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A lire : Instantanés, Instants de vie à Shanghai

Dimanche 19 juillet 2009

Valentine Sorret, une amie de Marieke rencontrée comme bien souvent à l’occasion d’aventures en Chine, vient de publier un livre sur ses années d’expatriée à Shanghai.

Le recueil s’intitule Instantanés, Instants de vie à Shanghai, il coûte 100 RMB et l’intégralité des ventes est reversée aux associations “A Pleines Mains“  et “Couleurs de Chine“.

Rien que ça, ça donne toutes les bonnes raisons de l’acheter, mais aussi ce qu’ils en disent:

“Ces instantanés de vie à Shanghai sont émouvants et vous transporteront des larmes au rire : je ne peux que vous encourager à l’acheter !!”

“Un livre comme un miroir tendu qui vous invite à plonger dans vos souvenirs. Du plus léger au plus grave. Du plus superficiel au plus intime. Une histoire de Chine d’abord. Une histoire de femme surtout. Les chroniques d’une première expatriation. Un livre comme un cadeau en somme. Et l’ébauche d’une réponse à cette question insoluble… Comment c’est la Chine ?”

Liste des points de vente et plus d’information ici.

Instantanés, Instants de vie à ShanghaiTant de gens, tant d’expériences différentes, mais tous un point commun: cette révélation de la Chine…

Face

Dimanche 4 septembre 2005

Au beau milieu de la concession française, à quelques centaines de mètres de la très fréquentée Huaihai Lu, on trouve un îlot de calme dans un parc à peine soupçonnable, idéal pour se poser, prendre un verre après avoir arpenté le centre de Shanghai ou dîner entre amis : le Face.

C’est en mai dernier que j’ai pu découvrir l’endroit quand, avec Marieke, nous y avions fait la connaissance de Piépié, Julien et Amélie entre autres, qui nous avaient alors suggéré l’endroit.
Outre l’Happy Hour qui s’y tient tous les jours de 17 à 20 heures (moitié prix sur tous les softs) ;), l’une des principales raisons qui ont pu faire choisir le Face comme endroit pour se retrouver autour d’un verre est le cadre calme et très agréable faisant oublier le tumulte de Shanghai.

Le Face se cache en effet au détour des allées d’un parc qui abrite en particulier le Ruijin Hotel, trois jardins connectés et 4 villas de différents styles européens formant la Rui Jin Guest House.

Le bâtiment qui héberge le Face se tient au n°4, le Can Ying Lou, qui fut construit en 1936. Il s’agit d’une grande bâtisse de style colonial qui vient rompre tout à fait avec les bars à néons de Hengshan Lu. Gardée par une lourde porte de bois, ses pierres protègent le décor de la route de la soie : entre la Chine, l’Inde et la Thaïlande, une atmosphère chaleureuse propice à l’évasion !

Petit plus pour les soirées d’été, la terrasse qui donne sur le parc à peine éclairé, comme un bout de campagne en pleine… ah, où on est déjà… ?

Je n’y étais pas retournée depuis, mais me souvenant avoir été séduite par l’ambiance feutrée orientale qui y régnait, ce fut un plaisir pour moi d’y retourner pour y retrouver d’autres amis vendredi dernier. Cette fois-ci, Marieke et moi avons fait connaissance avec Fred et Alex de passage à Shanghai.

Ceux-ci nous ont d’ailleurs confié que leur repas au restaurant thaï avait été un vrai régal, pour une somme raisonnable (300 yuans à 2), et que, contre toute attente, ils avaient eu de la peine à finir les parts copieuses.

(c) facebars.com

Car le Face, ce n’est pas qu’un bar, mais bel et bien un endroit aux multiples visages (fallait bien que je la case celle-là :) ).
Quand le Face Bar propose une ambiance plutôt chinoise, le restaurant thaï Lan Na Thai offira un décor en étroite relation avec le type de mets proposés, tout comme le restaurant Hazara d’influence indienne, tout deux situés dans les étages du bâtiment. Il paraîtrait même qu’un lounge se trouve au 3e étage, plus calme et surtout où l’on propose whisky, champagne et autres vins, non disponibles au bar du rez-de-chaussée.

Autant de raisons valables pour que j’y retourne et teste chacune de ces ambiances particulières.
Pour me laisser tenter au besoin, je n’aurai qu’à visiter le site web du Face où j’ai d’ailleurs trouvé ce petit plan d’accès qui peut être utile, pour s’y rendre à pied depuis la station de métro Shanxi nanlu ou en taxi, en ayant pris soin, au préalable, de bien noter l’adresse en chinois depuis la page de SmartShanghai ;)

(c) facebars.com

Comme vous le voyez, on pourra facilement prolonger la soirée en sortant sur Maoming Nanlu, en enchaînant, par exemple comme nous l’avons fait vendredi dernier, avec un peu de musique dans une ambiance rétro au House of Blues & Jazz. Encore merci à Fred et Alex pour la super soirée ;)

Autres endroits pour sortir à Shanghai

Céline en Chine II, le retour de la revanche du supense

Mercredi 31 août 2005

31 août 2004, il y a un an jour pour jour je foulais pour la première fois le sol chinois. Depuis j’y ai usé quelques semelles, j’en suis partie le temps d’un été, et m’y voilà revenue pour encore un an ! Histoire de confirmer que je suis bien complètement atteinte, maso ou encore absolument inconsciente…

La Chine ce n’est pas la Lune, mon petit nom ce n’est pas Neil, mais Paris-Shanghai ce fut un pas de géant, juste pour moi d’accord, oui mais quand même :)
Certains préfèreront donc retenir la date du 21 juillet 1969, moi je retiendrai celle du 31 août 2004, au risque de paraître nombriliste ;)

A cette époque l’idée ô combien lumineuse de raconter mes péripéties sur un bout de toile n’avait pas encore surgit dans ma petite tête, et je n’avais donc pas pu vous en parler.
Mais à revivre la chose une seconde fois, je ne peux m’empêcher de revivre cette première journée à Shanghai. Les sentiments étaient assez comparables à ceux de Bill Murray dans Lost in Translation à son arrivée à Tokyo, à peu de choses près.
Pour quitter l’aéroport et nous rendre à notre première destination, nous n’allons pas prendre le taxi, nous aurions peut-être dû…

Notre mission était de rejoindre l’appartement de ceux qui allaient devenir nos amis, Bruno et Raymond. Et pour cela nous devions monter dans une navette pour nous mener dans le centre ville d’où nous devions ensuite prendre un taxi jusqu’à l’adresse préalablement imprimée en caractères chinois.

Pour la navette pas de soucis, 20 yuans, quelques sursauts sur la route, et nos mines ébahies au fur et à mesure que nous arrivions vers le centre. Moi aussi j’aurai aimé sortir la tête par la fenêtre, mais dans les bus on peut pas :(

Arrivés à destination, là ça c’est compliqué, pour la simple raison qu’il s’est mis à… pleuvoir… beaucoup !
Du coup malgré tout notre courage, notre bonne volonté, et l’espoir dans la vie que notre débarquement à Shanghai nous insufflait, nous avons pris notre première leçon de vie locale dès les premières heures : Quand il pleut à Shanghai, trouver un taxi c’est mission impossible ! Notamment quand on est 2, avec chacune au moins 30 kg de bagages, pour une course qui n’excède pas 15 minutes…

Heureusement, non pas Zorro mais le bon samaritain chinois est arrivé à notre secours, spontanément, et en parlant anglais :) Guère plus efficace que nous dans l’arrêt limite suicidaire de taxi, le bon samaritain possédait néanmoins l’arme infaillible sauf quand elle n’a plus de batterie : le téléphone portable.

Le temps d’appeler nos hôtes et de localiser (laborieusement) le quartier de notre destination, et nous voilà tout 3 partis dans le métro shanghaïen.

Deuxième arme infaillible de notre bon samaritain : des bras solides, capables de traîner ma plus grosse valise à traver l’interconnexion de People Square ! Mais qu’est-ce qu’il veut ce bon samaritain ? :|

Sortis du métro, second appel, notre bon samaritain attendra 20 bonne minutes, à l’air humide, que Bruno et Raymond viennent nous chercher, eux aussi équipés en armes infaillibles : des parapluies.
Au moment de nous séparer, nous voulons le remercier, mais il refuse tout dédommagement. Nous qui étions presque prête à lui faire la bise (presque je dis bien ;) ), il est reparti l’air content vers le métro.

Encore 10 minutes d’une vraie partie de plaisir avec tonnes de bagages et parapluies tourmentés, à marcher vers le lieu de notre première soirée à Shanghai. Mais quelle ne fut pas notre récompense : après un délicieux dîner d’accueil, nous avons passé notre première nuit dans un super appartement décoré dans le style chinois, mais équipé et meublé pour des occidentaux ;) (ceux qui ont vu Lost in Translation comprendront).

Rien de tel pour se remettre de ces premières émotions fortes, annonciatrices d’une longue série !

Cette année, bien sûr l’arrivée fut un petit peu différente.
Nous avons d’abord pris le taxi dès notre sortie de l’aéroport, et il ne pleuvait pas (quoique l’atmosphère était un peu moite) :) Certes pas de bon samaritain ni de bon souper dans un appart super amménagé, mais rien de plus que notre appartement, notre home sweet home shanghaien qui nous attendait :)… et une légère odeur de renfermé :|

Nous voilà revenues, prêtes à affronter cette nouvelle année qui commence un peu plus en douceur, mais qui promet encore son lot de galères et de découvertes !

Chaud et humide

Lundi 1 août 2005

C’est la réponse que je donne ces derniers temps quand on me demande comment est le climat du moment à Shanghai, c’est vrai qu’actuellement je n’y suis pas, mais j’ai quand même eu le temps début juillet d’y goûter…

Chaud ?

35°C, c’est ce qu’affichait mon climatiseur lorsque je l’ai mis en route par une belle nuit de début juillet, aux environs de 22h…

On comprend bien pourquoi tous les logements ou presque sont équipés de climatiseurs et combien il est vital de s'assurer de leur bon fonctionnement !

Heureusement, la plupart du temps ces chaleurs sont synonymes de soleil. Alors on patiente en évitant autant que possible de sortir entre 11h et 16h, en transpirant rien qu’à l’idée d’aller se servir un verre ou toute autre substance rafraîchissante.
17-18h, enfin ça devient respirable, on peut sortir pour vaquer à ces occupations en extérieur ! Et parfois, on tombe même sur des petits bonheurs :

Oui mais…

Humide ?

Cécile et Sophie pourraient vous le confirmer, elles ont pu expérimenter lors de leur premier jour en Chine les averses estivales que réserve Shanghai à ses hôtes…

Pas une de ces averses juste pour embêter ou pour rafraîchir l’atmosphère, où l’on peut rester au sec 10 minutes à l’abri d’une cabine téléphonique (n’est-ce pas Cécile…).
Non non, une averse à la shanghaïenne, où quand vous êtes bien trempée et gelée et que vous en avez marre de voir les taxis vous filer sous le nez, vous finissez par crier “banzaï !” pour courir chez le marchand de l’autre côté du carrefour pour acheter 2 parapluies dont le prix vient justement de doubler, et pour faire monter la fine équipée mouillée dans un taxi qu’on aura arrêté, limite en se jetant sous ses roues. :\

Tout ça pour dire que les pluies shanghaïennes, c’est mieux quand on y est préparé !

Du coup, face à ceux qui m’en demandent davantage sur le type de climat, j’ai fait une petite recherche qui me permettra, d’après mes sources, d’affirmer que :

“Shanghai se trouve dans une zone subtropicale du nord exposée aux moussons, où les quatre saisons sont bien distinctes, l’ensoleillement suffisant et les précipitations abondantes. Shanghai a un climat doux et humide ; le printemps et l’automne sont relativement courts, tandis que l’hiver et l’été sont relativement longs.
Plus de la moitié des précipitations annuelles tombent dans la saison des pluies, c’est-à-dire entre mai et septembre. La saison des pluies se divise en trois périodes : pluies printanières, pluies « des prunes » et pluies automnales.”

Et bien, nous sommes en pleine saison des prunes !
Ajoutons que, outre les fortes chaleurs et précipitations, le climat estival de Shanghai apporte d’autres inconvénients, comme les invasions de libellules par exemple (non, les petits points noirs, ce n’est pas la photo qui est sale).

Ceci étant dit,
je pars demain en vacances dans la région d’Avignon…

Et pendant ce temps-là, à Shanghai…

Alors oui, je suis bien contente d’être en France pour l’été, en tout cas pas à Shanghai ;]

Le marché aux tissus de Dongjiadu Lu

Mercredi 27 juillet 2005

Situé au sud-est de la Vieille Ville de Shanghai, se trouve une rue grouillante essentiellement connue des locaux mais de plus en plus fréquentée par les occidentaux : le marché aux tissus de Dongjiadu Lu, le plus grand marché aux tissus de Shanghai.

Si j’en avais entendu parler par des amis auparavant, je n’avais pas eu l’occasion d’y aller avant  le passage à Shanghai de Cécile et Sophie.
A ma décharge, la difficulté d’accéder au fameux marché : pour les plus motivés, métro jusqu’à Huangpi nanlu puis compter au moins 30 minutes de marche à pied, sinon un taxi vous y emmenera de bon gré. Autant certains chauffeurs ne connaissent pas le site très touristique du jardin Yu situé à quelques encablures, autant “Dongjiadu lu” et “mai yifu de difang” (endroit pour acheter des vêtements”) seront immédiatement compris !

D’ailleurs on ne s’y trompera pas : le taxi vous dépose au bout de la rue là où ces prédecesseurs repartent en sens inverse. La rue grouille de clients, essentiellement des femmes, et pas seulement des chinoises, on va comprendre pourquoi…

Les premières échoppes rencontrées proposent essentiellement des tissus traditionnels, et il y en a pour tous les goûts, couleurs, motifs, il n’y a qu’à se laisser tenter :)

Ces échoppes proposent également tous les petits souvenirs en tissus habituels : sets de tables, trousses et autres housses.

Mais jusque là rien de nouveau par rapport aux boutiques rencontrées dans la Vieille Ville par exemple.

Pour cela, il faut pousser un peu plus loin…

Les premières échoppes passées, on se surprend à passer par le coin de l’une d’elles et, oh surprise, ce coin débouche non pas sur une autre, mais sur un véritable marché couvert qui regorge de stands de tissu au mètre. Des vêtements de toutes couleurs de tout style, mais bien davantage de tissus et de vêtements modernes. Et oui, c’est bien ici que les chinois viennent faire faire leurs vêtements de tous les jours.
Et ce n’est sûrement pas un hasard, au vu du choix présenté et surtout des économies qui peuvent être réalisées ! J’en prends pour exemple mes 2 compagnes de route, Cécile et Sophie qui se sont fait faire plusieurs tailleurs en cachemire pour 25 euros le tailleur ! Choix du tissu avec test au briquet à l’appui, négocation ardue boulier sous la main et choix des modèles sur catalogue, voilà une affaire qui fut rondement menée, pour cela parler chinois est un atout sérieux, et 2 clientes fort satisfaites du résultat :)

Endroit absolument typique de la vie à la shanghaïenne, vivant et très coloré, on comprendra que les occidentaux, de passage ou bien expatriés s’y rendent eux aussi, certains pour se faire faire un ou deux tailleurs histoire de faire des économies, d’autres à plus grande échelle, pour les affaires quoi. Ici ce qui marche, c’est la méthode “bifa“, comprenez, plus vous achetez, plus ce sera bon marché, bien sûr.
Et vous avez sûrement entendu parler de la chaude problématique du textile chinois…

Enfin, sorti de ce grand marché couvert, on peut encore continuer la balade sur la rue Dongjiadu : boutiques de boutons, de chaussettes, de caleçon, de parures de lit et autre linge de maison, sans oublier ces tailleurs et toutes leurs bobines de fils colorés…

Ca vaut au moins le coup d’oeil, et si comme moi vous avez parfois des petits soucis de taille dans les magasins de vêtements chinois des centres commerciaux, je crois que vous tenez une solution ;)