Expatriée à Shanghai - Page 2 sur 2

Le pickpocket chinois existe bien

21 juin 2011

Après toutes ces années sans y être confrontée, j’avais fini par croire qu’il s’agissait d’un mythe, d’une de ces légendes urbaines qui reviennent de façon chronique sans vraiment pouvoir les vivre. Aujourd’hui le mythe est tombé : les pickpockets en Chine,  ça existe, et y’en a un qui s’est pris une bonne ruade de coups de parapluie !!

Ma description des faits

  • Heure du crime : ce jour 21 juin 2011, vers 13h, il pleuvait
  • Lieu du crime : à l’approche de la Bank of China à l’angle de Nanjing Xi Lu et Tongren Lu
  • Témoins oculaires : un gardien de la banque, placé devant l’issue Ouest, trop éloigné pour pouvoir intervenir
  • Les faits : j’ai soudainement senti un mouvement et un poids différent sur mon épaule, retournant la tête, je vois l’homme la main encore sur l’ouverture de mon sac qui pendait derrière mon bras, il s’apprêtait à plonger dedans. Mon sang n’a fait qu’un tour : tout en m’écriant, je réoriente mon parapluie déployé et lui assène une dizaine de coups le faisant déguerpir. M’étant ré-assurée que le contenu essentiel de mon sac était intact, j’ai laissé partir le malotru, me remettant de mes émotions. Le gardien 10 mètres plus loin n’a pas bougé…
  • L’individu : ça me fait mal de le dire, mais c’est un chinois typé Ouïgour, probablement venant du Xinjiang, accompagné d’un complice. Un grand gars costaud. Le stéréotype ne va pas disparaître. Le pire c’est que je le revois quelques minutes plus tard de loin à un carrefour. Il me reconnaît aussi, je le pointe du doigt d’un air “Toi mon gaillard, tu as de la chance qu’il n’y ait pas de flic dans le coin. Si je te recroise un de ces 4, tu vas prendre chaud aux fesses.”, il se dissimule derrière son compère de larcin.
  • Les pertes à déclarer : rien à signaler, si ce n’est celle de mon innocence sur les agissements des pickpockets dans les rues de Shanghai, et mon parapluie favori fracassé (je vous disais qu’il était costaud…). A part cela et quelques émotions pour la journée, tout va bien.

Pièce à conviction : parapluie favori fracassé sur l'individu chapardeur

Pièce à conviction : parapluie favori fracassé sur l'individu chapardeur

Voilà M’sieur l’inspecteur !

Epilogue

C’est la première fois que cela m’arrive de toute mon existence. Je sais maintenant comment je réagis : les réflexes sont au point !
Vous me direz : j’ai eu de la chance qu’il n’ait rien pris. Si on arrête l’histoire là, oui. Si je vous dis qu’il a plu à seaux d’eau 2 minutes plus tard, vous comprendrez que je ne suis pas tout à fait du même avis… Mais bon, mieux vaut une paire de chaussures fichue que laisser son téléphone et son portefeuille à un voyou.

Me voilà quitte pour une histoire de plus dans la série “mes 1ere fois, en Chine”.

La banque en ligne chinoise n’aime pas les Mac

19 juin 2011

La banque en Chine est probablement mon sujet de prédilection quand il s’agit d’illustrer en quoi la vie en Chine peut être frustrante et manquer d’efficacité.

Depuis mon arrivée en Chine, j’ai connu différents cas de figure et plusieurs établissements aussi. Suffisamment pour dire qu’il n’existe pas de solutions simple et rapide avec aucune banque locale. Peut-être les banques étrangères telles HSBC ou Standard Chartered offrent de meilleurs services. En tout cas moi je suis à la sauce chinoise. Je n’ai pas vraiment le choix car mon salaire est payé en Chine par une société locale, donc pas le choix de la banque (et oui, c’est comme ça ici !).

Après l’étudiante qui cherche à récupérer un peu d'argent de France en découvrant les méandres du système bancaire chinois avec quelques mots de vocabulaire pour boucler les fins de mois, après la V.I.E payée uniquement en France qui doit faire la même chose mais tous les mois à reculons tellement c’est un cauchemar, c’est maintenant l’employée locale qui a tout son budget sous la main, mais qui veut passer au niveau supérieur de la maitrise de la banque chinoise : Je ne me déplace plus à la banque, je fais tout en ligne !

Vous me direz : déjà pour avoir du cash sur soi, c’est impossible, il faut forcément passer au distributeur.
Je répondrai : Que nenni! J’ai trouvé l’astuce : je recharge en ligne le téléphone de mes collègues au bureau, ils me donnent la somme en cash et au passage je me fais quelques mao de commission. Si vous maitrisez Taobao et le paiement en ligne en Chine, je vous le recommande ! De mon côté, je ne vais presque jamais à l’ATM pour avoir assez de cash sur moi : ]
Ainsi donc, ces derniers temps j’avance de plus en plus vers mon objectif ultime. De mon bureau tout se fait bien car je suis équipée du classique Windows XP avec tous les navigateurs qu’il faut dont l’indispensable (et détesté) Internet Explorer : le portail de la banque en ligne en Chine.

Il faudra que je fasse des articles sur tout cela, c’est un sacré système pour réussir une transaction en ligne ici. Mais aujourd’hui, j’écris ce billet pour déverser ma bile après une après-midi passer à tenter l’impossible : utiliser sa banque en ligne sur un Mac. Car si au boulot je suis sur Windows, chez moi c’est plutôt Apple qui règne avec ordi Mac, iPhone et tout le tralala.

Je ne fais pas plus tenir en haleine, le verdict le voici :

Bank of China sur Mac

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I miss something…

18 juin 2011

… and I think I found what it is…

salle de basket old school

God I have to play basketball on a court like that again, I miss the light, the ball, the acoustics, the odors… Not easy to find here, I have to though, I miss it too much now…

Shanghai, I love you

25 avril 2011

Cela fait 6 ans et 8 mois. Oui ce n’est pas très rond, ce n’est pas un anniversaire marqué en rouge dans le calendrier des événements de ma vie, ce n’est pas très symbolique, mais c’est maintenant que je réalise : ça fait 6 ans et 8 mois que je vis en Chine. Principalement à Shanghai d’ailleurs. J’ai vécu 2 ans à Canton, ai visité Pékin et Hong Kong X fois,… juste assez pour m’assurer que c’est bien à Shanghai que je me vois et pas ailleurs. Est-ce la Chine d’ailleurs qui me fait rester, ou est-ce juste Shanghai qui me retient ? Serais-je encore ici si j’avais échoué ailleurs ou perduré à Canton ? J’en doute. Une chose est sûre en tout cas : j’aime ma vie ici à Shanghai, et je compte y rester encore un moment.

I love Shanghai

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