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C’est la rentrée… mais il y a encore de l’espoir !

12 septembre 2005

C’est la rentrée !
Après un an à ne faire que du Chinois, j’attendais ce moment avec impatience. Enfin je vais pouvoir reprendre les cours techniques. Bon certes ce sera en Chinois, ce ne sera pas facile mais j’ai vraiment trop hâte de revenir à mon domaine de prédilection.
Attention Céline, point trop de précipitation, faudrait pas croire que la rentrée à Jiaoda (SJTU) ce soit aussi facile que ça…

Tout d’abord, signe annonciatieur de rentrée : alors que les drapeaux (ou chiffons) colorés battent au vent sur le campus au rythme des valises des élèves qui viennent trouver ou retrouver leur chambre universitaire, à l’extérieur du campus c’est le vendeur de vélos en particulier qui fait le plein.

Les nouveaux élèves se pressent autour des cargaisons de vélos tout neufs qui occupent non seulement la devanture du vendeur, mais aussi tout le coin de la rue qui, comme de par hasard, fait juste face à l’entrée du campus…
Bien sûr, le marchand de vélos s’est vite fait rejoindre par le vendeur de lampes et multiprises.

Tous sont tellement affairés qu’ils en “oublient” de ramasser les papiers d’emballage qui s’amoncellent au milieu des pavés utilisés pour la rénovation du trottoir, pas facile de se frayer un chemin dans le grouillement général…

Mais pour nous, la rentrée, elle se prépare depuis déjà une bonne semaine.
Nous étions toutes contentes quand, dès le premier dimanche suivant notre retour, notre cher professeur GU du département international nous a donné par téléphone les noms de nos 2 professeurs supervisor qui seront chargés cette année de nous suivre notamment dans le choix de nos cours. Mais la joie fut de courte durée. De très courte durée.

Certes nous avions les noms de nos supervisors, et notre mission était de les contacter pour qu’ils nous aident à choisir nos cours. Sauf que, nous n’avions que les noms en pinyin en non pas en caractères chinois.
A moi donc les joies des recherches avec l’ami Google pour débusquer le bon professeur Yang S. de SJTU qui, fort heureusement pour moi, a publié un papier mentionné sur Internet et sur lequel figure son adresse email.

Ni une ni deux, me voici à envoyer, avec mon plus beau chinois, un mail de présentation de mon petit cas à mon futur guide dans les méandres de l’administration de Jiaoda.

Le lendemain matin, une réponse m’attends déjà. Nous sommes lundi 5 septembre, et je vais pouvoir rencontrer mon supervisor dès ce matin pour en savoir plus.

Entre temps, Marieke avait dégotté sur Internet le site du département d’Electrical Engineering avec la page comportant les noms de chaque professeur, en caractères chinois cette fois. Une simple correspondance sur les emails, et j’obtenais les coordonnées complètes de mon supervisor. On avance, on avance !

C’est une chose qui peut être utile à savoir : ici tous les départements ont chacun leur site en http://[nom-du-département].sjtu.edu.cn. Autant vous dire que nous n’avons pas mis longtemps avant de trouver celui du département de Sécurité de l’Information auquel nous “appartenons”, un sous-département de l’Electrical Engineering.

Justement, celui-ci présente une liste de cours pour les élèves en master (les shuoshi yanjiusheng) du département. J’ai juste le temps de parcourir cette liste encore un peu obscure…

… que déjà je dois partir pour retrouver mon supervisor. Avant cela j’ai repéré grosso modo dans quelle partie du campus se trouvait le bâtiment. Donc grosso modo, c’était… loin. Il faut dire qu’entre mon départ et mon retour de vacances, la taille du campus a doublée, et mon supervisor me donne rendez-vous ni plus ni moins que dans la partie du campus la plus éloignée, où je n’avais encore jamais mis les pieds.
Donc hop, je prends le parti de m’acheter un vélo, et en route à l’aventure !

Le temps de demander à 2 étudiants de passage où se trouve le bâtiment 1 du département, et me voilà… à poireauter… Coup de fil au supervisor qui m’a gentiment laissé son numéro de portable. Ah il arrive !
20 bonnes minutes plus tard, après un accueil des plus sympathiques, avec même petite présentation auprès des étudiants présents, je vais vite déchanter.
J’ai beau expliquer mon cas à ce professeur jovial qui a toute la meilleure volonté du monde, il ne comprend pas d’où je viens, ne connaît pas de professeur GU censé l’avoir appelé 2 mois plus tôt pour l’avertir de ma venue.
Pire, quand il appelle le bureau du département, il m’annonce que je n’existe pas pour eux, ni mon nom ni celui de Marieke ne figurent quelque part, à aucun moment n’est fait mention d’étudiants français dans le département.

Moment de solitude… Moment de solitude…

Nous faisons alors tout pour contacter les 2 ou 3 personnes que je connais au département international que mon supervisor semble découvrir (de mieux en mieux), mais loi de l’emmerdement maximal oblige, personne n’est là pour nous répondre.
Finalement je le quitte en promettant de contacter les bonnes personnes à la School of International Education (département international qui s’était chargé de nous lors de notre année de chinois).

Bien sûr, une fois rentrée et la déconvenue racontée à Marieke, plus qu’une idée en tête, ça va remuer dans les brancards ! Télécom Paris, le Paris Tech, professeur Gu, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire par mail, tout le monde est mis au courant de la situation qui nous accable…
Dans la journée même, nous avons alors senti un regain d’intérêt envers nos petites personnes. Bien sûr côté français on nous a très vite répondu, mais plus étonnant, vers 19 heures Gu m’appelle sur mon portable pour me dire qu’il s’occupe de tout, puis à 20 heures c’est mon supervisor qui m’appelle.

Au final je ne suis pas plus avancée sur ce qu’on me demande pour cette année, mais j’ai pour objectif d’envoyer un nouvel email à mon supervisor lui précisant mon parcours jusqu’ici (histoire qu’il cadre le personnage) et les cours que je souhaiterais suivre, afin qu’il puisse m’aider à choisir en vue de mon inscription aux-dits cours le dimanche suivant.

On avance, on avance !

S’en ai suivi une période d’intense errance sur le net, à la recherche de cours qui à la fois m’intéresseraient et seraient effectivement programmés.

Repartant des listings imbuvables de cours du département, j’arrive tant bien que mal à obtenir la traduction de l’intitulé des cours grâce aux liens proposés menant vers…


http://www.gschool.sjtu.edu.cn/new/student/tplan/frame1.asp?sub=[code-cours]

… le descriptif du cours, qui la plupart du temps offre cette traduction.
Par contre pour l’abstract en anglais, il faudra repasser…

Pour les autres, il faudra se contenter d’un bon dictionnaire en ligne.

Tous les cours en fait sont référencés par un code, et il suffit d’aller à l’URL indiqué à gauche pour obtenir le descriptif du cours.

Ensuite la question est : mais ces cours sont-ils vraiment ouverts ?

Grâce à l’expérience de Maxime qui était passé par les mêmes étapes l’an dernier, je savais que lire le nom d’un cours marqué pour le semestre d’automne ne signifie pas pour autant que celui-ci est effectivement programmé.

Du coup, il faut aller sur un autre lien, remplir un formulaire avec le département, le niveau de l’étudiant et le campus, et on obtient cette fois les cours effectivement programmés, à quelles semaines, où et quand, et même le nom du prof !

On apprend alors beaucoup.
Que chaque département à un code identifiant à 3 chiffres, que certains départements ne proposent pas de cours ou que le vôtre en propose en tout et pour tout 5 sur un semestre. On découvre aussi des cours dont il n’était pas question sur la liste des cours proposés auparavant mais qui semblent pourtant proches du domaine.
Alors on se pose des questions, on doit rechercher des traductions, et il faut arriver à faire un emploi du temps qui se tient avec tout ça… bref on y passe un temps fou, sans pour autant être sûr que ce qu’on fait sert bien à quelque chose…

D’ailleurs justement, quand j’en ai eu fini de démêler les fils anglo-chinois et de rapporter le tout, calmement, à mon supervisor, je n’ai eu pour toute réponse qu’un autre appel de sa part sur mon portable dans la soirée du vendredi : il ne sera pas disponible avant 10 jours, il faut que j’aille m’inscrire aux cours dimanche 11 septembre, et j’en parlerai avec un autre prof si j’ai des questions, ah et puis, oui, il a bien reçu mon mail mais de toute façon pas la peine d’espérer le moindre cours en anglais.

…2ème moment de solitude…

Arrive dimanche 11 septembre.
AAAH, je vais enfin pouvoir m’inscrire dans des cours. Bon je sais pas encore combien, je sais pas encore lesquels parce que je doute fortement de l’authenticité des informations en ligne, mais finalement avec Marieke, nous nous motivons à bloc pour affronter ce dont nous avions eu un avant-goût l’an dernier, CA :

Tout ça pour au final retrouver professeur GU (encore lui…) qui nous dit que, vu que nous ne sommes pas là pour obtenir le diplôme, nos noms ne figurent nulle part, donc ça ne sert à rien de vouloir s’enregistrer, il n’y a rien à enregistrer.
“Demain, demain il faudra aller au bureau de votre département, au bâtiment 9″. Pour ceux qui suivent, c’est juste à côté de notre résidence étudiant au numéro 8… nous qui avions toujours cru que le bâtiment décrépi à côté était un autre dortoir, nous découvrons médusées qu’il s’agit de notre département.

…3ème moment de solitude…

Puis moment d’énervement… un peu quand même. Marre des dimanche matins à se lever à pas d’heure pour rien, marre de se faire trimballer du bureau A au bureau B avec des sourires qui ne vous avancent à rien, marre de devoir à chaque fois expliquer qui nous sommes, d’où on vient et pourquoi on n’est pas comme les autres. NOUS, ON VEUT DES COURS.
C’est quand même simple.

Mais bon, on avance, on avance.
On ne sait pas trop où, mais on avance.

Nous voilà donc ce matin. La nuit nous a remotivées.
Nous voici prêtes à affronter le verdict du bureau 101, bâtiment 9.
Entre temps, alors que nous étions au comble du désespoir en constatant la fermeture définitive de notre chère 'DVD place' (remplacée par un autre coiffeur au titre de la lutte contre le piratage, pfff) nous avons réussi à nous en procurer grâce à Danjie et ses bonnes adresses sur Xujiahui, et le typhon Khanun est passé (nous avons d’ailleurs évité la saucée de justesse) et nous y avons survécu, plus d’eau et de vent que de mal.

Alors comment ne pas reprendre espoir avec tout ça ?

Ce matin, la dernière épreuve consistait à franchir la rivière nouvellement formée pendant la nuit et à nous rendre gaiement vers le bâtiment 9.

Le bâtiment est un peu glauque, mais pas de doute, la traditionnelle plaque dorée l’indique, ici se tient le bureau le plus isolé du monde, celui du département de Sécurité de l’Information de Jiaoda.

Après l’attente et le blabla de présentation que nous connaissons maintenant par coeur, enfin notre sauveuse apparut sous les traits de Mme PENG, qui nous a remis à Marieke et moi, les fameux biaoke, comportant :

- la liste des cours du département

- et leurs programmations

Bon en fait, ça c’est celui du département d’électronique, parce qu’il nous a fallu faire la même démarche pour chacun des départements qui proposent des cours que nous souhaitons suivre.
Bref, une journée à se balader dans tout le campus, qu'il est grand le campus et que personne ne sait comment il est foutu…
Mais en fin de compte, nous y sommes arrivées, ce soir chacune de nous a pu faire son propre emploi du temps avec des informations un peu plus fiables que celle du net, même si pas tellement plus précises quant aux contenu des cours.

Maintenant, il ne nous restera plus qu’à expliquer à tous nos professeurs pourquoi nous venons à leur cours et comment ils doivent faire remonter nos notes à l’administration. Encore quelques moments de solitude en perspective, mais on tient le bon bout, enfin ! Merci d’ailleurs à Sébastien, notre grand pionnier, qui nous a rassurées : Ca se passe comme ça, à JiaoDa !

Comme quoi, c’est la rentrée… mais il y a de l’espoir ;)

Premier cours mercredi ??? (promis si je vous en parle l’article sera moins long :| )

Campus, Bâtiment 8. Nooon, pas le 1er étage !

9 septembre 2005

Ca y est, j’ai franchi le pas.
Déjà avant de rentrer en France nous avions pris la décision de quitter notre merveilleux appartement en dehors du campus pour réintégrer celui-ci à la rentrée. Et bien c’est chose faite, enfin presque…

La décision n’a pas forcément été facile à prendre. C’est qu’ils risquent de me manquer tous : eau potable courante, radio dans la cabine de douche, et dolby surrond, sans compter sur cet espace de liberté sans avoir d’autres comptes à rendre qu’une enveloppe de billets tous les 3 mois à son propriétaire. Oui mais voilà, cette liberté avait un prix que je ne peux plus assumer… snif ;(

Heureusement pour moi, j’ai pu me rappeler au bon souvenir de l’administration de l’université pour leur faire part de mon souhait de retrouver une chambre sur le campus au titre de la bourse dont je jouis.
J’ai sûrement eu le nez creux en envoyant ma requête par email courant août dans un chinois quasi-parfait (hum… hum…), car quand nous sommes arrivées à l’administration de l’université la semaine dernière (moi un peu stressée car n’ayant pas eu de réponse au superbe email…) on nous a dit qu’il n’y avait pas de problème, que nous allions bien avoir chacune une chambre (ouf !) dans le bâtiment 8 des étrangers (quoi ?!). Et oui, le bâtiment 10 réservés aux étudiants étrangers de niveau master qui nous était déjà refusé l’an dernier (étudiantes en chinois intensif, nous n’étions pas encore considérées comme des masters) ne dispose pas de chambres disponibles pour le moment (argh, peut-être aurais-je dû envoyer le superbe email courant juillet ?).

“Mais il s’agit d’une solution temporaire.” nous dit-on, “on vous avertira dès qu’une chambre sera disponible dans le bâtiment 10″. En attendant, nous aurons chacune une chambre dans le bâtiment 8, qui n’offre pourtant que des chambres doubles à notre connaissance. “Elles sont très spacieuses, vous verrez !”, bah oui on s’en doute… “Si, si, vous serez au premier étage” (= rez-de-chaussée en Chine, la numérotation commence à 1 au RDC), et là… c’est le drame…

AAAAAAAAAAARGH, non, PAS LE 1ER ETAGE !

Ceci est un conseil à toute personne aménageant en Chine : n ‘acceptez jamais d’appartement situé au 1er étage sans le visiter au préalable.
Vous allez comprendre pourquoi…

Depuis mardi dernier donc, je commence à déménager mes quelques affaires vers mon nouveau lieu de résidence.
Certes, outre le loyer que je ne sentirai plus passer tous les mois, vivre sur le campus, notamment en tant qu’étranger, présente quelques menus avantages.

Déjà relativement confortables pour 2 personnes, les chambres doubles sont plus que supportables à se partager pour soi tout seul !

C’en est presque à se sentir gêné vis-à-vis des étudiants chinois qui ne peuvent espérer obtenir une chambre individuelle qu’une fois en doctorat (4 par chambre en bachelor, 2 en master, 1 en doctorat).

Du coup, je me retrouve avec un double-lit (association ingénieuse de 2 lits dissociés de base) ce qui va me permettre de rentabiliser toute la surface des couettes que j’ai achetées l’an dernier, youhou :)

De même le bureau voit double !

Je vais donc pouvoir aménager un espace dédié à ma babasse flambant neuf tout en laissant un petit coin où je pourrai à l’occasion travailler un peu ;)

Idem pour les placards.
Ca tombe bien, depuis l’an dernier j’ai accumulé 2, 3 babioles…

Je pourrai profiter de la salle de bain privée autant de temps que je le voudrai, surtout que je ne paie pas l’eau ;)

Bon bien sûr il n’y a toujours qu’une TV , qu’un téléphone et qu’un frigo, mais même là je suis bien servie car j’ai mon mini-frigo Haier tout neuf !
D’autant plus qu’ils l’ont choisi économique en énergie consommée, ce qui est bien, d’abord pour la Planète, et pour mon porte-feuille car je paierai l’électricité au-delà d’une certaine consommation.

Ajoutons à cela le service de laverie juste sur mon palier, le petit jardin à l’entrée, le parking à vélos réservé au bâtiment, la navette gratuite du campus qui s’arrête juste à la porte, et la boîte aux lettres vivante qui vous appelle si vous avez du courrier, que des points positifs, n’est-ce pas ?

Logo Haier

Et bien non, justement, je n’oublie pas pourquoi j’avais fait le chemin en sens inverse en novembre dernier…

Logo Haier détourné ;) points négatifs

Tout d’abord, la permission de minuit…

Pour peu qu’on revienne du centre ville (mini 1 heure de trajet) d’une soirée sympa, on s’oppose au risque de trouver porte close après minuit. Pour réintégrer sa chambre, pas d’autre moyen que de sonner, ce qui réveillera la Ayi (nom donné aux femmes de services) de garde. Une fois passera, 2 fois passera, 3 fois… bonjour les dégâts !

Deuxièmement, la sécurité à la limite de la paranoïa…

Pas le droit d’héberger qui que ce soit, et tout visiteur devra montrer patte blanche à l’entrée.
Je me souviens encore des premiers congés que nous avions pris en octobre dernier : il nous avait fallu donner nos numéros de portable, notre destination et notre date de retour, à l’accueil du bâtiment, au moment même où nous en sortions affublées de nos sacs de voyage.

De même, les Ayi ne se gênaient pas pour aller voir où en était l’avancée de notre déménagement l’an dernier. “Ah au fait, vous regarderez, vous avez laissé quelque chose dans le tiroir en bas”, bah vous gênez pas pour fouiller dans mes affaires en plus !

Récemment, ils sont mêmes passés au cran supérieur en installant 2 caméras à chaque étage !

Il faut dire que jusque là, ça restait possible de déjouer la vigilance de nos gardiennes à l’aide de sourires mêmes pas forcés, d’opportunisme quand l’ayi est absorbée par une quelconque activité, ou de solides bras et jambes pour escalader la façade ;)

Enfin là pour le coup, avec les caméras, ça devient tendu…

Autant de points négatifs qui viennent largement contrebalancer les positifs. Au moins, à être dans le bâtiment 8, on gagne une heure de couvre-feu sur le 10 ce qui est déjà énorme :) Et oui, dans le 10, ce qui nous attend c’est le bâtiment pour filles, qui, à ce titre, ferme à 23h…

N’empêche, même si je dois ruser avec les ayi pour rentrer un peu plus tard, si je dois perdre mon lit kingsize et mon bureau présidentiel, je crois bien que dès qu’on me proposera le bâtiment 10, j’irai sans plus attendre ! Pourquoi ? Parce que tant que je serai au 1er étage du bâtiment 8, je vivrai tous les jours avec ça :

Il se trouve que dans quasiment tous les immeubles, le 1er étage (et parfois quelqu’uns au-dessus aussi) n’a que des fenêtres à barreaux comme celle-ci ! Géniale la vue au réveil :\

Je vous assure pourtant je n’ai rien fait de mal :(
Mais là je vous avoue que ces barreaux en plus du reste, il ne me manque plus que le pyjama rayé et je me crois définitivement en prison !

Je n’ai plus qu’à échaffauder des plans machiavéliques pour me défaire de cette surveillance un peu extrême. Le 1er c’était l’idéal pour pouvoir rentrer tard sans réveiller personne, mais avec les barreaux c’est fichu.
J’ai bien pensé à escalader jusqu’au 2e et redescendre en catimini, mais ça fait 4 caméras à maîtriser.
J’ai songé aussi à scier légèrement 1 ou 2 barreaux que je n’aurai plus qu’à escamoter pour entrer et sortir à ma guise.
A moins que la meilleure solution ne soit qu’on m’envoie des douceurs de France, chocolat Côte d’Or par exemple ;), afin que je puisse soudoyer les ayi contre un oubli malencontreux de fermeture de la porte de service.

Enfin, vous comprenez mon problème maintenant, et aussi le conseil que je vous donnais plus haut ;)
Sans compter que je ne pourrai probablement pas avoir l’ADSL dans ma chambre avant fin septembre !Privée comme je le serai de toute liberté physique et internetique, il est bien normal que je prenne mon temps pour déménager et que je profite de mes derniers instants dans notre appartement.

Bientôt je n’aurai plus pour me consoler que mon lit kingsize,… et le chocolat et les oranges que vous m’aurez envoyés ;)

Ma banque chinoise et moi

1 septembre 2005

A l’occasion de mon retour en France, beaucoup de personnes m’ont demandé comment je m’y prenais pour récupérer l’argent de mon compte français. Si jusqu’à présent je sortais banalement que j’arrivais à bien me débrouiller avec ma carte bancaire (merci ma VISA) au prix de commissions parfois grinçantes, je vais peut-être bientôt pouvoir me targuer de réussir à faire des virements de la France vers la Chine !
Mais avant que je vous explique ça, reprenons par le début…

Tout a commencé l’année dernière.

Au moment de mes démarches de renseignement sur le programme d’étude, j’avais été avisée que la bourse que j’allais recevoir tous les mois allait entre autres s’accompagner de l’ouverture d’un compte bancaire chinois par les soins de l’université. En septembre dernier, j’arrivai donc tranquille de ce côté, n’ayant eu aucune démarche particulière à entamer.

Naturellement, les éléments concernant l’ouverture de mon compte ne m’ont pas été donnés dès mon arrivée à l’université. Heureusement que j’avais pris les devants en arrivant avec quelques Traveler Cheques (que je déconseille car ils sont pris uniquement par la Bank of China d’après mon expérience) et un peu de liquide, et que l’université avait prévu de nous donner notre premier mois de bourse en liquide à notre inscription. Sans compter ma VISA qui, elle, est acceptée quasiment partout, au contraire de la MasterCard, refusée quasiment partout ! Malheureux détenteurs de MasterCard, pour vous point de salut ailleurs que dans les HSBC de Shanghai…
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Mon campus (2) A bicyclette

11 mai 2005

La Chine c’est le paradis du vélo, et sur [p2p type="id" value="352" text="un campus aux dimensions pharaoniques” attributes=”target=’_self’”, mieux vaut avoir son deux-roues : ça, tous les étudiants l’ont bien compris !

Des marchands de vélos à tous les coins de rue, des vélo standards à partir de 250 yuans (25 euros), des pistes cyclables de chaque côté des rues et aussi larges que les voies pour automobiles, des chinois à vélo qui pullulent de partout… aucun doute, ici la petite reine a trouvé son royaume !

Rien d’étonnant à celà : quand on connaît la superficie d’une ville telle que Shanghai (6200 km², la moitié de l’IDF), qu’on sait que la plupart des chinois n’ont vraissemblablement pas les moyens de s’offrir une voiture (ou tout simplement n’ont pas envie de risquer leur vie… autre sujet…), et que ces mêmes chinois cherchent à tout faire le plus vite possible, alors quoi de plus naturel de voir déambuler tous ces vélos dans le centre ville comme en périphérie.

Aussi, à notre arrivée sur le campus en septembre dernier, nous avions bien compris que pour ne pas perdre trop de temps dans les 190 ha de notre campus, nous devions nous procurer au plus vite un vélo, à Rome fait comme les Romains, n’est-ce pas ;)
Ni une ni deux, à peine 2 jours à Shanghai et nous avions chacune notre 2-roues. Sur les conseils de nos amis, nous pensions en trouver d’occasion pour ne pas trop susciter l’envie…, mais quand nous avons évoquer l’idée, on nous a gentiment ri au nez, “autant en acheter un neuf” nous a-t-on suggéré. Depuis ce jour, Marieke et moi en sommes chacune à notre 4ème vélo pour des raisons diverses de vol, qualité douteuse, etc…

Le vélo standard est en général un vélo de route, quoique les VTT ici bas ne sont pas si rares, et est équipé :

  • de l’indispensable panier pour y mettre les courses et un peu de tout,
  • du porte-bagage pour transporter ses amis parce que c’est quand même plus confortable que le garde-boue,
  • de la béquille sinon ça tient pas debout,
  • de l’antivol type mâchoire sur la roue arrière, que si tu le mets pas et que tu pars 5 minutes, y’a plus de vélo du tout
  • de l’antivol supplémentaire, à mettre en sus du premier dès que le vélo sort d’un endroit sûr (campus, résidence), facilement escamotable, il ne sert à rien du tout, si ce n’est à décourager les filous
  • de la sonnette, que les chinois utilisent sans modération, en chinois “dring dring” ça signifie “attention, j’arrive barrez-vous !”

Pour les marques, les téméraires trouveront des Giant (et prendront un 3ème antivol), les autres trouveront l’immanquable Forever, dont on aimerait justement qu’il dure forever - je sais je l’ai déjà faite, mais elle est trop bonne ;)

Voilà donc ce que quasi tous les étudiants utilisent quotidiennement pour se déplacer dans le campus (sauf les sud-coréens qui eux s’offrent un scooter, ouh les fainéants :) ). Et mine de rien, dans un campus comme SJTU, il y en a beaucoup des étudiants, et ça fait beaucoup de vélos !

Allez je vous emmène faire un tour sur le porte-bagage de mon dernier Forever en date, restez bien accrochés, ça se bouscule dans les allées de mon campus !

Premier passage obligé pour faire un tour à vélo dans le campus : passer l’entrée principale.

Depuis février dernier, des gardiens sont postés de chaque côté de l’entrée et contrôlent scrupuleusement toute personne qui entre ou sort du campus. On comprendra donc qu’ils fassent stopper les véhicules à moteur, mais figurez-vous qu’ils prennent aussi un malin plaisir à faire descendre chaque cycliste juste pour le moment où celu-ci doit franchir la ligne d’entrée/sortie.

Autrement dit, on descend 5 mètres avant la ligne et on remonte 5 mètres après, le jeu consistant à savoir profiter de l’inattention momentanée des gardiens assoupis sous leur parasol pour filer sans demander son reste, et en évitant de se poser des questions sur l’utilité d’une telle mesure…

Pas de chance, il nous a vus… Vous êtes bien réinstallés ? Bon alors on continue :)

Dans le campus, il y a vraiment des vélos partout ! Des vélos qui roulent bien sûr dans les allées, mais aussi des vélos parqués deci delà près de tous les lieux de vie de l’université. Ci-contre l’un des nombreux parcs à vélo des résidences étudiantes…

Et quand tout ça se retrouve dans les allées aux heures de pointe, mieux vaut être cramponné et garder son sang froid ! Ca tombe bien, vous êtes en sécurité, je suis une pro du slalom d’urgence :)

Il faut dire qu’ici il y a de quoi pratiquer… les règles de circulation sont quasi-inexistantes et les chinoises surtout sont de vrais dangers publics…
Dites-moi si vous repérez une chinoise sur un vélo : en cas de panique, tout ce qu’on peut en attendre c’est… qu’elle panique… elle va foncer droit dans l’obstacle = moi, sans freiner (bon faut dire que son vélo n’a plus de frein…) ni même dévier (c’est trop lui en demander).

Ouf c’était moins une, mais on a réussi à éviter le pire, merci de l’alerte ;)

Nous voilà donc au bâtiment de cours qui nous concerne, il nous a fallu 10 minutes pour y arriver, sachant qu’on est parti d’en face de l’entrée…

Là, attention. Si vous voulez éviter de vous faire appeler Liu (oui bon Léon ça n’existe pas en chinois) par l’agent de service dédié au parking à vélos, vous avez intérêt à bien le ranger comme il faut, bien aligné surtout, et pas question de créer de nouvelle rangée tant que la première n’est pas complétée…

Antivol mâchoire bouclé ? Ok, je vous laisse un peu j’ai cours là, allez faire un tour, le campus est grand :)

Voici ce que vous pourrez voir justement en faisant un tour dans le campus.
Une station service vélos :)

L’indispensable tuyau de gonflage naturellement, mais également un véritable atelier en plein air pour réparer tous les bobos que votre cher bicyclette peut attraper. Pas cher et pratique, il y en a plusieurs comme ça dans le campus à débusqer, de quoi s’occuper pendant que je suis en cours ;)

Fini les cours, je vous retrouve, et mon vélo avec vous :)

Oui enfin… il faut quand même que je trouve où ils ont encore bien pu déplacer mon vélo… avec leur satanée manie de toujours vouloir tout aligner, ils les déplacent et on les retouvent plus…

Ah enfin ! le voilà…  en sandwich entre une sorte de croisement de vélo et de scooter (probablement un de ces nouveaux vélos à moteur) et un VTT.

Oui, en sandwich, c’est le mot.

Mon vélo est tellement serré à l’avant et à l’arrière que je ne peux même plus y accéder ! Et toute la rangée est comme ça !

Encore heureux que le mien est au bout de la rangée, aux grands mots les grands remèdes : on va soulever le vélo d’à côté pour prendre le mien ! Vous m’aidez ? ;)

Voilà on est repartis ! Vous avez pu avoir un aperçu de la vie de vélo sur le campus de SJTU. Remarquez qu’en période de cours comme aujourd’hui, les vélos ont l’occasion de bouger un peu, de se faire déplacer, de rouler, se faire coucounner. Mais quand c’est les vacances ou le week-end, tous les étudiants quittent le campus pour rejoindre leur famille, et laissent leur vélo tout près de l’entrée du campus, ce sont alors des centaines de vélos qui s’entassent, bien alignés forcément, inanimés, en attente du retour de leur propriétaire…

Parking à vélos à l'universitéParking à vélos à l’université
Pin It Parking à vélos à l’université

Yess ! On l’a eu cette fois, le gardien ne nous a pas vu venir tout occupé qu’il était avec le car qui arrive. On vient de lui filer sous le nez !
J’espère que le porte-bagage n’était pas trop désagréable. Enfin bon, je vous ai déjà épargné de porter l’ombrelle au-dessus de ma tête pour me protéger du soleil comme font les chinoises. A Rome comme les Romains, mais pas pour tout quand même, le soleil c’est quand même bien agréable, comme ça en s’en allant de bon matin, en s’en allant sur les chemins, à bicyclèèèèèèèteuh  ;)

Les beaux jours reviennent… et le basket aussi !

2 avril 2005

Notre professeur de chinois nous l’avait annoncé, les beaux jours à Shanghai reviennent avec le mois d’avril, et à SJTU, quand les beaux jours reviennent,… les ballons oranges fleurissent sur des terrains de basket bleus !

Déjà à la rentrée de septembre et jusqu’à fin novembre l’an dernier, avec Marieke nous avions pu écumer tous les terrains de basket de SJTU, et il y en a beaucoup, pour notre plus grand bonheur ;)

Car à SJTU Minhang, il y a le lot de vieux terrains de basket - au moins 5 terrains chacun avec leurs 6 paniers toujours plus ou moins en service…

Et il y a aussi le lot de terrains récents (au moins 4 terrains par là encore) où déjà on avait penché pour la couleur bleu, …

Et enfin le lot de terrains flambant neuf, où le bleu est définitivement dominant pour 4 terrains avec sol amortissant… mais que demande le peuple ? le service de boisson peut-être :)

Donc avec tout ça, forcément avec Marieke, on a souvent eu l’occasion de se faire remarquer par les hordes de basketteurs chinois qui se défoulaient à l’occasion quand il faisait beau l’automne dernier : nous étions les seules demoiselles à jouer sur les terrains, qui plus est bien évidemment étrangères, et à pas trop mal se débrouiller… plus de 12 et 15 ans de basket derrière soit, ça laisse des traces ;)
Du coup nous avions eu l’occasion de nous faire des potes chinois avec qui nous jouions régulièrement. D’ailleurs ici le plus drôle c’est le processus pour faire connaissance :

  • on joue plus d’une heure ou deux ensemble,
  • puis “waouh vous jouez bien, vous venez d’où ?”, ce à quoi la réponse surprend toujours. Non ne sommes ni Américaines, ni Russes, nous sommes Françaises, vous savez le pays super romantique…
  • puis “c’est quoi votre spécialité ?”, alors là, le “Sécurité de l’information, télécom, informatique” ça laisse souvent pantois :)
  • avant de nous demander notre nom, puis enfin le numéro de téléphone, avec parfois de bonnes surprises ;)

Mais quand l’hiver est arrivé, plus moyen d’utiliser tous ces terrains d’extérieur, et le gymnase était en travaux, alors pour garder une activité sportive nous avons dû nous réorienter, natation pour Marieke, tkdo pour moi.
Mais quand on est des vraies basketteuses comme nous, on reste frustrées tant qu’on tape pas la baballe…

Et là, pouf, fin mars le soleil refait surface !
Et, alors que nous avions déjà repris le chemin des terrain pour retrouver toutes nos sensations, voici qu’un beau jour on me contacte sur mon portable, numéro inconnu…

  • “Wei ? (Allo en chinois)
  • I’m a foreign student at SJTU
  • ok… (mais comment tu connais mon numéro toi ?)
  • I know you like to play basketball
  • Sure ! (ah ok, je comprends comment tu as eu mon numéro…)
  • would you be interested in joining our team and practice ?
  • Of course I would be !”

Bien sûr Marieke aura reçu le même genre de coup de fil, et c’est ainsi que nous avons été conviées à rejoindre l’entraînement des étudiants étrangers de SJTU, cool ! Mais pourquoi une équipe d’étudiants étrangers, c’est une constante ici, pour tous les sports, chaque département de l’université à son équipe exclusivement composée de Chinois, les étrangers doivent s’organiser entre eux, mais quand ceux-ci suivent les cours dans les mêmes départements que les Chinois… un peu dommage non ?

Bref nous nous rendons donc à l’entraînement, et nous comprenons que cet assaut téléphonique était dû à l’approche imminente du tournoi de printemps que l’université organise, chouette on va enfin jouer pour de vrai !
Bon l’entrainement était déjà des plus comiques. Notre fière équipe filles étrangères se composent de nous 2 françaises, d’une japonaise et de taïwanaises, donc logiquement langue internationale adoptée… LE CHINOIS, pourquoi toujours l’anglais non mais c’est vrai quoi ?!

Nous on aurait peut-être quand même préféré, parce que pour expliquer à nos coéquipières relativement débutantes les exercices que nous pensions faire, on a dû ressortir toute notre pédagogie basket, nos mains, nos pieds, et notre petit bagage de chinois pour tenter de ne pas craquer… ah le criss-cross expliqué en chinois, ça donne…
Enfin nous avons réussi à faire 2 ou 3 choses, parfois avec l’aide des garçons qui gèrent à la fois le basket ET le chinois.

Et il fallait bien qu’on se comprenne, car le lendemain, premier match du tournoi. Ici ce tournoi est super important, beaucoup plus que nous l’avions supposé. Les équipes s’entraînent toute l’année pour ça, et nous nous arrivons avec 1 entraînement en équipe pour le premier match, stressssss un peu quand même, car le public est là !

Le temps de s’échauffer, le tension monte, et le soleil tape. Toute l’équipe s’est rassemblée, et naturellement les garçons sont venus en nombre nous supporter, enfin peut-être surtout aussi parce qu’ils jouaient après ;)

On répète les mouvements qu’on aimerait bien pouvoir réaliser pendant le match qui va suivre, ah les adversaires arrivent, la tension monte d’un cran…
Et bizarrement nous découvrons pour la première fois ces Chinoises qui font du basket. Marieke et moi, nous étions toujours les seules filles sur les terrains. Bon ok, nous avons eu une fois un entraînement avec d’autres Chinoises, mais elles étaient une dizaines à tout casser censées représenter tout le campus, et là il y en avait 10 d’un même département, arborant fièrement leurs maillots rouges numérotés comme il se doit, quand nous avons dû faire les placards pour trouver un maillot foncé…

Autre détail vestimentaire, Marieke et moi sommes les 2 seules filles à porter… des shorts ! Je tiens à rappeler qu’il y avait un magnifique soleil, et sur un terrain de basket, logiquement sans ombre, il fait bien chaud, notamment quand on court un peu, et puis on est basketteuse ou on l’est pas !
Mais aucune autre fille n’aura de short, et je me demande si pour les jeunes filles asiatiques, il est bien décent de se montrer jambes découvertes…

Puis le match commence, et très vite le ton est donné. Nos adversaires savent courir et jouer ensemble, et sont très hargneuses… J’ai eu droit à mon premier coup de boule (involontaire heureusement) droit dans le nez dès la 2ème action, et Marieke aura eu l’immense chance d’être assaillie et d’avoir un statut “privilégié” par les arbitres… Un match loin d’être reposant se profile alors, surtout que nous imaginions jouer 30 minutes grand max, un tournoi quoi… Et bien non, quand nous pensons avoir atteint le mi-temps, il s’agissait en fait du quart-temps, un vrai match quoi, d’où l’intérêt porté par toute l’université. La condition physique pour jouer un match tout terrain à 6 filles, puis 5 (Marieke nous a été enlevée à mi-match), puis à 4 car une de mes co-équipières s’est sentie faible, re-5 une inconnue vertes nous rejoint… face à 10 filles remontées à bloc… bah c’était dur…
Je crois que les spectateurs ont dû m’entendre souffler plusieurs fois, c’est qu’il faut en donner de l’énergie pour coller au score dans de telles conditions ;)

Alors oui, je dois l’avouer on a perdu :(  - 26-30 score final.
Ce qui nous a dégoûté dans l’histoire, c’est quand on a appris que de toute façon, nous aurions beau faire notre maximum, les chinois ne laisseront jamais passer une équipe de basket non-chinoise. Apparemment, il existe une véritable hostilité complètement réciproque entre chinois et asiatiques non chinois. Ajouté à celà les 2 françaises qui se la jouent en short, ils nous attendaient au tournant comme on dit.
Malgré cette ambiance un peu mauvais esprit il faut l’avouer, au coup de sifflet final, à mon habitude, je suis allée serrer la main de mes adversaires, parce que je peux moi aussi être hargneuse sur un terrain, mais finalement, ça reste du sport.
Mes adversaires chinoises étaient pour le moins surprises, mais si ce geste peut faire un peu évoluer l’opinion de quelques personnes à notre égard (moi amie :) ), alors je n’aurais pas tout perdu cette journée.

PS : Merci, (Danke schön ! plutôt ;) ) à Nils pour toutes les super photos du match !