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Pas encore de médaille, mais déjà jaune d’or

25 avril 2005

ceinture jauneFin janvier dernier je commençai le taekwondo, et hier, j’étrennai enfin ma ceinture jaune !
 

Et oui, après un peu plus de 20 leçons à répéter des ap’tchagui, des dolyo’tchagui, are’maki, momtong’maki et autre eolgol’maki, j’ai pu passer mon test de passage de la ceinture blanche à la ceinture jaune dimanche 17 avril avec 13 autres apprentis taekwondo-istes (?) chinois postulant pour leur ceinture jaune ou bien jaune-vert.
 

Pour le test en lui-même, ce qui m’a peut-être posé le plus de problèmes c’était le mélange de termes chinois et coréens, j’aurais au moins éviter ça en me mettant au taïchi ou au kungfu ;)
Mais bon, moi je fais du taekwondo, alors maintenant je sais aussi compter en coréen jusqu’à 99, youhou :)
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M. Raffarin est passé par ici, il repassera par là

24 avril 2005

Hier samedi 23 avril, Monsieur Raffarin, Premier Ministre français est-il besoin de le rappeler…, faisait à Shanghai l’honneur de sa présence. Pour ne pas le rendre jaloux de Monsieur Chirac notre Président de la République, nous lui avons donc nous-mêmes fait l’honneur de la nôtre ;)

Année de la France en Chine oblige, et surtout essor économique chinois qui fait des intéressés…, les hommes politiques français se pressent en Chine et notamment à Shanghai.
Déjà le 11 octobre dernier, Marieke et moi avions été invitées en tant qu’étudiantes du PariTech en échange à Shanghai à l’intervention de M. Chirac à l’université de Tongji (qui soit dit en passant se trouvait à l’autre bout de Shanghai, 2h30 de trajet en métro pour y aller, idem pour en revenir), discours qui inaugurait l’année de la France en Chine, et que nous avions trouvé assez intéressant, d’autant plus qu’on était au 2ème rang, même si ça nous avait servi à rien vu qu’on ne pouvait pas prendre de photo…

Du coup, quand en avril, c’est M. Raffarin qui arrive à Shanghai, forcément nous sommes également conviées à son intervention, le Premier Ministre souhaitant rencontrer des étudiants français. Cette fois c’est le Consulat de France qui nous contacte par mail, tiens d’ailleurs, assez étrange… je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller m’y enregistrer… ce sont les mystères des réseaux d’expats…
Bien sûr nous confirmons notre présence, nous n’allions quand même pas lui faire l’affront de ne pas venir :), et nous apprenons alors que nous serons également les bienvenues à la réception donnée dans un des salons de la Perl Tower, +1 pour M. Raffarin :)

Ainsi donc, hier matin, nous voici Marieke, Maxime (un autre français à Minhang) et moi en  route vers… l’université de Shanghai, dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, et qui présente la même particularité que sa cousine Tongji, elle aussi se trouve dans un autre bout de Shanghai… bonheur… A quand les interventions des politiques français à Jiaotong Minhang ??

Nous devons y être avant 8h30, trop chaud pour y aller en métro, on opte pour l’option taxi, réservation sur la fil (n’est-ce pas Maxime ;) ) et hop, en 45 minutes nous y étions, soit … 1 heure avant…

Tant mieux, ça laissera le temps au chauffeur de montrer à Maxime comment nouer sa cravate :) … à moi de retrouver mon passeport dans ma poche de manteau, et à chacun de prendre la pose, une fois le stress passé, devant le panneau indiquant la venue du Premier Ministre… c’est bon, nous pouvons prendre notre temps pour découvrir l’Université de Shanghai, qui s’était elle aussi faite toute belle pour l’occasion…

Bien sûr nous avons trouvé la salle de conférence, mais comme la vie est tellement plus intéressante quand elle est compliquée, et bien on nous a gentiment demandé de retourner à l’entrée (que ça faisait 20 minutes qu’on marchait) parce que c’est là-bas qu’étaient nos billets d’entrée… hum, donc nous y retournons, -ah tiens, ils ont mis les jets d’eau maintenant- et montons dans le bus des étudiants français dans lequel nous patientons, jusqu’à l’arrivée des premières voitures qui ont l’air importantes.

Nous sommes ramenés à la salle de conférence, dans laquelle on nous fait asseoir au dernier rang (-1 pour M. Raffarin) et où on nous explique qu’au signal subtil, il nous faudra sortir les premiers pour nous poster derrière la porte par laquelle sortira le Premier Ministre, afin de pouvoir “l’interpeller en espérant qu’on ait des choses à lui raconter”… mouai, rencontrer les étudiants français hein…

Le discours ne commença bien évidemment pas à 9h comme indiqué sur les billets, mais à 9h45, c’est bien connu, les Français aiment se faire désirer…
Enfin bon, le discours, très orienté sur les relations sino-européennes plus que sino-françaises d’ailleurs et finalement assez plat, eu lieu. Nous avons attendu M. Raffarin derrière la porte comme il fallait, mais seul Maxime, ayant malicieusement glissé qu’il venait de la Rochelle, a eu l’occasion de lui serrer la main. Marieke et moi nous sommes contentées de voir des morceaux de Premier Ministre, qui était accaparé par un groupe d’autres étudiants à Shanghai depuis 10 jours…. dire que nous ça fait 8 mois, il ne sait pas ce qu’il a loupé ;)

Voilà qui illustre assez bien ce que j’ai pu voir du Premier Ministre ce samedi ;)
Un morceau de tête, des gens devant, des gens derrière… On le voit pas sur la photo, mais on se fait aussi bousculer par les photographes chinois surexcités.
(Merci Maxime pour la photo !)

Et en voici une autre, d’illustration de comment on voit M. Raffarin quand il fait un discours. Celui-ci c’était donc pour la réception du soir à la Perl Tower, bon pas dans la grosse boule du milieu, mais c’est quand même la classe, non ? ;)

Cette fois-ci donc, après retour en taxi vers Minhang, puis reprise de taxi à 17h pour être à la Perl Tower avant 18h30 (que de kilomètres parcourus en cette journée…), le discours ne s’adressait plus aux étudiants chinois pour leurs échanges avec l’Europe, mais bien aux Français qui devaient faire profiter à la France de l’opportunité chinoise, non plus pour un partenariat politique, mais bien sûr pour les échanges économiques (d’Airbus en particulier…). Une pensée pour l’Europe quand même : M. Raffarin nous rappellera notre devoir civique du 29 mai prochain.

Le Premier Ministre finira par un tour de la salle afin de serrer quelques poignées de main, nous n’aurons malheureusement pas eu “l’occasion de poursuivre la discussion [pas] engagée le matin même”, mais bon, nous nous sommes consolées avec le buffet énorme qui attendait.
Enfin moi j’ai pas pu manger grand chose… j’avais l’estomac noué, peut-être pas à l’aise dans ce genre de réception, où je me suis rendue compte que finalement je ne connaissais pas grand monde à qui faire des sourires forcés ou à qui m’intéresser en regardant ailleurs.

Petite anecdote quand même, Marieke et moi avons été reconnues par des personnes qui avaient visité nos blogs. On aurait pu s’y attendre, mais bon, on a quand même trouver ça énorme !

Finalement, nous voici contentes d’être sorties. La Perl Tower de nuit, nous l’avions déjà maintes fois prise en photo, mais on a pas pu résister encore une fois, d’autant plus que pour l’occasion, les couleurs avaient été soigneusement choisies ;) Et puis la Jinmao Tower aussi aura droit à sa photo sous le clair de lune. Finalement elles valent plus le coup d’être prises en photo elles…

A noter quand même : Alors que nous quittions la Perl Tower pour nous mettre en quête de notre taxi de retour, nous avons pu passer devant l’exposition de photographies de la Tour Eiffel jour après jour juste avant qu’elle ne soit démontée. M. Raffarin en avait brièvement parlé en effet dans son discours

J’ai trouvé celle-ci intéressante pour représenter la journée.
Suivant ce que l’homme crache, le sujet apparaît différemment. Mais pour ce que le feu brille, sur la photo certes il est éternel, mais dans la bouche de l’homme il est éphémère… Vous avez vu le feu ou  la Tour Eiffel en premier ?

Au final, beaucoup d’attente, de taxis, de français, de francophones, de francophiles ? M. Chirac vainqueur pour le discours, M Raffarin l’emporte sur les activités :)
La communauté française, dont malgré tout je fais partie finalement, s’est congratulée comme il le fallait, profitons-en, l’année de la France en Chine, ça se finit bientôt…

Pour l’heure, la Tour Eiffel est rangée comme le Premier Ministre est rentré en France…

… et moi je rentre me coucher à Shanghai Minhang : les VIP sont passés, les étudiants français à Shanghai vont rester… et comptent bien en profiter :)

L’Empire fleurit

10 avril 2005

Le 1er avril est passé… et le printemps est arrivé !

Depuis quelques jours il fait bon flâner dans les rues de Minhang et surtout dans les allées de l’université. On se met à penser qu’avec un tel soleil, les yeux bridés ça pourrait être pratique, on pense lunettes de soleil, chapeau, et on a déjà enlevé la 2ème couette si précieuse pour passer l’hiver…

On met bizarrement plus de temps à faire le trajet entre nos salles de cours et l’appartement. Pourquoi ? Bain de soleil et surtout bain de fleurs…
Quand la printemps arrive, la Chine fleurit, et l’expression l’Empire Fleuri prend alors tout son sens.

Ca ne ressemble pas à la Louisiane,

Ca ne ressemble pas à l’Italie,

Mais c’est vraiment joli…

Les beaux jours reviennent… et le basket aussi !

2 avril 2005

Notre professeur de chinois nous l’avait annoncé, les beaux jours à Shanghai reviennent avec le mois d’avril, et à SJTU, quand les beaux jours reviennent,… les ballons oranges fleurissent sur des terrains de basket bleus !

Déjà à la rentrée de septembre et jusqu’à fin novembre l’an dernier, avec Marieke nous avions pu écumer tous les terrains de basket de SJTU, et il y en a beaucoup, pour notre plus grand bonheur ;)

Car à SJTU Minhang, il y a le lot de vieux terrains de basket - au moins 5 terrains chacun avec leurs 6 paniers toujours plus ou moins en service…

Et il y a aussi le lot de terrains récents (au moins 4 terrains par là encore) où déjà on avait penché pour la couleur bleu, …

Et enfin le lot de terrains flambant neuf, où le bleu est définitivement dominant pour 4 terrains avec sol amortissant… mais que demande le peuple ? le service de boisson peut-être :)

Donc avec tout ça, forcément avec Marieke, on a souvent eu l’occasion de se faire remarquer par les hordes de basketteurs chinois qui se défoulaient à l’occasion quand il faisait beau l’automne dernier : nous étions les seules demoiselles à jouer sur les terrains, qui plus est bien évidemment étrangères, et à pas trop mal se débrouiller… plus de 12 et 15 ans de basket derrière soit, ça laisse des traces ;)
Du coup nous avions eu l’occasion de nous faire des potes chinois avec qui nous jouions régulièrement. D’ailleurs ici le plus drôle c’est le processus pour faire connaissance :

  • on joue plus d’une heure ou deux ensemble,
  • puis “waouh vous jouez bien, vous venez d’où ?”, ce à quoi la réponse surprend toujours. Non ne sommes ni Américaines, ni Russes, nous sommes Françaises, vous savez le pays super romantique…
  • puis “c’est quoi votre spécialité ?”, alors là, le “Sécurité de l’information, télécom, informatique” ça laisse souvent pantois :)
  • avant de nous demander notre nom, puis enfin le numéro de téléphone, avec parfois de bonnes surprises ;)

Mais quand l’hiver est arrivé, plus moyen d’utiliser tous ces terrains d’extérieur, et le gymnase était en travaux, alors pour garder une activité sportive nous avons dû nous réorienter, natation pour Marieke, tkdo pour moi.
Mais quand on est des vraies basketteuses comme nous, on reste frustrées tant qu’on tape pas la baballe…

Et là, pouf, fin mars le soleil refait surface !
Et, alors que nous avions déjà repris le chemin des terrain pour retrouver toutes nos sensations, voici qu’un beau jour on me contacte sur mon portable, numéro inconnu…

  • “Wei ? (Allo en chinois)
  • I’m a foreign student at SJTU
  • ok… (mais comment tu connais mon numéro toi ?)
  • I know you like to play basketball
  • Sure ! (ah ok, je comprends comment tu as eu mon numéro…)
  • would you be interested in joining our team and practice ?
  • Of course I would be !”

Bien sûr Marieke aura reçu le même genre de coup de fil, et c’est ainsi que nous avons été conviées à rejoindre l’entraînement des étudiants étrangers de SJTU, cool ! Mais pourquoi une équipe d’étudiants étrangers, c’est une constante ici, pour tous les sports, chaque département de l’université à son équipe exclusivement composée de Chinois, les étrangers doivent s’organiser entre eux, mais quand ceux-ci suivent les cours dans les mêmes départements que les Chinois… un peu dommage non ?

Bref nous nous rendons donc à l’entraînement, et nous comprenons que cet assaut téléphonique était dû à l’approche imminente du tournoi de printemps que l’université organise, chouette on va enfin jouer pour de vrai !
Bon l’entrainement était déjà des plus comiques. Notre fière équipe filles étrangères se composent de nous 2 françaises, d’une japonaise et de taïwanaises, donc logiquement langue internationale adoptée… LE CHINOIS, pourquoi toujours l’anglais non mais c’est vrai quoi ?!

Nous on aurait peut-être quand même préféré, parce que pour expliquer à nos coéquipières relativement débutantes les exercices que nous pensions faire, on a dû ressortir toute notre pédagogie basket, nos mains, nos pieds, et notre petit bagage de chinois pour tenter de ne pas craquer… ah le criss-cross expliqué en chinois, ça donne…
Enfin nous avons réussi à faire 2 ou 3 choses, parfois avec l’aide des garçons qui gèrent à la fois le basket ET le chinois.

Et il fallait bien qu’on se comprenne, car le lendemain, premier match du tournoi. Ici ce tournoi est super important, beaucoup plus que nous l’avions supposé. Les équipes s’entraînent toute l’année pour ça, et nous nous arrivons avec 1 entraînement en équipe pour le premier match, stressssss un peu quand même, car le public est là !

Le temps de s’échauffer, le tension monte, et le soleil tape. Toute l’équipe s’est rassemblée, et naturellement les garçons sont venus en nombre nous supporter, enfin peut-être surtout aussi parce qu’ils jouaient après ;)

On répète les mouvements qu’on aimerait bien pouvoir réaliser pendant le match qui va suivre, ah les adversaires arrivent, la tension monte d’un cran…
Et bizarrement nous découvrons pour la première fois ces Chinoises qui font du basket. Marieke et moi, nous étions toujours les seules filles sur les terrains. Bon ok, nous avons eu une fois un entraînement avec d’autres Chinoises, mais elles étaient une dizaines à tout casser censées représenter tout le campus, et là il y en avait 10 d’un même département, arborant fièrement leurs maillots rouges numérotés comme il se doit, quand nous avons dû faire les placards pour trouver un maillot foncé…

Autre détail vestimentaire, Marieke et moi sommes les 2 seules filles à porter… des shorts ! Je tiens à rappeler qu’il y avait un magnifique soleil, et sur un terrain de basket, logiquement sans ombre, il fait bien chaud, notamment quand on court un peu, et puis on est basketteuse ou on l’est pas !
Mais aucune autre fille n’aura de short, et je me demande si pour les jeunes filles asiatiques, il est bien décent de se montrer jambes découvertes…

Puis le match commence, et très vite le ton est donné. Nos adversaires savent courir et jouer ensemble, et sont très hargneuses… J’ai eu droit à mon premier coup de boule (involontaire heureusement) droit dans le nez dès la 2ème action, et Marieke aura eu l’immense chance d’être assaillie et d’avoir un statut “privilégié” par les arbitres… Un match loin d’être reposant se profile alors, surtout que nous imaginions jouer 30 minutes grand max, un tournoi quoi… Et bien non, quand nous pensons avoir atteint le mi-temps, il s’agissait en fait du quart-temps, un vrai match quoi, d’où l’intérêt porté par toute l’université. La condition physique pour jouer un match tout terrain à 6 filles, puis 5 (Marieke nous a été enlevée à mi-match), puis à 4 car une de mes co-équipières s’est sentie faible, re-5 une inconnue vertes nous rejoint… face à 10 filles remontées à bloc… bah c’était dur…
Je crois que les spectateurs ont dû m’entendre souffler plusieurs fois, c’est qu’il faut en donner de l’énergie pour coller au score dans de telles conditions ;)

Alors oui, je dois l’avouer on a perdu :(  - 26-30 score final.
Ce qui nous a dégoûté dans l’histoire, c’est quand on a appris que de toute façon, nous aurions beau faire notre maximum, les chinois ne laisseront jamais passer une équipe de basket non-chinoise. Apparemment, il existe une véritable hostilité complètement réciproque entre chinois et asiatiques non chinois. Ajouté à celà les 2 françaises qui se la jouent en short, ils nous attendaient au tournant comme on dit.
Malgré cette ambiance un peu mauvais esprit il faut l’avouer, au coup de sifflet final, à mon habitude, je suis allée serrer la main de mes adversaires, parce que je peux moi aussi être hargneuse sur un terrain, mais finalement, ça reste du sport.
Mes adversaires chinoises étaient pour le moins surprises, mais si ce geste peut faire un peu évoluer l’opinion de quelques personnes à notre égard (moi amie :) ), alors je n’aurais pas tout perdu cette journée.

PS : Merci, (Danke schön ! plutôt ;) ) à Nils pour toutes les super photos du match !

Un dimanche comme on les aime…

20 mars 2005

Le dimanche matin, c’est sacré… En général le dimanche matin on n’a pas cours, en général le dimanche matin on récupère d’un samedi soir qui s’est prolongé tard dans la nuit, donc en général le dimanche matin… ON DORT !

Et bien visiblement pas en Chine… ou tout du moins pas aujourd’hui, vous allez comprendre pourquoi…

Il est assez fréquent (je dirai un dimanche sur 2, 3 dans le meilleur des cas…) qu’on se fasse surprendre le dimanche matin sur les coups de 10 h : compteur de gaz, eau, électricité que sais-je encore…, à relever, et forcément le dimanche matin. Bien sûr en général on apprécie moyen, mais nous avons fini par nous y faire surtout que l’heure restait… disons raisonnable…

Mais aujourd’hui, on a battu tous les records !
Débuts des hostilités vers 7h30, enfouie sous les couettes je distingue l’écho d’un mégaphone qui devait circuler dans les allées de la résidence, qu’est-ce qui leur prend encore ce matin ?

La réponse n’allait pas tarder à se faire connaître…
7h45, on sonne à notre porte, le désormais habituel tidu..tidu..tidu… de la sonnerie électrique en standard dans tous les appartements de la résidence. Sauf que Marieke et moi, l’une comme l’autre avons préféré rester chacune au fond de notre lit, pour les compteurs, ils repasseront plus tard…
Que nous croyions… après les 5 minutes de sonnerie intempestives, 30 secondes de répit, et cette fois ils ont repris de plus belle en s’acharnant sur l’interphone à l’entrée du bâtiment… on ne bouge pas… on fait le mort, ils finiront bien par partir !

Encore perdu.
L’étape suivante : c’est notre porte qui en a le plus souffert. Nous avons en effet à déplorer l’aggresion sauvage de notre porte à coup de main de chinois matinal qui voulait absolument nous réveiller et auquel nous avons fini par ouvrir par souci de préserver notre porte d’entrée…

8h00 donc, nous ouvrons enfin, et pourquoi tout ce ramdam ? Pour venir coller des autocollants sur nos appareils à gaz, apparemment nous ne devons pas nous en servir, mais jusqu’à quand ??

8h45, et un petit déjeuner à maugréer après les chinois plus tard, deuxième réponse. On sonne à notre porte, encore… la pauvre elle a pris cher aujourd’hui. Un employé de la compagnie de gaz vient pour trafiquer notre chauffe-eau.

9h00, l’employé est toujours dans la cuisine bien occupé, cette fois c’est le téléphone qui sonne, tiens, on l’avait pas encore entendu ce matin ?!ok
C’est notre propriétaire qui souhaite savoir ce qui se trame, et qui veut venir se rendre compte par lui-même… Soit,  plus on est de fous plus on rit !

Donc 9h20, la porte est encore mise à contribution, arrivée du propriétaire, direction la cuisine pour manager l’employé du gaz toujours très affairé.
9h30, arrivée d’un autre fou, pour rigoler encore davantage, youhou… Un autre employé de la compagnie de gaz… mais c’est pas la même compagnie, donc on a droit à un autre employé, nous et notre porte qu’est-ce qu’on en a de la chance…

Et voilà comme on en vient à recueillir en pyjama chez soi, dans sa cuisine, 3 chinois qui parlent de gaz un dimanche à 9h30…

… et puis je ne vous parlerai pas de mes voisins du dessus qui depuis 10h sont en train ou bien de casser un mur ou bien de percer le plancher, parce que là je vais pleurer.

Quand on pense que dans nos petites villes de France, on nous interdit de tondre la pelouse le dimanche, mais le bruit d’une tondeuse à la campagne, c’est doux à côté de ce qu’on a eu ce matin… en tout cas, notre porte et nous, on aurait préféré :)