Le Parlement chinois envisage de criminaliser le dépistage du sexe d’un foetus
Lundi 28 février 2005PEKIN (AP) - Les députés chinois envisagent de criminaliser le dépistage du sexe d’un foetus pour raisons non médicales, afin de lutter contre les avortements sélectifs au détriment des filles, selon des informations publiées dimanche dans le quotidien “China Youth Daily”.
Le dépistage du sexe a déjà été interdit, mais les médecins qui le pratiquent risquent actuellement des sanctions administratives, et non pénales. “Malgré l’interdiction, ce dépistage est toujours pratiqué, entraînant un déséquilibre grave” entre les sexes, explique le journal, affirmant que la commission permanente du Parlement chinois va déposer une loi criminalisant ces actes.
Selon les statistiques officielles, il naît 117 garçons pour 100 filles en Chine, une différence imputée à la politique démographique visant à limiter le nombre d’enfants à un enfant par couple. Dans une société qui valorise les garçons, nombreux sont ceux qui préfèrent provoquer un avortement lorsqu’à la suite d’une échographie la future maman apprend qu’elle est enceinte d’une fille.
AP - 28/02/05
