Shanghai - Page 11 sur 17

Rekrutemans

26 mai 2005

Shanghai se prépare à accueillir l’Exposition Universelle de 2010. Du coup la ville fait construire des buildings sur des sites extravagants, et développe à toute vitesse son réseau de métro, à l’intérieur duquel on recontre ce genre de publicité :

Alors je ne sais pas qui a fait la version française de cette annonce publicitaire, mais c’est vrai que c’est une sacrée question… De combien d’interprètes supérieurs aura-t-on besoin à Shanghai en 2010 ?
Si je peux me permettre de répondre à la question, je dirais qu’il en faudra beaucoup, ne serait-ce que pour remplacer les formateurs en français d’OnlyCollege ou ceux qui ont planché sur l’annonce…

Je ne vois pas de faute dans la version anglaise ni dans la version allemande, vous en voyez dans les versions espagnole, japonaise et coréenne ?

Zapata’s, la cantina à Shanghai

19 mai 2005

Un restaurant qui utilise une recette détonante : un soupçon de Chine, pas mal de Mexique, et beaucoup beaucoup du reste du Monde…

Le Zapata’s est le premier restaurant occidental que j’ai pu tester à Shanghai l’hiver dernier. Il y a des fois comme ça où après plusieurs mois de vie en Chine, ça fait du bien de retrouver des saveurs non chinoises :)

C’est donc un restaurant mexicain très sympa, où vous pouvez manger des super plats de tortillas, enchiladas, tacos, etc, présentés pour vous par des serveurs chinois sur de grandes tables en bois, dans une ambiance colorée mais un peu tamisée, sur une musique caliente ou internationale.

Au vu du menu et des tarifs affichés (comparables à ceux affichés en Europe), il ne faudra pas s’étonner que la clientèle soit quasi-exclusivement une clientèle d’expatriés.

Aux heures de repas traditionnelles, les 2 étages du restaurant avec mezzanine et l’espace en extérieur pour l’été, offrent donc un cadre génial pour s’évader un peu de la Chine et se régaler entre amis :]

Mais quand arrive 22h00, ce n’est plus le restaurant qui fait recette, mais bien le bar-club. On ne s’y trompe pas, le Zapata’s, situé sur Hengshan Road une des rues les plus connues à Shanghai pour ces clubs avec Maoming South Road, n’échappe pas à la fièvre qui envahit le quartier.

Si j’étais déjà allée mangée là-bas deux fois, je n’avais pas encore eu l’occasion d’y rester pour une deuxième partie de soirée, encore qu’une fois le changement de musique nous avait mis la puce à l’oreille sur ce qui allait suivre après notre repas… Pascal nous avait tellement parlé des fameuses ladies night du Zapata’s que pour notre première soirée downtown depuis quelques semaines, avec Marieke nous nous étions promis que notre premier mercredi post-HSK nous verrait au Zapata’s :)

Pascal nous avait prévenues, ce qu’il y a de bien lors de ces ladies night qui offrent les marguaritas gratuites à la gent féminine, c’est que rien que de se poser quelque part et de regarder c’est déjà fort intéressant…

Quand nous arrivons un peu après 22h, la cour extérieure est déjà bien occupée, le restaurant est plein à craquer et les platines chauffent depuis un moment. Nous nous posons justement dehors, pas de doute l’endroit est uniquement rempli d’expats venus s’amuser, les quelques chinois sont ou bien du service, ou bien des chinoises accompagnant des expats.

Pour nous, force est de constater, nous n’avons plus l’habitude de ces soirées endiablées. Les virées en boîtes ne sont pas vraiment dans les moeurs des étudiants chinois, et quand on habite à plus d’une heure de taxi de ces lieux de sorties, il faut croire qu’on finit par sortir uniquement quand on en a vraiment envie. En liquidant notre bière, alors que nos voisins se prenaient en photos, criaient de joie tellement ça faisait longtemps qu’ils s’étaient pas revus depuis la dernière ladies night, on avait peut-être l’impression de ne pas vraiment faire partie de la soirée.

Mais je n’étais pas d’accord pour rester à côté de la soirée. Peut-être que je ne suis pas une expat venue faire le show et dépenser mes sous devant mes collègues américains, peut-être que ce soir je porte un pantalon et une petite veste, peut-être que je ne suis pas pendue à mon portable, et peut-être que je ne discute pas très fort avec mon voisin pour me faire entendre… et alors, ça ne m’empêchera pas d’aller me plonger dans l’ambiance !

Pourquoi se prendre la tête à vouloir comprendre pourquoi les gens sont là après tout, l’important c’est de profiter dans ce genre de soirée, et d’oublier… ça tombe bien, j’en avais besoin.

Alors oui, je suis allée à l’intérieur, là où pour danser, soit tu marchais sur les genoux de ton voisin, soit tu montais sur le bar :]

Je ne suis pas assez exhibitionniste, ni suffisamment emmêchée hier, pour me joindre aux gazelles qui se trémoussaient sur le bar, encore que finalement, ça aurait été la meilleure solution si j’avais voulu avoir moins chaud ou me faire moins pousser. J’ai d’ailleurs voulu immortalisé la fièvre de la masse en transe aux pieds des danseuses endiablées, mais… pfff… elles bougeaient trop, pas un seul cliché valable.

Mais j’ai trouvé la parade. Vous pourrez trouver des photos sur le site du restaurant.

Tout plein d’autres infos utiles aussi sur Smart-Shanghai.com, avec l’adresse pour le taxi ;)

Autres endroits pour sortir à Shanghai

Il pleut sur Shanghai

17 mai 2005

Il pleut sur Shanghai… et ça m’énerve…

Pourquoi faut-il toujours qu’il fasse mauvais une fois que les examens sont passés ? hein, non mais !?
Quand on voudrait aller taper la balle sur le terrain, hop une averse pour vous clouer à l’intérieur et vous empêcher de respirer le grand air… Mais tout n’est pas perdu, quand comme moi vous en avez marre de vous trouvez le nez à votre bureau parce que c’est ce que vous avez fait pendant les 15 derniers jours, vous pensez faire du ping pong, ça reste en intérieur mais au moins on se bouge un peu. Alors un parapluie et on y va.
Sauf que bien sûr, même quand on est motivé, on n’est pas original. Tout le monde ici a eu la même idée, résultat pas de table de ping pong de libre, alors demi-tour direction l’appartement.

Et là, bam, ZE grosse averse. Du genre de celles qui font fuire tout le monde. Je me suis retrouvée bien seule sous mon parapluie en tenue de sport au milieu des allées du campus. Mais au moins, maintenant que je ne suis plus stressée par mes exams, j’ai peux prendre mon temps. Moi j’aime bien marcher sous la pluie :]

Alors j’en ai profité pour vous ramener quelques photos de Minhang sous la pluie.

Des quelques téméraires qui, ou bien avaient prévu le coup, ou bien ont bravé le mauvais temps quand tous les autres rentraient chez eux.

Parce qu’à Shanghai, par temps de pluie, n’espérez même pas trouver un taxi, donc si vous êtes pressé, parfois le vélo est votre seule option…

Il faut dire que Shanghai est réputée pour ces pluies capricieuses, alors les Shanghaiens ont l’habitude et savent gérer la situation grâce à des équipements spécifiques dont notamment le parapluie universel, mais surtout le poncho shanghaien, archi-typique du coin :)

Malheureusement pour d’autres, le poncho pour remorque à vélo n’existe pas encore…

Enfin, petit souvenir. Je vous parlais il n’y a pas longtemps des trous qui se creusaient ici et là autour et dans l’université. Aujourd’hui en lieu et place de ces trous, coulaient de nouvelles rivières…

Du coup, désolée Marieke, mais je crois que la jidan baobing de ce soir s’annonce mal ;(

Toujours plus haut !

9 mai 2005

Sur People Square, la place hérissée de buildings tous plus hauts les uns que les autres, en cherchant bien on voit des fleurs qui poussent sur des coins d’herbe, et des grues sur les toits des immeubles. Celui-ci à l’angle de la rue Nanjing Donglu, les 2/3 bas sont en service, alors que le haut monte monte monte…

Mais jusqu’où iront-ils ?

Yao Ming, star du basket américain, travailleur modèle 2005 en Chine

1 mai 2005

C’est une tradition du 1er Mai de la Chine communiste. Tous les cinq ans, un peu moins de 3 000 travailleurs modèles sont désignés à l’échelle nationale pour leur contribution exemplaire à la construction socialiste. Le cru 2005 de ces laodong mofan est révélateur de bien des changements.

The Year of the Yao

Affiche du film dédié à l'aventure de Yao Ming en NBA, (c) The Year of the Yao

Le lauréat est en effet le basketteur Yao Ming, pivot vedette de l’équipe américaine des Houston Rockets, qu’il a rejoints en 2002. Il est le sportif le plus connu et le plus riche de Chine, puisqu’il pèse plusieurs dizaines de millions de dollars américains. “Yao Ming est trop riche, il ne peut pas être lao mo. Un travailleur modèle ne peut pas être riche !” , s’offense un internaute sur le site de sohu.com. “Il y a des pauvres gens qui travaillent toute leur vie et ne gagnent jamais rien, et en plus ne sont jamais travailleurs modèles” , vitupère un autre.

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