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Pékin propose de réparer les dégâts à l’ambassade du Japon

Mardi 19 avril 2005

PEKIN (Reuters) - La Chine propose de réparer les dégâts causés à l’ambassade du Japon à Pékin lors de manifestations antijaponaises, mais maintient la pression sur Tokyo en voulant que l’Unesco classe au patrimoine mondial un site, en territoire chinois, où les Japonais mirent au point des armes biologiques et réalisèrent des expériences sur des êtres humains.

La Chine a connu trois semaines de violentes manifestations antijaponaises, nombre de participants aux rassemblements clamant leur colère contre un manuel d’histoire japonais qui nie les atrocités commises par l’armée impériale dans les années 1930/40.

Les autorités chinoises s’opposent d’autre part catégoriquement à ce que Tokyo obtienne un siège de membre permanent - et un droit de veto - au Conseil de sécurité.

En Corée du Sud, premier pays où des tensions sont apparues en raison des manuels d’histoire nippons, le ministère des Affaires étrangères s’est dit préoccupé par la détérioration des relations entre Pékin et Tokyo. Le 1er mars dernier, le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, avait estimé que le Japon se devait de présenter de sincères excuses pour son passé colonial. L’irritation de Séoul envers Tokyo était alors exacerbée par un contentieux bilatéral sur des îles désertes revendiquées par les deux pays.
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a pesé de son poids lui aussi, encourageant les dirigeants chinois et japonais à se rencontrer en marge d’un sommet international qui s’ouvre jeudi à Djakarta, et à tenter alors de résoudre de manière apaisée les tensions bilatérales.

Une vingtaine de fenêtres de l’ambassade du Japon en Chine ont été brisées le 9 avril par des manifestants, a dit mardi un porte-parole de l’ambassade du Japon qui a ajouté qu’une entreprise sous la responsabilité du ministère chinois des Affaires étrangères avait proposé de prendre en charge les réparations. Pékin n’a pas réagi à ces propos.

La résidence de l’ambassadeur du Japon, à quelques kilomètres de là, a elle aussi été la cible de manifestants, et des vitres et du “matériel de communication” ont été brisés.

Samedi dernier, des manifestants s’en sont pris au consulat du Japon à Shanghai, brisant des vitres et jetant des oeufs, des tomates et de la peinture.

DEMANDE DE LA CHINE A L’UNESCO

Un porte-parole de l’ambassade du Japon a déclaré que Tokyo attendait une réponse de la Chine à sa demande de dédommagement pour les dégâts subis par ses missions.

Tokyo attend en outre de Pékin des excuses officielles pour les violentes manifestations, ce qu’ont exclu les Chinois lors de la visite à Pékin, dimanche et lundi, du ministre japonais des Affaires étrangères, Nobutaka Machimura.

Au Japon, la police dit avoir recensé 25 cas de harcèlement ayant visé les intérêts chinois depuis le début des manifestations en Chine. Une école de langue chinoise à Tokyo et la résidence de l’ambassadeur de Chine dans la capitale nippone ont subi de légers dégâts.

“Si les Chinois recourent à la violence, les Japonais ne doivent pas suivre leur exemple”, a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre japonais de l’Education, Nariaki Nakayama.

D’autre part, initiative qui risque de jeter de l’huile sur le feu, la Chine va demander à l’Unesco de classer au patrimoine mondial de l’humanité les vestiges d’un centre appelé “Unité 731″, utilisé par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale pour mettre au point des armes biologiques, rapporte mardi l’agence de presse Chine nouvelle.

Située au sud de Harbin, capitale de la province du Heilongjiang dans le nord-est de la Chine, les laboratoires, prisons et fours crématoires de l’”Unité 731″ servaient à des expériences sur les humains destinées à la mise au point d’armes biologiques à base de peste bubonique, de typhoïde, d’anthrax et de choléra.

Au moins 3.000 personnes, dont des civils chinois, des Russes, des Mongols et des Coréens ont péri dans des expériences menées par les Japonais dans ce centre, de 1939 à 1945, écrit Chine nouvelle. En dehors de ce site, plus de 200.000 Chinois ont été tués par les armes biologiques produites par l’Unité 731, ajoute l’agence.

Par ailleurs, un groupe de députés japonais compte se rendre au sanctuaire shintoïste de Yasukuni, considéré par la Chine comme le symbole du militarisme passé de l’Empire du Soleil levant. Ce groupe doit aller s’incliner vendredi sur les tombes du sanctuaire, lors des fêtes du printemps. Un certain nombre de criminels de guerre japonais de la période de la Seconde Guerre mondiale sont inhumés dans ce sanctuaire, où s’est rendu plusieurs fois l’actuel Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, ce qui a, à chaque reprise, provoqué l’ire de Pékin et de Séoul.

Reuteurs - 19/04/05 - 10h57
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Le nouvel an chinois… en Chine

Samedi 12 mars 2005

Tout comme Noël dans nos terres occidentales, la Fête du Printemps (connue sous nos latitudes comme le nouvel an chinois) est la fête la plus importante de l’année.

Avant d’arriver à Shanghai, j’ai vécu 2 ans à Paris dans le 13ème arrondissement, à 500m du quartier chinois. J’avais alors pu découvrir les célèbres défilés et danses de dragons comme on les connaît de par le monde à l’occasion du nouvel an chinois.

Mais une Fête du Printemps en Chine n’a rien à voir avec ce qu’on peut en voir dans les Chinatown des métropoles. Ici j’ai pu sentir une réelle ferveur autour de l’événement, peut-être tout simplement parce que cette fois-ci j’étais au coeur des festivités, et non pas à côté.

La Fête du Printemps dure 15 jours, du 09 février au 23 février pour cette année (oui je sais il est temps de l’écrire cet article :] ), et déjà bien avant février on pouvait ressentir l’importance de la fête en préparation.

Impossible de se frayer un chemin dans les allées d’Auchan, les portes de mes voisins et des magasins se parent des traditionnelles devises  de bons voeux calligraphiées sur papier rouge, ou encore d’un losange rouge et doré avec en son centre le caractère “fu” synonyme de bonheur et d’abondance : j’ai d’ailleurs remarqué que très souvent le caractère était placé à l’envers, et, parce que quand même les chinois savent écrire à l’endroit, je me demandais quelle en était la raison… j’ai donc cherché un peu et appris que cela sert à matérialiser l’arrivée de la bonne fortune (homonymie entre “renversé” et “arrivé” !)

caractère fu à l'envers

Autre signe avant-coureur de l’approche imminente de nouvel an, les rues de Minhang sont désertes, Dongchuan lu, d’habitude si chargée de vie, est une rue fantôme où les restaurants ferment les uns après les autres, la seule activité remarquable étant les gros travaux entrepris ici et là pour ouvrir une nouvelle boulangerie “Christine” ou simplement rafraîchir le restaurant.

En effet l’ensemble de la population de Minhang semblait s’être donné rendez-vous au guichet de Humin lu pour y acheter des billets de train. Car c’est impératif, la veille du nouvel an, les chinois doivent se retrouver en famille autour d’un repas gargantuesque jusqu’au bout de la nuit. Il leur faut donc traverser le pays et cette période est ainsi synonyme de trafic intense qui m’a valu de patienter quelques heures quand j’ai voulu, juste à ce moment là préparer mon voyage à Pékin.


Réveillon du Nouvel an à Shanghai

Juste avant le début de la Fête du Printemps, j’étais encore à Shanghai, et avec Sandrine nous avons pu décrouvrir quelques unes des coutumes du nouvel an.

Le 7, nous sommes allées visiter le temple de Longhua (article à paraître… un jour…) et sur le chemin, nous avons activement participer à une coutume chinoise du nouvel an : lancer nos voeux pour la nouvelle année dans un “arbre à voeux du nouvel an” (nom de ma composition), et surtout faire en sorte qu’ils y restent accrocher :] car dans le cas contraire, vos voeux ne se réalisent pas !

Nous avons donc acheté un “lot voeux du nouvel an à accrocher dans l’arbre” (bis) pour 15 yuans, qui comportait 4 morceaux de “tissus à voeux du nouvel an” (ter) joliement peints et ornés de différents petits objets et une pochette rouge et dorée, dans laquelle nous devions mettre les “tissus à voeux du nouvel an” avant de la lancer dans l’arbre.

Auparavant Sandrine et moi nous sommes appliquées à écrire nos voeux sur 2 des morceaux (nous avons secrètement gardé les 2 autres en souvenirs ;) ), immersion  totale dans la culture chinoise oblige, j’y ai écrit en chinois.

Le centre ville aussi avait revêtu ses habits de lumière. Lors d’une balade sur la rue Nanjing Lu, nous avons pu soupeser les énormes décorations rouges qu’on s’apprêtait à accrocher tout au long de la rue.

Un passage par le quartier de Xujiahui : impossible d’oublier qu’on s’apprête à quitter l’année du singe pour passer dans l’année du coq tant le volatile est décliné sous toutes les formes dans ce quartier commerçant.

Partout ces gros ballons rouges aussi qui flottent dans le ciel, et nos oreilles non pas non plus été épargnées par le bruit incessant des pétards.

Je croyais savoir que ceux-ci avaient été interdits à Shanghai, tout comme les feux d’artifice, jugés trop dangereux. Peut-être l’interdiction ne concernait-elle que le centre ville, a-t-elle été levée, ou bien peut-on l’enfreindre sans trop de complications… ?  Toujours est-il que nous avons bien vu les pétards et feux d’artifice, en particulier le 8, soirée du réveillon ou il veut mieux ne pas trop compter dormir tôt : vos voisins se rappelleront à votre bon souvenir… :]

Le réveillon du nouvel an chinois est censé se passer autour d’un bon repas en famille ? Et bien c’est ce que j’ai fait, j’ai passé la soirée avec Sandrine ;) et nous avons pu les voir ces fameux feux d’artifice qui réveillaient tout Minhang à la nuit tombée.

Festivités à Pékin

(c) S.Monthéard

Nous y étions enfin dans l’année du coq. Et le lendemain, nous mettions le cap sur Pékin en espérant y voir d’autres coutumes pour les prochains jours de festivités.

Et nous avons été déçues dans l’ensemble. Pas de danse de dragons à l’horizon durant tout notre périple. En fait j’ai appris depuis que ces danses avaient lieu sur quelques jours particuliers de la quinzaine, et peut-être se déroulent-elles davantages dans les quartiers plus qu’aux abords des lieux touristiques.

Nous ne serons pas tout à fait bredouilles, à l’arrivée au Parc de Beihai, nous avons pu voir un groupe de danseurs accompagnés de tambours, toujours aussi coloré.

Par contre, à Pékin nous avons découvert un autre événement lié au festivités du nouvel an : le premier dimanche qui a suivi le nouvel an, nous étions au beau milieu d’une véritable fête foraine dans un des temples de la ville.

Alors que nous cherchions en fait le Temple des Lamas, nous avons été attirées par l’animation qui régnait près d’un lieu aux allures de temple.

Nous avions déjà remarqué les personnes déambulant dans la rue arborant fièrement des sortes de poupées-épouvantails ou encore d’autres parures étranges, et ceux-ci étaient encore plus nombreux.

Passée l’entrée, c’était une foule dense qui s’agitait de toute part. On entendait des chants de type karaoké venir de derrières les murailles et guidées par eux nous sommes tombées sur une véritable fête foraine, avec jeux et gros lots (des peluches plus énormes les unes que les autres) à la clé.

Puis nous avons continué notre petit tour, plus ou moins aux aléas des mouvements de foule, pour y trouver des allées de stands proposant les jouets kitchs qu’on pourrait trouver chez nous dans les tombolas de quartier, et à 12h oblige, une nuée noire attroupée devant les stands de nourriture bruyants, fumants et odorants.

C’était pas les danses de dragon, mais c’était décoiffant et épuisant ;)

Nous ne verrons rien de plus à Pékin, pour retrouver l’ambiance des fêtes il nous faudra attendre de revenir à Shanghai, fin prête pour le dernier jour de la Fête du Printemps : la Fête des Lanternes !

Février 2005, 6 jours à Pékin

Mercredi 16 février 2005

Si les articles se sont faits plus rares ces derniers jours, ce n’est pas par paresse… et non, avec Sandrine, ma cousine venue de France fraîchement débarquée, nous sommes allées passer 6 jours à Pékin, à l’occasion des congés du Nouvel An Chinois !

Du coup, j’en reviens avec des tonnes de choses à raconter sur nos découvertes des hauts lieux de la culture et de l’histoire chinoise, sur nos expériences culinaires et autres péripéties vécues tout au long de cette petite semaine à la mode de Pékin

Ainsi, j’inaugure avec cet article le chapitre Pékin par Céline et Sandrine. Surveillez le bien ! Car il sera en quelque sorte le sommaire interactif de toutes nos aventures, et au fur et à mesure des jours qui approchent, vous pourrez cliquer sur de nouveaux liens qui vous mèneront un à un vers les récits de nos exploits dans la capitale chinoise.

Alors couvrez-vous bien (Pékin en février ça pince !) et suivez-nous :]

Céline et Sandrine, les 2 cousines en Chine, à Beijing,
c’est par ici !

Shanghai - Pékin, via le Z8

12 heures presque comme sur des rails…

Le Palais d'Eté

Pour nous c’était l’hiver mais nous y sommes allées quand même…

La Place Tian'anmen

La plus grande place du monde…
(Avec le camarade Mao)

L'Opéra de Pékin
On est bien déguisées là :] …

La Cité Interdite

La Cité Pourpre se dévoile …
(Avec le camarade lion)

Le Temple du Ciel
Temples, symbolisme et anecdotes…

Le Zoo de Pékin
C’est pas Sandrine et moi sur la photo :] …

La Grande Muraille de Chine - Badaling
Elle est grande, et elle est haute ! …

Les lacs gelés

De Beihai à Longtan, le fond de l’eau est frais …

Pékin à l’heure du Nouvel An Chinois

Danses et fêtes foraines au chant du coq …

Pékin sous la neige
C’est moins rare qu’à Shanghai et c’est tout aussi beau …

Expériences culinaires

De la marmite mongole au canard laqué à la pékinoise …

D’un bout à l’autre de la ville

Comment se déplacer à Pékin …

Notre hôtel

… de jeunesse …

Voilà pour aujourd’hui le programme que je peux vous annoncer, peut-être se verra-t-il enrichir des fois que ma mémoire m’ait fait défaut … :]

En tout cas vous pouvez dès à présent retrouver les premières photos d’une longue série dans l’album Views of Beijing, auquel Sandrine a contribué.

A bientôt sur les routes de Pékin !

Pékin sous la neige

Mardi 15 février 2005

Mardi 15 février, pour notre dernier jour à Pékin, nous avons eu droit à… de la neige !

Oui, oui, c’est bien Sandrine et moi qui sommes enserrées dans nos grosses capuches, du coup en ce jour, j’ai vu Pékin avec un champs de vision légèrement réduit :) mais toute de blanc vêtue…

Dernier jour à Pékin, les sacs sont fin prêts, nous les laissons à l’hôtel histoire de profiter de notre dernière journée.
Mais même si nous avons déjà pu voir beaucoup de choses au cours de la petite semaine qui vient de s’écouler, ce matin nous sommes comme 2 gamines lorsque par la fenêtre nous pouvons constater à notre réveil que les toits de Pékin sont recouverts d’une épaisse couche blanche, qui s’épaissit encore avec les gros flocons qui tombent sous notre nez…

Youpee, nous allons pouvoir batifoller dans les rues enneigées !
Batifoller… hum… enfin c’était vite dit. Parce que la neige ça glisse :|
Du coup, il nous a fallu 2 fois plus de temps pour rejoindre notre Starbucks habituel pour déjeûner… et ce sera à l’image de la journée… 2 fois plus de temps au gré des rues à marcher prudemment sur les trottoirs recouverts de neige.
J’ai quand même trouvé une astuce, j’ai pu utiliser le pavage des trottoirs pour repérer les zones moins glissantes : probablement à l’attention des mal-voyants, tout le long des trottoirs une ligne orientée dans la direction dudit trottoir est pavée différemment. Et bien sur ces lignes particulières, ça glisse moins :)

Autre chose à garder en mémoire, la neige… quand elle tombe en gros flocons… c’est très joli… mais c’est froid…
Du coup avec tout ça, nous avons cherché toute la journée des endroits où nous pouvions rester à notre aise à l’intérieur.

Tout d’abord le Friendship Store, l’un de ces magasins essentiellement pour touristes qui, il y a encore à peine quelques années, faisaient payer les étrangers dans une monnaie (le FEC) différente de la monnaie nationale utilisée par les Chinois (le Yuan, ou RMB) : on y trouve donc toutes sortes de souvenirs à ramener, mais pas nécessairement au meilleur prix, au bilan, sauf s’il neige, ce n’est pas le meilleur endroit où faire ses emplettes…

Puis, après le Friendship Store, en route vers d’autres curiosités en intérieur…

Nous optons, suivant les suggestions de notre guide du Routard, pour des galeries d’art.

Pour nous y rendre, nous avons dû passer par le côté est de la Cité Interdite, et là, nous sommes tombées sur un quartier de maisons basses du type Hutong tout à fait charmant, tout recouvert de blanc qu’il était…

Finalement la marche sera bien longue pour atteindre les galeries d’art contemporain, et, en fin de compte, celles que nous aurons le plus appréciées seront celles que nous aurons trouvées au hasard de nos pas dans la neige, celles recommandées par le Routard étant ou bien fermées, ou bien trop “avant-gardistes” dirons-nous, pour que nous puissions les apprécier à leur juste valeur…
Pour les galeries trouvées au hasard des rues, elles étaient souvent abritées dans des salles aux murs rouges et toits jaunes traditonnelles de Pékin, encore que pour les toits jaunes, là ils étaient plutôt blancs ;)

Notre périple nous aura aussi conduites sur les traces de la Rue de la Soie.
Nous savions que celle-ci avait été détruite peu auparavant, mais qu’elle devait être “recréée” dans un grand magasin sur les lieux de son emplacement original. Nous avons donc souhaité voir ce grand magasin (lieu en intérieur en perspective…) mais nous avons fait chou blanc ;) celui-ci n’étant pas encore fin prêt, nous n’aurons donc pas eu droit au condensé de Rue de la Soie en intérieur :(

Il ne nous est alors venu plus qu’une idée à l’esprit pour profiter de nos dernières heures à Pékin…  Que peuvent faire 2 demoiselles dans une grande ville quand il fait mauvais temps… ?
Du lèche-vitrine bien sûr !

Alors, juste le temps de déchiffrer le panneau de l’arrêt de bus pour se repérer un peu, et direction le quartier commerçant de Pékin que nous avions repéré, Xidan et ses grands centres commerciaux, encore bordés d’eau de neige fondue.

On peut être à l’autre bout du monde, une jeune fille sait toujours garder de bon repères ;)

Expériences culinaires

Mardi 15 février 2005

Au cours de notre semaine à Pékin, nos papilles en ont vu de toutes les couleurs… des vertes et des pas mûres aussi…

Retour sur une semaine “gastronomique”.

Au menu de cette semaine, nous aurons eu en particulier :

Et bon appétit bien sûr :)

La Grande Muraille de Chine - Badaling

Lundi 14 février 2005

Un 14 février, certes entre cousines… mais dans un lieu magique.

Qui peut se targuer d’avoir passer sa St-Valentin sur la Grande Muraille de Chine ?!

La Grande Muraille de Chine, c’est le passage obligé de quiconque vient faire un peu de tourisme à Pékin. Celle que l’on appelle aussi le “dragon de dix mille lis” est en fait un ensemble de “Grandes Murailles”, fortifications parallèles construites en différents endroits au cours des siècles, s’étendant sur les montagnes sur 6700 km d’ouest en est (plus long que le rayon de la Terre, ou encore 1/20 de sa circonférence !)

Ainsi, quand vous êtes à Pékin, plusieurs sites de la Grande Muraille peuvent être visités.

Le plus connu est le site de Badaling. Situé à 70 km au nord-ouest de la capitale, c’est le site le mieux restauré qui offre probablement les plus beaux paysages, et c’est donc aussi le site le plus fréquenté…

On vous parlera aussi des sites de Mutianyu et Simatai (respectivement à 90 km et 110 km de Pékin, au nord-est) qui eux présenteront l’avantage d’être moins touristiques.

Avant d’arriver à Pékin, je connaissais l’existence de ces 2 derniers sites et aurais plutôt penché pour ceux-ci, n’appréciant guère les hordes de touristes quand il s’agit d’admirer les fabuleux paysages qu’on nous promet.

Ceci étant dit, au vu des distances, nous avons voulu faire au mieux en réservant un tour organisé par le biais de notre hôtel. Et là, le service de réservation (une jeune chinoise en tout et pour tout…) nous dira que ces 2 sites sont assez dangereux en hiver, et que Badaling est plus approprié. N’étant pas particulièrement équipées comme des trappistes, Sandrine et moi avons donc opté pour le site de Badaling.

Au programme donc, visite du site de Badaling avec accès en téléphérique et guide anglais, déjeuner et visite du tombeau des Ming dans l’après-midi : ça s’annonçait bien, d’autant que nous avions choisi notre jour en ayant jeté un coup d’oeil à la météo, il devrait faire beau.

Sauf que bien sûr tout ne s’est pas passé comme prévu.

Dans la série de nos galères, juste le jour où nous devions nous lever un peu plus tôt, bah j’ai pas géré avec mon portable/réveil. Du coup réveil et préparation en quatrième vitesse… pour rien puisqu’au final nous avons dû attendre près de 2 heures à l’entrée de l’hôtel : nous étions les 2 seules de l’hôtel à avoir réservé l’excursion, et la jeune chinoise du service de réservation nous avait… oubliées.

Nous l’avons donc attendue, sans omettre d’exprimer notre mécontentement… Lorsqu’elle arriva, elle commença par nous rembourser nos 360 yuans, puis nous conduisit vers un car de l’autre côté de la rue où on nous fit payer pour le même tour que celui que nous avions réservé. (50 yuans par personne, pour le transport)

Nous patientons sans vraiment comprendre le comment du pourquoi, quand un 2ème car, plus confortable, arrive. On nous fait alors descendre et monter dans ce nouveau car, chic ! d’autres “occidentaux”, y’aura donc sûrement le guide en anglais !

Et bien non ! La guide ne nous parlera qu’en chinois. Après un long trajet en car, nous arrivons enfin sur le site de Badaling (35 yuans par personne), là on nous laisse 1h10 pour nous dégourdir les jambes, voilà ce qui nous attend !

Déjà niveau météo, nous ne sommes pas gâtées, un voile de brume se profile déjà, les photos type carte postale, ce ne sera pas pour cette fois :(

Mais bon, comme dit l’adage, “Celui qui n’a pas gravi la Grande Muraille n’est pas un brave”, alors c’est parti pour l’ascension ! Ah oui j’avais oublié de précisé, non seulement nous n’avons pas de guide en anglais, mais pas de téléphérique non plus, ce sera justement l’occasion de faire preuve de notre bravoure ;)

Et nous avons été bien braves !

Pour pouvoir prendre ces quelques clichés de la Grande Muraille, il nous aura fallu gravir plusieurs centaines de marches et passer par 4 ou 5 des milliers de tours de guet qui jalonnent la muraille, et grâce auxquelles, par un système de signaux de feux, les informations pouvaient circuler très rapidement du temps des invasions barbares.

En fait, haute d’environ 8 mètres et large de 6 mètres, la Grande Muraille jouait plutôt un rôle dissuasif, sans jamais pouvoir empêcher d’invasion. Un peu notre Ligne Maginot puissance 10 quoi…

On dit encore de la Grande Muraille que c’est le seul ouvrage humain visible depuis la Lune.

Et mes joues rougies par l’escalade, on les voit depuis la Lune ? ;)

Bref l’effort fut à la hauteur de nos espérances, et même si le soleil n’était pas de la partie, le jeu en valait la chandelle, pour vous en convaincre, retrouver les photos que je n’ai pas pu insérer dans l’album Views of Beijing, vous aussi vous en aurez peut-être le souffle coupé !

En fait si j’en avais eu le temps, j’aurais bien poussé plus loin la petite balade sur les marches inégales de la Grande Muraille, mais il nous fallait vite repartir, car le bus nous attendait pour la poursuite du périple.

Prochaine étape : pause déjeuner dans ce qui est peut-être l’unique site de restauration à proximité. Une bonne soupe de nouilles fera l’affaire pour nous caler et nous remettre de nos émotions du matin.

Car la journée n’est pas finie. Voilà maintenant que nous nous dirigeons vers le Tombeau des Ming.

Avec Sandrine nous attendions beaucoup de cette visite également, mais nous avons été déçues.

En fait le Tombeau des Ming regroupe un ensemble de sites, et est-ce le fait de notre programme ou bien les sites sont-ils tous aussi peu intéressants, le site que nous avons visité nous a certes permis de découvrir l’imposante statue d’un empereur Ming, mais en fait de tombeau on ne voit rien de particulier, en tout cas ce fut notre ressenti sur le site de Changling.

Pire, on nous arrête ensuite sur un autre site, et on nous conduit directement dans une sorte de petit musée où on commence à vous décrire l’ensemble du tombeau autour d’une jolie maquette, avant de vous faire faire le tour d’une galerie de sculpture en jade qui finit sur un atelier de fabrication (bon encore ça c’est intéressant). Mais bien sûr, pas fous les chinois, juste après on vous incite à dépenser votre argent pour acheter du jade, pierre très chère car très dure à travailler soit dit en passant…

Nous n’aurons donc pas vu “la voie des esprits” bordée d’animaux aux symboliques évocatrices. Ce sera peut-être pour une autre fois, car il est déjà temps de rentrer, et on doit avouer qu’une fois de plus une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue, après un bon repas bien sûr car, quoi de mieux après l’escalade de la Grande Muraille de Chine que de déguster le vrai l’unique le sublime Canard Laqué de Pékin ? A découvrir très prochainement dans l’article dédié à nos expériences culinaires ;)

Bol de nouilles post Grande Muraille

Lundi 14 février 2005

Pour notre journée du 14 février à Pékin, nous faisions partie d’un car de touristes, au programme, Grande Muraille côté Badaling pour le matin, et Tombeau des Ming pour l’après-midi. Et entre les deux alors ?

Et bien pour le déjeûner, notre petit car et nous avons été conduits sur ce qui est probablement le seul et unique site de restauration près de Badaling.
Par site de restauration il faut comprendre en fait une sorte de self laissé à tout vent, sûrement sympa au printemps mais bien évidemment vide en février, et un petit resto/boui-boui dont les chinois ont le secret, le tout bien évidemment avec ce qu’il faut de stands à souvenirs tout autour. Notre guide nous avait indiqué qu’un restaurant de standing supérieur se trouvait dans les parages, mais de 1- elle s’est bien gardée de nous dire où, et de 2- on n’avait pas vraiment envie de payer cash un restaurant pour touristes.

Donc nous sommes allées dans le boui-boui, et nous y avons pris des nouilles ! C’était en fait la seule chose dont je pouvais à la fois reconnaître le nom et qui nous inspirait confiance…
Et bien, à côté de la Grande Muraille à Pékin comme à Shanghai Minhang, chaque fois qu’on mange des nouilles dans un boui-boui, on a droit au spectacle !

On prépare les nouilles devant vous, que dis-je, on les prépare… D’un pâte informe, le cuisinier malaxe, étire, sépare et fait virevolter sous vos yeux ce que bientôt on retrouve dans notre grand bol, flottant dans une soupe bien chaude, et agrémenté, pour cette fois-ci entre autres, de lamelles de viande de boeuf bouillie… ah les niurou la mian !

Bien sûr nous aurons payé nos nouilles 3 fois le prix que je les paie à Minhang, ce sont les lois du tourisme, mais ça ne nous a pas empêché par la suite d’aller prendre un tanghulu, juste histoire de patienter avant de reprendre le car ;)