Shanghai - Page 11 sur 24

Ma banque chinoise et moi

1 septembre 2005

A l’occasion de mon retour en France, beaucoup de personnes m’ont demandé comment je m’y prenais pour récupérer l’argent de mon compte français. Si jusqu’à présent je sortais banalement que j’arrivais à bien me débrouiller avec ma carte bancaire (merci ma VISA) au prix de commissions parfois grinçantes, je vais peut-être bientôt pouvoir me targuer de réussir à faire des virements de la France vers la Chine !
Mais avant que je vous explique ça, reprenons par le début…

Tout a commencé l’année dernière.

Au moment de mes démarches de renseignement sur le programme d’étude, j’avais été avisée que la bourse que j’allais recevoir tous les mois allait entre autres s’accompagner de l’ouverture d’un compte bancaire chinois par les soins de l’université. En septembre dernier, j’arrivai donc tranquille de ce côté, n’ayant eu aucune démarche particulière à entamer.

Naturellement, les éléments concernant l’ouverture de mon compte ne m’ont pas été donnés dès mon arrivée à l’université. Heureusement que j’avais pris les devants en arrivant avec quelques Traveler Cheques (que je déconseille car ils sont pris uniquement par la Bank of China d’après mon expérience) et un peu de liquide, et que l’université avait prévu de nous donner notre premier mois de bourse en liquide à notre inscription. Sans compter ma VISA qui, elle, est acceptée quasiment partout, au contraire de la MasterCard, refusée quasiment partout ! Malheureux détenteurs de MasterCard, pour vous point de salut ailleurs que dans les HSBC de Shanghai…
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Céline en Chine II, le retour de la revanche du supense

31 août 2005

31 août 2004, il y a un an jour pour jour je foulais pour la première fois le sol chinois. Depuis j’y ai usé quelques semelles, j’en suis partie le temps d’un été, et m’y voilà revenue pour encore un an ! Histoire de confirmer que je suis bien complètement atteinte, maso ou encore absolument inconsciente…

La Chine ce n’est pas la Lune, mon petit nom ce n’est pas Neil, mais Paris-Shanghai ce fut un pas de géant, juste pour moi d’accord, oui mais quand même :)

Certains préfèreront donc retenir la date du 21 juillet 1969, moi je retiendrai celle du 31 août 2004, au risque de paraître nombriliste ;)

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Chaud et humide

1 août 2005

C’est la réponse que je donne ces derniers temps quand on me demande comment est le climat du moment à Shanghai, c’est vrai qu’actuellement je n’y suis pas, mais j’ai quand même eu le temps début juillet d’y goûter…

Chaud ?

35°C, c’est ce qu’affichait mon climatiseur lorsque je l’ai mis en route par une belle nuit de début juillet, aux environs de 22h…

On comprend bien pourquoi tous les logements ou presque sont équipés de climatiseurs et combien il est vital de s'assurer de leur bon fonctionnement !

Heureusement, la plupart du temps ces chaleurs sont synonymes de soleil. Alors on patiente en évitant autant que possible de sortir entre 11h et 16h, en transpirant rien qu’à l’idée d’aller se servir un verre ou toute autre substance rafraîchissante.
17-18h, enfin ça devient respirable, on peut sortir pour vaquer à ces occupations en extérieur ! Et parfois, on tombe même sur des petits bonheurs :

Oui mais…

Humide ?

Cécile et Sophie pourraient vous le confirmer, elles ont pu expérimenter lors de leur premier jour en Chine les averses estivales que réserve Shanghai à ses hôtes…

Pas une de ces averses juste pour embêter ou pour rafraîchir l’atmosphère, où l’on peut rester au sec 10 minutes à l’abri d’une cabine téléphonique (n’est-ce pas Cécile…).
Non non, une averse à la shanghaïenne, où quand vous êtes bien trempée et gelée et que vous en avez marre de voir les taxis vous filer sous le nez, vous finissez par crier “banzaï !” pour courir chez le marchand de l’autre côté du carrefour pour acheter 2 parapluies dont le prix vient justement de doubler, et pour faire monter la fine équipée mouillée dans un taxi qu’on aura arrêté, limite en se jetant sous ses roues. :

Tout ça pour dire que les pluies shanghaïennes, c’est mieux quand on y est préparé !

Du coup, face à ceux qui m’en demandent davantage sur le type de climat, j’ai fait une petite recherche qui me permettra, d’après mes sources, d’affirmer que :

“Shanghai se trouve dans une zone subtropicale du nord exposée aux moussons, où les quatre saisons sont bien distinctes, l’ensoleillement suffisant et les précipitations abondantes. Shanghai a un climat doux et humide ; le printemps et l’automne sont relativement courts, tandis que l’hiver et l’été sont relativement longs.
Plus de la moitié des précipitations annuelles tombent dans la saison des pluies, c’est-à-dire entre mai et septembre. La saison des pluies se divise en trois périodes : pluies printanières, pluies « des prunes » et pluies automnales.”

Et bien, nous sommes en pleine saison des prunes !
Ajoutons que, outre les fortes chaleurs et précipitations, le climat estival de Shanghai apporte d’autres inconvénients, comme les invasions de libellules par exemple (non, les petits points noirs, ce n’est pas la photo qui est sale).

Ceci étant dit,
je pars demain en vacances dans la région d’Avignon…

Et pendant ce temps-là, à Shanghai…

Alors oui, je suis bien contente d’être en France pour l’été, en tout cas pas à Shanghai ;]

Le Marché aux Tissus de Dongjiadu Lu

27 juillet 2005

Situé au sud-est de la Vieille Ville de Shanghai, se trouve une rue grouillante essentiellement connue des locaux mais de plus en plus fréquentée par les occidentaux : le marché aux tissus de Dongjiadu Lu, le plus grand marché aux tissus de Shanghai.

Si j’en avais entendu parler par des amis auparavant, je n’avais pas eu l’occasion d’y aller avant le passage à Shanghai de Cécile et Sophie.
A ma décharge, la difficulté d’accéder au fameux marché : pour les plus motivés, métro jusqu’à Huangpi nanlu puis compter au moins 30 minutes de marche à pied, sinon un taxi vous y emmenera de bon gré. Autant certains chauffeurs ne connaissent pas le site très touristique du jardin Yu situé à quelques encablures, autant “Dongjiadu lu” et “mai yifu de difang” (endroit pour acheter des vêtements”) seront immédiatement compris !

D’ailleurs on ne s’y trompera pas : le taxi vous dépose au bout de la rue là où ces prédecesseurs repartent en sens inverse. La rue grouille de clients, essentiellement des femmes, et pas seulement des chinoises, on va comprendre pourquoi…
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En transit… aérien

15 juillet 2005

Voilà, une semaine que je suis revenue au bercail, le temps des vacances.
J’ai théoriquement récupéré du décalage horaire : Ne dit-on pas qu’on récupère au rythme d’une heure par jour ? Sachant que la Chine compte 6 heures d’avance sur la France en été, 7 heures en hiver. Yep, il vaut mieux faire le voyage en été ;)

Et oui, jeudi 7 juillet dernier au soir en Chine, je retournai pour la 4ème fois à l’aéroport international de Shanghai-Pudong (PVG), mais c’était la première fois que j’y allais pour prendre l’avion, un avion qui allait me ramener en France !

Au moins je commençais à connaître l’aéroport, et peut-être aussi le fait d’à peine savoir ce qui se passait aux mêmes instants à Londres, tout ça m’a permis d’être finalement assez détendue, au point de me faire un nouvel ami Pakistanais au moment de passer la douane chinoise.

Car le passage de la douane chinoise, c’est long. D’abord on remplit un formulaire attestant qu’on ne fait pas sortir d’objet de valeur particulière nécessitant déclaration, mais bien sûr aussi, qu’on ne ramène rien dans ses photos, films, documents, qui soit classé “sensible” par l’Etat Chinois, naturellement…
Ensuite il aura fallu remplir une carte d’embarquement, sans laquelle si vous vous présentez comme moi une première fois au contrôle, on vous renverra poliement en remplir une, en vous indiquant cette fois où les trouver… avec en prime le droit de refaire la queue, avec maintenant, devant vous, les passagers les plus scrupuleusement contrôlés : les Chinois eux-mêmes…

La douane passée, je finis par abandonner mon nouvel ami qui au passage m’a prise en photo sur son téléphone. Alors si même les Pakistanais si mettent maintenant, pfff :]

Arrivée à la porte d’embarquement, bien sûr la plus éloignée, il ne me reste plus qu’à… attendre…

Heureusement il y a de grandes vitres à travers lesquelles on peut prendre en photo son avion, et surtout de super revues en chinois-tibétain-anglais, qu’il faut bien reposer dans le présentoir comme c’est indiqué sur l’étiquette.

Oui, j’ai bien vérifié, il s’agit bien de Tibétain. Je pense donc pouvoir me mettre au Tibétain, en m’y prenant  à la façon de Champollion et de sa Pierre de Rosette, maintenant que je suis (presque-)fluent en chinois comme en anglais ;]

Pendant le vol, j’ai eu pour voisin direct un Chinois-qui-parlait-pas-Français-ni-Anglais et à côté de lui un non-Français-qui-parlait-Anglais-et-Italien, tous les 2 d’une quarantaine d’années, pas facile facile de briser la glace pour taper la discute. Mais c’est sans compter l’intervention des plateaux repas et du choix délicat : porc ou poulet ?
Autant pour le non-Français-qui-parlait-Anglais-et-Italien il n’y a pas eu trop de problème, autant pour la compréhension entre le steward-Français-qui-parlait-pas-Chinois et le Chinois-qui-parlait-pas-Français-ni-Anglais c’était déjà plus tendu… heureusement super Cécé est arrivée-héhé, sans s’presser-héhé, pour s’improviser traductrice de menu…. -huhu ;)

Bon, en fait mon voisin voulait des nouilles, mais du coup j’ai eu quelqu’un à qui faire la causette, et j’ai appris que ce cher monsieur était en fait journaliste, qu’il s’apprêtait à faire une sorte de mini tour du monde avec toute une équipe de Chinois en allant prendre quelques photos dans 4 pays différents dont la France, Cuba et le Brésil (le 4ème j’ai pas compris…). Impressionnant quand on sait que les Chinois oridnaires ont beaucoup de mal à obtenir des visas pour sortir de leur pays, ne serait-ce que quelques jours en touriste…

Du coup je suis repartie avec sa carte de visite et une invitation à le contacter, des fois que je passerais dans le Nantong :]

Autre attraction possible quand on ne peut pas toujours déranger son voisin mais qu’on a la chance de se trouver à côté du hublot : on peut prendre de jolies photos !

Puis l’arrivée en France… Arrivée au vendredi 08 juillet, je n’a imême pas ressenti de renforcement des contrôles de sécurité, alors que j’allais apprendre dans les minutes suivantes que le plan vigipirate voyait rouge et ce qui s’était vraiment passé en Angleterre.

De retour chez moi, encore quelques vues aériennes mais d’un peu moins haut.
Je constate qu’une fête de village se prépare juste pour le soir de mon retour, non vraiment fallait pas ;]

Et je retrouve des toits que je n’avais plus coutume de voir :
Quelques heures auparavant, les toits de Shanghai…

Et maintenant ceux-là s’étendent devant moi…

C’est sûr je suis rentrée, c’est bien la France !