2005 octobre - Page 3 sur 3

Nankin express (2) le Mémorial du Massacre de Nankin

10 octobre 2005

Le premier lieu de Nankin que j’ai visité fut le Mémorial du Massacre de Nankin. Certes pas vraiment ce qu’il y a de plus réjouissant pour une visite touristique. Un peu anti-chronologique comme méthode de découverte aussi. Mais une visite marquante et intéressante pour peu qu’on cherche à connaître mieux l’histoire de la Chine du 20ème siècle.
Un peu comme on irait visiter le Mémorial de Caen en Normandie.

Comme je le disais dans mon petit tour d'horizon de ma courte visite de Nankin, à vivre en Chine, j’ai appris à connaître et à tenter de comprendre les événements de l’histoire de la Chine, qui nous sont d’ailleurs souvent méconnus en Occident.

Ce mémorial fait référence au massacre des habitants de Nankin lors de l’occupation de la ville par les Japonais durant 6 semaines, du 13 décembre 1937 à janvier 1938.
Les atrocités alors perpétrées furent la cause de la mort d’entre 300 000 et 400 000 civils chinois, exécutés au cours de massacres collectifs ou d’assassinats individuels. Une cruauté qui explique aujourd’hui les protestations des Chinois face au retrait pur et simple de cet épisode tragique des manuels scolaires japonais.

Aujourd’hui le Mémorial de Nankin est un lieu de pèlerinage pour toutes les générations de Chinois. Ils étaient en effet assez nombreux à s’y être rendus quand j’y suis passée. D’ailleurs, hasard du calendrier avec les vacances d’octobre ?, ce lundi 3 octobre l’entrée était gratuite. La grande croix portant les dates fatidiques a pu être reconnue de loin par beaucoup de pèlerins ce jour-là.

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Nankin express (1) tour d’horizon

7 octobre 2005

Comme je l’ai annoncé dans mon programme pour ces vacances d'octobre, je suis allée passer 2 jours à Nankin. Enfin, 2 jours, c’était la durée intialement prévue. Finalement la pluie ayant eu raison de ma motivation je n’y suis restée qu’une petite journée en tout et pour tout :(
Mais malgré tout, j’ai eu le temps de faire un tour d’horizon, de visiter quelques endroits de la ville et d’en ramener quelques photos ;)

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Le premier Institut Confucius en France est créé à l’Université de Poitiers

5 octobre 2005

Le gouvernement chinois a récemment décidé qu’une centaine d’instituts portant le nom du grand penseur Confucius (551-479 av J-C) seraient mis en place dans le monde afin de promouvoir la diffusion de la langue et de la culture chinoises.

L’Institut Confucius de Poitiers, premier habilité en France, sera inauguré le 3 octobre 2005 en présence de représentants de l’ambassade de Chine à Paris, du gouvernement de la province du Jiangxi, de l’université de Nanchang et du groupe ZTE. Les activités de l’Institut doivent commencer en janvier 2006. Ce dernier est en cours d’installation dans la Faculté des Lettres et Langues de l’Université de Poitiers mais un bâtiment spécifique pourrait lui être dédié à terme afin de mieux répondre aux besoins des utilisateurs.

Le premier Institut Confucius habilité en France
Le premier Institut Confucius a été créé à Séoul (Corée) en novembre 2004. Le premier en Europe a été inauguré à Stockholm en février 2005. Une cérémonie officielle organisée à Pékin le 20 juillet 2005, lors de la conférence mondiale sur la langue chinoise, a été l’occasion pour les autorités chinoises de remettre les plaques symbolisant les instituts Confucius à une douzaine d’universités dans le monde dont, pour la France, celle de Poitiers. Aujourd’hui, une trentaine d’instituts sont ainsi habilités par le gouvernement chinois (Berlin, Bruxelles, Liège, Manchester, Auckland, New-Delhi, Perth, Melbourne, Islamabad, Nairobi, Singapour, etc.).

Institut Confucius : promouvoir la diffusion de la langue et de la culture chinoises

Les objectifs des instituts Confucius sont plus particulièrement :

  • l’enseignement du chinois (y compris hors du cadre d’un diplôme),
  • la formation d’enseignants en chinois, la mise en place d’un test de niveau (compréhension orale, de grammaire et de lecture) - le HSK (Hanyu Shuiping Kaoshi) -,
  • la formation permanente,
  • et aussi la réalisation de documents pédagogiques, l’organisation de concours, la diffusion de documents culturels (films, …), la mise à disposition de documents d’informations.

Coordonnés à Pékin, par la Direction Nationale de l’Enseignement du Chinois aux Etrangers au Ministère de l’Education, les Instituts Confucius bénéficieront des programmes, des manuels, des logiciels, des documents de communication, ainsi que des enseignants chinois que les autorités chinoises mettront à leur disposition.

Gravure représentant Confucius

L’institut Confucius de Poitiers : un partenariat original
La création de l’Institut Confucius de Poitiers s’appuie sur la coopération qui existe depuis 1996 entre l’université de Nanchang (province du Jiangxi) et celle de Poitiers. Depuis cette date environ 1 200 étudiants de l’université de Nanchang ont été inscrits à l’université de Poitiers. Dans le cadre de cette coopération, un institut franco-chinois a été créé à l’université de Nanchang. Celui-ci reçoit des étudiants français qui désirent poursuivre leurs études en Chine et assure des formations en français aux étudiants qui désirent poursuivre leurs études à l’Université de Poitiers ainsi que des formations de master organisées par l’IAE de l’Université de Poitiers. Cependant l’originalité de l’institut Confucius de Poitiers est la participation d’un troisième partenaire : l’entreprise de télécommunication chinoise ZTE basée à Shenzhen (ville jumelée au Département de la Vienne). Cette dernière, intéressée par la formation dispensée par cet institut, fournira des équipements permettant des visioconférences et de l’enseignement à distance.

Nouveau logo de l'Institut Confucius

Communiqué de l’Université de Poitiers - 04/10/05
article en ligne

Fête nationale chinoise, à Shanghai

2 octobre 2005

Hier samedi 1er octobre, c’était la Fête Nationale chinoise, et à cette occasion, Shanghai était en émoi, à sa façon bien particulière…

Drapeau chinois, et des hommes rouges On ne pouvait pas se tromper, partout les drapeaux rouges à 5 étoiles jaunes ont fleuri d’on ne sait où. Bien sûr dans les rues, aux fenêtres des taxis, sur les magasins, mais aussi dans les stations de métro, partout le rouge était de rigueur.

Normal, la fête nationale célèbre l’anniversaire (le 56ème cette année) de la création de la République Populaire de Chine par Mao Zedong en 1949.

Naturellement des rassemblements ont été organisés sur la Place Tiananmen à Pékin, lieu historique de la proclamation de la RPC.
Y a-t-il eu des événements publics particuliers organisés par la municipalité de Shanghai, du genre salut au drapeau, parade ? Je n’en ai pas entendu parler.

Ce que je savais par contre, c’est que cette journée, la première de la semaine officielle de vacances pour les chinois, voit le centre ville littéralement envahi…

… la journée d’abord.
Les touristes chinois venus pour les vacances, les touristes étrangers de passages et les résidents toujours sur place, tous se retrouvent en centre ville pour faire les magasins qui sont archi-bondés. Lors de notre Face à face franco-chinois, on nous avait d’ailleurs demandé si nous allions profiter de nos congés pour faire du shopping, il faut croire en effet que c’est une habitude répandue, notamment quand ces fameux magasins sont trop loin pour pouvoir s’y rendre sinon sur une demi-journée.

Du coup dans les rues, certains en profitent déjà pour vendre des drapeaux nationaux… quand d’autres portent des ballons McDo…

Vendeur de drapeaux chinois ... et des ballons McDo

… la soirée surtout.
J’ignore si c’est un phénomène particulier à Shanghai ou bien si c’est répandu dans d’autres villes de Chine : le 1er octobre à Shanghai est réputé pour… ces combats de massues gonflables !

Vendeurs de massues gonflables Enfin “réputé”… c’est un bien grand mot.

L’an dernier, je ne l’avais pas vu de mes yeux, mais quand j’en ai entendu parler, j’ai tenter de savoir le bien fondé de cette “coutume locale”. Et bien même les chinois, du moins ceux auxquels je me suis adressée, l’ignorent totalement. S’agit-il donc là d’une manipulation du cartel des vendeurs de massues gonflables qui ont vu dans l’événement une manne commerciale ?

Bref, en tout cas, sur les coups de 18 heures, ceux qui faisaient sensation, ce n’étaient pas les vendeurs de drapaux, mais bien les vendeurs de massues gonflables…

Et il y en avait pour tous les goûts.
Du simple gourdin Hello Kitty, au gourdin à piquants, en passant par le maillet Teletubbies, Winnie ou le bon vieux 2000 KGS simplement efficace, sans oublier les haches à double tranchant et les ailes d’ange. Oui, là on ne voit plus le lien, mais il y avait bien aussi des ailes d’ange, sûrement pour conquérir le public féminin…

Et pouquoi faire toutes ces massues ?

Mais pour ce taper dessus pardi ! En toute sympathie bien sûr ;)

Enfin l’année dernière j’avais eu vent de vraies luttes acharnées sur People Square. Mais cette année, point de combats organisés.

Juste une foule incroyable tout au long de Nanjing Lu, de People Square jusqu’au Bund et tout autour.

La circulation avait d’ailleurs été interdite sur plusieurs axes, et l’accès à la jetée du Bund interdite pour l’occasion.

Emilio attend de se faire taper par Marieke

Chacun marchait donc dans une ambiance bonne enfant, mais fermement armé, au cas où :)
Apparemment, cette année les combats publics ont été interdits (un message était d’ailleurs diffusé par des hauts-parleurs) et des agents de sécurité était tâchés de veiller au bon maintien de l’ordre, ce qui ne les empêchait pas de se joindre à la marée humaine.

Marée humaine sur Nanjing Lu Lumières sur Nanjing Lu

Près du Bund, beaucoup s’était posés pour pique-niquer sur des feuilles de jounaux. Les barbecues faisaient recette comme les vendeurs de gadgets lumineux. Pas toujours évident de se frayer un chemin, mais les massues étaient également utiles pour se retrouver au beau milieu des rues grouillantes.

Bien sûr nous n’avons pas hésité à nous servir dignement de nos massues :

d’abord pour régler nos comptes perso ;)

Marieke et moi, réglement de compte par la massue

mais aussi pour faire des rencontres sympathiques !

Emilio et les chinois qu'il a tapés

“Ils sont fous ces chinois !” pourrait-on se dire. Mais pas de regrets, ça valait le coup d’être vécu. Emilio, Marieke et moi faisions d’ailleurs partie des rares occidentaux de sortie, et qui plus est à arborer fièrement nos armes de plastique. C’est là qu’on se dit qu’à Shanghai il y a vraiment beaucoup de monde.

D’ailleurs, revenir du centre ville vers Minhang ne fut pas chose aisée par la suite. Station de métro prise d’assaut à People Square, nous avons dû marcher pas mal pour trouver un taxi libre, et notre marche de la journée avait laissé quelques traces… mais qu’est-ce qu’on s’est bien amusés !

Sky Burial

2 octobre 2005
Sky Burial (Funérailles célestes) - Xinran Sky Burial
titre français : Funérailles Célestes
(2004)

auteur :
Xinran

lu en :
anglais

je l’ai trouvé :
Chaudement recommandé par Marieke à qui je l’ai emprunté, elle l’avait acheté à lors d’un voyage à Hong-Kong.
Prix ?

Un petit mot sur l’auteur : Xinran

Xinran est née en 1958 à Pékin. Journaliste accomplie, elle présentera à Nankin pendant 8 ans une émission de radio durant laquelle, chaque soir, elle invitait des femmes à parler d’elles-mêmes. “Words of the Night Breeze” est devenue célèbre à travers toute la Chine, Xinran a pu rencontrer certaines des femmes qui voulaient se confier à elle. Après son départ en 1997 pour Londres où elle compila dans The Good Women of China les destins qui lui ont été racontés, Xinran a permis de faire connaître leur sort bien au-delà des frontières chinoises, dans le monde entier. Sky Burial, dans le prolongement de The Good Women of China, constitue son 2ème ouvrage.

De Xinran :

The Good Women of China (2002)
Sky Burial (2004)

Sky Burial tient l’origine de son écriture dans le témoignage précédent de Xinran, The Good Women of China,  dont l’une des histoires entendues l’aura particulièrement marquée. C’est donc précisément de ce témoignage de femme poignant qu’il s’agit.

En 1994, après 30 années d’une quête inespérée au Tibet, Shuwen se confie à Xinran.
Shuwen est chinoise, et en 1958, elle et son mari, tout 2 étudiants en médecine, sont séparés par l’engagement de son mari dans l’armée en partance pour le Tibet après seulement quelques mois d’un mariage d’amour. Peu après Shuwen restée en Chine apprendra sa mort. Mais c’est là que commence son histoire.

Eperdumment amoureuse, elle se décide à partir au Tibet pour le chercher, pour comprendre ce qui est arrivé ou qui n’est pas arrivé… Enrôlée dans l’armée, perdue, recueillie par des nomades, Shuwen va découvrir la vie au Tibet, ses contraintes, et ces rituels ancestraux encore méconnus ou incompris des chinois de l’époque.

Autour de ce mystérieux rite des “funérailles célestes”, c’est l’histoire d’une femme à la recherche de la vérité, de l’espoir, mais c’est aussi le parcours d’une femme qui s’adapte, qui découvre, qui apprend à comprendre et qui trouve une culture qui finalement au bout de 30 ans deviendra un peu la sienne. De quoi donner envie de connaître par soi-même le Tibet et ses lois.

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