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Acheter un billet de train… galèèèèère

21 janvier 2005

Je m’apprête à passer une petite semaine de mes 5 semaines de vacances d’hiver à Pékin (Beijing) en compagnie de ma cousine Sandrine. Pour cela, Nouvel An Chinois oblige, il faut s’y préparer un peu à l’avance, et c’est pas toujours évident…

Et oui, le Nouvel An chinois, dont les festivités durent 15 jours à compter du 9 février pour cette année, est synonyme de retrouvailles en famille pour les chinois et cela implique comme pour chez nous de nombreux déplacements. Pensez déjà à la cohue pour les fêtes de fin d’année à Paris, alors je vous laisse imaginez ce que c’est rapporté à l’échelle de Shanghaï (13 millions d’habitants) et Pékin (12 millions d’habitants) entre autres villes tentaculaires…

Du coup pour espérer trouver une place à l’hôtel et dans les trains, je m’y suis prise quelques jours avant et c’est un peu la galère.

1) l’hôtel : N’étant jamais allée à Pékin et ayant peu de recul par rapport aux hôtels chinois en général je me suis fiée à Raymond qui m’a trouvée des adresses a priori de bon rapport qualité/prix (surtout prix…) pour que je puisse réserver. Alors je prends mon chinois à deux mains, j’appelle et arrive à faire comprendre à la réceptionniste que je souhaite venir du 10 au 15 février, que nous serons 2, mais quand elle se met à m’expliquer les détails de réservation, là ça devient tendu… Please Raymond, vol à mon secours… Bon Raymond est venu sur son email volant, il a pu réservé pour moi, 1 chose de faite.

2) les billets de train, le meilleur… : J’ai entendu de tout sur les modes de réservation.

  • D’abord on peut les réserver dans les gares de Shanghaï, chouette celle du sud est pas trop loin : oui mais non, elle est fermée pour travaux… bon bah tant pis celle du nord : re-non, dans les gares on ne peut acheter son billet que une semaine avant en général, 10 à 12 jours en période de vacances…donc non. Alors quoi j’attends ? non bien sûr !
  • 2ème possibilité : se les faire livrer, pour ça appeler un certain M. Yu dont Raymond m’a donné le contact, on peut même se les faire livrer à domicile moyennant un léger supplément, mouais les coups de fil en chinois pour ce genre de choses, j’ai donné, je préfère la 3ème solution.
  • 3ème solution : se rendre à l’un des nombreux guichets de Shanghaï qui proposent des billets en avance. En fait je savais qu’il y en avait un près de chez moi, mais les infos que j’avais jusque là étaient trop imprécises pour que je trouve ledit guichet de Minhang. Encore une fois super Raymond a frappé, un peu malgré lui mais merci. Et oui je dispose de la liste de tous les guichets de Shanghaï (Train Tickets Venues in Shanghai) et moyennant un bon outil de reconnaissance de caractères (mes noeils) j’ai pu identifié l’adresse précise du guichet de Minhang, victoire !!! que je croyais….

Ce midi toute contente avec mon adresse, je file à vélo au fameux guichet… surprise, l’intro que je vous faisais prend alors tout son sens… une queue sans fin, ah si je l’ai trouvée qui mène à un minuscule bureau de 2 guichets…

Il me faut ces billets, alors je prends mon mal en patience, et quelle patience ! plus d’une heure et demie d’attente dans le froid, youpee ! remarquez, j’ai vu des trucs intéressants pendant tout ce temps…

Je peux enfin rentrer, victoire ? et bien non, j’explique mon cas et là on me dit qu’aujourd’hui “bu xing” c’est pas bon quoi, il faudra que je revienne demain, et avant de me “pousser gentiment vers la sortie” (…) on me rassure : je n’aurai pas à faire la queue demain matin (et pas besoin de justificatif pour ça, on me reconnaîtra facilement), bah c’est toujours ça de pris…

Le nombre des internautes chinois dépasse 94 millions

20 janvier 2005

Selon le rapport publié le 19 janvier par le Centre d’information du réseau d’Internet de Chine (CNNIC), actuellement, plus de 94 millions de Chinois se connectent à Internet et le nombre des internautes chinois s’accroît en moyenne à raison de 1,2 million par mois.

Qui fréquente le Réseau ?


Si, il y a quelques années, les hommes représentaient 92% de l’ensemble des internautes chinois, le rapport actuel entre les internautes masculins et féminins se situe approximativement dans l’ordre de 3 contre 2. Parmi ceux-ci, 57,2% sont des célibataires et 48,8%, sont mariés.

Par ailleurs, on note qu’environ 70% des internautes chinois sont âgés de moins de 30 ans, et que parmi cette tranche des internautes, ceux âgés de 18 à 24 ans sont les plus nombreux (35,3%). Les autres catégories d’internautes sont représentées dans les proportions suivantes : 1,1% âgés de plus de 60 ans, 32,4% des élèves ou étudiants, 30% titulaires au moins d’un diplôme universitaire du cycle normal et 29,3% titulaires d’un bac.

Qu’est-ce qu’ils font en ligne ?

L’objectif principal pour lequel les internautes chinois fréquentent le Réseau est d’acquérir des informations (39,1% d’entre eux sont connectés à Internet à cette fin). Parmi l’ensemble des informations qu’ils consultent, 29,3% sont celles sur l’enseignement et 24,2%, celles sur l’emploi. Parallèlement, le nombre des internautes optant pour le divertissement s’accroît de manière régulière pour arriver récemment à la deuxième place (35,7%). A l’heure actuelle, chaque internaute chinois possède en moyenne 1,5 boîte d’e-mail, reçoit par semaine 4,4 courriers électroniques et 7,9 Spam.

Le temps que les internautes chinois passent en ligne est en moyenne de 4,1 fois ou de 13,2 heures par semaine. Plus de la moitié des internautes chinois préfèrent se connecter au Réseau à partir de 8h30 du soir. Dans la plupart des cas, la note que règlent les internautes (frais d’abonnement téléphonique et de connexion à Internet compris) est inférieure à 100 yuans (RMB) et ce qui explique le nombre croissant des internautes à revenus relativement faibles.

Pourquoi certains Chinois s’abstiennent-ils d’Internet ?

Les résultats d’une enquête spéciale montrent que la raison pour laquelle certains Chinois s’éloignent d’Internet réside principalement dans ce qu’ils ne savent pratiquement rien du Réseau ou de l’ordinateur (40,1% des personnes). 20% des Chinois étrangers à Internet prétendent qu’ils ne possèdent pas d’équipements nécessaires et 16,1% d’entre eux, qu’ils ne voient pas l’utilité de la connexion à Internet ou qu’ils n’éprouvent point le besoin de le faire.

Le Quotidien du Peuple en Ligne - 20/01/05 14h38
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Nanjing Lu - Est Ouest

19 janvier 2005

“La rue n°1 de Chine” ? Peut-être, en tout cas une artère incontournable de Shanghai !

Nanjing Lu se décompose en 2 :
Nanjing Xilu (à l’ouest) et Nanjing Donglu (à l’est).

Nanjing Donglu s’étend sur 1500 m du Bund à la Place du Peuple.
Nanjing Xilu s’étend sur 3 km à l’ouest au-delà de la Place du Peuple.

Nanjing Xilu offre assez peu d’intérêt, si ce n’est pour certains hôtels prestigieux par le passé, des boutiques de luxe, et un Hard Rock Café…

Nanjing Donglu est la plus ancienne rue commerciale de Shanghai. Dès 1920 de grands magasins proposaient les denrées importées des grandes cités européennes et américaines.

Aujourd’hui, on peut s’attarder dans les rayons du Shanghai n°1 Department Store, peut-être le plus grand magasin de Shanghaï voire de Chine.

Un tronçon d’1 km de la rue Nanjing Donglu a été rendu piéton, allez-y, surtout de nuit !

Y’a même un petit train au niveau du secteur piéton, au cas où la rue serait trop longue :)

Le passage incontournable, surtout si vous vous y rendez de nuit, au carrefour avec Fujian Zhonglu : on se croirait à New York, écrans géants, publicités, ça clignote de partout !

Shopping français à Shanghai

18 janvier 2005

On ne s’y attend pas forcément quand on débarque fraichement de sa petite France, mais oui, à Shanghai on peut retrouver de grandes enseignes de distribution françaises.

J’avais ouï dire que Carrefour “Tsialefou” était implanté en Chine, mais j’ai pu le constater de mes propres yeux : tout près de la station de métro Lianhua (ligne 1) se situe le Carrefour le plus proche de chez moi (district de Minhang), mais il y en a un autre dans la zone nouvelle de Pudong (équivalent de la Défense à Paris) où se trouve l’aéroport international, et le plus important de tous (à ce qu’on m’en a dit) à Gubei, dans la zone de l’aéroport national de Hongqiao, réputée pour être très fréquentée par les étrangers.

Achetés à Tsialefou :
- 1 sapin de Noël, faux certes mais que c’est vachement bien avec toutes les déco qu’il faut
- 1 pot de Nutella, bonnnheuuuur
- huile d’olive et vinaigre balsamique, pour salades savoureuses
- …

Encore plus proche de chez moi que “Tsialefou” : “O’ouchan”, mais oui vous l’avez bien reconnu ! C’est Auchan :) 5 min en vélo, et m’y voilà rendue, incroyable mais vrai, un Auchan à Minhang, je l’aurai souhaité que je l’aurai pas trouvé… Autant vous dire qu’on ne s’attendait pas à trouver une telle enseigne à Minhang, district en développement certes, mais encore peu fréquenté par les étrangers tant il est éloigné du centre ville de Shanghaï.

Achetés à O’ouchan :
- Pates italiennes, enfin un truc qui colle pas
- Sauce bolognaise Buitoni, et pas du concentré de tomate sucrée
- huile d’olive (bis)
- …

Et aujourd’hui j’ai eu mieux : un Décathlon, à 4 stations de métro ! le bonheur !
Marieke m’avait fait part de sa trouvaille hier alors qu’elle cherchait de l’équipement de rando, m’expliquant qu’ils vendaient des tailles “européennes”, alors aujourd’hui ni une ni deux, je suis allée jeter un coup d’oeil.
Et oui car, pour ceux qui ont suivi mes péripéties vestimentaires, je suis toujours en mode “recherche active de pantalon à ma taille dans un style pas trop dégueu”… Celui que je m’étais fait faire s’est avéré trop grand, je leur avait pourtant demandé de me faire exactement le même que mon précédent c’est pas compliqué non !
Bref aujourd’hui je jubilais d’avoir enfin pu trouver mon bonheur : vive les pantalons sportswear Quechua à prix imbattable (et oui Décathlon = made in China :] ) et tout ce qu’il faut pour se protéger du froid par les temps qui courent à Shanghai !

En plus la caissière me félicite pour mes 3 mots de chinois, et apprenant que je suis française, me répond à son tour en français : pantalon à ma taille pas trop cher + compliments et sympatisation sino-francophone, rien de tel pour fidéliser une cliente :)

L’ancien dirigeant chinois Zhao Ziyang est mort

17 janvier 2005

PEKIN (AP) - Il avait sympathisé avec les manifestants de Tiananmen et l’avait payé au prix fort. L’ancien chef du Parti communiste chinois (PCC) Zhao Ziyang, écarté du pouvoir après les manifestations pro-démocratie de 1989, est décédé lundi matin dans un hôpital de la capitale chinoise, a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle.

L’ancien dirigeant, qui était âgé de 85 ans, avait été hospitalisé pour des douleurs à un poumon et se trouvait dans un coma profond. Il est mort à 7h01 locales (23h01 GMT) à l’hôpital de Pékin, selon le militant des droits de l’homme Frank Lu, qui a été le premier à annoncer son décès. [...]

Deux heures après l’heure annoncée du décès, Chine nouvelle a confirmé l’information dans une brève dépêche intitulée “Le camarade Zhao Ziyang est décédé”. [...]

Sous la direction de Zhao Ziyang, Premier ministre de 1980 à 1987, la Chine avait conduit des réformes économiques qui lui avaient apporté la prospérité et ouvert les portes du marché mondial.
Autrefois protégé de Deng Xiaoping, ce spécialiste de l’agriculture était tombé en disgrâce aux yeux du dirigeant chinois après les manifestations estudiantines en faveur de la démocratie en 1989, deux ans après avoir été nommé secrétaire général du PCC. Accusé de “diviser le parti” pour avoir sympathisé avec le mouvement, il avait été victime des purges de l’après-”Printemps de Pékin” et vivait depuis plus de 15 ans en résidence surveillée. [...]

Né en 1919 dans la province du Henan et entré au PCC en 1938, Zhao Ziyang croyait fermement à la toute-puissance du parti, même s’il avait du socialisme une définition assez différente de celle officiellement donnée par le régime chinois.
“Bien sûr nous devons poursuivre sur la voie socialiste. Mais qu’est-ce que le socialisme?”, déclarait-il ainsi en 1979. “La marque du socialisme est la propriété collective des moyens de production et le principe du socialisme est ‘à chacun en fonction de son travail’”. [...]

Sa dernière apparition publique remonte au 19 mai 1989, soit une journée avant que la loi martiale ne soit déclarée à Pékin. Il avait alors rendu visite aux grévistes de la faim sur la place Tiananmen et leur avait présenté ses excuses. “J’arrive trop tard”, leur avait-il dit.

AP

Yahoo! Actualités - 17/01/05, 04h26
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