Cuisine Chinoise - Page 3 sur 4

Les tanghulu

10 février 2005

Les tanghulu… c’est sûrement ce qu’il y a de meilleur à Pékin !
Enfin on en trouve ailleurs en Chine, j’en ai même mangés depuis sur le Bund à Shanghai, mais pas autant et aussi bons qu’à Pékin, capitale de la Chine et du tanghulu :)

Tang-hu-lu : tang qui veut dire sucre (non pas soupe, c’est le même phonème mais pas le même ton, voyons) et hulu qui veut dire callebasse… voilà ce qui est dit dans mon bouquin de cours de chinois pour expliquer ce mot bizarre.
Mais bon, c’est quoi ces callebasses au sucre ? En fait les tanghulu, ce sont ces “brochettes” de fruits figés à l’intérieur d’une couche de sucre un peu comme cristallisé…
C’est toujours pas clair hein, c’est ça… heureusement l’appareil photo était là !

A Pékin on en trouve partout de ces vendeurs ambulants qui trimballent sur leur chariot des bouquets de tanghulu. Evidemment, c’est une des friandises préférées des Pékinois qui en sont les spécialistes.

Moi j’ai testé la première fois dès le premier jour à Pékin, le premier soir en fait, après l’épisode de la marmite mongole, qui m’avait laissé comme un creux à l’estomac…

Et dès lors, chaque jour ou presque de notre séjour à Pékin a été marqué d’une dégustation d’un tanghulu, à un tel point que nous avons pu mener une étude très poussée sur le rapport qualité/prix du tanghulu à Pékin, dont voici les résultats :

  • l’idéal c’est 2 kuai le tanghulu : pour ce prix là on peut en avoir un très bon et surtout sans pépin (comme ici du côté de Qianmen)
  • on vous propose un tanghulu à 1 kuai ? mieux vaut refuser, à tous les coups il est plein de pépins…
  • 3 kuai, à la rigueur, mais s’il y a des pépins, là vous vous êtes vraiment fait avoir (comme c’est possible si vous en prenez un sur le site de la Grande Muraille de Chine…)

Mais pourquoi nous parle-t-elle de pépins ? me direz-vous.
Tout simplement parce que le tanghulu, le vrai, l’authentique, est uniquement composé de petites pommes (fruit à pépin par excellence). Bien sûr vous pourrez en trouver d’autres sortes, avec des fraises ou des fruits plus exotiques, on pousse même la fantaisie à faire des alternances de couleurs et tout, et oui faut pas croire, le marché du tanghulu est très diversifié ;)
Malgré tout, pour avoir goûté à ces dérivés, je trouve que là encore, rien ne vaut un vrai tanghulu aux petites pommes rouge foncé qui brillent sous le sucre figé à la lumière des rues de Pékin… et sans pépin :)

La marmite mongole

10 février 2005

La marmite mongole, c’est l’événement culinaire qui a marqué notre première journée à Pékin, et encore aujourd’hui nous y repensons avec… dégoût.

Harassées de notre première journée marathon, nous cherchions un endroit où nous poser afin de nous restaurer un peu, tout en continuant sur l’optique découverte du voyage. Ayant refuser certains restau/boui-boui sur des critères plutôt aléatoires, nous avons fini, grandes aventurières que nous sommes, dans une resto de marmite mongole.

Bien sûr les serveurs sont amusés de voir débarquer 2 laowai en gros blousons d’hiver… On nous apporte le menu, et là, gros moment de solitude (oui ça m’arrive parfois :) ) ya des tonnes de trucs et je sais pas quoi prendre, comment on mange une marmite mongole ??

Une fois l’engin apporté et disposé dans le trou au milieu de la table, je comprends qu’il s’agira de faire bouillir des trucs, alors avec Sandrine on se lance, pommes de terre, champignon en forme de cuisse de poulet, un peu de viande et des nouilles, bref le pif, rien que le pif, visiblement hasardeux quand nous entendons les serveurs rigoler… moment de solitude, quand tu nous tiens…

Le plus mythique ça a été quand on nous a apporté la sauce, un truc immonde (dont j’apprendrai que ça a été fait à base de prune) que j’ai subrepticement laissé de côté… Le tout était super cher, vraiment pas nourrissant et pour rester soft… pas bon du tout…

Donc de choses l’une, mieux vaut éviter les restos qui affichent une marmite mongole sur leur enseigne, ou bien allez-y accompagné de quelqu’un qui s’y connaît, parce qu’avec moi, vous risqueriez de la regretter… ;)

Nouilles instantanées dans la Cité Interdite

10 février 2005

Et oui, arrivées tout fraîchement de Shanghai, nous avions entamé de bon matin la visite de la place Tian’anmen et de la Cité Interdite, et après avoir parcouru la majeur partie du site, nous étions ravies, une fois arrivées dans les jardins, de trouver une sorte d’épicerie qui servait des nouilles instantanées toutes chaudes…

Car les nouilles instantanées en Chine, c’est comme le jambon-beurre en France : on les trouve partout, c’est pas cher, et pas mauvais en général ;)
Bon par contre pour les manger en marchant, c’est moins évident…

Dans les épiceries comme il y avait dans la Cité Interdite, on peut trouver des tables, mais aux heures de pointes, mieux vaut aller voir ailleurs pour trouver où se poser. Tant mieux pour nous, le soleil brille justement, donc ce sera dégustation à la fraîche en extérieur avec tout un tas d’autres touristes affamés : la modernité, même sur les sites antiques, ça a du bon pour se réchauffer :)

Des jiaozi à Minhang

10 janvier 2005

Au menu d’aujourd’hui, un plat typiquement chinois, tellement chinois qu’on ne trouve pas de traduction pour le désigner : les jiaozi (tsiaotzeu).

On peut comparer les jiaozi à nos raviolis: de taille comparable, ce sont des petites poches de pâte fourrées de viande de porc, de boeuf, de mouton ou encore de volaille, mais on en trouve également fourrées aux légumes.
Pour les accompagner, pas de sauce bolognaise, mais un attirail de condiments : ail, vinaigre… tout ce qu’il y a de plus doux :)
En fait, après sondage auprès de moi-même et de mes connaissances, il semblerait qu’il soit assez difficile de différencier le contenu des jiaozi, ce qui donne le goût c’est justement l’accompagnement !

Pour nous à Minhang, nous pouvons certes en manger au réfectoire de l’université, mais nous préférons encore l’un des boui-boui en face de l’université, sur Dongchuan Lu. Entre nous, nous l’appelons “la jiaozi place”, comprenez l’endroit où aller pour manger des jiaozi :)

Marieke et moi y étions encore vendredi dernier. Alors j’en ai profité pour prendre quelques clichés. Ce soir-là en plus, nous sommes reconnues successivement par 2 chinois : ”Hé, mais j’ai déjà joué au basket avec vous”, diront les deux, on devrait s’en douter maintenant, les 3/4 des chinois que nous connaissons, c’est sur un terrain de basket que nous les avons rencontrés !

Nos jiaozi commandés, nous pouvons admirer, du coin de notre table, la préparation de notre dîner sur la table au fond de la salle.

Enfin les jiaozi sont servis, préparation de l’assaisonnement,… MANGEZ !

Pendant tout ce temps, nous avons taper la discut’ EN CHINOIS SVP avec Kevin (me souviens plus de son nom chinois), repas donc complètement chinois !

Vous aurez peut-être remarqué que tous ont gardé les manteaux, et oui dans les boui-boui de Dongchuan Lu, on mange bien et pour pas cher (1 à 2 €) mais on a froid !

Les couleurs de Shanghai

2 janvier 2005

Lorsqu’on évoque Shanghai, on l’associe immédiatement à la modernité, à la face occidentale de la Chine et ses multiples grattes-ciel. On en oublierai presque qu’il s’agit d’une ville chinoise, qui concentre à elle seule tous les contrastes de la Chine.

La marque vivace de l’empreinte chinoise de Shanghai, ce sont ses marchés. Pas de grandes places qui accueillent 1 jour ou 2 par semaine les étals de marchands itinérants. Non, non, ici si vous voulez passer faire votre marché, il faut d’abord le trouver, ou bien comme c’est le plus probable, tomber dessus par hasard !
En efftet, coincés entre 2 boulevards, les marchés sont souvent des enfilades de petites rues aux maisons basses. Mais une fois que vous l’avez trouvé, rien ne vous empêche d’en profiter tous les jours et à toute heure ou presque. Car ici les marchés sont fixes, les marchands vivent dans leur commerce, derrière les étals qui se succèdent le long des rues.

Ces rues justement nous donnent une toute autre vision de Shanghai que l’image stéréotypée qu’on peut en avoir. On est bien loin des tours aseptisées et des architectures ahurissantes. Ici les cordes à linge remplacent les néons, pas d’agent de la circulation aux carrefours mais des tas de détritus odorants, et donc bien regarder avant de traverser pour éviter de se faire renverser par les vélos imprudents. De temps en temps au bout d’une rue on aperçoit les buildings qui nous rappellent comme des garde-fous que la ville n’est pas bien loin.

Mais moi je préfère m’y perdre dans ces marchés. Ces étals aux odeurs poignantes, tantôt délicieuses tantôt écoeurantes, ces couleurs tranchées, l’étal rouge de la bouchère, le vert du marchand de légumes, le marron du marchand de graines, la fumée qui se dégage des baozi tout chaud, les visages concentrés des commerçants à la tâche.

C’est un endroit qui vit d’une toute autre énergie que celle de l’avenue Nanjing Lu. Une foule incessante de chinois à vélo au milieu des rues, qui s’arrêtent de temps à autre devant l’un des étals, la lampe qui tourne sans fin au-dessus de l’étal du boucher et qui éclaire d’une lumière chaude la viande fraîchement coupée et présentée sur une simple table de bois à la portée de tous. Ne pas trop penser à l’hygiène non plus en passant devant les cuvettes de poisson tout frétillants déposées sur le sol. De toute façon on n’est pas là pour acheter à manger, on vient pour faire partie du grouillement, pour sentir cette atmosphère qu’on cherchait en venant ici, la Chine quoi…