Minhang - Page 3 sur 3

Ayaaaah ! (2)

29 janvier 2005

Comme promis, la suite de mes aventures au TKDO ! Hier j’avais fini sur le fait que mes chers camarades partants pour venir au TKDO m’avaient laissée y aller toute seule pour mon premier cours.
 

Le Dobok

Je commence donc par récupérer mon Dobok tout neuf. Je m’éclipse dans les toilettes pour le passer, et ô surprise le pantalon est trop petit… A taille égale, les Chinois ont en général les jambes plus courtes que nous chers Européens. Donc je me suis mise au style “A la pêche aux moules”, avec le pantalon remonté 10 cm au-dessus des chevilles afin que l’entrejambe ne me gêne pas pour les mouvements.
 

La ceinture

Une fois le Dobok passé… Comment qu’on met la ceintuuuuuure ?
Là je fais appel à la jeune fille de l’accueil (va falloir que je lui demande son nom parce que ça fait long “la jeune fille de l’accueil”…) qui s’occupe de mon cas. Ramasse ta fierté :]

Ça y est je suis prête, dernière recommandation de la JFDLA avant de pénétrer sur le Dojang, ne pas oublier le salut. Aller, on respire… GO !
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Ayaaaah ! (1)

28 janvier 2005

Mon sport de prédilection à moi, c’est le basket (14 ans que j’en fait, oula, je rajeunis pas :] ). Mais depuis que je suis en Chine, impossible de trouver une structure intéressante : le basket féminin n’est pas particulièrement populaire. Alors tant qu’il faisait beau, je pouvais jouer à loisir sur les terrains en extérieur de l’université ou sur celui de ma résidence, surtout que Marieke est une super pro et que les Chinois adorent taper la baballe orange à leurs heures perdues : le sport, rien de tel pour rencontrer des gens et s’intégrer !

Oui mais voilà, depuis décembre il fait très froid par ici, et ces dernières semaines la pluie s’est rappelée à notre bon souvenir également, du coup le basket c’est un peu mort. Que faire d’autre alors ?
Du ping pong, ou du taïchi le “sport” typique chinois ou il faut faire ses exercices à 6h30 ? mouais, bof…
La réponse est venue à moi, un beau jour, dans ma boîte aux lettres !

A première vue, même si je ne comprends pas vraiment tous ce qui est écrit en chinois, j’identifie assez clairement qu’il s’agit de Taekwondo :]
Il s’en ai fallu de peu avant que le énième papier incompréhensible s’en aille à la poubelle, ce qui a retenu mon attention, ce sont ces quelques mots en bas du prospectus :

For non-Chinese: Every Tuesday and Thursday 19:00 - 20:30 at night

Non-Chinese ?! Mais c’est moi ça !

Alors j’ai passé mes yeux en mode reconnaissance de caractère pour identifier l’adresse, et avec Marieke et Pascal, eux aussi intéressés, on y est allé pour se renseigner.
Bon, il s’est avéré d’abord qu’il n’y avait pas cours les mardi et jeudi, et pas pour les étrangers. Mais on nous a accueillis à bras ouverts, et nous avons été conviés aux entraînement des vendredi, samedi et dimanche… en chinois bien sûr !

Je manque trop de sport, et ici on accepte d’intégrer des étrangers à des cours réservés habituellement aux Chinois, allez on tente l’aventure !
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Des jiaozi à Minhang

10 janvier 2005

Au menu d’aujourd’hui, un plat typiquement chinois, tellement chinois qu’on ne trouve pas de traduction pour le désigner : les jiaozi (tsiaotzeu).

On peut comparer les jiaozi à nos raviolis: de taille comparable, ce sont des petites poches de pâte fourrées de viande de porc, de boeuf, de mouton ou encore de volaille, mais on en trouve également fourrées aux légumes.
Pour les accompagner, pas de sauce bolognaise, mais un attirail de condiments : ail, vinaigre… tout ce qu’il y a de plus doux :)
En fait, après sondage auprès de moi-même et de mes connaissances, il semblerait qu’il soit assez difficile de différencier le contenu des jiaozi, ce qui donne le goût c’est justement l’accompagnement !

Pour nous à Minhang, nous pouvons certes en manger au réfectoire de l’université, mais nous préférons encore l’un des boui-boui en face de l’université, sur Dongchuan Lu. Entre nous, nous l’appelons “la jiaozi place”, comprenez l’endroit où aller pour manger des jiaozi :)

Marieke et moi y étions encore vendredi dernier. Alors j’en ai profité pour prendre quelques clichés. Ce soir-là en plus, nous sommes reconnues successivement par 2 chinois : ”Hé, mais j’ai déjà joué au basket avec vous”, diront les deux, on devrait s’en douter maintenant, les 3/4 des chinois que nous connaissons, c’est sur un terrain de basket que nous les avons rencontrés !

Nos jiaozi commandés, nous pouvons admirer, du coin de notre table, la préparation de notre dîner sur la table au fond de la salle.

Enfin les jiaozi sont servis, préparation de l’assaisonnement,… MANGEZ !

Pendant tout ce temps, nous avons taper la discut’ EN CHINOIS SVP avec Kevin (me souviens plus de son nom chinois), repas donc complètement chinois !

Vous aurez peut-être remarqué que tous ont gardé les manteaux, et oui dans les boui-boui de Dongchuan Lu, on mange bien et pour pas cher (1 à 2 €) mais on a froid !

En attendant Noël

8 décembre 2004

Jingle bell, Jingle bell, Jingle all the way
La la la, lala la la, lala lala la la


Doux refrain de Noël, qui malheureusement se fait trop rare par chez moi. Et oui, c’est quand arrivent les premiers jours de décembre et que votre famille vous demande ce qui vous ferait plaisir pour Noël qu’on réalise qu’on est pas vraiment dans l’ambiance.

A Minhang, le district de Shanghai où je vis, pas de magasins tout de rouge, de blanc, et d’or décorés, pas de sapins sur les trottoirs (ah si 1 devant le nouveau resto du coin), pas de publicités avec un bon gros vieux bonhomme barbu en pyjama rouge et blanc, pas de lumières scintillantes dans les rues… Comment ressentir l’atmosphère de Noël ?

Et bien en ne restant pas à Minhang, mais en allant faire un tour en ville, à Carrefour ! 45 min en métro, et 8 mètres de bonheur en rayons : le premier pas vers la magie de Noël, trouver un sapin (synthétique mais c’est déjà énorme pour nous) et de quoi l’habiller un peu (les hivers sont rudes à Shanghai !).

Déjà Marieke et moi étions toutes excitées par la trouvaille, alors je vous laisse imaginer les deux gamines en train de faire leur sapin de Noël :)
Tous les superlatifs y sont passés, et bien sûr l’instant a été immortalisé comme il le fallait.

Maintenant chez nous flottent une douce ambiance de fête… et 2 chaussettes qui attendent impatiemment la venue du bon gros vieux bonhomme barbu en pyjama rouge et blanc :)


PS : Merci papa de m’y avoir fait penser