Chroniques de Chine - Page 5 sur 12

Politique de l’enfant unique, entre assouplissement et dérapages

24 septembre 2005

Il y a quelques mois, alors que la population chinoise passait officiellement à 1,3 milliard d'habitants, les responsables gouvernementaux pouvaient se féliciter d’avoir pu retarder de 4 ans cet événements grâce au planning familial et notamment à la politique de l’enfant unique. Dernièrement pourtant, alors que la tendance du planning familial est à l’assouplissement, certains dérapages rappellent les heures les plus noires de la politique de contrôle des naissances.
 

Politique du contrôle des naissances : planning familial et enfant unique

Enfants nouvel an chinoisPeu après la fondation de la République Populaire de Chine en 1949, tous les domaines ont donné lieu à une édification de grande ampleur. “Plus de bras, plus de force”, voilà quel était le slogan nataliste qui venait alors soutenir cette orientation, et plus qu’un slogan fréquemment entendu, il résumait la réalité de l’époque : dans les campagnes, une famille qui comprenait quatre ou cinq hommes était considérée comme la plus riche dans un village. Sous cette impulsion, la Chine connaît sa première vague démographique, notamment dans les années 60, quand sa population passe de 700 à 800 millions en 5 ans.

Face à cet emballement démographique, 1971 voit la mise en place par le gouvernement chinois du premier organe de contrôle des naissances : le planning familial.
A l’époque, il n’est pas encore question de politique de l’enfant unique. Le planning familial contient un ensemble de mesures, d’objectifs et de programmes visant à freiner l’explosion démographique, comme par exemple :

  • encourager le report des mariages et des naissances
  • encourager les couples à avoir un 2ème enfant à un intervalle de plus de 4 ans et à avoir moins d’enfants

 

Affiche propagande natalisteEn 1978, Deng Xiaoping s’engage sur la voie des Quatre Modernisations pour améliorer le niveau de vie des Chinois, qui s’accompagnent de réformes définissant de nouveaux objectifs démographiques ambitieux : en 2000, la population ne devra pas dépasser 1,2 milliard d’habitants.

Aussi, quand en 1980 la population chinoise atteint le nombre inquiétant d’1 milliard d’habitants, le planning familial devient plus radical, “un couple, un enfant” devient le slogan de la politique de l’enfant unique, qui deviendra même partie intégrante de la Constitution en 1982.
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Les grandes écoles françaises à la conquête de la Chine

21 septembre 2005

Voilà qui me fait sentir un peu pionnère dans cette aventure d’étudiante française en Chine. Il faut dire que les étudiants sont présents depuis plusieurs années en France, et de plus en plus. Mais déjà, il ne leur est plus nécessaire de s’expatrier pour profiter des enseignements occidentaux et en particulier français, l’Education Française vient à eux.

Les grandes écoles à la conquête de la Chine

Aurélien – Wang Tairan de son vrai nom chinois –, 18 ans, porte-parole des étudiants de la toute nouvelle école d’ingénieurs Centrale de Pékin (lire ci-dessous), a déjà tout d’un ministre. D’une voix posée, il encourage ses «camarades» «à ne pas perdre un seul instant» : «Au travail, martèle-t-il, nous mettrons toute notre sueur pour gravir avec acharnement les sommets de la science et contribuer par tous les moyens à renforcer l’amitié de nos deux peuples français et chinois.» Bienvenue dans un pays dont les mentalités restent empreintes de communisme, mais sont avides de goûter aux joies du capitalisme occidental.

Rien d’étonnant, donc, à ce que les universités et les grandes écoles françaises se précipitent en Chine, où elles se livrent une concurrence vive.

Polytechnique, l’école des Mines de Paris, les Ponts et Chaussées, le groupe des Ecoles normales supérieures, Euromed Marseille, HEC, l’Essec, Audencia, Grenoble Ecole de management, l’Ecole supérieure de commerce (ESC) de Rennes, les universités de technologie de Compiègne (UTC), de Troyes (UTT), de Belfort-Montbéliard, entre autres, tous multiplient les accords de partenariat avec des universités chinoises, essentiellement à Pékin, Shanghai et Hongkong. Parfois dans tous les sens. Et au risque de se perdre parmi tant d’autres, sur d’immenses campus qui ne comptent généralement pas moins de 25 000 étudiants.

Proposant des échanges d’étudiants et de professeurs, des diplômes conjoints ou de courtes sessions de formation continue, rares sont les établissements à installer une structure pérenne, comme celle de Centrale à l’université Beihang (Pékin) ou, à un degré moindre, de l’école de commerce EM Lyon à l’université Fudan (Shanghaï). Peu importe, ils sont «là où il faut être», explique un diplomate de l’Ambassade de France.

Car c’est bien à la demande des entreprises de l’Hexagone que ces établissements supérieurs se ruent en Chine. Massivement implantée dans l’empire du Milieu, l’industrie française a désormais besoin d’employés formés à l’européenne. Mais employés chinois, salaires obligent.

«La Chine se développe à une vitesse vertigineuse, précise Mok Kwongweng, 50 ans, PDG d’Air liquide Chine et responsable pour l’Asie du Nord-Ouest (Chine, Taïwan et Corée). Les entreprises françaises ont besoin de cadres et d’ingénieurs pour réaliser leur développement, et recherchent massivement des diplômés chinois parlant français et formés à la méthode française, bon marché.» Basé à Shanghaï, il a lui-même fait ses études… à Paris. Exit donc l’ère glorieuse des expatriés, même pour les dirigeants : les groupes sinisent désormais l’ensemble de leur encadrement.

«Il y a tout à faire, tout à construire, explique José d’Antin, directeur de Supaéro, en déplacement à Pékin, afin de nouer des partenariats avec ses homologues locaux. La Chine a, par exemple, un immense besoin en ingénieurs capables de comprendre l’entreprise, en contrôleurs aériens, en ingénieurs de maintenance de haut niveau, en managers». Ce que, de l’avis de tous, les Français savent faire. «Outre contribuer au rayonnement international de la France, leur connaissance de notre société et de ses produits en fait surtout des consommateurs prescrip teurs», souligne par ailleurs José d’Antin.

Pour les autorités et les universités chinoises, le boom de ces exportations est une aubaine incontestable : d’excellents professeurs affluent sur les campus, l’exode des meilleurs étudiants chinois est ainsi jugulé, et les établissements leur reversent des royalties notamment pour la mise à disposition des locaux. Enfin, frottés aux équipes pédagogiques françaises, les enseignants chinois en profitent pour acquérir leur savoir-faire. A la chinoise.

Justine Ducharne

Le Figaro.fr - 21/09/05
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Une façon aussi peut-être de leur montrer que la France ce n’est pas que la mode, la culture et la cuisine et le bon vin, mais aussi des savoir-faire techniques, industriels et de haute-technologie. Pas seulement un “pays romantique” mais un pays qui peut leur apporter de quoi passer à la prochaine étape que la Chine s’est fixée : devenir le laboratoire du monde.

Pour les jeunes Chinois, Centrale c’est Paris

Ji Jing s’est vêtue de sa plus belle robe. Comme le veut la tradition, cette femme de 22 ans, originaire de la province de Jiang Su, et les 108 élèves chinois à qui elle enseigne la langue de Molière depuis une semaine, se sont choisi un prénom français. Juliette, donc, s’apprête à traduire les discours d’inauguration de l’Ecole centrale de Pékin prononcés par le ministre de l’Education chinois Zhou Ji, le président du Sénat, Christian Poncelet, et par celui de l’université pékinoise de Beihang, Li Wei, partenaire du projet.

Une fierté non feinte pour la délégation française venue en masse assister à cet événement qu’elle a greffé sur les célébrations offcielles de clôture de l’année de la France en Chine : Centrale est la première grande école d’ingénieurs francophone à s’installer un établissement dans ce pays.

Désormais, le groupe des quatre écoles Centrale (Paris, Nantes, Lyon, Lille) formera chaque année quelque cent cinquante Chinois, sélectionnés aux quatre coins du pays en fonction de leurs résultats au «Gaokao» (baccalauréat). Un contingent insignifiant pour l’université de Beihang qui compte 26 000 étudiants et forme déjà l’élite de l’aéronautique et du spatial.

Après une année d’apprentissage du français, ils suivront deux années de «taupe» (classe préparatoire scientifique) dispensées par plusieurs professeurs du lycée parisien Louis-le-Grand, puis les trois années de formation d’ingénieur calquées sur le programme français. Le tout, en français et en anglais. Au terme des quatre premières années, les élèves pourront obtenir un «bachelor» de Beihang, et en fin de sixième année, le master de l’université et simultanément le diplôme d’ingénieur de Centrale Pékin.

Mais tous, citant spontanément la «Sorbonne», n’avaient jamais entendu parler de Centrale, ni d’aucune autre grande école. Car si certains de ces jeunes gens âgés de 17 à 19 ans (dont un tiers de filles) se disent avides «d’apprendre les sciences» et se dirigeront peut-être vers la recherche ou l’industrie, la majorité rêve par-dessus tout de «visiter la France». Comme s’ils avaient choisi l’école parce qu’ils admirent la Tour Eiffel et Notre-Dame de Paris. «Quel beau pays, résume Sunmuyao (Sarah), 18 ans, l’une des rares étudiantes originaires de Pékin. C’est le pays du Comte de Monte-Cristo, et j’aime Alexandre Dumas.»

Le budget (12 millions d’euros sur six ans) est financé pour moitié par les ministères de l’Education nationale et des Affaires étrangères, pour l’autre par des fonds privés. A terme, une dizaine de places seront ouvertes au concours national de Centrale pour des Français souhaitant étudier à Pékin. Il s’agit d’une part de transformer les futurs diplômés en «ambassadeurs efficaces de la francophonie», souligne Christian Poncelet, d’autre part, d’accroître le rayonnement international d’un modèle d’enseignement inconnu en dehors de l’Hexagone et de tenter de s’imposer face aux Etats-Unis, qui continuent d’attirer massivement les étudiants chinois.

Justine Ducharne

Le Figaro.fr - 21/09/05
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Disneyland ouvre à Hongkong, Pékin applaudit

13 septembre 2005

Alors qu’hier certains luttaient pour leur rentrée, pendant ce temps-là, à Hong-Kong,



Le Disneyland de Hongkong a été inauguré sous les louanges de la classe politique, lundi 12 septembre au matin, et présenté comme un exemple de coopération exemplaire entre la société américaine et les autorités locales. “Je déclare Hongkong Disneyland officiellement ouvert”, a lancé le directeur général sortant de Walt Disney, Michael Eisner, en coupant à 12 h 15 locales (6 h 15 à Paris) un ruban multicolore faisant face au château de la Belle au Bois dormant. A ses côtés, son successeur, Robert Iger, qui prendra la tête de Disney le 1er octobre, a annoncé un “avenir éclatant” pour le parc, devant un millier de journalistes, venus essentiellement d’Asie.

“Je représente le gouvernement central (Pékin) pour me féliciter de la réussite de la coopération entre le gouvernement (local) de Hongkong et Walt Disney”, a lancé le vice-président chinois, Zeng Qinghong, également appelé à couper le ruban. Le responsable a conclu son discours par un “thank you very much”.

INVESTISSEMENT DU GOUVERNEMENT

[...]Les cérémonies, point culminant de trois jours de festivité, avaient débuté quelques minutes auparavant par un spectacle alliant la plus pure tradition Disney aux couleurs de l’Orient, exemplaire de la première implantation en Chine de la société américaine. Après une “danse du lion” interprétée par des acrobates chinois, des enfants ont chanté à l’unisson un hymne de bienvenue en japonais, cantonais, mandarin, anglais et français : les langues des parcs Disney dans le monde.

Le parc est le cinquième Disneyland dans le monde, après ceux de Californie, Floride, Paris et Tokyo. Ses responsables annoncent 5,6 millions de visiteurs la première année. Le Disneyland de Floride a attiré 15,1 millions de personnes en 2004, celui de Tokyo 13,2 et Paris 12,4.

Le Monde.fr - 12/09/05
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Magasin de maroquinerie Mickey Mouse dans la galerie Auchan-Minhang Shanghai
un secteur porteur ?

Chine et UE ont signé un accord sur les importations de textiles

5 septembre 2005

Le commissaire européen, Peter Mandelson, et son homologue chinois, le ministre du commerce Bo Xilai, ont officiellement signé, lundi 5 septembre à Pékin, l’accord qui doit mettre fin au blocage dans les ports européens des textiles chinois, depuis qu’ils ont dépassé les quotas d’importation. Si la Commission européenne a déjà qualifié cet accord d’”équitable”, il lui reste à obtenir l’approbation des pays membres de l’Union européenne.

De source diplomatique, l’accord prévoit que la moitié des quelque 80 millions de pièces sans licence entrera sur le territoire européen et que l’autre moitié sera décomptée des quotas accordés à la Chine pour 2006, par l’accord signé à Shanghaï en juin. Autre point de l’accord : décompter des quotas 2006 une partie des quantités commandées, avec licences, par les distributeurs européens, en excès des quotas 2005. Enfin, il est prévu de transférer une partie des produits en excédents sur le quota d’une catégorie pour laquelle le plafond de 2005 n’a pas été atteint. Ce nouvel accord se fera dans le cadre de celui du 10 juin qui limitait la hausse des exportations de dix catégories de produits textiles à une fourchette entre 8 % et 12,5 %.

“SE PRÉPARER À UNE LIBÉRALISATION TOTALE”

Le déblocage des millions de vêtements chinois dans les ports européens ne règle cependant que provisoirement la “dynamique chaotique” dans ce domaine, juge Emmanuelle Butaud, directrice des affaires internationales à l’Union des industries textiles, qui souligne que “le scénario de la libéralisation du marché textile, prévu depuis dix ans, a été perturbé par l’accession de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC)” en décembre 2001. [...]

“PARTENARIAT PLUS PROFOND”

Après l’échec d’une nouvelle série de pourparlers jeudi dernier à Pékin, Washington a imposé des quotas sur les importations de deux nouvelles catégories de textiles en provenance de Chine.”Le textile est un problème mondial. Compte tenu des différences d’approches bilatérales entre l’Europe et les Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, il faut l’aborder de manière multilatérale au sein de l’OMC“, estime Mme Butaud. [...]

Le Monde.fr - 05/09/05 - 19h35

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Aux abords du marché aux tissus de Dongjiadu Lu à Shanghai...

Ca vous fait penser à quoi ?

30 juillet 2005

Pas besoin de se balader longtemps en Chine pour le remarquer, les Chinois adoptent une position bien particulière quand ils désirent faire une pause à un endroit donné.

Cette position accroupie est pour le moins suggestive, et si chacun aura pu esquisser un sourire en croisant l’un ou l’autre tranquillement installé, il en est qui n’ont pas hésité à donner un nom à la position : la position dite “de la crotte” ((c) julien.delerue.fr ;) ).

Bien pratique quand il n’y a pas de quoi s’asseoir à proprement parler dans les parages, plutôt que de rester debout, hop, on s’accroupit !

Quelle est l’origine de cette position qui semblerait si incongrue dans nos contrées remplies de bancs, je n’en ai pas la moindre idée. Toujours est-il qu’elle est aussi populaire chez les jeunes que chez les moins jeunes, j’ai même vu une sculpture représentant une scène de vie chinoise incluant un homme dans ladite position.

Plus facile à dire qu’à faire pour certains, car il semblerait que les Chinois (entre autres) soient naturellement prédisposés à adopter une telle position, qui techniquement doit être prise en gardant les talons collés au sol, attention.

Or, j’ai pu tester que bon nombre d’occidentaux n’en sont tous simplement pas capables, question de morphologie peut-être, personnellement c’est mon cas et de toute façon je ne trouve pas ça particulièrement reposant ;)

Et vous ? vous avez essayé ?