Chroniques de Chine - Page 2 sur 12

Google in China, ou précis sur les us de l’Internet en Chine

23 avril 2006

Alors qu’après une longue semaine d’isolement, je viens de retrouver ma connexion Internet à domicile (merci mon proprio qui avait omis de me signaler que je devais me présenter de moi-même à l’agence de China Telecom pour payer mon abonnement et non pas attendre une hypothétique facture… passons), je découvre avec grand intérêt un article diffusé par un camarade VC (comme Vieux Cons@, spéciale dédicace à mes ex-compagnons d’amphis télécommiens) : Google’s China Problem (and China’s Google Problem).

Il s’agit d’un article du New York Times, un peu long mais qui vaut la peine d’être lu pour peu qu’on ait eu quelques déboires avec ses recherches sur Internet depuis la Chine ou qu’on s’intéresse tout simplement au sujet du fameux Great Firewall of China (Vous aurez bien sûr suivi le parallèle avec le bout de muraille si célèbre par ici).
Si l’article tourne essentiellement autour du cas de la stratégie Google en Chine, il est très instructif sur les usages d’Internet par les chinois, et son contrôle par le gouvernement. Ceux qui comme moi étaient aux premières loges ces derniers mois (”ah mais pourquoi il marche plus ce matin mon bookmark Wikipédia ?!”, c’est du vécu…), la rétrospective vous fera revivre vos meilleurs moments de surf sur la toile chinoise.

Entre stratégies de moteurs de recherche, considérations éthiques sur la censure et technologies permettant de conjuguer le tout, voici un décryptage à prendre le temps de lire (en anglais, oui je sais…) pour démêler les noeuds de la toile et y voir un peu plus clair…

Google’s China Problem (and China’s Google Problem)

For many young people in China, Kai-Fu Lee is a celebrity. Not quite on the level of a movie star like Edison Chen or the singers in the boy band F4, but for a 44-year-old computer scientist who invariably appears in a somber dark suit, he can really draw a crowd. When Lee, the new head of operations for Google in China, gave a lecture at one Chinese university about how young Chinese should compete with the rest of the world, scalpers sold tickets for $60 apiece. At another, an audience of 8,000 showed up; students sprawled out on the ground, fixed on every word…

de Clive THOMPSON

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The New York Times Magazine - 23/04/2006

Merci Pipoun ; ]

HK le temps d’un visa

25 mars 2006

Guangzhou ne me suffit plus. Non pas que j’en ai fait le tour, mais il faut croire que j’ai un appétit de bougeotte, de buildings, ou de mégapoles chinoises, car pas plus tard que jeudi dernier, j’étais déjà à Hong Kong !

Non, en fait la raison est bien plus simple (ou tordue, ça dépend sous quel angle on le prend…), j’ai dû faire un passage express à HK pour me faire faire un visa chinois ! Et oui, ça paraît insensé comme ça, mais avec un visa de résident étudiant en Chine, on ne peut pas se faire faire un permis de travail (visa Z) directement sur place. Pour cela, il faut d’abord un visa classique, par exemple le L. Moi ça m’a sidérée d’apprendre ça déjà. Mais ce qui m’a encore plus sidérée, c’est quand on m’a annoncé que pour ça il fallait que je sorte du territoire chinois. Là je me voyais déjà devoir rentrer en France… mais non, sortir du territoire chinois, ça peut tout simplement vouloir dire aller à HK ! Et ça tombe bien, parce que maintenant que je suis à Canton, HK c’est vachement plus près :]

Gratte-ciel à Hong KongEn plus je n’étais encore jamais allée à Hong Kong. Bon à dire vrai je n’avais pas vraiment prévu d’y aller si tôt, et surtout sur une aussi courte période. Et oui, c’est que j’ai commencé à bosser moi. Donc si ma boîte accepte de couvrir les frais du voyage et du visa, je ne vais quand même pas être payée à faire du tourisme. Car pas question d’y aller le week-end, y’a comme qui dirait un risque que le bureau des visas chinois soit fermé. Sans compter que mon visa j’en ai besoin au plus vite pour faire les démarches en Chine. Si bien que, aussitôt avérée la nécessité d’aller à HK, aussitôt partie.

Résultat, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, je quittais mon appartement à 4 heures du matin pour sauter dans un taxi qui m’emmena à l’autre bout de la ville, au China Hotel où je devais prendre le premier bus pour Hong Kong de la journée, celui de 5:30, pour arriver à HK vers 9:00. Je n’avais pas réservé de billet, mais pas de soucis, à cette heure en tout cas le bus est quasi vide, il est facile d’acheter un billet à la montée dans le bus. 110 yuans, et, pour Sandrine, un vrai beau bus confortable, oui ça existe !
De manière générale, cette expédition à HK était complètement improvisée. Je partais juste avec l’adresse du bureau des visas pour la Chine et mon Lonely Planet sous le bras, avec pour mission de boucler ce visa et de revenir à Guangzhou dans la journée.

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80 % des entreprises privées n’offrent pas de contrat à leurs salariés

30 décembre 2005

Et pendant ce temps-là, Céline cherche un stage à Shanghai…

Exploiter ses salariés en omettant de leur proposer un contrat : telle pourrait être la raison du boom économique chinois. Un rapport officiel, publié jeudi 29 décembre, révèle en effet que l’immense majorité des plus de deux millions d’entreprises privées chinoises exploitent leurs salariés, condamnés à travailler sans contrat.

“Les droits légaux des employés sont fréquemment violés dans plus de 80 % des entreprises privées” [...]. L’immobilier, l’industrie légère – notamment l’habillement – et la restauration sont en tête des entreprises qui usent et abusent de procédés illégaux.

En outre, selon le rapport, dans les 20 % d’entreprises qui respectent la loi, la plupart des contrats sont de moins d’un an. “Les employeurs refusent de signer des contrats de longue durée pour éviter les obligations légales” [...] “Certains contrats établissent même que la responsabilité de l’employeur ne peut être engagée en cas de maladie ou même de mort de ses employés, même si cela se passe sur le lieu de travail” [...]

ABSENCE DE PROTECTION

[...] Le droit de grève a même été retiré de la Constitution en 1982 au motif que le système politique avait “éradiqué les problèmes entre le prolétariat et les propriétaires d’entreprises”.

Dans un rapport publié au début du mois, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a accusé le Parti communiste chinois au pouvoir de s’être converti en un “capitalisme casino”, marqué par l’enrichissement d’une minorité grâce à l’exploitation d’une masse d’ouvriers, issus des campagnes, mal payés et sans aucun droit. [...] Selon l’internationale syndicale, les ouvriers ne disposent guère de moyens pour faire respecter leurs droits, d’autant plus que le syndicat officiel, le seul autorisé, prend systématiquement fait et cause pour les patrons.

Généralement, les critiques concernant le coût social du boom économique de la Chine proviennent d’organismes indépendants basés à l’étranger[...]. Mais le rapport publié jeudi 29 décembre a, lui, été réalisé à la demande des députés chinois pour faire le point sur le respect de la loi du travail, adoptée en 1995. Peut-être le signe d’un changement pour les salariés chinois.

avec AFP

Le Monde.fr - 29/12/2005
article complet en ligne

Après ses tee-shirts, la Chine vend son acier, ses télés et ses lave-linge

8 décembre 2005

Pour la première fois de son histoire, la Chine est devenue, sur les dix premiers mois de l’année 2005, exportatrice nette de véhicules : d’après l’agence Xinhua, le pays a vendu à l’étranger 135 000 unités jusqu’en octobre, surtout des camions à destination de pays en voie de développement, et n’en a importé que 128 000, en grande partie des voitures de luxe, en provenance du Japon, d’Italie ou d’Allemagne.

Les chiffres du commerce extérieur chinois dans le domaine de l’automobile sont minuscules. Et pour cause : Pékin a choisi de faire fabriquer les quelque 5 millions de véhicules, qui sortent de ses chaînes de montage chaque année, par des constructeurs étrangers, tous présents en Chine dans des sociétés mixtes aux côtés de fabricants chinois.

Mais ils sont révélateurs d’une tendance qui pourrait faire de la Chine, dans un futur pas si lointain, un nouveau Japon : quand on sait que les investissements tous azimuts des marques étrangères en Chine sont en train de créer une capacité de production de 20 millions de véhicules en 2010, pour un marché intérieur qui pourrait ne pas dépasser les 9 millions d’unités (selon un scénario, raisonnable, de 10 % de croissance annuelle des ventes), il y a de quoi s’inquiéter.

Les QQ-bioman
Les QQ, le phénomène automobile chinois

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Le gouvernement chinois affirme encourager le dépistage du sida

1 décembre 2005

Aujourd’hui c’est la Journée Mondiale de la Lutte contre le Sida. Et en Chine qu’en est-il ?

Ruban lutte contre le sida

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