Cuisine Chinoise

Shuangyupi sur Shangxiajiu

7 mai 2006

Comme promis, aujourd’hui un vrai article sur Canton ! Et quoi de plus naturel qu’une petite note sur l’une des particularités les plus connues de Canton : les trucs bizarres qu’on peut y manger : ]

Pour aujourd’hui donc, une découverte gustative que j’ai faite cette semaine, le 爽鱼皮 (shuang yú pí), traduction : il faudra lire l’article pour le savoir ; P

Ben et Daisy, en attendant le truc spécialTout a commencé quand Daisy, ma collègue cantonaise de choc, me convie mercredi soir sur Skype avec un autre collègue, Ben, originaire de Qingdao, à sortir le lendemain “manger un truc spécial”… Tant de mystères, je n’allais pas résister à ça : )
Rendez-vous était pris : le lendemain nous nous retrouvons à la station de métro 长寿路 (cháng shòu lù), direction la très commerçante rue 上下九 (shàng xià jiǔ), pour nous atabler à ‘la meilleure adresse qui prépare le truc spécial de tout Canton’, dixit Daisy.

Un boui-boui en extérieur, super agréable par les touffeurs cantonnaises du mois de mai grâce à ces ventilo et autres bâches subtilement suspendu. Au coin de la rue, entre 2 rangées de vieilles maisons, le genre d’endroit que si tu ne connais pas, tu ne trouves pas. La carte est très simple : 3 plats, dont le fameux truc spécial. Allons-y pour les 3 ! Nous patientons sur nos tabourets en plastique. Pendant ce temps-là, Daisy nous explique l’histoire du lieu. 50 années qu’ils seraient là, et toujours aussi renomés pour le ‘truc spécial’. J’en profite pour jeter un oeil sur les tables alentours. Rien de vraiment identifiable. En tout cas pas de chose qui ressemble à des queues de chien par exemple, donc avec une carte à 3 plats, peu de chance que ce soit ça.

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Profiteroles à Shanghai : trouvées !

12 novembre 2005

Merci à tous ceux qui ont répondu à mon billet désespéré en quête d’une adresse à Shanghai pour manger de BONNES profiteroles.

Oui, ceux qui m’ont suggéré de les faire moi-même sont loin de connaître mes talents de cordon bleu et la qualité/quantité des équipements de cuisine dont je dispose ici. Ne serait-ce que le chocolat à faire fondre, y en a-t-il seulement au Carrefour de Gubei ?

Bref, aujourd’hui j’ai pu testé l’adresse que plusieurs d’entre vous m’ont indiquée, à savoir la pâtisserie Visage à Xintiandi, c’est une enseigne du même groupe que le Face.
60 yuans les profiteroles, bon, allez, c’est vraiment pour se faire plaisir :)

Profiteroles mangées au Visage - Xintiandi

Du coup, normal, je vous en ramène une petite photo, pour que vous aussi vous puissiez saliver :P
A mon goût ces 法国点心 (= pâtisserie française, leur appellation chinoise dans le menu) ça ne valait pas celle que je pouvais déguster du côté de Bastille. Je les trouve aussi moins jolies, vous en pensez quoi ? ;)

En tout cas ça se laissait manger tout seul. En ce samedi ensoleillé après toute une semaine de flotte, c’était vraiment idéal… Un vrai régal !
Et un gros merci à Marieke de m’avoir invitée ! Un chouette cadeau de pré-anniversaire :]

Sandrine, moi aussi cette fois-ci j’ai bien pensé à toi !

Ils aiment les yaourts-euh, savez-vous comment ?

11 novembre 2005

… quand ils sont liquides-euh, avec une paille dedans !

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une grande consommatrice de yaourts.
Et oui je ne supporte pas le lait frais, et le fromage me fait horreur, oui je sais honte à moi, comment ça t’es française et tu n’aimes pas le fromage ?!
N’empêche qu’en Chine c’est bien pratique, parce que du fromage, à part d’importation qui coûte la peau des fesses, il n’y en a pas; et des yaourts, y’en a partout !! (enfin à Shanghai en tout cas)

yaourt chinois : 酸牛奶 En fait je dois profiter de la campagne de promotion en Chine des produits laitiers en général. Bah oui, il faut qu’ils grandissent les petits Chinois (oui pas toujours si petits que ça d’ailleurs…). Du coup, les qualités des produits laitiers sont vantées un peu partout à grand renfort d’affiches métro. Genre “Si tu bois du lait toi aussi tu seras un héro taïkonaute” ou bien “un super basketteur”.

Bref, grandir pour moi, il n’en est plus trop question à présent (snif) maintenant je fixe :] Et pour cela, un large choix de yaourts chinois bon marché s’offre à moi. Pour les repérer, il suffit d’aller dans le rayon frais de n’importe quelle supérette ou mini-épicerie et d’identifier le mot magique : 酸牛奶 (suan niunai) 酸=aigre 牛=vache 奶=lait
=> lait de vache aigre, un yaourt quoi !

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Pour se rafraîchir à Shanghai

1 juin 2005

Décidément, la météo n’est visiblement pas le point fort de Shanghai. Quand il ne pleut pas averse, il fait trop chaud ! Heureusement, là aussi parce que le chinois est malin et débrouillard, il y a des tas de façons de se rafraîchir où que l’on soit.

Pour se rafraîchir, en Chine comme ailleurs, il suffit bien souvent de prendre une boisson fraîche. Ce n’est pas ce qui manque ici, tous les sodas possibles et imaginables sont en vente à tous les coins de rue, le plus difficile finalement c’est souvent de débusquer les bouteilles d’eau plate au beau milieu de toutes les autres…
Donc ça, c’était pour la méthode liquide. Mais il ne faut pas non plus oublier la méthode solide, qui vous met quelque chose sous la dent quoi. Là encore, 2 possibilités : la façon diététique, et la façon pas diététique du tout, mais l’une comme l’autre sont délicieuses :)

La méthode diététique : les fruits frais

La pastèque et autres melons de la même famille, à cette époque de l’année, c’est l’idéal ! En vente bien sûr dans les grandes surfaces et dans les magasins de proximité, on les trouve partout dans la rue toujours grâce aux fameux vendeurs ambulants qui les transportent par dizaines de kilo dans leur vélo à remorque, et les pèsent devant vous : attention en Chine les prix s’entendent en livres et non en kg ;]
Autre merveille des marchands ambulants : l’ananas prêt-à-déguster en bâton. C’est frais, juteux et sucré juste ce qu’il faut, un vrai régal !

La méthode pas diététique du tout, mais qu’est-ce qu’on s’en fiche parce que c’est trop bon : les glaces !

Si vous êtes un adepte des glaces, vous serez comblé !
S’agit-il d’un des effets de l’incitation à la consommation de produit laitiers ? la glace est la snack estival par excellence. Elles ont en effet un goût prononcé en lait, on en trouve même au parfum “Vanille - Fromage”…, et les chinois en raffolent. Ils en mangent partout, et à n’importe quelle heure : pas plus tard que ce matin je voyais nombre d’étudiants se rendre à leur cours de 10h une glace à la main.
La petite supérette en bas de notre lotissement dispose de 3 bacs à glaces remplis à ras bord, et vous pourrez repartir avec votre Cornetto à 2,5 yuans ou votre boîte de 6 Magnum à environ de 10 yuans (=1 euro !)

Ceux qui ont d’ailleurs bien compris le phénomène ce sont les fast-food. Partout dans le centre ville vous croiserez les Chinois avec leur petit cornet de glace MacDo. La chaîne dispose d’ailleurs dans chacun de ses restaurants d’un point “station pour produits sucrés” (littéralement) indiqué comme sur la photo ci-contre.

Vous n’avez plus qu’à faire votre choix :]

Une jidan baobing, ça vous dit ?

17 mai 2005

Pour se régaler en Chine, pas besoin de chercher le meilleur restaurant de la ville, le bonheur est au coin de la rue…

Sur Dongchuan Lu, la rue où j’habite, et tout autour, on trouve un nombre incroyable de petits restaurants ouverts quasiment à toute heure pour vous servir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire des plats de tous les coins de la Chine.

Mais à la tombée du jour, ceux-ci vont très vite être concurrencés par des envahisseurs qui vont venir occuper les trottoirs, devant leur pas de porte.

Ces envahisseurs, c’est une poignée de marchands ambulants, qui arrivent chargés de leur stand roulant pour s’installer jusque tard dans la nuit et vendre aux passants fruits et légumes, brochettes en tout genre, soupes de nouilles personnalisées, etc.

Pour les trouver, il suffit donc de sortir au coin de la rue, en espérant qu’il ne pleuve pas, et que les autorités du coin n’est pas décidé de se poster momentanément là. Et oui, forcément, ce type de commerce n’est pas très légal… ni très hygiénique d’ailleurs…

les monceaux de détritus s’accumulent tout autour des stands, on vous sert à mains nues pas très propres… donc mieux vaut se méfier avant de choisir n’importe quoi au hasard et de se retrouver clouer au lit l’estomac tout retourné ;)

Le mieux, c’est donc de préférer les denrées cuites sous vos yeux. Pour ça, il en est une que nous avons testée (sur les conseils avisés de camarades-cobayes ;) ), et que nous adorons : la jidan baobing.

Jidan baobing, c’est l’équivalent chinois de nos bonnes vieilles crêpes, avec une recette légèrement revisitée :)

Sur leur chariot de fortune repliable en une minute en cas d’approche des forces de l’ordre, les couples ont installé une plaque chauffante pour y faire cuire les crêpes et ont disposé tout autour les éléments nécessaires à leur préparation.

Quand la pâte très épaisse est étalée à l’aide d’un ustensile en bois, elle sera alors recouverte de quelques herbes et d’un oeuf tout d’abord.

Puis suivant que vous êtes un amateur de sensations fortes ou non, vous demanderez une baobing “la” ou bien “bu la”, comprendre avec ou sans épices. Pendant que monsieur étalera une sauce légèrement relevée pour donner un peu de goût, madame saupoudrera un autre condiment. Puis le clou de la jidan baobing, c’est l’ajout dans la crêpe repliée d’une sorte de gaufre frite bien croustillante. On replie la crêpe par dessus, on vous met le tout dans un petit sac plastique parce que c’est super chaud quand même :) … en échange de quoi vous tendez vos 2 yuans.

Humm, c’est trop bon ;)

Rien de tel pour se caler ! Le restaurant de l’université en sert aussi, mais avouez que la préparation d’une jidan baobing derrière une vitre par un cuisinier en blouse blanche c’est quand même beaucoup moins savoureux qu’avec les odeurs de la rue ;]

Nous on en prend très régulièrement quand on revient du tkdo, ou bien quand on préfère manger vite fait devant son ordi ou un dvd : “Tiens, ça te dit une jidan baobing ?”, pratique, limite gratuit, nutritif et délicieux, c’est l’idéal :]

A tel point qu’on a même nos couples habitués pour les crêpes. Du coup c’est plus facile pour les prendre en photos, ils font d’abord les timides mais en insistant un peu avec le sourire, ils acceptent volontier. Qui sais peut-être qu’un jour ils me montreront même comme les faire :)

Ouai… bon en attendant… ça vous dit une jidan baobing ?