Archive pour la catégorie ‘Pékin par Céline et Sandrine’

Février 2005, 6 jours à Pékin

Mercredi 16 février 2005

Si les articles se sont faits plus rares ces derniers jours, ce n’est pas par paresse… et non, avec Sandrine, ma cousine venue de France fraîchement débarquée, nous sommes allées passer 6 jours à Pékin, à l’occasion des congés du Nouvel An Chinois !

Du coup, j’en reviens avec des tonnes de choses à raconter sur nos découvertes des hauts lieux de la culture et de l’histoire chinoise, sur nos expériences culinaires et autres péripéties vécues tout au long de cette petite semaine à la mode de Pékin

Ainsi, j’inaugure avec cet article le chapitre Pékin par Céline et Sandrine. Surveillez le bien ! Car il sera en quelque sorte le sommaire interactif de toutes nos aventures, et au fur et à mesure des jours qui approchent, vous pourrez cliquer sur de nouveaux liens qui vous mèneront un à un vers les récits de nos exploits dans la capitale chinoise.

Alors couvrez-vous bien (Pékin en février ça pince !) et suivez-nous :]

Céline et Sandrine, les 2 cousines en Chine, à Beijing,
c’est par ici !

Shanghai - Pékin, via le Z8

12 heures presque comme sur des rails…

Le Palais d'Eté

Pour nous c’était l’hiver mais nous y sommes allées quand même…

La Place Tian'anmen

La plus grande place du monde…
(Avec le camarade Mao)

L'Opéra de Pékin
On est bien déguisées là :] …

La Cité Interdite

La Cité Pourpre se dévoile …
(Avec le camarade lion)

Le Temple du Ciel
Temples, symbolisme et anecdotes…

Le Zoo de Pékin
C’est pas Sandrine et moi sur la photo :] …

La Grande Muraille de Chine - Badaling
Elle est grande, et elle est haute ! …

Les lacs gelés

De Beihai à Longtan, le fond de l’eau est frais …

Pékin à l’heure du Nouvel An Chinois

Danses et fêtes foraines au chant du coq …

Pékin sous la neige
C’est moins rare qu’à Shanghai et c’est tout aussi beau …

Expériences culinaires

De la marmite mongole au canard laqué à la pékinoise …

D’un bout à l’autre de la ville

Comment se déplacer à Pékin …

Notre hôtel

… de jeunesse …

Voilà pour aujourd’hui le programme que je peux vous annoncer, peut-être se verra-t-il enrichir des fois que ma mémoire m’ait fait défaut … :]

En tout cas vous pouvez dès à présent retrouver les premières photos d’une longue série dans l’album Views of Beijing, auquel Sandrine a contribué.

A bientôt sur les routes de Pékin !

Pékin sous la neige

Mardi 15 février 2005

Mardi 15 février, pour notre dernier jour à Pékin, nous avons eu droit à… de la neige !

Oui, oui, c’est bien Sandrine et moi qui sommes enserrées dans nos grosses capuches, du coup en ce jour, j’ai vu Pékin avec un champs de vision légèrement réduit :) mais toute de blanc vêtue…

Dernier jour à Pékin, les sacs sont fin prêts, nous les laissons à l’hôtel histoire de profiter de notre dernière journée.
Mais même si nous avons déjà pu voir beaucoup de choses au cours de la petite semaine qui vient de s’écouler, ce matin nous sommes comme 2 gamines lorsque par la fenêtre nous pouvons constater à notre réveil que les toits de Pékin sont recouverts d’une épaisse couche blanche, qui s’épaissit encore avec les gros flocons qui tombent sous notre nez…

Youpee, nous allons pouvoir batifoller dans les rues enneigées !
Batifoller… hum… enfin c’était vite dit. Parce que la neige ça glisse :|
Du coup, il nous a fallu 2 fois plus de temps pour rejoindre notre Starbucks habituel pour déjeûner… et ce sera à l’image de la journée… 2 fois plus de temps au gré des rues à marcher prudemment sur les trottoirs recouverts de neige.
J’ai quand même trouvé une astuce, j’ai pu utiliser le pavage des trottoirs pour repérer les zones moins glissantes : probablement à l’attention des mal-voyants, tout le long des trottoirs une ligne orientée dans la direction dudit trottoir est pavée différemment. Et bien sur ces lignes particulières, ça glisse moins :)

Autre chose à garder en mémoire, la neige… quand elle tombe en gros flocons… c’est très joli… mais c’est froid…
Du coup avec tout ça, nous avons cherché toute la journée des endroits où nous pouvions rester à notre aise à l’intérieur.

Tout d’abord le Friendship Store, l’un de ces magasins essentiellement pour touristes qui, il y a encore à peine quelques années, faisaient payer les étrangers dans une monnaie (le FEC) différente de la monnaie nationale utilisée par les Chinois (le Yuan, ou RMB) : on y trouve donc toutes sortes de souvenirs à ramener, mais pas nécessairement au meilleur prix, au bilan, sauf s’il neige, ce n’est pas le meilleur endroit où faire ses emplettes…

Puis, après le Friendship Store, en route vers d’autres curiosités en intérieur…

Nous optons, suivant les suggestions de notre guide du Routard, pour des galeries d’art.

Pour nous y rendre, nous avons dû passer par le côté est de la Cité Interdite, et là, nous sommes tombées sur un quartier de maisons basses du type Hutong tout à fait charmant, tout recouvert de blanc qu’il était…

Finalement la marche sera bien longue pour atteindre les galeries d’art contemporain, et, en fin de compte, celles que nous aurons le plus appréciées seront celles que nous aurons trouvées au hasard de nos pas dans la neige, celles recommandées par le Routard étant ou bien fermées, ou bien trop “avant-gardistes” dirons-nous, pour que nous puissions les apprécier à leur juste valeur…
Pour les galeries trouvées au hasard des rues, elles étaient souvent abritées dans des salles aux murs rouges et toits jaunes traditonnelles de Pékin, encore que pour les toits jaunes, là ils étaient plutôt blancs ;)

Notre périple nous aura aussi conduites sur les traces de la Rue de la Soie.
Nous savions que celle-ci avait été détruite peu auparavant, mais qu’elle devait être “recréée” dans un grand magasin sur les lieux de son emplacement original. Nous avons donc souhaité voir ce grand magasin (lieu en intérieur en perspective…) mais nous avons fait chou blanc ;) celui-ci n’étant pas encore fin prêt, nous n’aurons donc pas eu droit au condensé de Rue de la Soie en intérieur :(

Il ne nous est alors venu plus qu’une idée à l’esprit pour profiter de nos dernières heures à Pékin…  Que peuvent faire 2 demoiselles dans une grande ville quand il fait mauvais temps… ?
Du lèche-vitrine bien sûr !

Alors, juste le temps de déchiffrer le panneau de l’arrêt de bus pour se repérer un peu, et direction le quartier commerçant de Pékin que nous avions repéré, Xidan et ses grands centres commerciaux, encore bordés d’eau de neige fondue.

On peut être à l’autre bout du monde, une jeune fille sait toujours garder de bon repères ;)

Expériences culinaires

Mardi 15 février 2005

Au cours de notre semaine à Pékin, nos papilles en ont vu de toutes les couleurs… des vertes et des pas mûres aussi…

Retour sur une semaine “gastronomique”.

Au menu de cette semaine, nous aurons eu en particulier :

Et bon appétit bien sûr :)

La Grande Muraille de Chine - Badaling

Lundi 14 février 2005

Un 14 février, certes entre cousines… mais dans un lieu magique.

Qui peut se targuer d’avoir passer sa St-Valentin sur la Grande Muraille de Chine ?!

La Grande Muraille de Chine, c’est le passage obligé de quiconque vient faire un peu de tourisme à Pékin. Celle que l’on appelle aussi le “dragon de dix mille lis” est en fait un ensemble de “Grandes Murailles”, fortifications parallèles construites en différents endroits au cours des siècles, s’étendant sur les montagnes sur 6700 km d’ouest en est (plus long que le rayon de la Terre, ou encore 1/20 de sa circonférence !)

Ainsi, quand vous êtes à Pékin, plusieurs sites de la Grande Muraille peuvent être visités.

Le plus connu est le site de Badaling. Situé à 70 km au nord-ouest de la capitale, c’est le site le mieux restauré qui offre probablement les plus beaux paysages, et c’est donc aussi le site le plus fréquenté…

On vous parlera aussi des sites de Mutianyu et Simatai (respectivement à 90 km et 110 km de Pékin, au nord-est) qui eux présenteront l’avantage d’être moins touristiques.

Avant d’arriver à Pékin, je connaissais l’existence de ces 2 derniers sites et aurais plutôt penché pour ceux-ci, n’appréciant guère les hordes de touristes quand il s’agit d’admirer les fabuleux paysages qu’on nous promet.

Ceci étant dit, au vu des distances, nous avons voulu faire au mieux en réservant un tour organisé par le biais de notre hôtel. Et là, le service de réservation (une jeune chinoise en tout et pour tout…) nous dira que ces 2 sites sont assez dangereux en hiver, et que Badaling est plus approprié. N’étant pas particulièrement équipées comme des trappistes, Sandrine et moi avons donc opté pour le site de Badaling.

Au programme donc, visite du site de Badaling avec accès en téléphérique et guide anglais, déjeuner et visite du tombeau des Ming dans l’après-midi : ça s’annonçait bien, d’autant que nous avions choisi notre jour en ayant jeté un coup d’oeil à la météo, il devrait faire beau.

Sauf que bien sûr tout ne s’est pas passé comme prévu.

Dans la série de nos galères, juste le jour où nous devions nous lever un peu plus tôt, bah j’ai pas géré avec mon portable/réveil. Du coup réveil et préparation en quatrième vitesse… pour rien puisqu’au final nous avons dû attendre près de 2 heures à l’entrée de l’hôtel : nous étions les 2 seules de l’hôtel à avoir réservé l’excursion, et la jeune chinoise du service de réservation nous avait… oubliées.

Nous l’avons donc attendue, sans omettre d’exprimer notre mécontentement… Lorsqu’elle arriva, elle commença par nous rembourser nos 360 yuans, puis nous conduisit vers un car de l’autre côté de la rue où on nous fit payer pour le même tour que celui que nous avions réservé. (50 yuans par personne, pour le transport)

Nous patientons sans vraiment comprendre le comment du pourquoi, quand un 2ème car, plus confortable, arrive. On nous fait alors descendre et monter dans ce nouveau car, chic ! d’autres “occidentaux”, y’aura donc sûrement le guide en anglais !

Et bien non ! La guide ne nous parlera qu’en chinois. Après un long trajet en car, nous arrivons enfin sur le site de Badaling (35 yuans par personne), là on nous laisse 1h10 pour nous dégourdir les jambes, voilà ce qui nous attend !

Déjà niveau météo, nous ne sommes pas gâtées, un voile de brume se profile déjà, les photos type carte postale, ce ne sera pas pour cette fois :(

Mais bon, comme dit l’adage, “Celui qui n’a pas gravi la Grande Muraille n’est pas un brave”, alors c’est parti pour l’ascension ! Ah oui j’avais oublié de précisé, non seulement nous n’avons pas de guide en anglais, mais pas de téléphérique non plus, ce sera justement l’occasion de faire preuve de notre bravoure ;)

Et nous avons été bien braves !

Pour pouvoir prendre ces quelques clichés de la Grande Muraille, il nous aura fallu gravir plusieurs centaines de marches et passer par 4 ou 5 des milliers de tours de guet qui jalonnent la muraille, et grâce auxquelles, par un système de signaux de feux, les informations pouvaient circuler très rapidement du temps des invasions barbares.

En fait, haute d’environ 8 mètres et large de 6 mètres, la Grande Muraille jouait plutôt un rôle dissuasif, sans jamais pouvoir empêcher d’invasion. Un peu notre Ligne Maginot puissance 10 quoi…

On dit encore de la Grande Muraille que c’est le seul ouvrage humain visible depuis la Lune.

Et mes joues rougies par l’escalade, on les voit depuis la Lune ? ;)

Bref l’effort fut à la hauteur de nos espérances, et même si le soleil n’était pas de la partie, le jeu en valait la chandelle, pour vous en convaincre, retrouver les photos que je n’ai pas pu insérer dans l’album Views of Beijing, vous aussi vous en aurez peut-être le souffle coupé !

En fait si j’en avais eu le temps, j’aurais bien poussé plus loin la petite balade sur les marches inégales de la Grande Muraille, mais il nous fallait vite repartir, car le bus nous attendait pour la poursuite du périple.

Prochaine étape : pause déjeuner dans ce qui est peut-être l’unique site de restauration à proximité. Une bonne soupe de nouilles fera l’affaire pour nous caler et nous remettre de nos émotions du matin.

Car la journée n’est pas finie. Voilà maintenant que nous nous dirigeons vers le Tombeau des Ming.

Avec Sandrine nous attendions beaucoup de cette visite également, mais nous avons été déçues.

En fait le Tombeau des Ming regroupe un ensemble de sites, et est-ce le fait de notre programme ou bien les sites sont-ils tous aussi peu intéressants, le site que nous avons visité nous a certes permis de découvrir l’imposante statue d’un empereur Ming, mais en fait de tombeau on ne voit rien de particulier, en tout cas ce fut notre ressenti sur le site de Changling.

Pire, on nous arrête ensuite sur un autre site, et on nous conduit directement dans une sorte de petit musée où on commence à vous décrire l’ensemble du tombeau autour d’une jolie maquette, avant de vous faire faire le tour d’une galerie de sculpture en jade qui finit sur un atelier de fabrication (bon encore ça c’est intéressant). Mais bien sûr, pas fous les chinois, juste après on vous incite à dépenser votre argent pour acheter du jade, pierre très chère car très dure à travailler soit dit en passant…

Nous n’aurons donc pas vu “la voie des esprits” bordée d’animaux aux symboliques évocatrices. Ce sera peut-être pour une autre fois, car il est déjà temps de rentrer, et on doit avouer qu’une fois de plus une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue, après un bon repas bien sûr car, quoi de mieux après l’escalade de la Grande Muraille de Chine que de déguster le vrai l’unique le sublime Canard Laqué de Pékin ? A découvrir très prochainement dans l’article dédié à nos expériences culinaires ;)

Bol de nouilles post Grande Muraille

Lundi 14 février 2005

Pour notre journée du 14 février à Pékin, nous faisions partie d’un car de touristes, au programme, Grande Muraille côté Badaling pour le matin, et Tombeau des Ming pour l’après-midi. Et entre les deux alors ?

Et bien pour le déjeûner, notre petit car et nous avons été conduits sur ce qui est probablement le seul et unique site de restauration près de Badaling.
Par site de restauration il faut comprendre en fait une sorte de self laissé à tout vent, sûrement sympa au printemps mais bien évidemment vide en février, et un petit resto/boui-boui dont les chinois ont le secret, le tout bien évidemment avec ce qu’il faut de stands à souvenirs tout autour. Notre guide nous avait indiqué qu’un restaurant de standing supérieur se trouvait dans les parages, mais de 1- elle s’est bien gardée de nous dire où, et de 2- on n’avait pas vraiment envie de payer cash un restaurant pour touristes.

Donc nous sommes allées dans le boui-boui, et nous y avons pris des nouilles ! C’était en fait la seule chose dont je pouvais à la fois reconnaître le nom et qui nous inspirait confiance…
Et bien, à côté de la Grande Muraille à Pékin comme à Shanghai Minhang, chaque fois qu’on mange des nouilles dans un boui-boui, on a droit au spectacle !

On prépare les nouilles devant vous, que dis-je, on les prépare… D’un pâte informe, le cuisinier malaxe, étire, sépare et fait virevolter sous vos yeux ce que bientôt on retrouve dans notre grand bol, flottant dans une soupe bien chaude, et agrémenté, pour cette fois-ci entre autres, de lamelles de viande de boeuf bouillie… ah les niurou la mian !

Bien sûr nous aurons payé nos nouilles 3 fois le prix que je les paie à Minhang, ce sont les lois du tourisme, mais ça ne nous a pas empêché par la suite d’aller prendre un tanghulu, juste histoire de patienter avant de reprendre le car ;)

Le Canard Laqué à la Pékinoise au restaurant Quanjude

Lundi 14 février 2005

Passer à Pékin sans manger du canard laqué, ce serait un sacrilège, en tout cas vous passeriez à côté de quelque chose…
Une jeune Pékinoise qui faisait partie de notre convoi pour la
Grande Muraille nous a conseillé, pour manger le meilleur canard laqué de Pékin, c’est au restaurant Quanjude qu’il faut aller !

En effet, LA spécialité culinaire de Pékin, ce n’est pas le tanghulu ;), c’est le Canard Laqué !
Donc forcément nous avons voulu y goûter, et forcément, dans les règles de l’art.

Pour cela, l’adresse la plus renommée de la capitale : le Quanjude, près de Qianmen.
L’adresse en poche, et sans autre indication que de savoir qu’il fallait que nous descendions à la station Qianmen, nous nous sommes donc mises en quête du fameux restaurant. Le problème consistant à d’abord trouver l’avenue, parce que Qianmen, bon c’est pas l’Etoile mais c’est grand, puis à identifier parmi la multitude de restaurants aux néons fournis, lequel présentait les 3 caractères qui nous intéressaient. Vu que nous avions déjà essuyé quelques revers dans la recherche d’adresses précises à Pékin, nous étions particulièrement fières de nous de les avoir trouvés avant d’être laissées pour mortes de faim sur les pavés de Pékin.

Mais là, attention, en fait, le premier restaurant que nous avons trouvé était en fait le Quanjude version fast-food… cadre très bien, mais les clients s’entassaient autour des tables et mangeaient dans des assiettes en carton, bizarre… Autre chose bizarre, juste avant de rentrer dans ce “fast-food du canard laqué”, un homme nous avait interpellées pour nous vendre un ticket qui portait un numéro, mais il voulait qu’on en fasse quoi de ce numéro ?

La réponse n’allait pas tarder à se faire savoir… Quand les serveuses du “fast-food” se sont aperçu de notre étonnement, elles ont très vite compris que ça n’était pas l’endroit que nous cherchions, bon et puis aussi parce que dans ce resto là il n’y avait que des chinois, donc des laowai, elles voulaient sûrement aller… à l’autre restaurant, le vrai, le beau, celui où tout le monde voudrait manger du canard laqué dans de belles assiettes…

… et quand je dis tout le monde, c’est tout le monde ! Surtout un 14 février pensez-vous… Quand nous arrivons, l’entrée est pleine à craquer de gens debout ayant l’air de patienter calmement, alors je m’enquiers naturellement auprès de l’hôtesse, qui me dit qu’il n’y a pas de problème pour manger à 2 ce soir, et me tend en souriant un numéro… celui de notre position sur la file d’attente.. d’où le monsieur qui voulait nous vendre son numéro un peu plus tôt :)

Bon et bien nous avons eu le temps de faire un peu le tour… Tout est prévu à cet effet, car il est possible depuis des fauteuils relativement confortables de voir à travers une vitre les cuistots s’affairer en cuisine autour d’une rangée interminable de canard prêts à passer à la broche !

(c) S. Monthéard

Et pourquoi tant de monde ? Parce qu’il s’agit de la plus ancienne maison de Pékin qui sert le canard laqué, et que forcément, depuis 1864, ils savent bien le préparer,  le canard laqué, on perpétue les traditions quoi… et surtout on vous rappelle “discrètement” combien de canards ont été servi dans ce temple du canard laqué…

Enfin notre tour arrive. Je faisais jusque là bien attention chaque fois que l’hôtesse annonçait les numéros en chinois pour ne pas manquer notre tour certes, mais aussi pour montrer que toute laowai que je suis je gère trop bien le chinois ;)
Loupé, elle nous a prises pour des analphabète du chinois, donc elle n’a même pas annoncé notre numéro, elle est cache venue nous chercher, il faut dire qu’elle n’avait sûrement pas eu de mal à se souvenir de nous…

(c) S. Monthéard

Puis on nous mène jusqu’à notre table, nous n’aurons pas la chance de manger à l’étage, mais nous nous en contenterons bien, des fois qu’il faudrait attendre davantage…

Le menu, voyons voir… glourps, c’est un peu plus cher que ce qu’on prend d’habitude, au début nous pensons prendre seulement un morceau ou deux chacune, et puis, devant l’incompréhension des serveurs, nous optons finalement pour le canard entier… pour 2… bon un petit canard ? soyons folles :)

Le défilé commence alors, serviettes, assortiment d’accompagnements, et le clou du spectacle, la découpe à votre table du canard… les fines tranches s’alignent une à une dans les différentes assiettes sous nos yeux fascinés… de quoi faire saliver ;)

Enfin le moment tant attendu, la découpe est achevée, maintenant nous allons pouvoir manger. Nous considérons alors dubitativement les fines crêpes et sauces qui se trouvent sur la table. Et là, super-serveuse est arrivée (en se pressant :) ) et nous a expliqué comment disposer le canard dans la petite crêpe et tout pour apprécier la viande comme il se doit.

Et bien nous avons tout mangé. Le canard laqué à la Pékinoise, c’est certes un peu gras, mais c’est assez savoureux.
Je vous recommande l’adresse à mon tour, et si d’aventure vous pensez y aller, il pourra être judicieux de réserver ;)

Le Zoo de Pékin

Dimanche 13 février 2005

Dimanche 13 février, nous avons décidé d’aller faire un tour au Zoo de Pékin, principal objectif : voir de nos propres yeux le fameux panda géant…

Après notre mémorable périple à la recherche du Palais d’Eté, il y a avait au moins une chose de sûre : nous savions comment nous rendre au Zoo de Pékin :)
Ca tombait bien, puisque justement nous voulions aller rendre une petite visite au célèbre mais néanmoins discret Panda Géant.

Le Panda Géant, est-il encore besoin de le rappeler, est une espèce en voie de disparition, nous devrions même dire en voie de disparition avancée. Tout le monde, je pense, a en tête le logo de l’organisation WWF

Cependant, la Chine est peut-être l’une des régions du monde où il est encore possible d’en voir, certes pas à l’état naturel, mais nous nous en contenterons pour cette fois ;)
Espérons juste que d’autres générations après nous pourront encore en admirer (fin du message à caractère informatif).

Nous arrivons donc au zoo, 15 yuans l’entrée comprenant l’accès au site des pandas. A noter que beaucoup de sites touristiques fonctionnent de cette façon : un droit d’entrée au site général, et un droit supplémentaire pour chaque activité/site particulier à l’intérieur… ce qui conduit souvent à des dilemmes du genre j’y vais, j’y vais pas… souvent pour 10 yuans = 1 euro…
En tout cas pour cette fois, aucune hésitation, oui nous voulons voir les pandas. Ce sera d’ailleurs la première chose que nous irons voir.

Tout d’abord nous avons pu rencontrer notre premier panda géant en intérieur, dans une de ces salles recréant les conditions climatiques de vie des animaux qu’elles hébergent, le genre de salles qui vous font mal au coeur pour leurs hôtes…
Le tout premier panda piquait justement un somme, mais le second était bien éveillé et s’affairait autour de ce qui devait être son déjeuner (pousse de bambou ?). On continue d’avancer dans la salle, là les pandas sont déclinés sous leur forme commerciale… Ca vous dit une casquette panda ou une pièce panda en souvenir ? Nous préférons sortir…

Et nous avons bien eu raison. Car de l’autre côté de la salle, se trouvait un site où l’on pouvait voir d’autres pandas géants mais en extérieur cette fois. Et on a beau dire, sans la vitre et le chauffage artificiel, c’est quand même beaucoup mieux pour apprécier les va-et-vient de ces énormes boules de poils noires et blanches, toutes attendrissantes qu’elles sont, on voudrait les prendre dans ses bras ces gros nounours aux yeux noirs qu’on ne parvient pas à distinguer entre les touffes de poils…

Sauf que dans nounours, y’a ours justement. Et oui, le panda géant reste une espèce de la même famille que les ours, ce qui expliquera probablement que les personnes chargées de nourrir la bêbête préfère rester derrière une grille plutôt que de faire un gros câlin ;)
Mais bon, on ne se lasse pas de les regarder… de loin… C’est mignon quand même…

(Fin du message à caractère trognon, on n’est pas -que- des gamins quand même… Mais l’émerveillement n’est-il pas le premier pas vers le respect ? Celle-ci je l’ai piquée à Nicolas)
Après les Pandas, bien évidemment nous avons poursuivi la visite du zoo. Des oiseaux, des singes, des reptiles, et les éléphants, ah les éléphants. Pour ceux-ci, à nouveaux, passage obligé par les salles à thermostat odorantes… Au-delà du simple fait de savoir ces animaux confinés en intérieur, ce qui peut être compréhensible en hiver, nous avons été écoeurées (oui je crois que c’est le mot) de les voir tout bonnement parqués, dans l’incapacité de bouger, dans leur box protégés par ces mêmes vitres en plexi.
Et là on réalise, mais au fait, en France les zoos sont-ils ouverts au public en hiver ? Je préfère continuer à penser que non, et peut-être que je viens seulement de comprendre pourquoi…

D’ailleurs l’avis général que le Zoo de Pékin nous aura laissé ne sera guère folichon. Les installations nous ont paru un peu délabrées, ou tout du moins en manque de rénovation. Les Chinois ont pourtant l’air de se presser en nombre pour le visiter, maintenant pour 15 yuans l’entrée… J’avoue ne pas trop savoir comment les zoos sont gérés, peut-être ne peut-on pas se permettre de fermer les portes en pleins congés du nouvel an ? Question intéressante à vrai dire…