine pour manager l’employé du gaz toujours très affairé.
9h30, arrivée d’un autre fou, pour rigoler encore davantage, youhou… Un autre employé de la compagnie de gaz… mais c’est pas la même compagnie, donc on a droit à un autre employé, nous et notre porte qu’est-ce qu’on en a de la chance…

Et voilà comme on en vient à recueillir en pyjama chez soi, dans sa cuisine, 3 chinois qui parlent de gaz un dimanche à 9h30…

… et puis je ne vous parlerai pas de mes voisins du dessus qui depuis 10h sont en train ou bien de casser un mur ou bien de percer le plancher, parce que là je vais pleurer.

Quand on pense que dans nos petites villes de France, on nous interdit de tondre la pelouse le dimanche, mais le bruit d’une tondeuse à la campagne, c’est doux à côté de ce qu’on a eu ce matin… en tout cas, notre porte et nous, on aurait préféré :)

Le Simba Coffee, pour souffler à Minhang

4 février 2005

Aller au TKDO ça aide pas seulement à avoir des courbatures partout, ça permet aussi sur le chemin entre chez soi et la TKDO place de visiter un peu Minhang. Et y’a besoin de visiter souvent car Minhang (Minhang Development Zone pour être complet) change très vite. Ainsi c’est sur mon vélo, de retour du TKDO et toute transpirante que j’ai découvert le Simba Coffee.

Je dirais plutôt que c’est comme ça que je l’ai remarqué. Il faut dire qu’à Minhang, les lumières tamisées et l’ambiance chaleureuse qui se dégageait des vitrines joliement décorées tranchait un peu avec la lumière vive des restaurants ou du coiffeur juste à côté. Et oui aujourd’hui je vous présente un peu plus la rue Yongping qui jouxte ma résidence, après le salon de coiffure d’hier, ce café que nous avons testé mercredi dernier avec Nils et Marieke, et que nous avons trouvé génial.

Quand je disais que Minhang change très vite, en voici une illustration. Ci-dessous une photo que j’avais prise le 06 janvier dernier.

Et voici ce que c’est devenu aujourd’hui.

Sur le pas de porte on a disposé des plantes. On devine dans les vitrines des étagères garnies d’objets déco, petits vases, le lieu respire la tranquilité et la simplicité.

Quand nous rentrons nous sommes chaleureusement accueillis, mais ça c’est typiquement chinois, en tout cas pour les commerçants envers les étrangers.

A l’intérieur, comptoir et meubles tout en boiseries, musique jazzie, l’endroit est confortable et coloré, tout en nuances de jaune, orange et bleu.

On nous apporte très vite la carte, très sympa elle aussi, un peu à la façon des livres pour tout-petits, en carton épais recouvert d’une pellicule plastique. Ecrite en Chinois et en Anglais, incroyable à Minhang !

On y retrouve les cafés et autres cappucino, mais nous voyons sur la table derrière nous qu’ils servent également des plats de fruits.

Bien sûrs les prix sont plus élévés que la moyenne de Minhang (compter 25 yuans pour les boissons chaudes), mais nous sommes conquis par l’atmosphère du lieu, tellement inattendue et bienvenue !

Surtout que nous avons très vite repéré la console où étaient rangés les jeux de société ! Super, nous voici Marieke et moi qui apprenont à Nils comment jouer aux dominos, s’ensuit une série de parties de Mikado…

…alternées avec des parties de Jenga aux couleurs du lieu.

C’était tendu le Jenga, ….très tendu :]

J’ai aussi remarqué les dames chinoises, toujours dans l’esprit des couleurs, Marieke et Nils ne savaient pas y jouer, faudra bien qu’on y retourne pour que je leur apprenne ;)

Le moment venu de partir, conversation avec les employés du café, quand nous leur confirmons que nous sommes étudiants à Jiaoda (diminutif de Jiaotong Daxue), ils nous proposent la carte de fidélité pour les étudiants, moins 20% les prochaines fois, trop bien !

A en juger par le numéro, nous faisons partie des tout premiers clients.

Une employée nous fait faire le tour du propriétaire, nous découvrons l’arrière-salle avec de longues tables étroites entre de longs canapés, chaque ensemble séparé par une cloison. Elle nous apprend également qu’ils servent des pâtes italiennes, des pizzas. Bref un endroit calme, sympa, avec de la bonne musique, où l’on peut venir seul feuilleter l’un des nombreux magazines chinois ou livres anglais, ou entre amis discuter autour d’un délicieux cappucino, jouer aux dominos comme au Mah-jong, ou manger autre chose que de la nourriture chinoise, le bonheur quoi !

Le Simba Coffee
174, Yongping Lu
A 100 m en face de JiaoDa

Retenez-bien cette adresse si vous venez à Minhang, moi en tout cas je ne l’oublierai pas ;)

Nouvelle tête

3 février 2005

2ème corps de métier le plus représenté à Minhang après la restauration, la coiffure ! La restauration je n’avais pas mis trop de temps à tester (voir l’article sur la Jiaozi place), pour le coiffeur se fut plus long…

Je suis allée aujourd’hui même pour la première fois dans un vrai salon de coiffure chinois, et si vous avez suivi, vu que je suis arrivée en Chine en septembre dernier et que je n’en suis pas encore ressortie, ça fait près de 5 mois que je n’étais pas allée chez le coiffeur, autant dire que j’en avais vraiment besoin… Disons qu’habituellement je ne suis déjà pas rendue tous les 4 matins chez le coiffeur, et que je ne m’étais pas vraiment motivée jusqu’à aujourd’hui :|

Donc voilà à quoi je ressemblais ce matin - tronche de cake n°1 - avant

Ouais moi aussi, en voyant ça, je me suis fait peur :]
Du coup, j’ai pris le taureau par les cornes et, ne sachant lequel des 10 salons de coiffures alentours choisir, en bonne paresseuse je suis allée au plus proche qui de plus était le plus grand et, tout récent, m’inspirait confiance.
C’est que c’est important, mes cheveux :)
(clin d’oeil à ceux qui ont déjà vu “Legally Blond 2″, et gare à qui critique ma culture cinématographique, je fais aussi du TKDO !)

Alors c’est comment un salon de coiffure chinois ?

Tout d’abord c’est facile à repérer, devant leur pas de porte ils ont tous 1 ou 2 cylindres bariolés qui tournent et sont rétroéclairés la nuit. Je ne sais pas vraiment pourquoi ils ont tous ça, sûrement un moyen de se faire remarquer des passants…

J’arrive donc dans le salon choisi. Rapide tour d’horizon après l’habituel “Huanying huanying !” (”Bienvenue !”), au moins 5 jeunes filles en veston violet assises à côté de la porte, chacune à tour de rôle se lève pour attendre et accueillir le prochain client.

La jeune fille en veston violet qui m’a ouvert m’accompagne jusqu’à la table de shampoinage. Et oui, veston violet = shampoineuse (que des filles), et visiblement seuls les hommes coiffent…
Pour le shampoing, pas de grand lavage à l’eau, on ajoute de l’eau au fur et à mesure qu’on ajoute le shampoing. Le mieux à ce moment là, c’est le massage du cuir chevelu… Vous êtes détenduuuuuuu….
C’est aussi le moment que choisi le manager du salon, en tenue de sport, pour venir me parler. Il ne parle pas anglais, et c’est tant mieux :) Je sors mon chinois en toute circonstances, avec ou sans shampoing sur la tête ;)

Puis passage au rinçage, non pas assise mais allongée. Eau juste à la bonne température. Après quoi, serviette sur la tête, je retraverse la moitié du salon pour m’installer devant une nouvelle table de coiffure. Le manager m’apporte mes affaires restées sur la précédente. Et cette fois c’est un jeune homme qui s’occupe de mon cas. Pas de veston violet, tenue de ville, visiblement le statut est différent… Mais il n’est pas tout seul à s’intéresser à mes cheveux.
Alors que les autres employés du salon s’amusent, chantent ou encore passent un tête derrière la table à coiffure pour voir comment ça se passe avec la “Faguo” (la française), le manager, dont le portrait est affiché par ailleurs, semble décidé à porter toute son attention sur ma tête. Il revient toutes les 5 minutes voir si tout se passe bien, bizarrement je suis la seule cliente à bénéficier d’un tel traitement :] On n’en vient même à parler loyers, des différences entre la Chine et la France, Shanghai et Paris, une vraie causette de salon ;)

Je venais juste pour un rafraîchissement, et sachant qu’habituellement les coiffeurs chinois ont la main lourde sur les ciseaux, j’ai demandé qu’on ne coupe qu’un centimètre. Je croise les doigts…

Et là, attention, le mode opératoire diffère légèrement par rapports à nos habitudes. Avant même d’avoir touché à ces ciseaux, le coiffeur me sèche les cheveux ! Et oui c’est comme ça en Chine. On coupe les cheveux à sec !
Et c’est seulement une fois le broching fini, seulement une fois que les cheveux sont bien raides qu’on les coupe. Juste une touche d’eau vaporisée pour les humidifier de temps à autres.
La touche finale, effilage. Et voilà !

On me raccompagne au comptoir où le manager nous attend. Durant tout mon parcours, j’aurais été suivie par une feuille sur une plaquette violette (attention aux coordonnés :] ) sur laquelle le coiffeur inscrira le montant total du service : 15 yuans !! 1,5 euros !! Pour 40 minutes de shampoinage, massage, coiffage et bavardage !!

Bien sûr ils me souhaitent de revenir, pourquoi pas après les fêtes du Nouvel An ?, me proposent-ils. Je leur explique alors que ça fait 5 mois que je ne suis pas allée chez le coiffeur… mais à ce prix là, je pourrais peut-être augmenter la fréquence… Vous en pensez quoi ?

Avec des cheveux tout raides comme ça, manque plus que les yeux bridés et on dirait une vrai chinoise, ou presque…