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Le Xiangyang Market, look-a-look

Vendredi 14 octobre 2005

Passage obligé de quiconque fait une halte à Shanghai : le Shanghai Xiangyang Clothing Gifts Market, plus communément appelé le Fake Market.
J’y étais allée une première fois avec Cécile et Sophie lors de leur venue à Shanghai afin de leur montrer un des hauts lieux de la vie shanghaïenne mais sans avoir rien besoin d’acheter. Cette fois j’y suis retournée en compagnie de Marieke et Emilio avec un objectif bien précis : acheter une paire de chaussures et des DVD.

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Le marché aux tissus de Dongjiadu Lu

Mercredi 27 juillet 2005

Situé au sud-est de la Vieille Ville de Shanghai, se trouve une rue grouillante essentiellement connue des locaux mais de plus en plus fréquentée par les occidentaux : le marché aux tissus de Dongjiadu Lu, le plus grand marché aux tissus de Shanghai.

Si j’en avais entendu parler par des amis auparavant, je n’avais pas eu l’occasion d’y aller avant  le passage à Shanghai de Cécile et Sophie.
A ma décharge, la difficulté d’accéder au fameux marché : pour les plus motivés, métro jusqu’à Huangpi nanlu puis compter au moins 30 minutes de marche à pied, sinon un taxi vous y emmenera de bon gré. Autant certains chauffeurs ne connaissent pas le site très touristique du jardin Yu situé à quelques encablures, autant “Dongjiadu lu” et “mai yifu de difang” (endroit pour acheter des vêtements”) seront immédiatement compris !

D’ailleurs on ne s’y trompera pas : le taxi vous dépose au bout de la rue là où ces prédecesseurs repartent en sens inverse. La rue grouille de clients, essentiellement des femmes, et pas seulement des chinoises, on va comprendre pourquoi…

Les premières échoppes rencontrées proposent essentiellement des tissus traditionnels, et il y en a pour tous les goûts, couleurs, motifs, il n’y a qu’à se laisser tenter :)

Ces échoppes proposent également tous les petits souvenirs en tissus habituels : sets de tables, trousses et autres housses.

Mais jusque là rien de nouveau par rapport aux boutiques rencontrées dans la Vieille Ville par exemple.

Pour cela, il faut pousser un peu plus loin…

Les premières échoppes passées, on se surprend à passer par le coin de l’une d’elles et, oh surprise, ce coin débouche non pas sur une autre, mais sur un véritable marché couvert qui regorge de stands de tissu au mètre. Des vêtements de toutes couleurs de tout style, mais bien davantage de tissus et de vêtements modernes. Et oui, c’est bien ici que les chinois viennent faire faire leurs vêtements de tous les jours.
Et ce n’est sûrement pas un hasard, au vu du choix présenté et surtout des économies qui peuvent être réalisées ! J’en prends pour exemple mes 2 compagnes de route, Cécile et Sophie qui se sont fait faire plusieurs tailleurs en cachemire pour 25 euros le tailleur ! Choix du tissu avec test au briquet à l’appui, négocation ardue boulier sous la main et choix des modèles sur catalogue, voilà une affaire qui fut rondement menée, pour cela parler chinois est un atout sérieux, et 2 clientes fort satisfaites du résultat :)

Endroit absolument typique de la vie à la shanghaïenne, vivant et très coloré, on comprendra que les occidentaux, de passage ou bien expatriés s’y rendent eux aussi, certains pour se faire faire un ou deux tailleurs histoire de faire des économies, d’autres à plus grande échelle, pour les affaires quoi. Ici ce qui marche, c’est la méthode “bifa“, comprenez, plus vous achetez, plus ce sera bon marché, bien sûr.
Et vous avez sûrement entendu parler de la chaude problématique du textile chinois…

Enfin, sorti de ce grand marché couvert, on peut encore continuer la balade sur la rue Dongjiadu : boutiques de boutons, de chaussettes, de caleçon, de parures de lit et autre linge de maison, sans oublier ces tailleurs et toutes leurs bobines de fils colorés…

Ca vaut au moins le coup d’oeil, et si comme moi vous avez parfois des petits soucis de taille dans les magasins de vêtements chinois des centres commerciaux, je crois que vous tenez une solution ;)

Les couleurs de Shanghai

Dimanche 2 janvier 2005

Lorsqu’on évoque Shanghai, on l’associe immédiatement à la modernité, à la face occidentale de la Chine et ses multiples grattes-ciel. On en oublierai presque qu’il s’agit d’une ville chinoise, qui concentre à elle seule tous les contrastes de la Chine.

La marque vivace de l’empreinte chinoise de Shanghai, ce sont ses marchés. Pas de grandes places qui accueillent 1 jour ou 2 par semaine les étals de marchands itinérants. Non, non, ici si vous voulez passer faire votre marché, il faut d’abord le trouver, ou bien comme c’est le plus probable, tomber dessus par hasard !
En efftet, coincés entre 2 boulevards, les marchés sont souvent des enfilades de petites rues aux maisons basses. Mais une fois que vous l’avez trouvé, rien ne vous empêche d’en profiter tous les jours et à toute heure ou presque. Car ici les marchés sont fixes, les marchands vivent dans leur commerce, derrière les étals qui se succèdent le long des rues.

Ces rues justement nous donnent une toute autre vision de Shanghai que l’image stéréotypée qu’on peut en avoir. On est bien loin des tours aseptisées et des architectures ahurissantes. Ici les cordes à linge remplacent les néons, pas d’agent de la circulation aux carrefours mais des tas de détritus odorants, et donc bien regarder avant de traverser pour éviter de se faire renverser par les vélos imprudents. De temps en temps au bout d’une rue on aperçoit les buildings qui nous rappellent comme des garde-fous que la ville n’est pas bien loin.

Mais moi je préfère m’y perdre dans ces marchés. Ces étals aux odeurs poignantes, tantôt délicieuses tantôt écoeurantes, ces couleurs tranchées, l’étal rouge de la bouchère, le vert du marchand de légumes, le marron du marchand de graines, la fumée qui se dégage des baozi tout chaud, les visages concentrés des commerçants à la tâche.

C’est un endroit qui vit d’une toute autre énergie que celle de l’avenue Nanjing Lu. Une foule incessante de chinois à vélo au milieu des rues, qui s’arrêtent de temps à autre devant l’un des étals, la lampe qui tourne sans fin au-dessus de l’étal du boucher et qui éclaire d’une lumière chaude la viande fraîchement coupée et présentée sur une simple table de bois à la portée de tous. Ne pas trop penser à l’hygiène non plus en passant devant les cuvettes de poisson tout frétillants déposées sur le sol. De toute façon on n’est pas là pour acheter à manger, on vient pour faire partie du grouillement, pour sentir cette atmosphère qu’on cherchait en venant ici, la Chine quoi…