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Le marché aux tissus de Dongjiadu Lu

Mercredi 27 juillet 2005

Situé au sud-est de la Vieille Ville de Shanghai, se trouve une rue grouillante essentiellement connue des locaux mais de plus en plus fréquentée par les occidentaux : le marché aux tissus de Dongjiadu Lu, le plus grand marché aux tissus de Shanghai.

Si j’en avais entendu parler par des amis auparavant, je n’avais pas eu l’occasion d’y aller avant  le passage à Shanghai de Cécile et Sophie.
A ma décharge, la difficulté d’accéder au fameux marché : pour les plus motivés, métro jusqu’à Huangpi nanlu puis compter au moins 30 minutes de marche à pied, sinon un taxi vous y emmenera de bon gré. Autant certains chauffeurs ne connaissent pas le site très touristique du jardin Yu situé à quelques encablures, autant “Dongjiadu lu” et “mai yifu de difang” (endroit pour acheter des vêtements”) seront immédiatement compris !

D’ailleurs on ne s’y trompera pas : le taxi vous dépose au bout de la rue là où ces prédecesseurs repartent en sens inverse. La rue grouille de clients, essentiellement des femmes, et pas seulement des chinoises, on va comprendre pourquoi…

Les premières échoppes rencontrées proposent essentiellement des tissus traditionnels, et il y en a pour tous les goûts, couleurs, motifs, il n’y a qu’à se laisser tenter :)

Ces échoppes proposent également tous les petits souvenirs en tissus habituels : sets de tables, trousses et autres housses.

Mais jusque là rien de nouveau par rapport aux boutiques rencontrées dans la Vieille Ville par exemple.

Pour cela, il faut pousser un peu plus loin…

Les premières échoppes passées, on se surprend à passer par le coin de l’une d’elles et, oh surprise, ce coin débouche non pas sur une autre, mais sur un véritable marché couvert qui regorge de stands de tissu au mètre. Des vêtements de toutes couleurs de tout style, mais bien davantage de tissus et de vêtements modernes. Et oui, c’est bien ici que les chinois viennent faire faire leurs vêtements de tous les jours.
Et ce n’est sûrement pas un hasard, au vu du choix présenté et surtout des économies qui peuvent être réalisées ! J’en prends pour exemple mes 2 compagnes de route, Cécile et Sophie qui se sont fait faire plusieurs tailleurs en cachemire pour 25 euros le tailleur ! Choix du tissu avec test au briquet à l’appui, négocation ardue boulier sous la main et choix des modèles sur catalogue, voilà une affaire qui fut rondement menée, pour cela parler chinois est un atout sérieux, et 2 clientes fort satisfaites du résultat :)

Endroit absolument typique de la vie à la shanghaïenne, vivant et très coloré, on comprendra que les occidentaux, de passage ou bien expatriés s’y rendent eux aussi, certains pour se faire faire un ou deux tailleurs histoire de faire des économies, d’autres à plus grande échelle, pour les affaires quoi. Ici ce qui marche, c’est la méthode “bifa“, comprenez, plus vous achetez, plus ce sera bon marché, bien sûr.
Et vous avez sûrement entendu parler de la chaude problématique du textile chinois…

Enfin, sorti de ce grand marché couvert, on peut encore continuer la balade sur la rue Dongjiadu : boutiques de boutons, de chaussettes, de caleçon, de parures de lit et autre linge de maison, sans oublier ces tailleurs et toutes leurs bobines de fils colorés…

Ca vaut au moins le coup d’oeil, et si comme moi vous avez parfois des petits soucis de taille dans les magasins de vêtements chinois des centres commerciaux, je crois que vous tenez une solution ;)

Bienvenue à Kitchouilleland !

Vendredi 20 mai 2005

Amis de Winnie l’Ourson, Mickey, Garfield, Hello Kitty et de tous leurs cousins, la Chine est faite pour vous !

A vrai dire j’ignore s’il s’agit d’un phénomène propre à Shanghai et Beijing ou davantage généralisé, mais c’est un fait, la Chine, c’est Kitch :]

Nous en prendrons pour preuve le nombre ahurissant de boutiques entièrement dédiées aux articles de fantaisie. Sur Dongchuan Lu, en l’espace de 500m on peut en compter un minimum de 5. Même le campus possède sa boutique ès kitchouille-attitude (photo ci-contre) !

Et la clientèle visée est loin de se limiter aux plus jeunes. Combien d’étudiantes avec un noeud rose ou un pompon bleu dans les cheveux et les chaussures assorties ou dans la couleur complémentaire ? Même ma prof de chinois porte sa barette, et signe nos devoirs d’un tampon nounours rose “Excellent Work”.
Toutes les générations y passent, il m’arrive en effet de croiser des femmes “d’un certain âge” affublée de leur dernier sac Mickey Mouse. Non, elles ne l’ont pas acheté dans un Disneyland quelconque (d’ailleurs je ne crois pas qu’il y en ait en Chine) : toutes, elles se le sont procurer au magasin Mickey Mouse de la galerie commerçante du Auchan de Minhang, le plus grand magasin de toute la galerie, uniquement dédié à la maroquinerie de la famille Mouse !

S’agit-il d’un désir exacerbé de personnalisation, d’une façon de sortir de la masse pour ces millions de chinois qui évoluaient il n’y a pas si longtemps dans un communisme total et qui trouvent ainsi une façon de se distinguer ?

Tout y passe, le réveil Pucca, les chaussettes chaudes aux couleurs bariolées pour l’hiver… Je vous présente même en bas à gauche mon “Chat qui chauffe”, ma bouillote de cette hiver. Lorsque j’ai voulu acheter une bouillote en février, impossible d’en trouver une sans un effigie sympathique dessus…. Et à côté, le très populaire porte-feuille Hello Kitty, le truc que j’ai osé acheter, parce qu’au début, forcément on trouve ça rigolo, mais à la fin, on s’en lasse, voir même on a honte de le sortir :]

Ah, j’ai failli l’oublier lui aussi :)
Dans la série des incontournables, la merdouille pour téléphone mobile ! Ici, tous les téléphones sont équipés d’une petite anse (comme le montre monsieur ballon de basket en bas à droite de la photo) afin de pouvoir y attacher autant de merdouilles que vous voulez ! Pour certains, il y en a pour plus de volume de merdouille que de téléphone, c’est dire…

D’ailleurs depuis quelques temps je suis en recherche active d’un nouveau porte-feuille. Mais figurez-vous que c’est loin d’être facile de trouver quelque chose de simple, sans couleur criarde, effigie mimi, ou petit mot à la gloire de l’amitié éternelle.

Ici le kitch est partout ! Même les CD-R sont personnalisés avec des pinguins, des dauphins et autres petits animaux.
Quand bien même vous arriveriez à trouver un produit encore vierge de toute pollution par la kitch-attitude, vous pourriez avoir à le ramener dans le sac à fleurs orange et blanc sur lequel Winnie l’Ourson fait mumuse avec tigrou :]

Auchan Minhang Shanghai

Dimanche 6 février 2005

Pour la première journée de Sandrine à Shanghai, nous avons procédé à une immersion totale dans la vie chinoise. Après l’achat des billets de train retour de Pékin à Shanghai, nous sommes allées faire quelques courses à Auchan :)

Je vous vois sourire d’ici, allez faire ses courses à Auchan pour une française, dans le genre immersion totale dans la vie chinoise on fait mieux…

Et bien certes Auchan reste l’enseigne que nous connaissons, mais les produits vendus et l’atmosphère qui règne dans le Auchan de Minhang diffèrent légèrement de ce qu’on trouve en France.

Première étape, pour vous mettre dans l’ambiance, cliquez ici !
Et oui, quand on va y faire nos courses, on a cette chanson, très à la mode en ce moment, en boucle.

Remarquez en ce moment, à l’approche du Nouvel An Chinois on n’entend plus tellement la musique qui passe, pourtant à niveau sonore élevé, car si les rues de Minhang sont désertées et si les petits restos ferment les uns après les autres, ils semble que tous se retrouvent dans le supermarché, un air de fêtes de fin d’année dans les supermarchés en France…

Sandrine a pu tester les chaussons, et surtout le rayon bonbons :)

Billets de train pour Pékin : galère n°3

Mercredi 26 janvier 2005

Suite et… toujours pas la fin de l’aventure “Billets de train pour Pékin” !
Après les joies des files d’attente de l’épisode 1,
Après le bonheur du ticket aller de l’épisode 2,
Découvrez aujourd’hui l’épisode 3, que je vais intituler :

Bout de gras à Minhang

En effet, pour ceux qui avaient lu l’épsiode 2, mon intuition s’est vérifiée !
Aujourd’hui je suis retournée au guichet pour prendre mes billets de train pour mon retour de Pékin à Shanghaï : on m’explique d’abord que c’est pas bon, puis qu’on va téléphoner pour se renseigner, où allait-on encore m’envoyer ?

Pendant le coup de téléphone, on me fait patienter dans un coin du coin qui sert à vendre les billets, et là que fais-je ?? mais bien sûr, je discute le bout de gras avec les surveillants : échange désormais habituel sur mes occupations à Shanghaï, sur mon niveau de chinois, mon âge et mes origines, une bonne occasion de pratiquer un peu la langue orale, même si désormais je connais les quelques répliques par coeur :]
Vous vous souvenez de mes gardiens préférés ?!

Bon en tout cas, une fois le coup de fil terminé, on me fait rentrer, ô privilège, dans le mini-bureau du mini-guichet, pour m’apprendre que je suis bonne pour revenir le 06 février, soit 3 jours seulement avant mon départ. Vous comprenez maintenant le titre qui s’attache à décrire le contenu principal de cette péripétie, et vous savez quand revenir pour en connaître la suite !

Acheter un billet de train… fin de la galèèère ?

Samedi 22 janvier 2005

Suite logique à l’article d’hier, aujourd’hui je suis retournée au guichet pour mes billets de train…

Tout d’abord, j’étais contente d’y être allée une première fois hier, parce qu’aujourd’hui il pleuvait des trombes ! Aujourd’hui la file était donc très bariolée… des couleurs des parapluies :)

D’autant plus contente que comme annoncé, j’ai pu griller tout le monde et me présenter directement au guichet… ;)

… suspens … suspens… suspens …

Yes !! j’ai mes deux billets couchettes molles dans le train en partance de Shanghaï à destination de Beijing, départ de Shanghaï le 09 février à 19h28, arrivée le lendemain matin… et oui pas moins de 13h de trajet, youhou !!

Explication de texte :
En Chine pas de 1ère classe / 2ème classe, on raisonne de façon plus “pratique” :
- siège dur : à éviter, sauf pour l’expérience :)
- siège mou : plus confortable, l’idéal pour les voyages courts
- couchette dure : convenable à ce qu’il paraît, sûrement pour le retour
- couchette molle : le mieux, les plus chères aussi, idéale pour les voyages longs (info : Shanghaï - Guilin 30h de train… et toujours la Chine et encore pas la Chine occidentale)
Dernière distinction : en couchette, les billets sont plus chers si on dort en dessous, va savoir pourquoi ? le coût de la montée peut-être ?

Maintenant les billets pour le retour… quoi ? comment ça c’est pas possible ?! j’aurais dû m’en douter, et c’est logique au vu de ma déconvenue d’hier, je suis bonne pour revenir dans 5 jours, à ce train ( :] ) là, je vais finir par tailler le bout de gras avec les employés du guichet :)
Mais bon, on me laisse le privilège de la dispense de file d’attente, alors j’irai les revoir mes gardiens préférés !