Shanghai - Page 10 sur 17

Céline en Chine II, le retour de la revanche du supense

31 août 2005

31 août 2004, il y a un an jour pour jour je foulais pour la première fois le sol chinois. Depuis j’y ai usé quelques semelles, j’en suis partie le temps d’un été, et m’y voilà revenue pour encore un an ! Histoire de confirmer que je suis bien complètement atteinte, maso ou encore absolument inconsciente…

La Chine ce n’est pas la Lune, mon petit nom ce n’est pas Neil, mais Paris-Shanghai ce fut un pas de géant, juste pour moi d’accord, oui mais quand même :)

Certains préfèreront donc retenir la date du 21 juillet 1969, moi je retiendrai celle du 31 août 2004, au risque de paraître nombriliste ;)

Lire la suite »

Chaud et humide

1 août 2005

C’est la réponse que je donne ces derniers temps quand on me demande comment est le climat du moment à Shanghai, c’est vrai qu’actuellement je n’y suis pas, mais j’ai quand même eu le temps début juillet d’y goûter…

Chaud ?

35°C, c’est ce qu’affichait mon climatiseur lorsque je l’ai mis en route par une belle nuit de début juillet, aux environs de 22h…

On comprend bien pourquoi tous les logements ou presque sont équipés de climatiseurs et combien il est vital de s'assurer de leur bon fonctionnement !

Heureusement, la plupart du temps ces chaleurs sont synonymes de soleil. Alors on patiente en évitant autant que possible de sortir entre 11h et 16h, en transpirant rien qu’à l’idée d’aller se servir un verre ou toute autre substance rafraîchissante.
17-18h, enfin ça devient respirable, on peut sortir pour vaquer à ces occupations en extérieur ! Et parfois, on tombe même sur des petits bonheurs :

Oui mais…

Humide ?

Cécile et Sophie pourraient vous le confirmer, elles ont pu expérimenter lors de leur premier jour en Chine les averses estivales que réserve Shanghai à ses hôtes…

Pas une de ces averses juste pour embêter ou pour rafraîchir l’atmosphère, où l’on peut rester au sec 10 minutes à l’abri d’une cabine téléphonique (n’est-ce pas Cécile…).
Non non, une averse à la shanghaïenne, où quand vous êtes bien trempée et gelée et que vous en avez marre de voir les taxis vous filer sous le nez, vous finissez par crier “banzaï !” pour courir chez le marchand de l’autre côté du carrefour pour acheter 2 parapluies dont le prix vient justement de doubler, et pour faire monter la fine équipée mouillée dans un taxi qu’on aura arrêté, limite en se jetant sous ses roues. :

Tout ça pour dire que les pluies shanghaïennes, c’est mieux quand on y est préparé !

Du coup, face à ceux qui m’en demandent davantage sur le type de climat, j’ai fait une petite recherche qui me permettra, d’après mes sources, d’affirmer que :

“Shanghai se trouve dans une zone subtropicale du nord exposée aux moussons, où les quatre saisons sont bien distinctes, l’ensoleillement suffisant et les précipitations abondantes. Shanghai a un climat doux et humide ; le printemps et l’automne sont relativement courts, tandis que l’hiver et l’été sont relativement longs.
Plus de la moitié des précipitations annuelles tombent dans la saison des pluies, c’est-à-dire entre mai et septembre. La saison des pluies se divise en trois périodes : pluies printanières, pluies « des prunes » et pluies automnales.”

Et bien, nous sommes en pleine saison des prunes !
Ajoutons que, outre les fortes chaleurs et précipitations, le climat estival de Shanghai apporte d’autres inconvénients, comme les invasions de libellules par exemple (non, les petits points noirs, ce n’est pas la photo qui est sale).

Ceci étant dit,
je pars demain en vacances dans la région d’Avignon…

Et pendant ce temps-là, à Shanghai…

Alors oui, je suis bien contente d’être en France pour l’été, en tout cas pas à Shanghai ;]

Le Marché aux Tissus de Dongjiadu Lu

27 juillet 2005

Situé au sud-est de la Vieille Ville de Shanghai, se trouve une rue grouillante essentiellement connue des locaux mais de plus en plus fréquentée par les occidentaux : le marché aux tissus de Dongjiadu Lu, le plus grand marché aux tissus de Shanghai.

Si j’en avais entendu parler par des amis auparavant, je n’avais pas eu l’occasion d’y aller avant le passage à Shanghai de Cécile et Sophie.
A ma décharge, la difficulté d’accéder au fameux marché : pour les plus motivés, métro jusqu’à Huangpi nanlu puis compter au moins 30 minutes de marche à pied, sinon un taxi vous y emmenera de bon gré. Autant certains chauffeurs ne connaissent pas le site très touristique du jardin Yu situé à quelques encablures, autant “Dongjiadu lu” et “mai yifu de difang” (endroit pour acheter des vêtements”) seront immédiatement compris !

D’ailleurs on ne s’y trompera pas : le taxi vous dépose au bout de la rue là où ces prédecesseurs repartent en sens inverse. La rue grouille de clients, essentiellement des femmes, et pas seulement des chinoises, on va comprendre pourquoi…
Lire la suite »

De Xujiahui à Minhang… en bus

5 juillet 2005

Le métro shanghaien est certes tout neuf, tout beau, bien signalisé tout ça tout ça, il n’en reste pas moins que le réseau est assez limité, et qu’il ferme relativement tôt… Heureusement, il y a le bus !

Quand on vit à Minhang, la question des moyens de transport est plus que cruciale. A Dongchuan Lu, nous avons la chance que, depuis un peu plus d’un an maintenant, le métro nous permette de rallier le centre ville en une heure environ. Enfin, ceci entre 7h et 20h30 sinon il faut avoir recours à d’autres moyens… Donc pour se rendre de Minhang vers le centre ville, on n’arrive à se débrouiller en général avec le métro, c’est pour le retour que ça se complique.
Bien sûr il y a le taxi, certes bon marché, mais compter au moins 100 yuans pour revenir au bercail, parfois avec quelques frayeurs au passage… Une fois de temps en temps, à 4 dans le taxi, ça passe, mais quand, comme ces derniers temps pour moi, on sort un peu plus en ville à des heures tardives et qu’on n’a pas plus de soussous que sa maigre bourse d’étudiant pour autant, on est bien content de trouver la Xumin xian 徐闵线 :]

La Xumin xian, c’est la ligne de bus qui relie Xujiahui à Minhang !
4 yuans entre Xujiahui et Dongchuan lu par exemple quand il s’agit d’un bus climatisé (signalé par le flocon de neige), 3 yuans sinon, même moins cher que le métro. Bon il faut dire que le trajet est moins confortable, mais cette ligne salvatrice a le bon goût de fonctionner toute la nuit, notamment lorsque le métro a fermé ses portes. La fréquence de ces bus est alors très importante, il y en a souvent plusieurs qui attendent au carrefour de Xujiahui en face du centre commercial à la grande boule de verre. Comme ça on peut même se débrouiller pour avoir une place assise, ce qui est loin d’être sûr dans le métro ;)

Si vous cherchez le bus, pas de panique. Il suffit de tendre l’oreille “Minhang, Minhang !” entendrez-vous incessament : c’est la poinçonneuse qui fait le raccollage client depuis son guichet, par la fenêtre entre-ouverte.

Une fois monté, pas la peine de se précipiter pour payer honnêtement son ticket. On s’installe, et quand le bus démarre, la poinçonneuse passe avec sa planchette à tickets de couleurs différentes suivant la distance et donc le prix. On peut naturellement payer avec la carte de transports urbain qui sera passée sur une machine énonçant le montant de votre trajet.

Durant tout le trajet la procédure sera la même, à chaque arrêt, ça monte, ça descend. Le chauffeur reste concentré sur sa conduite et la poinçonneuse se charge de faire payer à chacun son dû, elle est très forte car elle se rappelle précisément des passagers qui ont payé ou non, voire même elle se souvient de la station que vous lui avez indiquée à l’achat du ticket pour vous rappeler de descendre !

Remarquez, ça vaut mieux que le chauffeur se consacre uniquement à la conduite. Que dis-je de la conduite… du pilotage oui !

Grillage de feux rouges en série, course entre bus et doublage de taxis par la gauche, par la droite, et slalom entre les zones en travaux. Parfois on aimerait bien qu’il ralentisse parce qu’on craint pour les freins, mais bon jusque là je suis toujours arrivée à bon port en un seul morceau, donc amateurs de sensations fortes… à essayer !

Sur la trajet, justement on pourra observer les ouvriers à l’oeuvre sur les chantiers routiers. 23h, il fait moins chaud et on peut plus facilement gêner la circulation. Sous ces routes élevées, on pourra trouver aussi des hommes endormis, allongés en caleçon sur une paillasse…
Autre moment intéressant : la pause plein d’essence. Et oui, les passagers patientent un peu, il faut bien passer au stand pour ravitailler le bolide :]

Enfin, après une petite heure, quelques sursauts sur mon siège et quelques piquages de nez, me voilà arrivée à Dongchuan Lu, youhou !
Là j’ai le choix : ou bien je suis motivée (si si ça arrive !) et je marche mes 15 minutes à pied en chantonnant pour passer le temps, ou bien je suis naze et je prends le premier mini-cab (c’est quoi un mini-cab ? article à venir…) parmi tout ceux qui attendent justement à la station de bus, 5 yuans et un peu de conversation et me voilà de retour… pfff c’est pas trop tôt…

Expo photo : Paysans de l’eau

3 juin 2005

Dans le cadre de l’année de la France en Chine, je vous fais part ici du lancement aujourd’hui même d’une exposition photographique organisée par des amis rencontrés à Shanghai : Paysans de l’eau.

Soigneusement sélectionnées et présentées par Christine Cornet et François Verdier, ces photographies de Joseph de Reviers de Mauny retracent la vie des paysans chinois au fil de l’eau.

L’exposition se déroulera en 3 temps dans 3 villes différentes, Shanghai, Suzhou puis Beijing. Alors n’hésitez pas à aller découvrir ce témoignage oublié puis retrouvé, et qui à présent vous est offert dès aujourd’hui !
(voir les dates et lieux ci-dessous)
 
 

Shanghai
du 03/06/05 au 17/06/05

Shanghai Municipal Archives
No. 9 East Zhongshan 2 Road
(près de East Jingling Road)

Suzhou
du 25/06/05 au 14/07/05

Suzhou Museum
No. 204 Dongbei Street

Beijing
du 03/09/05 au 20/09/05

Beijing Central Academy of Fine Arts Gallery
No.3 Shuaifuyuan hutong Wangfujing