Voyage vers l’Ouest (3) Errances à Hami
20 janvier 2012Enfin, je quitte Ürümqi, mon coeur bat d’excitation à l’idée de quitter pour de bon cette grande ville sans intérêt pour s’envoler vers l’aventure et les grands espaces. Il est 22h quelque chose : Hami, j’arrive !
Un petit goût du risque
J’en suis tellement “euphorique” que, las une fois de plus de ne pas trouver de taxi, je ne me pose pas trop de questions en montant dans la voiture d’un local qui se proposa de m’emmener jusqu’à la gare d’Ürümqi pour le même prix que le taxi. Ça lui semblait tout naturel, à moi aussi… au début.
Au bout de quelques minutes, j’ai quand même fini par me dire “M’enfin Céline, qu’est-ce que tu fais toute seule dans la voiture de cet inconnu qui pourrait très bien…”, là j’ai commencé à regarder autour du moi pour m’assurer qu’on allait bien dans la direction de la gare, guettant le moindre panneau, le moindre signe. Finalement je me suis un peu rassurée, à moitié ravie d’avoir pris ce petit risque, puis grandement soulagée de poser le pied devant la gare !
Couchette Express
Dans la gare, toutes ces émotions et la journée mouvementée ont raison de moi : je consume délicieusement mon avance en m’assoupissant toute allongée sur les canapés en simili-cuir du salon VIP réservé aux détenteurs de billets couches molle, où je me trouve quasiment seule, fait suffisamment rare pour être noté.
Au moment de monter dans le train, je m’étonne cette fois de constater qu’il s’agit d’un train couchette à 2 niveaux: un étage en bas, un en haut, avec à chaque niveau donc 2 couchettes superposées. De quoi entasser pas mal de monde !
Sans demander mon reste, je monte dans la mienne : couchette du haut, sacs entreposés, prête à éteindre la lumière dès que possible… une fois les contrôles d’identité passés. On ne voyage pas dans le Xinjiang sans montrer patte blanche. La contrôleuse arrive : scanner dernier cri en main pour lire les cartes d’identité à puce de mes 3 colocataires chinois. Pour mon passeport bien sûr on en revient aux bonnes vieilles méthodes avec du papier et un crayon.
Puis je prends en main ma chambrée déjà alitée et pas trop incommodante : pas de réclamation ? OK j’éteins la lumière, bonne nuit ! Je crois que je peux dire que j’ai pris le coup de main pour le voyage en train en Chine, surtout les couchettes molles
Et ainsi je transitai pendant 8 heures de la capitale provinciale jusqu’à Hami, tout à l’est du Xinjiang, “la porte de l’Est de la route de la Soie”…
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