Articles taggés avec ‘littérature chinoise’

Shanghai Baby

Jeudi 15 septembre 2005

Shanghai Baby
roman
(1999)

auteur :
Weihui

lu en :
français

je l’ai trouvé :
à la Fnac, en France. J’en avais entendu parler, et l’ai donc emporté dans mon stock de livres à ramener de France en Chine.
Prix : 7,13 €

Un petit mot sur l’auteur : Weihui

Zhou Weihui est née en 1973 à Shanghai. Diplômée de littérature de l’Université de Fudan à Shanghai, elle publie, à 27 ans à peine, Shanghai Baby qui lui vaudra les foudres du gouvernement chinois.
Faisant partie, avec Mian Mian auteur de Les bonbons chinois, de la génération des Belles Femmes Ecrivains (les Meinu Zoujia) qui ”n’hésite pas à aborder avec une grande liberté les sujets jadis tabous, notamment la sexualité”, elle vit aujourd’hui aux Etats-Unis.

Shanghai Baby, c’est le portrait ”semi-autobiographique” de Weihui qui se dessine sous les traits de Ni Ke, alias Coco en référence à son idole Coco Chanel, avec Henry Miler et Marguerite Duras.

Ce roman nous plonge dans le Shanghai des années 90, le Shanghai branché, le Shanghai de la “grisaille brumeuse, des rumeurs opressantes”, “Shanghai et le goût de ses nuits scintillantes”. J’y ai retrouvé nombre de références aux lieux que j’ai pu visiter et fréquenter dans la cité, un moyen de suivre les pas, les émotions de la romancière qui nous livre ”ses rencontres, ses questions, et par-dessus tout son désir de faire entendre sa voix, la lumière de son regard clair et franc sur le monde”.

Tiraillée entre son amour profond pour Tiantian, peintre fragile et impuissant, et sa passion physique pour Mark, l’amant allemand, elle ne peut s’empêcher comme elle le dit elle-même “de cacher les frissons, les douleurs et les passions qui [la] parcourent des pieds à la tête.”

Elle parle ainsi librement de l’univers déjanté dans lequel elle évolue, entre drogue et sexualité, sans pudeur et parfois même très crue, ce qui lui a valu d’être absolument censurée en Chine, “interdit, saisi et pilonné [...] comme au bon vieux temps de la Révolution Culturelle, bouscule hardiment les tabous et souffle un vent nouveau et provocateur sur la Chine”.

Voir aussi : sur Lire.fr, et Amazon.fr

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Si la Chine m’était contée… sur du papier

Mardi 12 juillet 2005

Parce ce qu’on ne peut pas toujours tout découvrir soi-même au cours de ses voyages ou des expériences de la vie quotidienne, les livres sont également un moyen formidable d’en apprendre chaque jour un peu plus sur la culture, l’histoire, la vie contemporaine mais aussi la langue chinoise.

Petite bibliothèque trilingue des ouvrages ayant trait de près ou de loin à la Chine, que j’ai pu lire…

… en Français,

à venir
Passagère du silence - Fabienne Verdier

à
venir
Le juge Ti à l'oeuvre - Robert Van Gulik

à venir
Mort d'une héroïne rouge - Qiu Xiaoling

Dix auteurs modernes

Shanghai Baby - Weihui

Le maître de Fengshui perd le nord - Nury Vittachi

à venir
Le livre d'un homme seul - Gao Xingjian

L'éternité n'est pas de trop - François Cheng

… en Anglais,

The goog women of China - Xinran

Sky Burial - Xinran

à
venir
The Art of War - Sun Tzu

… en Chinois,

Garfield

à
venir
Andesheng tonghua

à
venir
Hongloumeng

Un clic sur les images pour en savoir plus !

Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !

The Good Women of China

Mercredi 6 juillet 2005

The Good Women of China
titre français : Chinoises
(2002)

auteur :
Xinran

lu en :
anglais

je l’ai trouvé :
Chaudement recommandé par Marieke à qui je l’ai emprunté, elle l’avait acheté à la “Cité des livres de Shanghai” de Fuzhou Lu, librairie gigantesque étendue sur 6 étages.
Prix ?

Un petit mot sur l’auteur : Xinran

Xinran est née en 1958 à Pékin. Journaliste accomplie, elle présentera à Nankin pendant 8 ans une émission de radio durant laquelle, chaque soir, elle invitait des femmes à parler d’elles-mêmes. “Words of the Night Breeze” est devenue célèbre à travers toute la Chine, Xinran a pu rencontrer certaines des femmes qui voulaient se confier à elle. après son départ en 1997 pour Londres où elle compila dans The Good Women of China les destins qui lui ont été racontés, Xinran a permis de faire connaître leur sort bien au-delà des frontières chinoises, dans le monde entier.

De Xinran :

The Good Women of China (2002)
Sky Burial (2004)

The Good Women of China dresse ainsi, au fur et à mesure des chapitres, une série de portraits de femmes dans la Chine moderne. Autant de destins que de femmes, mais toujours on retrouve la cassure, la douleur, l’indiscible voire l’horrible dans le sort de ces chinoises éduquées depuis des siècles dans l’obéissance à leur père, mari, fils, et emportées dans les tourments politiques de la Chine. Avec Xinran, elles découvrent le sentiment de s’ouvrir en pouvant parler librement.
Réussissant à négocier les interdits imposés par une administration et une censure chinoises plus que contrariantes, Xinran, en recueillant les paroles de l’étudiante, de celle qui collecte les ordures, de la femme homosexuelle, de la femme “branchée” ou encore de la jeune fille violée, en entendant leurs mots sur ce qu’on ne peut à peine soupçonner, apprend elle aussi énormément sur ce que signifie “être une femme dans la Chine moderne”, au point de changer à jamais sa propre compréhension de la Chine.

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Dix auteurs modernes

Lundi 13 juin 2005

Dix auteurs modernes
recueil de nouvelles
(2004)

auteur :
10 nouvelles, 10 auteurs, comme son nom l’indique ;)
voir plus bas

lu en  :
français

je l’ai trouvé :
dans une des librairies du campus de Minhang,
10 yuans environ.

Dix auteurs modernes, c’est son titre parce qu’il regroupe 10 nouvelles de 10 auteurs chinois différents, et modernes car chacune de ces nouvelles fut écrite entre les années 70 et 80.

Quelle est la particularité de cette période ? 1976 est marquée par la mort de Mao Zedong et la chute de la Bande des 4 rapidement après. Dans les années qui suivirent, une nouvelle période débuta pour la Chine, et avec elle ce fut la “fin du cauchemar de la littérature” et le commencement d’une “nouvelle littérature”. Ainsi ce recueil fait apparaître certains aspects importants de cette “renaissance” littéraire chinoise, où l’on redécouvre une “tradition du réalisme” qui ne demande qu’à être développée.

Un bon moyen de prendre connaissance des réalités sociales de la Chine d’aujourd’hui. Il s’agit par ailleurs d’une forme très appréciée par le peuple chinois, la plupart des nouvelles ont même été primées et portées à l’écran.

Au menu :

1. Chen Huansheng se rend en ville de Gao Xiaosheng
2. Notre coin à nous de Shi Tiesheng
3. Un coin oublié par l’amour de Zhang Xian
4. A la recherche de Han le peintre de Deng Youmei
5. Le gardien de chevaux de Zhang Xianliang
6. Une maisonnette de bois couverte de lierre de Gu Hua
7. Tempête sur Danao de Wang Zhengqi
8. Le cerf à 2 cors de Wure’ertu
9. L’écume de la vie de Xue Haixiang
10. Une terre inoubliable de Liang Xiaoheng

Dix nouvelles, de longueur variable, qui se lisent très bien. Une façon de remonter le temps et de voyager dans la Chine des années 70-80, de découvrir sous de multiples facettes, dans les campagnes comme dans les villes, pour les jeunes générations comme les moins jeunes, les réalités quotidiennes d’un pays renaissant.

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