Voyage Chine - Page 15 sur 15

Nouilles instantanées dans la Cité Interdite

10 février 2005

Et oui, arrivées tout fraîchement de Shanghai, nous avions entamé de bon matin la visite de la place Tian’anmen et de la Cité Interdite, et après avoir parcouru la majeur partie du site, nous étions ravies, une fois arrivées dans les jardins, de trouver une sorte d’épicerie qui servait des nouilles instantanées toutes chaudes…

Car les nouilles instantanées en Chine, c’est comme le jambon-beurre en France : on les trouve partout, c’est pas cher, et pas mauvais en général ;)
Bon par contre pour les manger en marchant, c’est moins évident…

Dans les épiceries comme il y avait dans la Cité Interdite, on peut trouver des tables, mais aux heures de pointes, mieux vaut aller voir ailleurs pour trouver où se poser. Tant mieux pour nous, le soleil brille justement, donc ce sera dégustation à la fraîche en extérieur avec tout un tas d’autres touristes affamés : la modernité, même sur les sites antiques, ça a du bon pour se réchauffer :)

Shanghai - Pékin, via le Z8

9 février 2005

1ère étape du voyage à Pékin, le train.

Et oui, il faut bien commencer par se rendre dans la fameuse capitale et avec les dimensions de la Chine, ce n’est pas une mince affaire :]

J’avais donc choisi de prendre le train pour nous rendre de Shanghai à Pékin. Légèrement meilleur marché que l’avion, notamment dans le sens Shanghai-Pékin, le chemin de fer constitue aussi en Chine une expérience à part entière.

Celle-ci avait déjà commencé lors de l’achat des billets.
Après les galères n°1, n°2 et n°3, nous avons donc réussi le 06 février dernier à acheter au guichet de Minhang nos 2 billets de retour en couchettes molles.

En fait, comme notre aller devait déjà se dérouler en couchettes molles, je voulais profiter du retour pour expérimenter les couchettes dures, dont on dit que le confort est identique à leurs cousines molles, l’intimité en moins (compartiments partagés à 6 et non à 4, et pas de porte), et qui sont sensiblement moins onéreuses.
Cependant on m’a fait comprendre qu’il était impossible pour moi d’obtenir à ce moment là de telles places. Je m’estimais déjà heureuse d’avoir 2 places retour dans le sens Pékin-Shanghai, quand on sait qu’en général on ne peut acheter des billets de train qu’en partance de la ville où on se trouve, je n’insistai donc pas…

Une petite remarque malgré tout, Pékin-Shanghai nous a couté 50 RMB de plus par billet que Shanghai-Pékin pour une même catégorie de confort et de train, question de date, de sens ? Je ne me l’explique pas encore…

Enfin bon, ça y est, nous sommes prêtes.

- 2 billets de train Shanghai-Pékin :   -> OK

- Adresse et confirmation de réservation de l’hôtel -> OK

- 2 billets de train Pékin-Shanghai :   -> OK

Nous sommes le 09 février 2005, 1er jour de l’année lunaire, autrement dit c’est le jour de l’an chinois, notre train partira à 19h28.

17h15, nous quittons l’appartement, et on se dit qu’on va pas devoir traîner si on veut avoir le temps d’aller jusqu’à la gare de Shanghai qui se trouve de l’autre côté de la ville, en perspective : si on a de la chance un petit cab à 5 kuai jusqu’à la station de métro Dongchuan, puis la ligne 5 jusqu’à Xinzhuang, et enfin la ligne 1 jusqu’à la gare, au bas mot 1h40 de transport…

Quand nous sortons, il pleut évidemment… et tout est mort, nouvel an oblige, pas de petit cab à l’horizon… les 15 minutes de marche à pied sous la pluie jusqu’à la station avec nos bagages ne nous ravissent guère…
Par bonheur, un vrai taxi de la zone de Minhang se profile à l’horizon. C’est inespéré, et c’est encore mieux qu’un petit cab, il va nous déposer à la station de Xinzhuang directement, un peu de stress en moins :)

Enfin, un peu plus d’une heure de transport en commun plus tard, nous arrivons à la gare. Très vite nous repérons la salle d’attente destinée à notre train, le Z8 de 19h28. Des rangées de fauteuils en “cuir” sur lesquelles des familles entières patientent en grignotant autour de tables basses, plus confortable que les halls communs de la SNCF et surtout il y fait chaud ! bonheur :)

Un peu avant 19h, l’écran signale le début du compostage des billets pour notre ligne. Nous allons pouvoir accéder au quai, et embarquer !
Le temps d’immortaliser le moment avec Sandrine

et quelques erreurs d’aiguillage extérieur- puis intérieur- voiture plus tard, nous oublions la pluie battante de Shanghai pour découvrir notre compartiment et nous y installer.

Le compartiment est exigu mais confortable. 4 couchettes, 2 par 2, chacune disposant de 2 oreillers et d’une couette, une petite table avec eau chaude dans une thermos, petite poubelle, chaussons de voyage et kit brosse à dent, et chauffage ! (bonheur bis !!). Un espace en hauteur pour entreposer ses bagages et contrôle avancé des lumières, de la radio, etc. Sans oublier les toilettes, au choix à la turque ou à l’occidentale (pur bonheur). Dans le couloir, des strapontins permettent de se poser pour découvrir ses voisins.

Je m’étais rendue compte que le billet coûtait plus cher pour la couchette du dessous, explication plausible : la couchette du dessous est un chouilla plus spacieuse en hauteur, on a un accès direct à la table, on peut voir à travers la fenêtre (super de nuit…) et surtout on a pas à escalader le marche-pied amovible pour grimper sur sa couchette, on en oublierai presque que les chinois sont de très bons acrobates :]

Mine de rien ça a du bon le confort :]

Ce qui nous plaît moins, c’est de découvrir que nos camarades de chambrée ne sont rien moins qu’un jeune couple … et leur bébé…
Et oui, quand on sait que l’on s’apprête à passer 12 heures en train, avec en gros 95% du voyage de nuit, on pense pouvoir dormir… ERREUR.

Si nous avons été agréablement surprises de recevoir gratuitement (compris dans le billet bien sûr, bah nous garderons nos nouilles instantanées pour plus tard) notre “plateau repas” constitué d’une soupe, d’un plat chaud, de pain et d’un dessert, la nuit, elle, fut beaucoup moins agréable.

Mais bon, cela ne nous a pas empêchées d’arriver un peu avant 7h30 à Pékin, et d’être saisies dès notre sortie de la voiture par l’air frais caractéristique de cette période de l’année, mais surtout ravies de découvrir au-dessus de nos têtes un ciel bleu sans nuages et le soleil, le soleil !

Toutes ragaillardies, nous nous empressons de sortir de la gare de Pékin, sur le parvis l’activité de la ville nous invite, instant d’immortalisation bis, Pékin tu nous tends les bras, … alors NOUS VOILA !

Nouveau chapitre pour nouveau voyage

1 février 2005

De retour de Pékin, plein de choses à raconter !

Et tellement que ça ne peut pas tenir en 1 ou 2 articles dans le chapitre dédié Avec mon sac à dos

Alors ni une ni deux, création d’une nouvelle catégorie/chapitre Pékin par Céline et Sandrine à regarder avec l’album photo Beijing, février 2005.

Le premier article (… rédigé, et non pas au sens de la date affichée) est en quelque sorte le sommaire du voyage, à cliquer comme bon vous semble au fur et à mesure que je rédigerai les articles qu’il présente :]

Suzhou et Wuxi

19 décembre 2004

Si vous avez lu mon article sur Hangzhou, vous comprenez pourquoi pour ma deuxième escapade loin des gratte-ciel shanghaïens, j’ai décidé d’aller à Suzhou !

En fait il s’agissait d’un voyage organisé par Jiao Tong, mon université, et exclusivement réservé aux étrangers qui apprennent le chinois, voyage linguistique donc …. comprendre voyage durant lequel on comprend rien à ce que le guide, chinois of course, raconte.

Mais bon, si nous n’avons pas toujours saisi les subtiles informations historiques sur les lieux que nous avons visités, au moins nous avons pu en apprécier l’esthétique et l’atmosphère.

Donc le 10 novembre dernier, nous sommes partis sur 2 jours, destination Suzhou 苏州 (“Soutcho”) puis Wuxi无锡(“Wouci”), une autre ville non loin de Suzhou, le tout non loin du lac Tai Hu 太湖 (“Tay Rou”), dans la province du Jiangsu 江苏 (“Tsiangsou”).
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Hangzhou ou le jardin de la Chine

30 novembre 2004

“Il y a le paradis au ciel. Et sur terre, il y a Suzhou et Hangzhou.”
Chaoying, poète de la dynastie Yuan (1279-1368)

Que faut-il de plus pour justifier la destination de mon premier voyage en dehors de Shanghai ?

Et oui, avec les premières vacances scolaires (1 semaine), qui coïncident avec la fête nationale chinoise du 1er octobre, je suis partie en vadrouille avec Marieke et des amis chinois : destination Hangzhou (prononcer Rangtcho), un petit coin de paradis non loin de Shanghai où les chinois ont l’habitude de se réfugier à leurs heures perdues.

Voilà, Hangzhou c’est là, bon évidemment, faut d’abord situer Shanghai en Chine, mais pour ça rien ne vaut une bonne carte

Nous sommes parties lundi 04/10 après-midi depuis Xinzhuang à Shanghai (Shanghai c’est grand, qu’on parte du Nord ou du Sud, ça fait une sacrée différence :) ), en voiture direction la maison des amis de nos amis (les relations!)… et 2 heures et demie pour arriver à bon port.

Le soir même, nous étions invitées dans un très bon restaurant de la ville par notre hôte. Ni lui ni son épouse ne parlaient vraiment anglais, encore moins le français, et notre chinois les faisait sourire, mais ils ont très bien su nous faire découvrir la délicieuse cuisine de Hangzhou. Autour d’une bonne table, plus besoin de mots pour communiquer :)

Mais le meilleur reste à venir. Nous étions à Hanghzou pour 2 jours, soit jusqu’au mercredi après-midi suivant. Debout aux aurores, le sac sur le dos et excitées comme des puces, nous avons donc consacré notre mardi entier à la découverte du joyau de Hangzhou : le lac de l’Ouest, encore appelé ici-bas Xihu (prononcez Sirou).

Ne vous méprenez pas, Hangzhou est loin d’être perdue au fin fond de la cambrousse (c’est la préfecture de la province du Zhejiang), et pourtant, on y trouve l’un des plus beaux trésors naturels de la Chine, le plus beau d’après les Chinois : un lac gigantesque bordé d’un cadre authentique comme épargné par le temps et la modernisation galopante.

Devant les étendues de nénuphars,

A l’ombre des saules pleureurs,

Au détour des ponts et des illustres demeures,

la Chine telle qu’on la rêve !

Déjà le soir tombe sur le Xihu, voilà juste le temps pour nous de nous arrêter dans une superbe maison de thé qui borde le lac, nos amies nous ont rejoint et nous dégustons à nouveau les spécialités de Hangzhou, noisettes légèrement sucrées et thé “fleuri”… un délice pour les yeux comme pour les papilles…

Waouh, nos yeux sont émerveillés, nos jambes… ?!…? bah on les sent plus, la journée a été riche, mais pas suffisament longue pour que nous puissions faire le tour complet du lac. Peu importe, nous avons su nous poser, admirer, et prendre quelques clichés sur lesquels je vous laisse méditer…

Le lendemain, changement de rythme ! Nous sommes prises en charge par nos amies, en route vers l’autre splendeur du coin, la montagne du Longjin (prononcez longtsin) où l’on cultive le plus fameux thé vert chinois que l’on déguste dans les maisons de thé typiques qui jalonnent la route.

Les versants verdoyants où l’on cultive le thé Longjin.

Je suis en compagnie d’Alice et Shelin, les 2 amies chinoises par lesquelles nous avons pu découvrir ces lieux authentiques. Encore merci à elles !

Pour clore l’expérience en beauté, pour notre retour à Shanghai, nous avons expérimenté le train chinois, bien sûr totalement improvisé, en pleine période de retour de vacances :) Grâce à je ne sais quelle bonne étoile, nous avons réussi à gérer Alice, à obtenir des billets pour finir 2 heures dans un train bondé, Marieke sur un demi siège et moi au milieu de l’allée (où quelqu’un passe toutes les 5 minutes) confortablement assise sur mon sac, ra-vies !
L’aventure, la vraie, au moins nous l’aurons vécue :) cela fait partie des choses qui nous marquent, qui nous font sourire et qui contribuent à rendre ce périple inoubliable.

D’ailleurs, l’on dit ici qu’à chaque saison le lac Xihu présente un nouveau visage toujours aussi envoûtant. Toute l’année, les amoureux s’y exilent et nombre de mariages y sont célébrés. Pour moi, aucun projet de mariage pour le moment :) mais pour sûr, automne, hiver, printemps ou été, je retournerai un de ces quatre à Hangzhou !