Fête Chinoise - Page 2 sur 3

Fête nationale chinoise, à Shanghai

2 octobre 2005

Hier samedi 1er octobre, c’était la Fête Nationale chinoise, et à cette occasion, Shanghai était en émoi, à sa façon bien particulière…

Drapeau chinois, et des hommes rouges On ne pouvait pas se tromper, partout les drapeaux rouges à 5 étoiles jaunes ont fleuri d’on ne sait où. Bien sûr dans les rues, aux fenêtres des taxis, sur les magasins, mais aussi dans les stations de métro, partout le rouge était de rigueur.

Normal, la fête nationale célèbre l’anniversaire (le 56ème cette année) de la création de la République Populaire de Chine par Mao Zedong en 1949.

Naturellement des rassemblements ont été organisés sur la Place Tiananmen à Pékin, lieu historique de la proclamation de la RPC.
Y a-t-il eu des événements publics particuliers organisés par la municipalité de Shanghai, du genre salut au drapeau, parade ? Je n’en ai pas entendu parler.

Ce que je savais par contre, c’est que cette journée, la première de la semaine officielle de vacances pour les chinois, voit le centre ville littéralement envahi…

… la journée d’abord.
Les touristes chinois venus pour les vacances, les touristes étrangers de passages et les résidents toujours sur place, tous se retrouvent en centre ville pour faire les magasins qui sont archi-bondés. Lors de notre Face à face franco-chinois, on nous avait d’ailleurs demandé si nous allions profiter de nos congés pour faire du shopping, il faut croire en effet que c’est une habitude répandue, notamment quand ces fameux magasins sont trop loin pour pouvoir s’y rendre sinon sur une demi-journée.

Du coup dans les rues, certains en profitent déjà pour vendre des drapeaux nationaux… quand d’autres portent des ballons McDo…

Vendeur de drapeaux chinois ... et des ballons McDo

… la soirée surtout.
J’ignore si c’est un phénomène particulier à Shanghai ou bien si c’est répandu dans d’autres villes de Chine : le 1er octobre à Shanghai est réputé pour… ces combats de massues gonflables !

Vendeurs de massues gonflables Enfin “réputé”… c’est un bien grand mot.

L’an dernier, je ne l’avais pas vu de mes yeux, mais quand j’en ai entendu parler, j’ai tenter de savoir le bien fondé de cette “coutume locale”. Et bien même les chinois, du moins ceux auxquels je me suis adressée, l’ignorent totalement. S’agit-il donc là d’une manipulation du cartel des vendeurs de massues gonflables qui ont vu dans l’événement une manne commerciale ?

Bref, en tout cas, sur les coups de 18 heures, ceux qui faisaient sensation, ce n’étaient pas les vendeurs de drapaux, mais bien les vendeurs de massues gonflables…

Et il y en avait pour tous les goûts.
Du simple gourdin Hello Kitty, au gourdin à piquants, en passant par le maillet Teletubbies, Winnie ou le bon vieux 2000 KGS simplement efficace, sans oublier les haches à double tranchant et les ailes d’ange. Oui, là on ne voit plus le lien, mais il y avait bien aussi des ailes d’ange, sûrement pour conquérir le public féminin…

Et pouquoi faire toutes ces massues ?

Mais pour ce taper dessus pardi ! En toute sympathie bien sûr ;)

Enfin l’année dernière j’avais eu vent de vraies luttes acharnées sur People Square. Mais cette année, point de combats organisés.

Juste une foule incroyable tout au long de Nanjing Lu, de People Square jusqu’au Bund et tout autour.

La circulation avait d’ailleurs été interdite sur plusieurs axes, et l’accès à la jetée du Bund interdite pour l’occasion.

Emilio attend de se faire taper par Marieke

Chacun marchait donc dans une ambiance bonne enfant, mais fermement armé, au cas où :)
Apparemment, cette année les combats publics ont été interdits (un message était d’ailleurs diffusé par des hauts-parleurs) et des agents de sécurité était tâchés de veiller au bon maintien de l’ordre, ce qui ne les empêchait pas de se joindre à la marée humaine.

Marée humaine sur Nanjing Lu Lumières sur Nanjing Lu

Près du Bund, beaucoup s’était posés pour pique-niquer sur des feuilles de jounaux. Les barbecues faisaient recette comme les vendeurs de gadgets lumineux. Pas toujours évident de se frayer un chemin, mais les massues étaient également utiles pour se retrouver au beau milieu des rues grouillantes.

Bien sûr nous n’avons pas hésité à nous servir dignement de nos massues :

d’abord pour régler nos comptes perso ;)

Marieke et moi, réglement de compte par la massue

mais aussi pour faire des rencontres sympathiques !

Emilio et les chinois qu'il a tapés

“Ils sont fous ces chinois !” pourrait-on se dire. Mais pas de regrets, ça valait le coup d’être vécu. Emilio, Marieke et moi faisions d’ailleurs partie des rares occidentaux de sortie, et qui plus est à arborer fièrement nos armes de plastique. C’est là qu’on se dit qu’à Shanghai il y a vraiment beaucoup de monde.

D’ailleurs, revenir du centre ville vers Minhang ne fut pas chose aisée par la suite. Station de métro prise d’assaut à People Square, nous avons dû marcher pas mal pour trouver un taxi libre, et notre marche de la journée avait laissé quelques traces… mais qu’est-ce qu’on s’est bien amusés !

Fête de la Mi-Automne, entre lune, gâteaux, amis et légendes

19 septembre 2005

Ce week-end, c’était la Fête de la Mi-Automne en Chine, et, à notre manière, nous aussi nous l’avons célébrée !

Danjie et moi, pose au claire du pleine lune, après le basket Et oui, alors qu’en France on ne se dit vraiment en automne que fin septembre, ici en Chine mi-septembre voit déjà annoncée la mi-automne. Il faut dire que les Chinois fêtent le printemps fin janvier - début février, ouh les tricheurs ;)

En fait, techniquement parlant, tout ça est lié au calendrier lunaire qui rythme les rites traditionnels de la Chine. Ainsi, la Fête de la Mi-Automne doit systématiquement être célébrée une nuit de pleine lune, le 15ème jour du 8ème mois lunaire, car selon les ancêtres chinois, l’automne s’étendrait sur les 7ème, 8ème et 9ème mois lunaires. Logique, non ?

Bref, cette année, le jour tant attendu tombait hier, le 18 septembre. Mais, paraîtrait-il que le meilleur jour pour admirer la lune, c’est la veille. Voilà pourquoi, Marieke, son amie Danjie et moi avons fait en sorte de nous retrouver ce jour-là pour passer ensemble ce jour de fête, qui bien sûr, pour nous, a commencé par un basket !

Car le Zhong Qiu Jie 中秋节 (Fête de la Mi-Automne) se doit d’être fêté en famille, ou à défaut entre amis.
Depuis plus de 2000 ans, les festivités s’organisent autour de l’astre du Yin, au point que les célébrations prennent également le nom de Fête de la Lune.

“En automne le ciel est clair et la lune particulièrement brillante”
dicton chinois

La lune est depuis longtemps la grande vedette de cette fête que l’on nomme également fête de la lune. Dans de nombreuses régions chinoises on considère l’automne comme la plus belle saison, plutôt sèche et tempérée, et la lune de la mi-automne est réputée être la plus belle («秋高氣爽» «月到中秋分外明»). C’est donc autour d’elle que sont organisées les activités festives, appelées traditionnellement shang yue 賞月 (contemplation de la lune) et zou yue 走月 (promenade sous la lune), qui se concrétisent par un pique-nique nocturne très populaire. Dans les zones urbaines, les parcs et les cours des écoles restent ouverts à cet effet, et certains n’hésitent pas à s’installer sur le trottoir avec leur matériel de barbecue.

source : fr.wikipedia.org

A l’époque, cette période de l’année représentait surtout la moisson pour les cultivateurs. Alors certes on contemplait la fascinante pleine lune, mais on n’oubliait pas de se réjouir des bonnes récoltes en savourant les offrandes religieuses.
De nos jours, les offrandes religieuses se sont transformées en Yuebing 月饼 (gâteau de lune) qui envahissent littéralement les rayons des magasins. Ces gâteaux,  dont la forme ronde n’aura pas manqué de vous rappeler celle de la lune, sont en effet traditionnellement dégustés à cette unique période de l’année. Il n’est pas rare de voir des Chinois repartir avec un chariot complet de boîtes de ces gâteaux qu’on n’oubliera pas d’offrir à la famille, aux amis comme aux collègues.

Danjie, moi, Marieke, prêtes à croquer dans nos yuebing !

Traditionnellement il est fourré d’une pâte sucrée de haricot ou de datte, et contient même parfois un jaune d’oeuf, le “yok”, censé, encore une fois de rappeler la lune. Personnellement je ne suis pas fan, c’est un peu étouffe-chrétien dans le genre… Au moins, comme sur certains yuebing on peut lire sur le gâteau le contenu écrit en caractères chinois, il est possible d’éviter le pire ;)

Yuebing fourré à quoi ?

Yuebing - Mooncake

Petite anecdote relative à ces fameux gâteaux chinois :
On raconte que l’annonce de la révolte des Chinois Han contre les Mongoles Yuan a pu être transmis via ces pâtisseries qu’on aurait fourrées de messages au lieu des pâtes traditionnelles.

Et d’ailleurs beaucoup d’autres légendes tournent autour de la Fête de la Lune. Pas étonnant que les enfants d’avant aient profité de cette occasion pour passer la nuit dans la cour des demeures familiales à se les entendre conter.  La plus célèbre d’entre elles proviendrait de la tradition taoïste et plus loin  encore de la mythologie chinoise. C’est justement celle que Danjie nous a racontée samedi dernier.

Il y a bien longtemps, une sécheresse horrible frappait la Terre. Sous l’effet de la chaleur caniculaire de dix soleils suspendus dans le ciel, les arbres et les herbes étaient desséchés, les sols craquelés, et les rivières taries. Beaucoup de gens étaient morts de faim et de soif.
Le Roi Céleste a dépêché Hou Yi au secours des sinistrés. Ce dernier a descendu neuf soleils à l’aide de son arc rouge et des flèches blanches. Aussitôt après, le climat s’est rafraîchi. Les pluies battantes ont rempli de nouveau les rivières et fait revivre les arbres et les herbes. Tout est revenu à la normale.

Un jour, une jeune fille du nom de Chang’er prenait le chemin de retour, une jarre à la main, lorsqu’elle a rencontré Hou Yi qui lui a demandé un peu d’eau potable. A la vue de ses armes, elle a reconnu que le garçon était le sauveur du monde. Ayant satisfait sa demande, elle a cueilli un bouquet de fleurs qu’elle lui a offert en signe de respect. Le “chasseur du soleil” lui a donné en contrepartie une fourrure de renard argenté.

Etant tombés amoureux lors de cette rencontre, ils se sont mariés peu après. Comme ils étaient mortels, Hou Yi a décidé, en vue d’éterniser leur vie d’amour, de chercher le philtre de longue vie. Il s’est rendu aux Monts Kunlun où résidait la Deesse Mère de la Reine de l’Ouest. Touchée par sa fidélité à l’amour, la Grande Mère lui a remis la remède à base de fruit de l’arbre de longévite, en lui disant :

“Le breuvage doit être partagé par le couple s’il veut vivre longtemps ensemble. Dans le cas où l’un des conjoints l’avale tout seul, il (elle) monterait en vol à la lune, où il (elle) vivra à jamais en tant qu’immortel.”

Après son retour, l’archer confia ce conseil à sa femme, décidant de boire l’élixir ensemble le quinzième jour du huitième mois lunaire, lorsque la pleine lune apparaît.
Un garçon méchant, nommé Feng Meng, a entendu en cachette leur conversation. Il voulait vivre immortel avec Chang’er, au détriment de Hou Yi. L’occasion se présentait enfin. Un jour, il assassina Hou quand ce dernier rentrait de la chasse. Le meurtrier força la femme de Hou à céder le philtre. A la nouvelle de la mort de son mari, la veuve pleura à chaudes larmes et avala le philtre toute seule.
Sous l’effet du breuvage magique, elle decolla et vola vers la lune sur le champ.

Ayant aluni, Chang’er decida de vivre sur la lune, le corp céleste le plus proche de la Terre. Elle y menait une vie sobre et calme. Immortelle, elle pensait pourtant au monde des mortels, sans jamais oublier son amour pour son mari et les gens qui avaient partagé le heur et le malheur avec elle.

source : Le Quotidien du Peuple en ligne

Voilà pourquoi, nous fit une fois encore remarquer Danjie, on trouve souvent sur les boîtes de yuebing non seulement une belle lune mais aussi un visage féminin de ces chinoises d’autrefois, en référence à Chang’er ;)

Boîte de yuebing avec le personnage Chang'er

Encore beaucoup d’anecdotes, de légendes et de traditions autour de cette Fête de la Mi-Automne, pour en savoir plus n’hésitez pas à aller faire un tour sur les liens mentionnés plus haut, mais si vous en avez assez, servez-vous ! Un yuebing, un DVD, un gâteau au chocolat, rien de mieux pour passer une bonne soirée :)

Plein de Yuebing ! Servez-vous !

La Fête des Lanternes

14 mars 2005


Le dernier jour de la quinzaine de la Fête du Printemps, la Chine brille pour la Fête des Lanternes.
 

Ainsi le 23 février dernier, c’était la Fête des Lanternes.
 

Mais déjà quelques jours avant ça, la vieille ville de Shanghai avait été recouverte de mille et une lanternes, et, dès la tombée de la nuit, des tableaux de lumières pouvaient vous surprendre aux coins de ses petites rues piétonnes.
 

 
Un véritable enchantement…
 
 
Sauf pour une des installations lumineuses : une projection 3D animée d’un grand bonhomme qui braillait en boucle un truc incompréhensible…

 

© S. Monthéard

 
Mais pourquoi cette Fête des Lanternes ?
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Le nouvel an chinois… en Chine

12 mars 2005

Tout comme Noël dans nos terres occidentales, la Fête du Printemps (connue sous nos latitudes comme le nouvel an chinois) est la fête la plus importante de l’année.

Avant d’arriver à Shanghai, j’ai vécu 2 ans à Paris dans le 13ème arrondissement, à 500m du quartier chinois. J’avais alors pu découvrir les célèbres défilés et danses de dragons comme on les connaît de par le monde à l’occasion du nouvel an chinois.

Mais une Fête du Printemps en Chine n’a rien à voir avec ce qu’on peut en voir dans les Chinatown des métropoles. Ici j’ai pu sentir une réelle ferveur autour de l’événement, peut-être tout simplement parce que cette fois-ci, j’étais au cœur des festivités, et non pas à côté.

La Fête du Printemps dure 15 jours, du 09 février au 23 février pour cette année (oui je sais il est temps de l’écrire cet article :] ), et déjà bien avant février on pouvait ressentir l’importance de la fête en préparation.

Impossible de se frayer un chemin dans les allées d’Auchan.
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What a wonderful women’s day

8 mars 2005

Aujourd’hui 8 mars 2005, c’est la 95ème journée internationale de la femme, et qui dit internationale dit en Chine aussi…

La Fête de la Femme est une des fêtes internationales célébrées en Chine comme ailleurs dans le monde. En tant que représentante de la gent féminine, j’ai donc pu expérimenter ce jour particulier.

En fait pour moi, tout a commencé non pas le 8 mais le 7 mars, avec une invitation à un concert au Shanghai Concert Hall je vous prie, à l’occasion justement de la journée de la femme…

Cette invitation, je n’étais pas la seule à en bénéficier. Marieke, moi et tout un mini-bus de jeunes (et moins jeunes) femmes étudiant ou enseignant à SJTU avons été conviées à ce concert.

Nous voilà donc rendues hier soir sur People Square, nous… et un certain nombre d’officiels, chinois et non-chinois.

Nous avons droit à notre programme en chinois et en anglais, annonçant 2 parties pour ce soir : la première consacrée à la culture chinoise entre Opéra de Pékin, quintet d’instruments à cordes traditionnels comme le violon chinois et le pipa, et chansons plus “folk” ; la seconde sous le signe de la culture occidentale avec un florilège de morceaux classiques de Puccini, Strauss et autres Verdi sans oublier les petits français Bizet pour Carmen et Massenet pour Manon.

Si la salle de concert nous a quelque peu déçues par le kitch, si habituel dans les rues, inattendu ici (ce sont bien des colombes qu’on distingue au fond, de part et d’autre de l’énorme disque jaune marqué d’inscriptions rouges annonçant l’événement…), nous avons été bluffées par les soprano chinoises faisant résonner la salle de leurs voix prenantes et graves sur des paroles en allemand.

2 heures de concert classique, voilà qui place la journée qui va suivre sous de bons augures…

Ce matin 8 mars, en fait la journée commence mal. Mon vélo, pour lequel je me demandais encore comment il arrivait à rouler tellement il couinait de partout, est à plat alors que je l’ai gonflé cette semaine… Bon bah allons en cours à pied… 20 minutes et personne pour me prendre sur son porte-bagage plus tard, j’arrive enfin en retard au 5ème étage de bâtiment de l’autre côté de l’université, le prof en est déjà au 16ème mot de la dictée (qui en comptera plus de 50), ça commence bien…

Marieke et moi sommes les 2 seules filles du cours, et pas un seul de nos 4 camarades de cours ne pensera à nous faire même une blague vaseuse pour la journée de la femme, seul notre professeur en dira 2 mots : seules les femmes, celles qui sont mariées d’après lui, reçoivent un petit cadeau, bon bah alors pour nous c’est mort…

Après-midi. Afin de profiter un peu du soleil et de se vider l’esprit, direction le terrain de basket. Avec Marieke nous sommes toujours les 2 seules filles sur les terrains tous combles d’au moins 10 chinois, sauf le nôtre où nous resterons à 2 sur un demi-terrain, à croire qu’il ne fallait pas trop nous approcher aujourd’hui.

La journée de la femme… Vaste blague, oui !

Voilà quelle était l’humeur en revenant du terrain de basket, avec pour seule perspective quelques heures pour plancher sur mes cours de chinois.
Mais là, je commence par regarder mes mails et je découvre, ô surprise, un message envoyé par M. Carlton J. Smith en personne, celui-là même que je présentais dans l’article sur son groupe et lui (voir ici) :
Si je retourne le voir au House of Blues and Jazz avant son départ (ce que je compte bien faire et vous allez comprendre pourquoi) j’aurais droit à un calin et un bisou ! ;)

Rien de tel pour redonner le sourire et la patate !
Du coup, j’ai décidé qu’aujourd’hui serait le bon jour pour apporter de grands changements dans ma vie de femme : je vais m’acheter un nouveau vélo :)

Voilà, un nouveau vélo, le 4ème en 6 mois, le 3ème que j’achète neuf !!
Avec ce 3ème vélo neuf, la 3ème visite au marchand de vélos en face de l’université, la 3ème négociation du prix du vélo, l’achat du 3ème panier à vélo, de la 3ème machoire, mais pas du 4ème antivol fluo, ça je peux le récupérer sur l’autre…
Ce qui est bien au moins avec ces visites régulières chez le marchand de vélos, c’est que je peux constater mes progrès en chinois, j’arrive à détailler de mieux en mieux ce que je veux, et je tape la discute avec un Sud-Coréen venu ici faire réparer les amortisseurs de son “Giant” quand moi je repars avec mon “Forever” probablement récupéré je ne sais où qui me coûtera 260 yuans.

Ironie du sort, jusqu’à présent tous mes “Forever” n’ont justement pas durer très longtemps… Un vélo ça ne coûte pas cher à l’achat, mais quand il faut le changer tous les 2 mois, on aimerait bien que le “Forever” passe au moins l’année sans se faire voler sur le parking d’Auchan ou en bas de chez soi… On ne se demande plus comment tourne l’économie chinoise :)

Ainsi maintenant, en tant que femme en ce jour qui m’est consacré, j’ai à nouveau un vélo digne de ce nom, j’ai le droit au confort pour me rendre dans ma salle de classe… Et pour finir la journée comme il se doit, petit resto pour ce soir : nous en avons essayé un nouveau (que de changements !), super bon d’ailleurs, et à l’occasion de cette journée si particulière, on nous offrira… un verre de naicha = thé au lait, que je ne pourrai pas boire moi qui ait horreur du lait, youhou !

Vous l’aurez tous compris, “What a wonderful women’s day” c’est pour le calin à venir ;]