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Le Simba Coffee, pour souffler à Minhang

Vendredi 4 février 2005

Aller au TKDO ça aide pas seulement à avoir des courbatures partout, ça permet aussi sur le chemin entre chez soi et la TKDO place de visiter un peu Minhang. Et y’a besoin de visiter souvent car Minhang (Minhang Development Zone pour être complet) change très vite. Ainsi c’est sur mon vélo, de retour du TKDO et toute transpirante que j’ai découvert le Simba Coffee.

Je dirais plutôt que c’est comme ça que je l’ai remarqué. Il faut dire qu’à Minhang, les lumières tamisées et l’ambiance chaleureuse qui se dégageait des vitrines joliement décorées tranchait un peu avec la lumière vive des restaurants ou du coiffeur juste à côté. Et oui aujourd’hui je vous présente un peu plus la rue Yongping qui jouxte ma résidence, après le salon de coiffure d’hier, ce café que nous avons testé mercredi dernier avec Nils et Marieke, et que nous avons trouvé génial.

Quand je disais que Minhang change très vite, en voici une illustration. Ci-dessous une photo que j’avais prise le 06 janvier dernier.

Et voici ce que c’est devenu aujourd’hui.

Sur le pas de porte on a disposé des plantes. On devine dans les vitrines des étagères garnies d’objets déco, petits vases, le lieu respire la tranquilité et la simplicité.

Quand nous rentrons nous sommes chaleureusement accueillis, mais ça c’est typiquement chinois, en tout cas pour les commerçants envers les étrangers.

A l’intérieur, comptoir et meubles tout en boiseries, musique jazzie, l’endroit est confortable et coloré, tout en nuances de jaune, orange et bleu.

On nous apporte très vite la carte, très sympa elle aussi, un peu à la façon des livres pour tout-petits, en carton épais recouvert d’une pellicule plastique. Ecrite en Chinois et en Anglais, incroyable à Minhang !

On y retrouve les cafés et autres cappucino, mais nous voyons sur la table derrière nous qu’ils servent également des plats de fruits.

Bien sûrs les prix sont plus élévés que la moyenne de Minhang (compter 25 yuans pour les boissons chaudes), mais nous sommes conquis par l’atmosphère du lieu, tellement inattendue et bienvenue !

Surtout que nous avons très vite repéré la console où étaient rangés les jeux de société ! Super, nous voici Marieke et moi qui apprenont à Nils comment jouer aux dominos, s’ensuit une série de parties de Mikado…

…alternées avec des parties de Jenga aux couleurs du lieu.

C’était tendu le Jenga, ….très tendu :]

J’ai aussi remarqué les dames chinoises, toujours dans l’esprit des couleurs, Marieke et Nils ne savaient pas y jouer, faudra bien qu’on y retourne pour que je leur apprenne ;)

Le moment venu de partir, conversation avec les employés du café, quand nous leur confirmons que nous sommes étudiants à Jiaoda (diminutif de Jiaotong Daxue), ils nous proposent la carte de fidélité pour les étudiants, moins 20% les prochaines fois, trop bien !

A en juger par le numéro, nous faisons partie des tout premiers clients.

Une employée nous fait faire le tour du propriétaire, nous découvrons l’arrière-salle avec de longues tables étroites entre de longs canapés, chaque ensemble séparé par une cloison. Elle nous apprend également qu’ils servent des pâtes italiennes, des pizzas. Bref un endroit calme, sympa, avec de la bonne musique, où l’on peut venir seul feuilleter l’un des nombreux magazines chinois ou livres anglais, ou entre amis discuter autour d’un délicieux cappucino, jouer aux dominos comme au Mah-jong, ou manger autre chose que de la nourriture chinoise, le bonheur quoi !

Le Simba Coffee
174, Yongping Lu
A 100 m en face de JiaoDa

Retenez-bien cette adresse si vous venez à Minhang, moi en tout cas je ne l’oublierai pas ;)

Nouvelle tête

Jeudi 3 février 2005

2ème corps de métier le plus représenté à Minhang après la restauration, la coiffure ! La restauration je n’avais pas mis trop de temps à tester (voir l’article sur la Jiaozi place), pour le coiffeur se fut plus long…

Je suis allée aujourd’hui même pour la première fois dans un vrai salon de coiffure chinois, et si vous avez suivi, vu que je suis arrivée en Chine en septembre dernier et que je n’en suis pas encore ressortie, ça fait près de 5 mois que je n’étais pas allée chez le coiffeur, autant dire que j’en avais vraiment besoin… Disons qu’habituellement je ne suis déjà pas rendue tous les 4 matins chez le coiffeur, et que je ne m’étais pas vraiment motivée jusqu’à aujourd’hui :|

Donc voilà à quoi je ressemblais ce matin - tronche de cake n°1 - avant

Ouais moi aussi, en voyant ça, je me suis fait peur :]
Du coup, j’ai pris le taureau par les cornes et, ne sachant lequel des 10 salons de coiffures alentours choisir, en bonne paresseuse je suis allée au plus proche qui de plus était le plus grand et, tout récent, m’inspirait confiance.
C’est que c’est important, mes cheveux :)
(clin d’oeil à ceux qui ont déjà vu “Legally Blond 2″, et gare à qui critique ma culture cinématographique, je fais aussi du TKDO !)

Alors c’est comment un salon de coiffure chinois ?

Tout d’abord c’est facile à repérer, devant leur pas de porte ils ont tous 1 ou 2 cylindres bariolés qui tournent et sont rétroéclairés la nuit. Je ne sais pas vraiment pourquoi ils ont tous ça, sûrement un moyen de se faire remarquer des passants…

J’arrive donc dans le salon choisi. Rapide tour d’horizon après l’habituel “Huanying huanying !” (”Bienvenue !”), au moins 5 jeunes filles en veston violet assises à côté de la porte, chacune à tour de rôle se lève pour attendre et accueillir le prochain client.

La jeune fille en veston violet qui m’a ouvert m’accompagne jusqu’à la table de shampoinage. Et oui, veston violet = shampoineuse (que des filles), et visiblement seuls les hommes coiffent…
Pour le shampoing, pas de grand lavage à l’eau, on ajoute de l’eau au fur et à mesure qu’on ajoute le shampoing. Le mieux à ce moment là, c’est le massage du cuir chevelu… Vous êtes détenduuuuuuu….
C’est aussi le moment que choisi le manager du salon, en tenue de sport, pour venir me parler. Il ne parle pas anglais, et c’est tant mieux :) Je sors mon chinois en toute circonstances, avec ou sans shampoing sur la tête ;)

Puis passage au rinçage, non pas assise mais allongée. Eau juste à la bonne température. Après quoi, serviette sur la tête, je retraverse la moitié du salon pour m’installer devant une nouvelle table de coiffure. Le manager m’apporte mes affaires restées sur la précédente. Et cette fois c’est un jeune homme qui s’occupe de mon cas. Pas de veston violet, tenue de ville, visiblement le statut est différent… Mais il n’est pas tout seul à s’intéresser à mes cheveux.
Alors que les autres employés du salon s’amusent, chantent ou encore passent un tête derrière la table à coiffure pour voir comment ça se passe avec la “Faguo” (la française), le manager, dont le portrait est affiché par ailleurs, semble décidé à porter toute son attention sur ma tête. Il revient toutes les 5 minutes voir si tout se passe bien, bizarrement je suis la seule cliente à bénéficier d’un tel traitement :] On n’en vient même à parler loyers, des différences entre la Chine et la France, Shanghai et Paris, une vraie causette de salon ;)

Je venais juste pour un rafraîchissement, et sachant qu’habituellement les coiffeurs chinois ont la main lourde sur les ciseaux, j’ai demandé qu’on ne coupe qu’un centimètre. Je croise les doigts…

Et là, attention, le mode opératoire diffère légèrement par rapports à nos habitudes. Avant même d’avoir touché à ces ciseaux, le coiffeur me sèche les cheveux ! Et oui c’est comme ça en Chine. On coupe les cheveux à sec !
Et c’est seulement une fois le broching fini, seulement une fois que les cheveux sont bien raides qu’on les coupe. Juste une touche d’eau vaporisée pour les humidifier de temps à autres.
La touche finale, effilage. Et voilà !

On me raccompagne au comptoir où le manager nous attend. Durant tout mon parcours, j’aurais été suivie par une feuille sur une plaquette violette (attention aux coordonnés :] ) sur laquelle le coiffeur inscrira le montant total du service : 15 yuans !! 1,5 euros !! Pour 40 minutes de shampoinage, massage, coiffage et bavardage !!

Bien sûr ils me souhaitent de revenir, pourquoi pas après les fêtes du Nouvel An ?, me proposent-ils. Je leur explique alors que ça fait 5 mois que je ne suis pas allée chez le coiffeur… mais à ce prix là, je pourrais peut-être augmenter la fréquence… Vous en pensez quoi ?

Avec des cheveux tout raides comme ça, manque plus que les yeux bridés et on dirait une vrai chinoise, ou presque…

Mon campus - SJTU Minhang (1)

Mardi 1 février 2005

C’est encore les vacances, mais qu’importe je commence aujourd’hui une série d’articles sur mon université, SJTU (Shanghai JiaoTong University) et plus exactement sur mon campus, celui de Minhang.

SJTU fait partie du groupe des JTU avec Xi’an JTU, Southwest JTU, Northern JTU et Hsinchu JTU.

Et SJTU regroupe elle-même, au sein d’une même université plusieurs campus :

Campus Name

Address and Zip Code

Size of Area

Xuhui Campus

1954 Huashan Road, Shanghai, 200030

236 492 m²

Min Hang Campus

800 Dongchuan Road, Min Hang, Shanghai, 200240

1 887 333 m²

Fa Hua Zhen Road Campus

535 Fahuazhen Road, Shanghai, 200052

33 721 m²

Shang Zhong Road Campus

100 Shangzhong Road,Shanghai, 200232

31 785 m²

Qibao Campus

2678 Qixin Road, Shanghai, 201101

218 360 m²

other

113 786 m²

Total

2 521 477 m²

Le campus de Xuhui est le campus historique de l’université, je m’y rends de temps à autres notamment pour toutes les formalités administratives car c’est là que se trouve le siège de la SIE (School of International Education) comprendre le département chargé des élèves étrangers. Je vous le présenterai dans un autre article.

Mon campus en fait c’est le plus grand en superficie, celui de Minhang. Moi qui n’aie été habituée qu’à ma classe préparatoire de province et à mon école d’ingénieur et son millier d’étudiants, je peux dire qu’en débarquant sur ce campus le 1er septembre dernier, j’étais assez impressionée.

Voici le plan actuel du campus :

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Et ce qu’il sera d’ici peu de temps :

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Il va doubler de taille !!

SJTU est l’université la plus côtée de Shanghai pour les spécialités scientifiques (pour les sciences humaines, l’université de Fudan se place mieux), elle se targue entre autres d’avoir accueilli sur ses bancs Jiang Zemin (ancien Président de la Chine) et nombre de membres de l’Académie des Sciences.

Pour les élèves chinois, intégrer une université n’est pas aussi aisé qu’en France. C’est un concours qui sanctionne leur études secondaires et suivant le classement obtenu à ce concours ils peuvent choisir leur université. Un peu comme nos concours d’entrée aux Grandes Ecoles.
Pour moi, j’ai pu intégrer cette université grâce à un accord franco-chinois, et le 1er septembre, moins de 24 heures après être descendue de l’avion, voici ce qui se dressait devant moi et qui allait m’accueillir quotidiennement pendant 2 ans :

Vous avez vu l’entrée de mon campus, très vite je vous ferai découvrir ce qui se cache derrière !

sources plans et chiffres : www.sjtu.edu.cn

Ayaaaah ! (2)

Samedi 29 janvier 2005

Comme promis, la suite de mes aventures au TKDO ! Hier j’avais fini sur le fait que mes chers camarades partants pour venir au TKDO m’avaient laissée y aller toute seule pour mon premier cours.

Je commence donc par récupérer mon Dobok tout neuf. Je m’éclipse dans les toilettes pour le passer, et ô surprise le pantalon est trop petit… A taille égale, les Chinois ont en général les jambes plus courtes que nous chers Européens. Donc je me suis mise au style “A la pêche aux moules”, avec le pantalon remonté 10 cm au-dessus des chevilles afin que l’entrejambe ne me gêne pas pour les mouvements.

Une fois le Dobok passé… Comment qu’on met la ceintuuuuuure ? Là je fais appel à la jeune fille de l’accueil (va falloir que je lui demande son nom parce que ça fait long “la jeune fille de l’accueil”…) qui s’occupe de mon cas. Ramasse ta fierté :]

Ca y est je suis prête, dernière recommandation de la JFDLA avant de pénétrer sur le Dojang, ne pas oublier le salut. Aller, on respire… GO !

Le cours avait commencé depuis quelques minutes. Déjà je suis soulagée de voir d’autres ceintures blanches. Le professeur m’invite à joindre les autres, s’étant assuré que j’étais bien la “française”, bon je crois que c’était assez évident :)

S’ensuit alors une longue série d’exercices d’échauffement et d’assouplissement. Comme je le disais hier, ça faisait plusieurs semaines que je n’avais pas fait de sport… bonjour le dérouillage… Je redécouvre avec enchantement les joies des roulades, chandelles, ponts, et les fameux grands écarts, d’où l’importance du pantalon ajusté à l’entrejambe :] … mes muscles s’en ressentent encore ce matin !

Après cela, je me suis retrouvée avec un bout de chou de 8 ou 9 ans, tout nouveau comme moi, tous les 2 pris en charge non pas par le prof du cours, mais par un ceinture noire qui parle un peu anglais. Premier mouvement à apprendre, un coup de pied facial, qui je crois s’appelle “ap tchagui”.

Ce que j’ai trouvé super c’est que nos 2 professeurs ont vraiment pris le temps de s’occuper de nous 2 petits (oui bon je mets une tête à l’un de mes profs mais je vais m’amuser à me la raconter) débutants. Le “vrai” prof venait de temps en temps pour replacer nos pieds, nos poings et nos têtes, il ne parlait pas un mot d’anglais, mais se faisait très bien comprendre, et j’étais contente moi de comprendre ce qu’ils se racontaient en chinois entre profs :]

Après décomposition du mouvement, pratique avec appui contre le mur puis à vide, j’ai même eu mon baptème de la “palette noire” (je ne connais pas encore son nom non plus :) ) : c’est la sorte de raquette un peu matelassée qu’on place devant nous et qu’on doit taper très fort avec le pied. Sandrine qui fait elle aussi du TKDO depuis septembre à Paris m’avait avertie qu’il fallait bien taper au risque de se faire mal. Peut-être est-ce grâce à ses conseils que j’ai mis une misère à la “palette noire” :]

La fin du cours approche. Derniers exercices tous alignés devant le professeur : c’est parti pour une dizaine de pompes ! Puis avant de se quitter, le professeur passe et se met juste devant chacun de nous en criant un truc, et nous devons répondre aussitôt en lâchant notre cri le plus impressionnant possible ! Ma camarade chinoise a rencontré quelques difficultés pour crier, mais personne ne s’est moqué, et le professeur a pris le temps pour qu’elle puisse s’exécuter de son mieux. Pour moi ça a été, et sûrement parce que je suis une fille et parce que je suis passée juste après ma camarade plus timide, je crois que je les ai un peu surpris :)

Le temps de me changer, j’échange quelques mots en chinois avec le professeur, oui je reviendrai demain ! Il me propose alors de m’apporter un autre Dobok plus grand pour le lendemain, c’est un vieux qu’il va me prêter, j’aurai un Dobok à ma taille tout neuf après les vacances quand “l’usine à Doboks” aura pu m’en faire un, vraiment sympa !

Tout s’est donc très bien passé, je dirai même que j’ai adoré. Le soir même je suis allée farfouiller un peu sur le net pour chercher quelques infos, notamment sur le vocabulaire Coréen utile ! J’ai trouvé le site www.webtkd.com très bien fait, du moins pour une novice totale comme moi :) J’en ai extrait les quelques photos de cet article vu que je n’ai pas pu vous montrer mon Dobok.

J’ai donc trouvé comment compter en Coréen.

1 : Hana
2 : Dul
3 : Set
4 : Net
5 : Dasot

6 : Yosot
7 : Ilgop
8 : Yodol
9 : Ahop
10 : Yol

Et j’ai appris la signification de TaeKwonDo :

“Taekwondo : la voie du pied et du poing
(littéralement : Tae = le coup de pied, Kwon = le poing, Do = la voie, l’esprit)”

et quels sont ses bienfaits, exactement ce qu’il me fallait ! :

“Il permet aux adultes d’avoir une bonne hygiène de vie et de rester en forme, d’évacuer le stress. Il développe les réflexes, l’anticipation et l’assurance dans les situations de conflit.”
“Souplesse, agilité, force, réflexes, équilibre et ouverture au monde”.

Il ne me reste plus qu’à apprendre les différences entre “ap tchagui”, “yop tchagui” ou encore “dolyô tchagui” et à répéter comment nouer ma ceinture, et un jour peut-être que je pourrai faire ça …

En attendant, moi j’y retourne ce soir !

Ayaaaah ! (1)

Vendredi 28 janvier 2005

Mon sport de prédilection à moi, c’est le basket (14 ans que j’en fait, oula, je rajeunis pas :] ). Mais depuis que je suis en Chine, impossible de trouver une structure intéressante : le basket féminin n’est pas particulièrement populaire. Alors tant qu’il faisait beau, je pouvais jouer à loisir sur les terrains en extérieur de l’université ou sur celui de ma résidence, surtout que Marieke est une super pro et que les Chinois adorent taper la baballe orange à leurs heures perdues : le sport, rien de tel pour rencontrer des gens et s’intégrer !

Oui mais voilà, depuis décembre il fait très froid par ici, et ces dernières semaines la pluie s’est rappelée à notre bon souvenir également, du coup le basket c’est un peu mort. Que faire d’autre alors ? Du ping pong, ou du taïchi le “sport” typique chinois ou il faut faire ses exercices à 6h30 ? mouais, bof…

La réponse est venue à moi, un beau jour, dans ma boîte aux lettres !

A première vue, même si je ne comprends pas vraiment tous ce qui est écrit en chinois, j’identifie assez clairement qu’il s’agit de Taekwondo :]
Il s’en ai fallu de peu avant que le énième papier incompréhensible s’en aille à la poubelle, ce qui a retenu mon attention, ce sont ces quelques mots en bas du prospectus :

For non-Chinese: Every Tuesday and Thursday 19:00 - 20:30 at night

Non-Chinese ?! Mais c’est moi ça !
Alors j’ai passé mes yeux en mode reconnaissance de caractère pour identifier l’adresse, et avec Marieke et Pascal eux aussi intéressés on y est allé pour se renseigner.
Bon, il s’est avéré d’abord qu’il n’y avait pas cours les mardi et jeudi, et pas pour les étrangers. Mais on nous a accueillis à bras ouverts, et nous avons été conviés aux entraînement des vendredi, samedi et dimanche… en chinois bien sûr !

Je manque trop de sport, et ici on accepte d’intégrer des étrangers à des cours réservés habituellement aux Chinois, allez on tente l’aventure !

Je décide donc d’y retourner assiter à un cours un samedi, entre-temps j’avais embarqué dans l’affaire Maxime (un autre français) et Zhengzhen (sa copine chinoise). Marieke et Pascal en vacances, nous y allons donc seulement à 3. Grâce à Zhengzhen, notre arme secrète :), nous apprenons de la jeune fille à l’accueil une foule de renseignements sur le déroulement des cours. Nous entendons aussi une langue étrange, non non, pas du chinois, … mais bien sûr du coréen, le TKDO (TaeKwonDo), c’est coréen ! Et là on se dit que ça va vraiment être galère.
Mais sommes très vite rassurés, le professeur s’explique très bien par gestes, il se fait comprendre des plus jeunes (7 ans) comme des moins jeunes (nous qui le regardions avons tout compris :] ).

C’est décidé, je m’inscris. Maxime et Zhengzhen aussi. 180 yuans pour un Dobok (la tunique) tout neuf qu’il faut commander. Et quand nous aurons nos Doboks, 160 yuans par mois avec 3 cours par semaine, c’est honnête !

Donc tout ça c’était samedi dernier… Aujourd’hui nous sommes vendredi, donc j’ai eu mon premier cours ! Depuis samedi, c’est Jean-François (encore un français à Minhang !) qui se dit tenté par l’aventure. Mais vous savez quoi, ils m’ont tous laissé tomber ce soir, avec des excuses plus ou moins valables, lâââcheurs :/

Tant pis, j’y suis allée, je me suis pas démontée, j’allais plonger seule dans un groupe de chinois en Doboks et qui crient des sons bizarre, arrrrghh !

Ooh mais c’est qu’il se fait tard, et il est déjà bien long cet article…
Je vous laisse avec tout le suspens, la suite de “Céline fait du TKDO” demain :]

Des jiaozi à Minhang

Lundi 10 janvier 2005

Au menu d’aujourd’hui, un plat typiquement chinois, tellement chinois qu’on ne trouve pas de traduction pour le désigner : les jiaozi (tsiaotzeu).

On peut comparer les jiaozi à nos raviolis: de taille comparable, ce sont des petites poches de pâte fourrées de viande de porc, de boeuf, de mouton ou encore de volaille, mais on en trouve également fourrées aux légumes.
Pour les accompagner, pas de sauce bolognaise, mais un attirail de condiments : ail, vinaigre… tout ce qu’il y a de plus doux :)
En fait, après sondage auprès de moi-même et de mes connaissances, il semblerait qu’il soit assez difficile de différencier le contenu des jiaozi, ce qui donne le goût c’est justement l’accompagnement !

Pour nous à Minhang, nous pouvons certes en manger au réfectoire de l’université, mais nous préférons encore l’un des boui-boui en face de l’université, sur Dongchuan Lu. Entre nous, nous l’appelons “la jiaozi place”, comprenez l’endroit où aller pour manger des jiaozi :)

Marieke et moi y étions encore vendredi dernier. Alors j’en ai profité pour prendre quelques clichés. Ce soir-là en plus, nous sommes reconnues successivement par 2 chinois : ”Hé, mais j’ai déjà joué au basket avec vous”, diront les deux, on devrait s’en douter maintenant, les 3/4 des chinois que nous connaissons, c’est sur un terrain de basket que nous les avons rencontrés !

Nos jiaozi commandés, nous pouvons admirer, du coin de notre table, la préparation de notre dîner sur la table au fond de la salle.

Enfin les jiaozi sont servis, préparation de l’assaisonnement,… MANGEZ !

Pendant tout ce temps, nous avons taper la discut’ EN CHINOIS SVP avec Kevin (me souviens plus de son nom chinois), repas donc complètement chinois !

Vous aurez peut-être remarqué que tous ont gardé les manteaux, et oui dans les boui-boui de Dongchuan Lu, on mange bien et pour pas cher (1 à 2 €) mais on a froid !

En attendant Noël

Mercredi 8 décembre 2004

Jingle bell, Jingle bell, Jingle all the way
La la la, lala la la, lala lala la la


Doux refrain de Noël, qui malheureusement se fait trop rare par chez moi. Et oui, c’est quand arrivent les premiers jours de décembre et que votre famille vous demande ce qui vous ferait plaisir pour Noël qu’on réalise qu’on est pas vraiment dans l’ambiance.

A Minhang, le district de Shanghai où je vis, pas de magasins tout de rouge, de blanc, et d’or décorés, pas de sapins sur les trottoirs (ah si 1 devant le nouveau resto du coin), pas de publicités avec un bon gros vieux bonhomme barbu en pyjama rouge et blanc, pas de lumières scintillantes dans les rues… Comment ressentir l’atmosphère de Noël ?

Et bien en ne restant pas à Minhang, mais en allant faire un tour en ville, à Carrefour ! 45 min en métro, et 8 mètres de bonheur en rayons : le premier pas vers la magie de Noël, trouver un sapin (synthétique mais c’est déjà énorme pour nous) et de quoi l’habiller un peu (les hivers sont rudes à Shanghai !).

Déjà Marieke et moi étions toutes excitées par la trouvaille, alors je vous laisse imaginer les deux gamines en train de faire leur sapin de Noël :)
Tous les superlatifs y sont passés, et bien sûr l’instant a été immortalisé comme il le fallait.

Maintenant chez nous flottent une douce ambiance de fête… et 2 chaussettes qui attendent impatiemment la venue du bon gros vieux bonhomme barbu en pyjama rouge et blanc :)


PS : Merci papa de m’y avoir fait penser