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Pour se rafraîchir à Shanghai

Mercredi 1 juin 2005

Décidément, la météo n’est visiblement pas le point fort de Shanghai. Quand il ne pleut pas averse, il fait trop chaud ! Heureusement, là aussi parce que le chinois est malin et débrouillard, il y a des tas de façons de se rafraîchir où que l’on soit.

Pour se rafraîchir, en Chine comme ailleurs, il suffit bien souvent de prendre une boisson fraîche. Ce n’est pas ce qui manque ici, tous les sodas possibles et imaginables sont en vente à tous les coins de rue, le plus difficile finalement c’est souvent de débusquer les bouteilles d’eau plate au beau milieu de toutes les autres…
Donc ça, c’était pour la méthode liquide. Mais il ne faut pas non plus oublier la méthode solide, qui vous met quelque chose sous la dent quoi. Là encore, 2 possibilités : la façon diététique, et la façon pas diététique du tout, mais l’une comme l’autre sont délicieuses :)

La méthode diététique : les fruits frais

La pastèque et autres melons de la même famille, à cette époque de l’année, c’est l’idéal ! En vente bien sûr dans les grandes surfaces et dans les magasins de proximité, on les trouve partout dans la rue toujours grâce aux fameux vendeurs ambulants qui les transportent par dizaines de kilo dans leur vélo à remorque, et les pèsent devant vous : attention en Chine les prix s’entendent en livres et non en kg ;]
Autre merveille des marchands ambulants : l’ananas prêt-à-déguster en bâton. C’est frais, juteux et sucré juste ce qu’il faut, un vrai régal !

La méthode pas diététique du tout, mais qu’est-ce qu’on s’en fiche parce que c’est trop bon : les glaces !

Si vous êtes un adepte des glaces, vous serez comblé !
S’agit-il d’un des effets de l’incitation à la consommation de produit laitiers ? la glace est la snack estival par excellence. Elles ont en effet un goût prononcé en lait, on en trouve même au parfum “Vanille - Fromage”…, et les chinois en raffolent. Ils en mangent partout, et à n’importe quelle heure : pas plus tard que ce matin je voyais nombre d’étudiants se rendre à leur cours de 10h une glace à la main.
La petite supérette en bas de notre lotissement dispose de 3 bacs à glaces remplis à ras bord, et vous pourrez repartir avec votre Cornetto à 2,5 yuans ou votre boîte de 6 Magnum à environ de 10 yuans (=1 euro !)

Ceux qui ont d’ailleurs bien compris le phénomène ce sont les fast-food. Partout dans le centre ville vous croiserez les Chinois avec leur petit cornet de glace MacDo. La chaîne dispose d’ailleurs dans chacun de ses restaurants d’un point “station pour produits sucrés” (littéralement) indiqué comme sur la photo ci-contre.

Vous n’avez plus qu’à faire votre choix :]

Repas de fin d’année

Vendredi 27 mai 2005

Hier midi, notre prof Bai a invité toute notre classe de chinois (6 élèves) au restaurant. Une façon bien sympathique de passer un cours de chinois :]

Il nous l’avait annoncé avant le HSK, et il a parfaitement tenu sa parole !
Pour nous récompenser de tous nos efforts dépenser à apprendre le chinois notamment ces derniers mois, l’un de nos professeurs de chinois, prof Bai, a invité toute notre classe au restaurant ! N’étant pas du quartier, et nos autres camarades mangeant rarement à l’extérieur du campus, il s’en est remis à Marieke et moi pour le choix du restaurant.
Il voulait un endroit propre où l’on mange de la bonne cuisine ? Nul besoin d’hésiter plus longtemps, nous lui avons proposé le meilleur resto du coin (visiblement les boui-boui n’allaient pas convenir :] ), le restaurant “Rouge et Noir” comme nous l’appelons entre nous, et ça l’a fait :)

Bien sûr notre tablée était un peu particulière, chinois, boliviens, nords-coréens et françaises, autant vous dire que nos voisins nous dévisageaient, mais on finit par avoir l’habitude.

Mais nous avons fait un vrai repas à la chinoise, une tablée de 7 personnes, avec ce qu’il faut de plats au milieu où chacun peu se servir comme il veut, plusieurs bouteilles de Tsingtao demandées par prof Bai qui nous a appris toutes les façons de trinquer, sans oublier le thé nouveau, pour éviter que les esprits ne s’échauffe de trop…

Ce déjeuner était vraiment sympathique. Un vrai repas de fin d’année plein de bonne humeur et dans une ambiance détendue où l’on peut apprécier les beaux jours annonceurs de proches vacances. Nos appareils photos seront mis à rude épreuve, le repas sera mitraillé de long en large, pas question d’oublier ces supers moments. Avec Marieke on se met même à faire les kékos en  prenant la pose à la chinoise, en brandissant nos doigts en V… ambiance débridée !
L’occasion aussi de découvrir de nouveaux plats chinois et à défaut de retenir leur nom à tous, de les prendre en photo pour les prochaines fois ;] Nous avons même fait découvrir à notre prof notre plat préféré, des champignons sautés qu’il a trouvés absolument fameux.

Sur le coup on n’y pense pas, mais en y réfléchissant après, on se rend compte qu’on est en train de plaisanter et de faire des blagues à 2 balles en chinois. Et on réalise pourquoi notre professeur se dit si fier de sa classe. Nous n’avons pas encore eu nos résultats de HSK, mais pour lui peu importe, d’après lui ce que nous avons accompli est déjà impressionnant.

Le temps d’immortaliser le moment avec l’inévitable photo de groupe, notre prof court s’acheter un paquet de cigarettes, faut qu’il en profite, parce que sa femme ne le laisse pas fumer :), et nous aurons beau lui dire que nous sommes repus, il tient à poursuivre dans une maison de thé. Petit grignotage accompagnant le thé Longjin cueilli du mois dernier. Avec nos camarades de classe nous profitons de l’inattention de prof Bai pour organiser un pique-nique la semaine prochaine pour le remercier, lui ainsi que notre autre professeur de chinois.

Mais déjà le revoilà, et arrive le moment de se séparer, il trouvera quand même le temps de nous rappeler que l’année n’est pas finie, des petits exams nous attendent encore pour dans quelques semaines, alors c’est pas le moment de faire les fainéants… Ah prof Bai, on ne le changera pas :]

ENCORE MERCI PROF BAI !

Une jidan baobing, ça vous dit ?

Mardi 17 mai 2005

Pour se régaler en Chine, pas besoin de chercher le meilleur restaurant de la ville, le bonheur est au coin de la rue…

Sur Dongchuan Lu, la rue où j’habite, et tout autour, on trouve un nombre incroyable de petits restaurants ouverts quasiment à toute heure pour vous servir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire des plats de tous les coins de la Chine.

Mais à la tombée du jour, ceux-ci vont très vite être concurrencés par des envahisseurs qui vont venir occuper les trottoirs, devant leur pas de porte.

Ces envahisseurs, c’est une poignée de marchands ambulants, qui arrivent chargés de leur stand roulant pour s’installer jusque tard dans la nuit et vendre aux passants fruits et légumes, brochettes en tout genre, soupes de nouilles personnalisées, etc.

Pour les trouver, il suffit donc de sortir au coin de la rue, en espérant qu’il ne pleuve pas, et que les autorités du coin n’est pas décidé de se poster momentanément là. Et oui, forcément, ce type de commerce n’est pas très légal… ni très hygiénique d’ailleurs…

les monceaux de détritus s’accumulent tout autour des stands, on vous sert à mains nues pas très propres… donc mieux vaut se méfier avant de choisir n’importe quoi au hasard et de se retrouver clouer au lit l’estomac tout retourné ;)

Le mieux, c’est donc de préférer les denrées cuites sous vos yeux. Pour ça, il en est une que nous avons testée (sur les conseils avisés de camarades-cobayes ;) ), et que nous adorons : la jidan baobing.

Jidan baobing, c’est l’équivalent chinois de nos bonnes vieilles crêpes, avec une recette légèrement revisitée :)

Sur leur chariot de fortune repliable en une minute en cas d’approche des forces de l’ordre, les couples ont installé une plaque chauffante pour y faire cuire les crêpes et ont disposé tout autour les éléments nécessaires à leur préparation.

Quand la pâte très épaisse est étalée à l’aide d’un ustensile en bois, elle sera alors recouverte de quelques herbes et d’un oeuf tout d’abord.

Puis suivant que vous êtes un amateur de sensations fortes ou non, vous demanderez une baobing “la” ou bien “bu la”, comprendre avec ou sans épices. Pendant que monsieur étalera une sauce légèrement relevée pour donner un peu de goût, madame saupoudrera un autre condiment. Puis le clou de la jidan baobing, c’est l’ajout dans la crêpe repliée d’une sorte de gaufre frite bien croustillante. On replie la crêpe par dessus, on vous met le tout dans un petit sac plastique parce que c’est super chaud quand même :) … en échange de quoi vous tendez vos 2 yuans.

Humm, c’est trop bon ;)

Rien de tel pour se caler ! Le restaurant de l’université en sert aussi, mais avouez que la préparation d’une jidan baobing derrière une vitre par un cuisinier en blouse blanche c’est quand même beaucoup moins savoureux qu’avec les odeurs de la rue ;]

Nous on en prend très régulièrement quand on revient du tkdo, ou bien quand on préfère manger vite fait devant son ordi ou un dvd : “Tiens, ça te dit une jidan baobing ?”, pratique, limite gratuit, nutritif et délicieux, c’est l’idéal :]

A tel point qu’on a même nos couples habitués pour les crêpes. Du coup c’est plus facile pour les prendre en photos, ils font d’abord les timides mais en insistant un peu avec le sourire, ils acceptent volontier. Qui sais peut-être qu’un jour ils me montreront même comme les faire :)

Ouai… bon en attendant… ça vous dit une jidan baobing ?

Expériences culinaires

Mardi 15 février 2005

Au cours de notre semaine à Pékin, nos papilles en ont vu de toutes les couleurs… des vertes et des pas mûres aussi…

Retour sur une semaine “gastronomique”.

Au menu de cette semaine, nous aurons eu en particulier :

Et bon appétit bien sûr :)

Bol de nouilles post Grande Muraille

Lundi 14 février 2005

Pour notre journée du 14 février à Pékin, nous faisions partie d’un car de touristes, au programme, Grande Muraille côté Badaling pour le matin, et Tombeau des Ming pour l’après-midi. Et entre les deux alors ?

Et bien pour le déjeûner, notre petit car et nous avons été conduits sur ce qui est probablement le seul et unique site de restauration près de Badaling.
Par site de restauration il faut comprendre en fait une sorte de self laissé à tout vent, sûrement sympa au printemps mais bien évidemment vide en février, et un petit resto/boui-boui dont les chinois ont le secret, le tout bien évidemment avec ce qu’il faut de stands à souvenirs tout autour. Notre guide nous avait indiqué qu’un restaurant de standing supérieur se trouvait dans les parages, mais de 1- elle s’est bien gardée de nous dire où, et de 2- on n’avait pas vraiment envie de payer cash un restaurant pour touristes.

Donc nous sommes allées dans le boui-boui, et nous y avons pris des nouilles ! C’était en fait la seule chose dont je pouvais à la fois reconnaître le nom et qui nous inspirait confiance…
Et bien, à côté de la Grande Muraille à Pékin comme à Shanghai Minhang, chaque fois qu’on mange des nouilles dans un boui-boui, on a droit au spectacle !

On prépare les nouilles devant vous, que dis-je, on les prépare… D’un pâte informe, le cuisinier malaxe, étire, sépare et fait virevolter sous vos yeux ce que bientôt on retrouve dans notre grand bol, flottant dans une soupe bien chaude, et agrémenté, pour cette fois-ci entre autres, de lamelles de viande de boeuf bouillie… ah les niurou la mian !

Bien sûr nous aurons payé nos nouilles 3 fois le prix que je les paie à Minhang, ce sont les lois du tourisme, mais ça ne nous a pas empêché par la suite d’aller prendre un tanghulu, juste histoire de patienter avant de reprendre le car ;)