Le nouvel an chinois… en Chine
Tout comme Noël dans nos terres occidentales, la Fête du Printemps (connue sous nos latitudes comme le nouvel an chinois) est la fête la plus importante de l’année.
Avant d’arriver à Shanghai, j’ai vécu 2 ans à Paris dans le 13ème arrondissement, à 500m du quartier chinois. J’avais alors pu découvrir les célèbres défilés et danses de dragons comme on les connaît de par le monde à l’occasion du nouvel an chinois.
Mais une Fête du Printemps en Chine n’a rien à voir avec ce qu’on peut en voir dans les Chinatown des métropoles. Ici j’ai pu sentir une réelle ferveur autour de l’événement, peut-être tout simplement parce que cette fois-ci j’étais au coeur des festivités, et non pas à côté.
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La Fête du Printemps dure 15 jours, du 09 février au 23 février pour cette année (oui je sais il est temps de l’écrire cet article :] ), et déjà bien avant février on pouvait ressentir l’importance de la fête en préparation. Impossible de se frayer un chemin dans les allées d’Auchan, les portes de mes voisins et des magasins se parent des traditionnelles devises de bons voeux calligraphiées sur papier rouge, ou encore d’un losange rouge et doré avec en son centre le caractère “fu” synonyme de bonheur et d’abondance : j’ai d’ailleurs remarqué que très souvent le caractère était placé à l’envers, et, parce que quand même les chinois savent écrire à l’endroit, je me demandais quelle en était la raison… j’ai donc cherché un peu et appris que cela sert à matérialiser l’arrivée de la bonne fortune (homonymie entre “renversé” et “arrivé” !) |

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Autre signe avant-coureur de l’approche imminente de nouvel an, les rues de Minhang sont désertes, Dongchuan lu, d’habitude si chargée de vie, est une rue fantôme où les restaurants ferment les uns après les autres, la seule activité remarquable étant les gros travaux entrepris ici et là pour ouvrir une nouvelle boulangerie “Christine” ou simplement rafraîchir le restaurant. En effet l’ensemble de la population de Minhang semblait s’être donné rendez-vous au guichet de Humin lu pour y acheter des billets de train. Car c’est impératif, la veille du nouvel an, les chinois doivent se retrouver en famille autour d’un repas gargantuesque jusqu’au bout de la nuit. Il leur faut donc traverser le pays et cette période est ainsi synonyme de trafic intense qui m’a valu de patienter quelques heures quand j’ai voulu, juste à ce moment là préparer mon voyage à Pékin. |
Réveillon du Nouvel an à Shanghai
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Juste avant le début de la Fête du Printemps, j’étais encore à Shanghai, et avec Sandrine nous avons pu décrouvrir quelques unes des coutumes du nouvel an. Le 7, nous sommes allées visiter le temple de Longhua (article à paraître… un jour…) et sur le chemin, nous avons activement participer à une coutume chinoise du nouvel an : lancer nos voeux pour la nouvelle année dans un “arbre à voeux du nouvel an” (nom de ma composition), et surtout faire en sorte qu’ils y restent accrocher :] car dans le cas contraire, vos voeux ne se réalisent pas ! Nous avons donc acheté un “lot voeux du nouvel an à accrocher dans l’arbre” (bis) pour 15 yuans, qui comportait 4 morceaux de “tissus à voeux du nouvel an” (ter) joliement peints et ornés de différents petits objets et une pochette rouge et dorée, dans laquelle nous devions mettre les “tissus à voeux du nouvel an” avant de la lancer dans l’arbre. Auparavant Sandrine et moi nous sommes appliquées à écrire nos voeux sur 2 des morceaux (nous avons secrètement gardé les 2 autres en souvenirs |
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Le centre ville aussi avait revêtu ses habits de lumière. Lors d’une balade sur la rue Nanjing Lu, nous avons pu soupeser les énormes décorations rouges qu’on s’apprêtait à accrocher tout au long de la rue. Un passage par le quartier de Xujiahui : impossible d’oublier qu’on s’apprête à quitter l’année du singe pour passer dans l’année du coq tant le volatile est décliné sous toutes les formes dans ce quartier commerçant. Partout ces gros ballons rouges aussi qui flottent dans le ciel, et nos oreilles non pas non plus été épargnées par le bruit incessant des pétards. Je croyais savoir que ceux-ci avaient été interdits à Shanghai, tout comme les feux d’artifice, jugés trop dangereux. Peut-être l’interdiction ne concernait-elle que le centre ville, a-t-elle été levée, ou bien peut-on l’enfreindre sans trop de complications… ? Toujours est-il que nous avons bien vu les pétards et feux d’artifice, en particulier le 8, soirée du réveillon ou il veut mieux ne pas trop compter dormir tôt : vos voisins se rappelleront à votre bon souvenir… :] |
Le réveillon du nouvel an chinois est censé se passer autour d’un bon repas en famille ? Et bien c’est ce que j’ai fait, j’ai passé la soirée avec Sandrine
et nous avons pu les voir ces fameux feux d’artifice qui réveillaient tout Minhang à la nuit tombée.
Festivités à Pékin
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Nous y étions enfin dans l’année du coq. Et le lendemain, nous mettions le cap sur Pékin en espérant y voir d’autres coutumes pour les prochains jours de festivités. Et nous avons été déçues dans l’ensemble. Pas de danse de dragons à l’horizon durant tout notre périple. En fait j’ai appris depuis que ces danses avaient lieu sur quelques jours particuliers de la quinzaine, et peut-être se déroulent-elles davantages dans les quartiers plus qu’aux abords des lieux touristiques. Nous ne serons pas tout à fait bredouilles, à l’arrivée au Parc de Beihai, nous avons pu voir un groupe de danseurs accompagnés de tambours, toujours aussi coloré. |
Par contre, à Pékin nous avons découvert un autre événement lié au festivités du nouvel an : le premier dimanche qui a suivi le nouvel an, nous étions au beau milieu d’une véritable fête foraine dans un des temples de la ville.
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Alors que nous cherchions en fait le Temple des Lamas, nous avons été attirées par l’animation qui régnait près d’un lieu aux allures de temple. Nous avions déjà remarqué les personnes déambulant dans la rue arborant fièrement des sortes de poupées-épouvantails ou encore d’autres parures étranges, et ceux-ci étaient encore plus nombreux. Passée l’entrée, c’était une foule dense qui s’agitait de toute part. On entendait des chants de type karaoké venir de derrières les murailles et guidées par eux nous sommes tombées sur une véritable fête foraine, avec jeux et gros lots (des peluches plus énormes les unes que les autres) à la clé. Puis nous avons continué notre petit tour, plus ou moins aux aléas des mouvements de foule, pour y trouver des allées de stands proposant les jouets kitchs qu’on pourrait trouver chez nous dans les tombolas de quartier, et à 12h oblige, une nuée noire attroupée devant les stands de nourriture bruyants, fumants et odorants. C’était pas les danses de dragon, mais c’était décoiffant et épuisant |
Nous ne verrons rien de plus à Pékin, pour retrouver l’ambiance des fêtes il nous faudra attendre de revenir à Shanghai, fin prête pour le dernier jour de la Fête du Printemps : la Fête des Lanternes !
Tags: culture, fêtes, nouvel an chinois, Pékin, Shanghai














20 mars 2005 à 12:23
Bonjour Céline,
D’abord, félicitations pour ton blog, tu as eu une très bonne idée de créer ce blog pour faire partager ton aventure chinoise; même si ça doit te prendre beaucoup de temps pour le mettre à jour aussi régulièrement.
Je voulais savoir si tu conseillerais de visiter la Chine au moment du Nouvel An Chinois à des personnes qui ont déjà eu l’occasion de visiter ce pays à une autre période. Est-ce que les festivités du Nouvel An sont incontounables?
Merci d’avance pour ta réponse.
Bonne continuation.
28 janvier 2006 à 12:22
Happy new year. J’aime la Chine et ses traditions, son côté ancien et plus d’autres choses.
12 mars 2007 à 12:22
Et hop, une carte de voeux pour cette bonne année chinoise !