Pratique - Page 2 sur 4

Céline à l’hôpital chinois

6 décembre 2005

Dans la série, “Les aventures de Céline”, aujourd’hui je vous raconte ma première expérience en milieu hospitalier chinois.
J’en vois déjà qui grincent des dents, il est vrai que les hôpitaux chinois ne jouissent pas d’une réputation formidable, mais vu que je cherchais à faire soigner un bobo mineur, j’y suis allée pour tenter l’expérience.

Yunnan Baiyao aérosol En fait depuis 3 semaines, je me traîne un pouce droit mal en point suite à un mauvais ballon de basket qui m’est passé comme ça sur le doigt…
Bien sûr au début on pense que ça va passer, à coup d’élastoplast tout droit importé de France et d’un super produit local génial pour calmer les douleurs inflammatoires, le Yunnan Baiyao. Je vous le recommande, avec Marieke tous nos doigts y sont passés avec succès… sauf mon pouce droit :\

Du coup, voyant que ça ne s’arrangeait pas vraiment, j’ai pris la résolution de consulter. Plusieurs solutions s’offrent à moi : 1) aller à l’hôpital américain en ayant pris rendez-vous au préalable pour y passer l’après-midi et que ça me coûte les yeux de la tête (même si j’ai une bonne couverture…) 2) aller à l’hôpital chinois en dehors du campus; 3) aller à l’hôpital chinois du campus
Et oui en Chine, c’est l’hôpital ou… l’hôpital. Les cabinets de médecins individuels sont très rares (inexistants ?).

Donc, sur les conseils d’un ami chinois, option 3) : je vais pouvoir m’y présenter à l’arrache, c’est juste à côté et en tant qu’étudiante ça ne devrait pas me coûter grand chose. Je crains un peu d’avoir des difficultés de communication, mais mon ami chinois est un ange, il va m’accompagner :) Allez c’est parti !

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Le Xiangyang Market, look-a-look

14 octobre 2005

Passage obligé de quiconque fait une halte à Shanghai : le Shanghai Xiangyang Clothing Gifts Market, plus communément appelé le Fake Market.
J’y étais allée une première fois avec Cécile et Sophie lors de leur venue à Shanghai afin de leur montrer un des hauts lieux de la vie shanghaïenne mais sans avoir rien besoin d’acheter. Cette fois j’y suis retournée en compagnie de Marieke et Emilio avec un objectif bien précis : acheter une paire de chaussures et des DVD.

Pourquoi est-il si connu le Xiangyang Market ?

Tout simplement, comme son autre nom l’indique, parce qu’on y trouve à peu près tout ce qu’on veut en contrefaçon de vêtements, chaussures, et autres objets habituellement de valeurs. Car qui dit “fake” dit “pas cher du tout” et potentiellement “bonnes affaires” pourvu qu’on s’assure d’un minimum de qualité et qu’on sache négocier fermement.
Voilà pourquoi le Fake Market est très fréquenté par les touristes mais aussi les résidents comme moi qui ne manqueraient pas une occasion de ramener chez eux de quoi avoir un peu d’allure en se vantant du prix auquel la merveille aura pu être acquise ;)

Alors allons-y !
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Comment choisir son antivol ?

26 septembre 2005

Pour la rentrée, oui, j’ai craqué. En m’apercevant que le campus avait bel et bien doublé de taille, il ne m’a pas fallut longtemps avant de céder à la tentation : acheter un nouveau vélo, mon 3ème Forever.
Mais l’achat de vélo n’est pas un geste simple, il s’accompagne généralement :

  • de l’achat d’une sonnette éventuellement (pour répondre aux autres cyclistes, conducteurs ou piétons qui ne se gêneront pas pour vous houspiller à tout bout de champ)
  • de l’achat d’un panier, pouvant accessoirement accueillir les courses effectuées à Auchan ou le sac de cours
  • mais surtout… surtout… de l’achat d’un ou plusieurs antivols, selon que l’on a plus ou moins confiance dans l’environnement proche dans lequel le vélo évoluera.

Aujourd’hui donc, je vous fais brièvement part de mon expérience personnelle et de celle de mes relations, à nous tous ayant eu plusieurs fois à choisir des antivols, vu qu’en général quand on vous choure le vélo, on vous laisse pas de petit mot avec l’antivol qu’on vient de casser (oupa d’ailleurs…)

Antivol standard Nous commencerons le tour d’horizon par l’antivol standard, celui que tout bon cycliste en Chine à déjà acheté moyennant 15-20 yuans, disponible notamment en rouge fluo, vert fluo, noir, ou blanc : l’incontournable antivol souple.

D’apparence fiable, notamment quand il vient en surplus de la traditionnelle mâchoire, il n’en reste pas moins qu’il pourra vous jouer des mauvais tours.
En effet, nous avons découvert que pour l’ouvrir point besoin n’est de clé :

  • ou bien il est déja cassé au niveau de la jointure alors qu’il n’a encore “jamais” servi
  • ou bien un coup bref mais ferme astucieusement placé permettra de libérer le vélo
  • ou bien, astuce récemment découverte par Emilio, un simple billet d’1 mao permettra de l’ouvrir, amateurs de McGyver, suivez le lien (en espagnol pour le moment, mais les images parlent d’elles-mêmes, bientôt en français)
Antivol nouvelle génération Le suivant sur notre liste, l’antivol dernière génération.

La preuve, il n’existe encore qu’en 2 coloris, rouge brillant ou bleu foncé brillant. Pour rouler avec style, prévoir donc d’acheter auparavant un vélo rouge ou bleu.

Personnellement, après mes diverses déconvenues d’avec le précédent modèle d’antivol, j’ai choisi d’investir mes 35 kuai dans ce modèle qui me semblait meilleur.

Et en effet, il est tellement mieux que même moi qui dispose de la clé, j’ai du mal à l’ouvrir. Après plusieurs mésaventures du genre à rester 10 minutes à tenter d’ouvrir son antivol, j’ai naturellement porté réclamation à mon revendeur. Celui-ci me l’a gracieusement huilé, mais le résultat ne fut pas probant beaucoup plus longtemps, je suis maintenant obligé de tourner mini 15 fois la clé dans les bons jours avant de faire céder l’ouverture.
Au moins je suis à peu près tranquille.

Il semblerait donc qu’il n’y ait plus de salut que dans les bonnes vieilles méthodes maison.

Comme pour ci-contre, aperçues un soir sur le campus, 2 antiquités qui visiblement ont su durer.

Le vélo tout d’abord, dont on se demande encore comment il roule sans perdre un élement rouillé à chaque bosse.

L’antivol ensuite. Une méthode simple, mais vraissemblablement efficace. Peut-être la prochaine méthode que j’emploierais si mon antivol actuel me fait encore faux bond…

Ancêtre de l'antivol ou dernière solution ?

Ma banque chinoise et moi

1 septembre 2005

A l’occasion de mon retour en France, beaucoup de personnes m’ont demandé comment je m’y prenais pour récupérer l’argent de mon compte français. Si jusqu’à présent je sortais banalement que j’arrivais à bien me débrouiller avec ma carte bancaire (merci ma VISA) au prix de commissions parfois grinçantes, je vais peut-être bientôt pouvoir me targuer de réussir à faire des virements de la France vers la Chine !
Mais avant que je vous explique ça, reprenons par le début…

Tout a commencé l’année dernière.

Au moment de mes démarches de renseignement sur le programme d’étude, j’avais été avisée que la bourse que j’allais recevoir tous les mois allait entre autres s’accompagner de l’ouverture d’un compte bancaire chinois par les soins de l’université. En septembre dernier, j’arrivai donc tranquille de ce côté, n’ayant eu aucune démarche particulière à entamer.

Naturellement, les éléments concernant l’ouverture de mon compte ne m’ont pas été donnés dès mon arrivée à l’université. Heureusement que j’avais pris les devants en arrivant avec quelques Traveler Cheques (que je déconseille car ils sont pris uniquement par la Bank of China d’après mon expérience) et un peu de liquide, et que l’université avait prévu de nous donner notre premier mois de bourse en liquide à notre inscription. Sans compter ma VISA qui, elle, est acceptée quasiment partout, au contraire de la MasterCard, refusée quasiment partout ! Malheureux détenteurs de MasterCard, pour vous point de salut ailleurs que dans les HSBC de Shanghai…
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Billets de train pour Pékin : galère n°3

26 janvier 2005

Suite et… toujours pas la fin de l’aventure “Billets de train pour Pékin” !
Après les joies des files d’attente de l’épisode 1,
Après le bonheur du ticket aller de l’épisode 2,
Découvrez aujourd’hui l’épisode 3, que je vais intituler :

Bout de gras à Minhang

En effet, pour ceux qui avaient lu l’épsiode 2, mon intuition s’est vérifiée !
Aujourd’hui je suis retournée au guichet pour prendre mes billets de train pour mon retour de Pékin à Shanghaï : on m’explique d’abord que c’est pas bon, puis qu’on va téléphoner pour se renseigner, où allait-on encore m’envoyer ?

Pendant le coup de téléphone, on me fait patienter dans un coin du coin qui sert à vendre les billets, et là que fais-je ?? mais bien sûr, je discute le bout de gras avec les surveillants : échange désormais habituel sur mes occupations à Shanghaï, sur mon niveau de chinois, mon âge et mes origines, une bonne occasion de pratiquer un peu la langue orale, même si désormais je connais les quelques répliques par coeur :]
Vous vous souvenez de mes gardiens préférés ?!

Bon en tout cas, une fois le coup de fil terminé, on me fait rentrer, ô privilège, dans le mini-bureau du mini-guichet, pour m’apprendre que je suis bonne pour revenir le 06 février, soit 3 jours seulement avant mon départ. Vous comprenez maintenant le titre qui s’attache à décrire le contenu principal de cette péripétie, et vous savez quand revenir pour en connaître la suite !