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A lire : Instantanés, Instants de vie à Shanghai

Dimanche 19 juillet 2009

Valentine Sorret, une amie de Marieke rencontrée comme bien souvent à l’occasion d’aventures en Chine, vient de publier un livre sur ses années d’expatriée à Shanghai.

Le recueil s’intitule Instantanés, Instants de vie à Shanghai, il coûte 100 RMB et l’intégralité des ventes est reversée aux associations “A Pleines Mains“  et “Couleurs de Chine“.

Rien que ça, ça donne toutes les bonnes raisons de l’acheter, mais aussi ce qu’ils en disent:

“Ces instantanés de vie à Shanghai sont émouvants et vous transporteront des larmes au rire : je ne peux que vous encourager à l’acheter !!”

“Un livre comme un miroir tendu qui vous invite à plonger dans vos souvenirs. Du plus léger au plus grave. Du plus superficiel au plus intime. Une histoire de Chine d’abord. Une histoire de femme surtout. Les chroniques d’une première expatriation. Un livre comme un cadeau en somme. Et l’ébauche d’une réponse à cette question insoluble… Comment c’est la Chine ?”

Liste des points de vente et plus d’information ici.

Instantanés, Instants de vie à ShanghaiTant de gens, tant d’expériences différentes, mais tous un point commun: cette révélation de la Chine…

Shanghai Baby

Jeudi 15 septembre 2005

Shanghai Baby
roman
(1999)

auteur :
Weihui

lu en :
français

je l’ai trouvé :
à la Fnac, en France. J’en avais entendu parler, et l’ai donc emporté dans mon stock de livres à ramener de France en Chine.
Prix : 7,13 €

Un petit mot sur l’auteur : Weihui

Zhou Weihui est née en 1973 à Shanghai. Diplômée de littérature de l’Université de Fudan à Shanghai, elle publie, à 27 ans à peine, Shanghai Baby qui lui vaudra les foudres du gouvernement chinois.
Faisant partie, avec Mian Mian auteur de Les bonbons chinois, de la génération des Belles Femmes Ecrivains (les Meinu Zoujia) qui ”n’hésite pas à aborder avec une grande liberté les sujets jadis tabous, notamment la sexualité”, elle vit aujourd’hui aux Etats-Unis.

Shanghai Baby, c’est le portrait ”semi-autobiographique” de Weihui qui se dessine sous les traits de Ni Ke, alias Coco en référence à son idole Coco Chanel, avec Henry Miler et Marguerite Duras.

Ce roman nous plonge dans le Shanghai des années 90, le Shanghai branché, le Shanghai de la “grisaille brumeuse, des rumeurs opressantes”, “Shanghai et le goût de ses nuits scintillantes”. J’y ai retrouvé nombre de références aux lieux que j’ai pu visiter et fréquenter dans la cité, un moyen de suivre les pas, les émotions de la romancière qui nous livre ”ses rencontres, ses questions, et par-dessus tout son désir de faire entendre sa voix, la lumière de son regard clair et franc sur le monde”.

Tiraillée entre son amour profond pour Tiantian, peintre fragile et impuissant, et sa passion physique pour Mark, l’amant allemand, elle ne peut s’empêcher comme elle le dit elle-même “de cacher les frissons, les douleurs et les passions qui [la] parcourent des pieds à la tête.”

Elle parle ainsi librement de l’univers déjanté dans lequel elle évolue, entre drogue et sexualité, sans pudeur et parfois même très crue, ce qui lui a valu d’être absolument censurée en Chine, “interdit, saisi et pilonné [...] comme au bon vieux temps de la Révolution Culturelle, bouscule hardiment les tabous et souffle un vent nouveau et provocateur sur la Chine”.

Voir aussi : sur Lire.fr, et Amazon.fr

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Dix auteurs modernes

Lundi 13 juin 2005

Dix auteurs modernes
recueil de nouvelles
(2004)

auteur :
10 nouvelles, 10 auteurs, comme son nom l’indique ;)
voir plus bas

lu en  :
français

je l’ai trouvé :
dans une des librairies du campus de Minhang,
10 yuans environ.

Dix auteurs modernes, c’est son titre parce qu’il regroupe 10 nouvelles de 10 auteurs chinois différents, et modernes car chacune de ces nouvelles fut écrite entre les années 70 et 80.

Quelle est la particularité de cette période ? 1976 est marquée par la mort de Mao Zedong et la chute de la Bande des 4 rapidement après. Dans les années qui suivirent, une nouvelle période débuta pour la Chine, et avec elle ce fut la “fin du cauchemar de la littérature” et le commencement d’une “nouvelle littérature”. Ainsi ce recueil fait apparaître certains aspects importants de cette “renaissance” littéraire chinoise, où l’on redécouvre une “tradition du réalisme” qui ne demande qu’à être développée.

Un bon moyen de prendre connaissance des réalités sociales de la Chine d’aujourd’hui. Il s’agit par ailleurs d’une forme très appréciée par le peuple chinois, la plupart des nouvelles ont même été primées et portées à l’écran.

Au menu :

1. Chen Huansheng se rend en ville de Gao Xiaosheng
2. Notre coin à nous de Shi Tiesheng
3. Un coin oublié par l’amour de Zhang Xian
4. A la recherche de Han le peintre de Deng Youmei
5. Le gardien de chevaux de Zhang Xianliang
6. Une maisonnette de bois couverte de lierre de Gu Hua
7. Tempête sur Danao de Wang Zhengqi
8. Le cerf à 2 cors de Wure’ertu
9. L’écume de la vie de Xue Haixiang
10. Une terre inoubliable de Liang Xiaoheng

Dix nouvelles, de longueur variable, qui se lisent très bien. Une façon de remonter le temps et de voyager dans la Chine des années 70-80, de découvrir sous de multiples facettes, dans les campagnes comme dans les villes, pour les jeunes générations comme les moins jeunes, les réalités quotidiennes d’un pays renaissant.

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Jiafei mao

Mercredi 2 février 2005

Les mois passent et enfin on se rend compte qu’on peut lire des livres écrits en chinois autres que nos livres de cours ! … même si on a encore besoin des images :]

Amis du chat le plus paresseux et gourmand qu’on puisse trouver sur des vignettes colorées, rassurez-vous, même en Chine vous pourrez lire les aventure de Garfield !

Et oui, Marieke ne s’y est pas trompée, sachant que j’étais une inconditionnelle de cette boule de poil orange irrascible, elle m’a offert pour Noël un album de Garfield en chinois :)

Voici comment ça se présente, approche de la couverture :

Première information, Garfield en chinois se dit “Jiafei mao” (prononcer Tsiafey mao), “mao” signifiant chat, jusque là c’est logique, et “Jiafei” étant un équivalent phonétique approximatif de “Garfield”.
Déjà rien que pour ça je suis trop contente d’avoir réussi à déchiffrer le titre, que des caractères que je connais ! Pas besoin non plus de trop d’efforts pour s’apercevoir qu’il s’agit de l’album 1. C’est parti pour 126 pages de poilades ! pourvu que je comprenne l’humour Garfieldesque en chinois…

“Je vais l’appeler ‘Pookie’ “.

C’est ça l’avantage des BD, c’est qu’il y a des images (scoooooop), mine de rien c’est bien pratique quand les compétences en chinois font défaut, et c’est un moyen de combler ses lacunes en identifiant grâce à l’image le sens d’un caractère inconnu.

Et c’était très bien que ce soit l’album 1, d’abord parce que c’est plus logique de commencer par le premier, mais surtout parce que c’est l’album dans lequel sont faites les présentations des personnages.
Après Garfield, j’identifie donc rapidement John Arbuckle (”Qiaong Aibaike”), puis Odie (”Oudi”) et, instant d’intense émotion, la rencontre de Garfield et de son nounours qu’il baptise Pookie (”Buqi”)…

Grâce à cet album, aujourd’hui je reconnais très facilement les caractères pour chat, chien, maître, souris… mais aussi paresseux, lasagnes, dormir, manger, facteur ;)

Bien sûr par moment il reste des zones d’ombre sur certaines répliques, mais pour les fois où je suis trop fatiguée (ou bien me laisserai-je gagner par la paresse moi aussi ?) pour déchiffrer ou deviner les caractères, il reste encore les meilleures bandes :

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