|
|
Un 14 février, certes entre cousines… mais dans un lieu magique.
Qui peut se targuer d’avoir passer sa St-Valentin sur la Grande Muraille de Chine ?! |
La Grande Muraille de Chine, c’est le passage obligé de quiconque vient faire un peu de tourisme à Pékin. Celle que l’on appelle aussi le “dragon de dix mille lis” est en fait un ensemble de “Grandes Murailles”, fortifications parallèles construites en différents endroits au cours des siècles, s’étendant sur les montagnes sur 6700 km d’ouest en est (plus long que le rayon de la Terre, ou encore 1/20 de sa circonférence !)
|
|
Ainsi, quand vous êtes à Pékin, plusieurs sites de la Grande Muraille peuvent être visités.
Le plus connu est le site de Badaling. Situé à 70 km au nord-ouest de la capitale, c’est le site le mieux restauré qui offre probablement les plus beaux paysages, et c’est donc aussi le site le plus fréquenté…
On vous parlera aussi des sites de Mutianyu et Simatai (respectivement à 90 km et 110 km de Pékin, au nord-est) qui eux présenteront l’avantage d’être moins touristiques. |
Avant d’arriver à Pékin, je connaissais l’existence de ces 2 derniers sites et aurais plutôt penché pour ceux-ci, n’appréciant guère les hordes de touristes quand il s’agit d’admirer les fabuleux paysages qu’on nous promet.
Ceci étant dit, au vu des distances, nous avons voulu faire au mieux en réservant un tour organisé par le biais de notre hôtel. Et là, le service de réservation (une jeune chinoise en tout et pour tout…) nous dira que ces 2 sites sont assez dangereux en hiver, et que Badaling est plus approprié. N’étant pas particulièrement équipées comme des trappistes, Sandrine et moi avons donc opté pour le site de Badaling.
Au programme donc, visite du site de Badaling avec accès en téléphérique et guide anglais, déjeuner et visite du tombeau des Ming dans l’après-midi : ça s’annonçait bien, d’autant que nous avions choisi notre jour en ayant jeté un coup d’oeil à la météo, il devrait faire beau.
Sauf que bien sûr tout ne s’est pas passé comme prévu.
Dans la série de nos galères, juste le jour où nous devions nous lever un peu plus tôt, bah j’ai pas géré avec mon portable/réveil. Du coup réveil et préparation en quatrième vitesse… pour rien puisqu’au final nous avons dû attendre près de 2 heures à l’entrée de l’hôtel : nous étions les 2 seules de l’hôtel à avoir réservé l’excursion, et la jeune chinoise du service de réservation nous avait… oubliées.
Nous l’avons donc attendue, sans omettre d’exprimer notre mécontentement… Lorsqu’elle arriva, elle commença par nous rembourser nos 360 yuans, puis nous conduisit vers un car de l’autre côté de la rue où on nous fit payer pour le même tour que celui que nous avions réservé. (50 yuans par personne, pour le transport)
|
|
Nous patientons sans vraiment comprendre le comment du pourquoi, quand un 2ème car, plus confortable, arrive. On nous fait alors descendre et monter dans ce nouveau car, chic ! d’autres “occidentaux”, y’aura donc sûrement le guide en anglais !
Et bien non ! La guide ne nous parlera qu’en chinois. Après un long trajet en car, nous arrivons enfin sur le site de Badaling (35 yuans par personne), là on nous laisse 1h10 pour nous dégourdir les jambes, voilà ce qui nous attend ! |
|
|
Déjà niveau météo, nous ne sommes pas gâtées, un voile de brume se profile déjà, les photos type carte postale, ce ne sera pas pour cette fois
Mais bon, comme dit l’adage, “Celui qui n’a pas gravi la Grande Muraille n’est pas un brave”, alors c’est parti pour l’ascension ! Ah oui j’avais oublié de précisé, non seulement nous n’avons pas de guide en anglais, mais pas de téléphérique non plus, ce sera justement l’occasion de faire preuve de notre bravoure |
|
|
Et nous avons été bien braves !
Pour pouvoir prendre ces quelques clichés de la Grande Muraille, il nous aura fallu gravir plusieurs centaines de marches et passer par 4 ou 5 des milliers de tours de guet qui jalonnent la muraille, et grâce auxquelles, par un système de signaux de feux, les informations pouvaient circuler très rapidement du temps des invasions barbares.
En fait, haute d’environ 8 mètres et large de 6 mètres, la Grande Muraille jouait plutôt un rôle dissuasif, sans jamais pouvoir empêcher d’invasion. Un peu notre Ligne Maginot puissance 10 quoi… |
|
|
On dit encore de la Grande Muraille que c’est le seul ouvrage humain visible depuis la Lune.
Et mes joues rougies par l’escalade, on les voit depuis la Lune ?
Bref l’effort fut à la hauteur de nos espérances, et même si le soleil n’était pas de la partie, le jeu en valait la chandelle, pour vous en convaincre, retrouver les photos que je n’ai pas pu insérer dans l’album Views of Beijing, vous aussi vous en aurez peut-être le souffle coupé ! |
En fait si j’en avais eu le temps, j’aurais bien poussé plus loin la petite balade sur les marches inégales de la Grande Muraille, mais il nous fallait vite repartir, car le bus nous attendait pour la poursuite du périple.
Prochaine étape : pause déjeuner dans ce qui est peut-être l’unique site de restauration à proximité. Une bonne soupe de nouilles fera l’affaire pour nous caler et nous remettre de nos émotions du matin.
Car la journée n’est pas finie. Voilà maintenant que nous nous dirigeons vers le Tombeau des Ming.
|
|
Avec Sandrine nous attendions beaucoup de cette visite également, mais nous avons été déçues.
En fait le Tombeau des Ming regroupe un ensemble de sites, et est-ce le fait de notre programme ou bien les sites sont-ils tous aussi peu intéressants, le site que nous avons visité nous a certes permis de découvrir l’imposante statue d’un empereur Ming, mais en fait de tombeau on ne voit rien de particulier, en tout cas ce fut notre ressenti sur le site de Changling.
Pire, on nous arrête ensuite sur un autre site, et on nous conduit directement dans une sorte de petit musée où on commence à vous décrire l’ensemble du tombeau autour d’une jolie maquette, avant de vous faire faire le tour d’une galerie de sculpture en jade qui finit sur un atelier de fabrication (bon encore ça c’est intéressant). Mais bien sûr, pas fous les chinois, juste après on vous incite à dépenser votre argent pour acheter du jade, pierre très chère car très dure à travailler soit dit en passant… |
Nous n’aurons donc pas vu “la voie des esprits” bordée d’animaux aux symboliques évocatrices. Ce sera peut-être pour une autre fois, car il est déjà temps de rentrer, et on doit avouer qu’une fois de plus une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue, après un bon repas bien sûr car, quoi de mieux après l’escalade de la Grande Muraille de Chine que de déguster le vrai l’unique le sublime Canard Laqué de Pékin ? A découvrir très prochainement dans l’article dédié à nos expériences culinaires