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Profiteroles à Shanghai : trouvées !

Samedi 12 novembre 2005

Merci à tous ceux qui ont répondu à mon billet désespéré en quête d’une adresse à Shanghai pour manger de BONNES profiteroles.

Oui, ceux qui m’ont suggéré de les faire moi-même sont loin de connaître mes talents de cordon bleu et la qualité/quantité des équipements de cuisine dont je dispose ici. Ne serait-ce que le chocolat à faire fondre, y en a-t-il seulement au Carrefour de Gubei ?

Bref, aujourd’hui j’ai pu testé l’adresse que plusieurs d’entre vous m’ont indiquée, à savoir la pâtisserie Visage à Xintiandi, c’est une enseigne du même groupe que le Face.
60 yuans les profiteroles, bon, allez, c’est vraiment pour se faire plaisir :)

Profiteroles mangées au Visage - Xintiandi

Du coup, normal, je vous en ramène une petite photo, pour que vous aussi vous puissiez saliver :P
A mon goût ces 法国点心 (= pâtisserie française, leur appellation chinoise dans le menu) ça ne valait pas celle que je pouvais déguster du côté de Bastille. Je les trouve aussi moins jolies, vous en pensez quoi ? ;)

En tout cas ça se laissait manger tout seul. En ce samedi ensoleillé après toute une semaine de flotte, c’était vraiment idéal… Un vrai régal !
Et un gros merci à Marieke de m’avoir invitée ! Un chouette cadeau de pré-anniversaire :]

Sandrine, moi aussi cette fois-ci j’ai bien pensé à toi !

Ils aiment les yaourts-euh, savez-vous comment ?

Vendredi 11 novembre 2005

… quand ils sont liquides-euh, avec une paille dedans !

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une grande consommatrice de yaourts.
Et oui je ne supporte pas le lait frais, et le fromage me fait horreur, oui je sais honte à moi, comment ça t’es française et tu n’aimes pas le fromage ?!
N’empêche qu’en Chine c’est bien pratique, parce que du fromage, à part d’importation qui coûte la peau des fesses, il n’y en a pas; et des yaourts, y’en a partout !! (enfin à Shanghai en tout cas)

yaourt chinois : 酸牛奶 En fait je dois profiter de la campagne de promotion en Chine des produits laitiers en général. Bah oui, il faut qu’ils grandissent les petits Chinois (oui pas toujours si petits que ça d’ailleurs…). Du coup, les qualités des produits laitiers sont vantées un peu partout à grand renfort d’affiches métro. Genre “Si tu bois du lait toi aussi tu seras un héro taïkonaute” ou bien “un super basketteur”.

Bref, grandir pour moi, il n’en est plus trop question à présent (snif) maintenant je fixe :] Et pour cela, un large choix de yaourts chinois bon marché s’offre à moi. Pour les repérer, il suffit d’aller dans le rayon frais de n’importe quelle supérette ou mini-épicerie et d’identifier le mot magique : 酸牛奶 (suan niunai) 酸=aigre 牛=vache 奶=lait
=> lait de vache aigre, un yaourt quoi !

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Où manger de bonnes profiteroles à Shanghai ?

Dimanche 6 novembre 2005

Et non, aujourd’hui, pas de bon tuyau nouvellement dégotté au hasard de mes tribulations dans Shanghai, mais une question, et une question existentielle s’il en est :

OU PEUT-ON MANGER DE BONNES PROFITEROLES A SHANGHAI ?

Je m’adresse là à tous mes lecteurs, en particulier ceux sur Shanghai, c’est une question de… non pas de vie ou  de mort quand même, une question de… bah ouais, pure gourmandise et aussi d’un peu de regret de ce qu’est la vie à Paris, et aussi d’un tout petit peu de vengeance aussi.

C’est vrai, peut-être certains se demandent : “Mais pourquoi tout d’un coup cette soudaine envie de manger des profiterolles ?!” Et bien je vais vous dire pourquoi. Tout simplement parce que ma cousine-from-paris, quand elle m’écrit des mails pour me dire qu’elle pense bien à moi, elle m’envoie ce genre de photo sympathique :

Les meilleures profiterolles que j'aie jamais mangées

Limite si je n’ai pas versé une larme en pensant au meilleures profiterolles que j’aies jamais mangées dans un café-resto du côté de Bastille. Avec Sandrine on s’y rendait régulièrement pour noyer nos malheurs dans la vanille glacée et le chocolat fondant.
Alors voilà moi aussi je veux manger des super profiterolles ! Alors si quelqu’un peut m’aider, je lui serai reconnaissante à vie…

D’avance merci :]

edit 11/11/05 : Pour ceux qui sont à Paris et qui voudrait aller s’en délecter, Sandrine vient de mettre l’adresse en ligne ! Allez vite la noter :)

Fête de la Mi-Automne, entre lune, gâteaux, amis et légendes

Lundi 19 septembre 2005

Ce week-end, c’était la Fête de la Mi-Automne en Chine, et, à notre manière, nous aussi nous l’avons célébrée !

Danjie et moi, pose au claire du pleine lune, après le basket Et oui, alors qu’en France on ne se dit vraiment en automne que fin septembre, ici en Chine mi-septembre voit déjà annoncée la mi-automne. Il faut dire que les Chinois fêtent le printemps fin janvier - début février, ouh les tricheurs ;)

En fait, techniquement parlant, tout ça est lié au calendrier lunaire qui rythme les rites traditionnels de la Chine. Ainsi, la Fête de la Mi-Automne doit systématiquement être célébrée une nuit de pleine lune, le 15ème jour du 8ème mois lunaire, car selon les ancêtres chinois, l’automne s’étendrait sur les 7ème, 8ème et 9ème mois lunaires. Logique, non ?

Bref, cette année, le jour tant attendu tombait hier, le 18 septembre. Mais, paraîtrait-il que le meilleur jour pour admirer la lune, c’est la veille. Voilà pourquoi, Marieke, son amie Danjie et moi avons fait en sorte de nous retrouver ce jour-là pour passer ensemble ce jour de fête, qui bien sûr, pour nous, a commencé par un basket !

Car le Zhong Qiu Jie 中秋节 (Fête de la Mi-Automne) se doit d’être fêté en famille, ou à défaut entre amis.
Depuis plus de 2000 ans, les festivités s’organisent autour de l’astre du Yin, au point que les célébrations prennent également le nom de Fête de la Lune.

“En automne le ciel est clair et la lune particulièrement brillante”
dicton chinois

La lune est depuis longtemps la grande vedette de cette fête que l’on nomme également fête de la lune. Dans de nombreuses régions chinoises on considère l’automne comme la plus belle saison, plutôt sèche et tempérée, et la lune de la mi-automne est réputée être la plus belle («秋高氣爽» «月到中秋分外明»). C’est donc autour d’elle que sont organisées les activités festives, appelées traditionnellement shang yue 賞月 (contemplation de la lune) et zou yue 走月 (promenade sous la lune), qui se concrétisent par un pique-nique nocturne très populaire. Dans les zones urbaines, les parcs et les cours des écoles restent ouverts à cet effet, et certains n’hésitent pas à s’installer sur le trottoir avec leur matériel de barbecue.

source : fr.wikipedia.org

A l’époque, cette période de l’année représentait surtout la moisson pour les cultivateurs. Alors certes on contemplait la fascinante pleine lune, mais on n’oubliait pas de se réjouir des bonnes récoltes en savourant les offrandes religieuses.
De nos jours, les offrandes religieuses se sont transformées en Yuebing 月饼 (gâteau de lune) qui envahissent littéralement les rayons des magasins. Ces gâteaux,  dont la forme ronde n’aura pas manqué de vous rappeler celle de la lune, sont en effet traditionnellement dégustés à cette unique période de l’année. Il n’est pas rare de voir des Chinois repartir avec un chariot complet de boîtes de ces gâteaux qu’on n’oubliera pas d’offrir à la famille, aux amis comme aux collègues.

Danjie, moi, Marieke, prêtes à croquer dans nos yuebing !

Traditionnellement il est fourré d’une pâte sucrée de haricot ou de datte, et contient même parfois un jaune d’oeuf, le “yok”, censé, encore une fois de rappeler la lune. Personnellement je ne suis pas fan, c’est un peu étouffe-chrétien dans le genre… Au moins, comme sur certains yuebing on peut lire sur le gâteau le contenu écrit en caractères chinois, il est possible d’éviter le pire ;)

Yuebing fourré à quoi ?

Yuebing - Mooncake

Petite anecdote relative à ces fameux gâteaux chinois :
On raconte que l’annonce de la révolte des Chinois Han contre les Mongoles Yuan a pu être transmis via ces pâtisseries qu’on aurait fourrées de messages au lieu des pâtes traditionnelles.

Et d’ailleurs beaucoup d’autres légendes tournent autour de la Fête de la Lune. Pas étonnant que les enfants d’avant aient profité de cette occasion pour passer la nuit dans la cour des demeures familiales à se les entendre conter.  La plus célèbre d’entre elles proviendrait de la tradition taoïste et plus loin  encore de la mythologie chinoise. C’est justement celle que Danjie nous a racontée samedi dernier.

Il y a bien longtemps, une sécheresse horrible frappait la Terre. Sous l’effet de la chaleur caniculaire de dix soleils suspendus dans le ciel, les arbres et les herbes étaient desséchés, les sols craquelés, et les rivières taries. Beaucoup de gens étaient morts de faim et de soif.
Le Roi Céleste a dépêché Hou Yi au secours des sinistrés. Ce dernier a descendu neuf soleils à l’aide de son arc rouge et des flèches blanches. Aussitôt après, le climat s’est rafraîchi. Les pluies battantes ont rempli de nouveau les rivières et fait revivre les arbres et les herbes. Tout est revenu à la normale.

Un jour, une jeune fille du nom de Chang’er prenait le chemin de retour, une jarre à la main, lorsqu’elle a rencontré Hou Yi qui lui a demandé un peu d’eau potable. A la vue de ses armes, elle a reconnu que le garçon était le sauveur du monde. Ayant satisfait sa demande, elle a cueilli un bouquet de fleurs qu’elle lui a offert en signe de respect. Le “chasseur du soleil” lui a donné en contrepartie une fourrure de renard argenté.

Etant tombés amoureux lors de cette rencontre, ils se sont mariés peu après. Comme ils étaient mortels, Hou Yi a décidé, en vue d’éterniser leur vie d’amour, de chercher le philtre de longue vie. Il s’est rendu aux Monts Kunlun où résidait la Deesse Mère de la Reine de l’Ouest. Touchée par sa fidélité à l’amour, la Grande Mère lui a remis la remède à base de fruit de l’arbre de longévite, en lui disant :

“Le breuvage doit être partagé par le couple s’il veut vivre longtemps ensemble. Dans le cas où l’un des conjoints l’avale tout seul, il (elle) monterait en vol à la lune, où il (elle) vivra à jamais en tant qu’immortel.”

Après son retour, l’archer confia ce conseil à sa femme, décidant de boire l’élixir ensemble le quinzième jour du huitième mois lunaire, lorsque la pleine lune apparaît.
Un garçon méchant, nommé Feng Meng, a entendu en cachette leur conversation. Il voulait vivre immortel avec Chang’er, au détriment de Hou Yi. L’occasion se présentait enfin. Un jour, il assassina Hou quand ce dernier rentrait de la chasse. Le meurtrier força la femme de Hou à céder le philtre. A la nouvelle de la mort de son mari, la veuve pleura à chaudes larmes et avala le philtre toute seule.
Sous l’effet du breuvage magique, elle decolla et vola vers la lune sur le champ.

Ayant aluni, Chang’er decida de vivre sur la lune, le corp céleste le plus proche de la Terre. Elle y menait une vie sobre et calme. Immortelle, elle pensait pourtant au monde des mortels, sans jamais oublier son amour pour son mari et les gens qui avaient partagé le heur et le malheur avec elle.

source : Le Quotidien du Peuple en ligne

Voilà pourquoi, nous fit une fois encore remarquer Danjie, on trouve souvent sur les boîtes de yuebing non seulement une belle lune mais aussi un visage féminin de ces chinoises d’autrefois, en référence à Chang’er ;)

Boîte de yuebing avec le personnage Chang'er

Encore beaucoup d’anecdotes, de légendes et de traditions autour de cette Fête de la Mi-Automne, pour en savoir plus n’hésitez pas à aller faire un tour sur les liens mentionnés plus haut, mais si vous en avez assez, servez-vous ! Un yuebing, un DVD, un gâteau au chocolat, rien de mieux pour passer une bonne soirée :)

Plein de Yuebing ! Servez-vous !

Pour se rafraîchir à Shanghai

Mercredi 1 juin 2005

Décidément, la météo n’est visiblement pas le point fort de Shanghai. Quand il ne pleut pas averse, il fait trop chaud ! Heureusement, là aussi parce que le chinois est malin et débrouillard, il y a des tas de façons de se rafraîchir où que l’on soit.

Pour se rafraîchir, en Chine comme ailleurs, il suffit bien souvent de prendre une boisson fraîche. Ce n’est pas ce qui manque ici, tous les sodas possibles et imaginables sont en vente à tous les coins de rue, le plus difficile finalement c’est souvent de débusquer les bouteilles d’eau plate au beau milieu de toutes les autres…
Donc ça, c’était pour la méthode liquide. Mais il ne faut pas non plus oublier la méthode solide, qui vous met quelque chose sous la dent quoi. Là encore, 2 possibilités : la façon diététique, et la façon pas diététique du tout, mais l’une comme l’autre sont délicieuses :)

La méthode diététique : les fruits frais

La pastèque et autres melons de la même famille, à cette époque de l’année, c’est l’idéal ! En vente bien sûr dans les grandes surfaces et dans les magasins de proximité, on les trouve partout dans la rue toujours grâce aux fameux vendeurs ambulants qui les transportent par dizaines de kilo dans leur vélo à remorque, et les pèsent devant vous : attention en Chine les prix s’entendent en livres et non en kg ;]
Autre merveille des marchands ambulants : l’ananas prêt-à-déguster en bâton. C’est frais, juteux et sucré juste ce qu’il faut, un vrai régal !

La méthode pas diététique du tout, mais qu’est-ce qu’on s’en fiche parce que c’est trop bon : les glaces !

Si vous êtes un adepte des glaces, vous serez comblé !
S’agit-il d’un des effets de l’incitation à la consommation de produit laitiers ? la glace est la snack estival par excellence. Elles ont en effet un goût prononcé en lait, on en trouve même au parfum “Vanille - Fromage”…, et les chinois en raffolent. Ils en mangent partout, et à n’importe quelle heure : pas plus tard que ce matin je voyais nombre d’étudiants se rendre à leur cours de 10h une glace à la main.
La petite supérette en bas de notre lotissement dispose de 3 bacs à glaces remplis à ras bord, et vous pourrez repartir avec votre Cornetto à 2,5 yuans ou votre boîte de 6 Magnum à environ de 10 yuans (=1 euro !)

Ceux qui ont d’ailleurs bien compris le phénomène ce sont les fast-food. Partout dans le centre ville vous croiserez les Chinois avec leur petit cornet de glace MacDo. La chaîne dispose d’ailleurs dans chacun de ses restaurants d’un point “station pour produits sucrés” (littéralement) indiqué comme sur la photo ci-contre.

Vous n’avez plus qu’à faire votre choix :]

Repas de fin d’année

Vendredi 27 mai 2005

Hier midi, notre prof Bai a invité toute notre classe de chinois (6 élèves) au restaurant. Une façon bien sympathique de passer un cours de chinois :]

Il nous l’avait annoncé avant le HSK, et il a parfaitement tenu sa parole !
Pour nous récompenser de tous nos efforts dépenser à apprendre le chinois notamment ces derniers mois, l’un de nos professeurs de chinois, prof Bai, a invité toute notre classe au restaurant ! N’étant pas du quartier, et nos autres camarades mangeant rarement à l’extérieur du campus, il s’en est remis à Marieke et moi pour le choix du restaurant.
Il voulait un endroit propre où l’on mange de la bonne cuisine ? Nul besoin d’hésiter plus longtemps, nous lui avons proposé le meilleur resto du coin (visiblement les boui-boui n’allaient pas convenir :] ), le restaurant “Rouge et Noir” comme nous l’appelons entre nous, et ça l’a fait :)

Bien sûr notre tablée était un peu particulière, chinois, boliviens, nords-coréens et françaises, autant vous dire que nos voisins nous dévisageaient, mais on finit par avoir l’habitude.

Mais nous avons fait un vrai repas à la chinoise, une tablée de 7 personnes, avec ce qu’il faut de plats au milieu où chacun peu se servir comme il veut, plusieurs bouteilles de Tsingtao demandées par prof Bai qui nous a appris toutes les façons de trinquer, sans oublier le thé nouveau, pour éviter que les esprits ne s’échauffe de trop…

Ce déjeuner était vraiment sympathique. Un vrai repas de fin d’année plein de bonne humeur et dans une ambiance détendue où l’on peut apprécier les beaux jours annonceurs de proches vacances. Nos appareils photos seront mis à rude épreuve, le repas sera mitraillé de long en large, pas question d’oublier ces supers moments. Avec Marieke on se met même à faire les kékos en  prenant la pose à la chinoise, en brandissant nos doigts en V… ambiance débridée !
L’occasion aussi de découvrir de nouveaux plats chinois et à défaut de retenir leur nom à tous, de les prendre en photo pour les prochaines fois ;] Nous avons même fait découvrir à notre prof notre plat préféré, des champignons sautés qu’il a trouvés absolument fameux.

Sur le coup on n’y pense pas, mais en y réfléchissant après, on se rend compte qu’on est en train de plaisanter et de faire des blagues à 2 balles en chinois. Et on réalise pourquoi notre professeur se dit si fier de sa classe. Nous n’avons pas encore eu nos résultats de HSK, mais pour lui peu importe, d’après lui ce que nous avons accompli est déjà impressionnant.

Le temps d’immortaliser le moment avec l’inévitable photo de groupe, notre prof court s’acheter un paquet de cigarettes, faut qu’il en profite, parce que sa femme ne le laisse pas fumer :), et nous aurons beau lui dire que nous sommes repus, il tient à poursuivre dans une maison de thé. Petit grignotage accompagnant le thé Longjin cueilli du mois dernier. Avec nos camarades de classe nous profitons de l’inattention de prof Bai pour organiser un pique-nique la semaine prochaine pour le remercier, lui ainsi que notre autre professeur de chinois.

Mais déjà le revoilà, et arrive le moment de se séparer, il trouvera quand même le temps de nous rappeler que l’année n’est pas finie, des petits exams nous attendent encore pour dans quelques semaines, alors c’est pas le moment de faire les fainéants… Ah prof Bai, on ne le changera pas :]

ENCORE MERCI PROF BAI !

Une jidan baobing, ça vous dit ?

Mardi 17 mai 2005

Pour se régaler en Chine, pas besoin de chercher le meilleur restaurant de la ville, le bonheur est au coin de la rue…

Sur Dongchuan Lu, la rue où j’habite, et tout autour, on trouve un nombre incroyable de petits restaurants ouverts quasiment à toute heure pour vous servir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire des plats de tous les coins de la Chine.

Mais à la tombée du jour, ceux-ci vont très vite être concurrencés par des envahisseurs qui vont venir occuper les trottoirs, devant leur pas de porte.

Ces envahisseurs, c’est une poignée de marchands ambulants, qui arrivent chargés de leur stand roulant pour s’installer jusque tard dans la nuit et vendre aux passants fruits et légumes, brochettes en tout genre, soupes de nouilles personnalisées, etc.

Pour les trouver, il suffit donc de sortir au coin de la rue, en espérant qu’il ne pleuve pas, et que les autorités du coin n’est pas décidé de se poster momentanément là. Et oui, forcément, ce type de commerce n’est pas très légal… ni très hygiénique d’ailleurs…

les monceaux de détritus s’accumulent tout autour des stands, on vous sert à mains nues pas très propres… donc mieux vaut se méfier avant de choisir n’importe quoi au hasard et de se retrouver clouer au lit l’estomac tout retourné ;)

Le mieux, c’est donc de préférer les denrées cuites sous vos yeux. Pour ça, il en est une que nous avons testée (sur les conseils avisés de camarades-cobayes ;) ), et que nous adorons : la jidan baobing.

Jidan baobing, c’est l’équivalent chinois de nos bonnes vieilles crêpes, avec une recette légèrement revisitée :)

Sur leur chariot de fortune repliable en une minute en cas d’approche des forces de l’ordre, les couples ont installé une plaque chauffante pour y faire cuire les crêpes et ont disposé tout autour les éléments nécessaires à leur préparation.

Quand la pâte très épaisse est étalée à l’aide d’un ustensile en bois, elle sera alors recouverte de quelques herbes et d’un oeuf tout d’abord.

Puis suivant que vous êtes un amateur de sensations fortes ou non, vous demanderez une baobing “la” ou bien “bu la”, comprendre avec ou sans épices. Pendant que monsieur étalera une sauce légèrement relevée pour donner un peu de goût, madame saupoudrera un autre condiment. Puis le clou de la jidan baobing, c’est l’ajout dans la crêpe repliée d’une sorte de gaufre frite bien croustillante. On replie la crêpe par dessus, on vous met le tout dans un petit sac plastique parce que c’est super chaud quand même :) … en échange de quoi vous tendez vos 2 yuans.

Humm, c’est trop bon ;)

Rien de tel pour se caler ! Le restaurant de l’université en sert aussi, mais avouez que la préparation d’une jidan baobing derrière une vitre par un cuisinier en blouse blanche c’est quand même beaucoup moins savoureux qu’avec les odeurs de la rue ;]

Nous on en prend très régulièrement quand on revient du tkdo, ou bien quand on préfère manger vite fait devant son ordi ou un dvd : “Tiens, ça te dit une jidan baobing ?”, pratique, limite gratuit, nutritif et délicieux, c’est l’idéal :]

A tel point qu’on a même nos couples habitués pour les crêpes. Du coup c’est plus facile pour les prendre en photos, ils font d’abord les timides mais en insistant un peu avec le sourire, ils acceptent volontier. Qui sais peut-être qu’un jour ils me montreront même comme les faire :)

Ouai… bon en attendant… ça vous dit une jidan baobing ?