Articles taggés avec ‘études’

Une page qui se tourne

Mercredi 15 février 2006

Vous l’avez peut-être lu entre les lignes  : le 16 janvier dernier je passai mon dernier partiel. Pas seulement le dernier partiel de la semaine ou du semestre, ou en Chine. Non, non, vraisemblablement le dernier partiel de toute ma looooongue vie d’étudiante.

Sur le coup, je n’ai pas trop bien réalisé. Dans les précipitations occasionnées par mon départ en voyage pour le Guizhou, j’avais déjà eu du mal à préparer correctement l’examen, alors de là à me plonger dans les implications de ce dernier examen…

Sur le campus de SJTU MinhangSurtout qu’à l’époque, j’étais également en proie à quelques incertitudes sur mon avenir du second semestre. J’aurais pu vouloir continuer à suivre des cours à l’université de Jiaotong, ou y faire de la recherche, mais moi ce que je voulais c’était faire un stage en entreprise, avoir une expérience professionnelle en Chine pour compléter au mieux, à mon avis, le parcours d’étudiante que j’avais déjà accompli.

Sauf que voilà, dans mon domaine, les stages en Chine ne sont pas aussi monnaie courante qu’en France par exemple. Bref, m’y étant attelée un peu tard il faut le reconnaître, mes recherches ont tardé à porter leurs fruits, période de doute et tout ce qui s’en suit… mais, ça y est, les fruits sont arrivés !
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Céline à l’hôpital chinois

Mardi 6 décembre 2005

Dans la série, “Les aventures de Céline”, aujourd’hui je vous raconte ma première expérience en milieu hospitalier chinois.
J’en vois déjà qui grincent des dents, il est vrai que les hôpitaux chinois ne jouissent pas d’une réputation formidable, mais vu que je cherchais à faire soigner un bobo mineur, j’y suis allée pour tenter l’expérience.

Yunnan Baiyao aérosol En fait depuis 3 semaines, je me traîne un pouce droit mal en point suite à un mauvais ballon de basket qui m’est passé comme ça sur le doigt…
Bien sûr au début on pense que ça va passer, à coup d’élastoplast tout droit importé de France et d’un super produit local génial pour calmer les douleurs inflammatoires, le Yunnan Baiyao. Je vous le recommande, avec Marieke tous nos doigts y sont passés avec succès… sauf mon pouce droit :\

Du coup, voyant que ça ne s’arrangeait pas vraiment, j’ai pris la résolution de consulter. Plusieurs solutions s’offrent à moi : 1) aller à l’hôpital américain en ayant pris rendez-vous au préalable pour y passer l’après-midi et que ça me coûte les yeux de la tête (même si j’ai une bonne couverture…) 2) aller à l’hôpital chinois en dehors du campus; 3) aller à l’hôpital chinois du campus
Et oui en Chine, c’est l’hôpital ou… l’hôpital. Les cabinets de médecins individuels sont très rares (inexistants ?).

Donc, sur les conseils d’un ami chinois, option 3) : je vais pouvoir m’y présenter à l’arrache, c’est juste à côté et en tant qu’étudiante ça ne devrait pas me coûter grand chose. Je crains un peu d’avoir des difficultés de communication, mais mon ami chinois est un ange, il va m’accompagner :) Allez c’est parti !

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Salle d’étude

Vendredi 2 décembre 2005

Dans une salle du Temple de Confucius de Shanghai… Se replonger dans l’atmosphère pour mieux apprendre ses caractères ?

Promotion personnelle

Dimanche 27 novembre 2005

Une fois n’est pas coutume… je vais tenter d’utiliser mon blog à des fins purement lucratives ou presque. Je n’aime d’ailleurs pas trop le principe, mais à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Donc dans la lignée du post précédent, ce post ne vous apprendra pas grand chose sur Shanghai ou la Chine (désolée…), mais visera uniquement à faire un peu de pub pour… moi. Et oui ça peut paraître triste d’en arriver là. Du coup je comprendrais que la plupart des lecteurs de ce blog passent leur chemin.

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Le premier Institut Confucius en France est créé à l’Université de Poitiers

Mercredi 5 octobre 2005

Le gouvernement chinois a récemment décidé qu’une centaine d’instituts portant le nom du grand penseur Confucius (551-479 av J-C) seraient mis en place dans le monde afin de promouvoir la diffusion de la langue et de la culture chinoises.

L’Institut Confucius de Poitiers, premier habilité en France, sera inauguré le 3 octobre 2005 en présence de représentants de l’ambassade de Chine à Paris, du gouvernement de la province du Jiangxi, de l’université de Nanchang et du groupe ZTE. Les activités de l’Institut doivent commencer en janvier 2006. Ce dernier est en cours d’installation dans la Faculté des Lettres et Langues de l’Université de Poitiers mais un bâtiment spécifique pourrait lui être dédié à terme afin de mieux répondre aux besoins des utilisateurs.

Le premier Institut Confucius habilité en France
Le premier Institut Confucius a été créé à Séoul (Corée) en novembre 2004. Le premier en Europe a été inauguré à Stockholm en février 2005. Une cérémonie officielle organisée à Pékin le 20 juillet 2005, lors de la conférence mondiale sur la langue chinoise, a été l’occasion pour les autorités chinoises de remettre les plaques symbolisant les instituts Confucius à une douzaine d’universités dans le monde dont, pour la France, celle de Poitiers. Aujourd’hui, une trentaine d’instituts sont ainsi habilités par le gouvernement chinois (Berlin, Bruxelles, Liège, Manchester, Auckland, New-Delhi, Perth, Melbourne, Islamabad, Nairobi, Singapour, etc.).

Institut Confucius : promouvoir la diffusion de la langue et de la culture chinoises

Les objectifs des instituts Confucius sont plus particulièrement :

  • l’enseignement du chinois (y compris hors du cadre d’un diplôme),
  • la formation d’enseignants en chinois, la mise en place d’un test de niveau (compréhension orale, de grammaire et de lecture) - le HSK (Hanyu Shuiping Kaoshi) -,
  • la formation permanente,
  • et aussi la réalisation de documents pédagogiques, l’organisation de concours, la diffusion de documents culturels (films, …), la mise à disposition de documents d’informations.

Coordonnés à Pékin, par la Direction Nationale de l’Enseignement du Chinois aux Etrangers au Ministère de l’Education, les Instituts Confucius bénéficieront des programmes, des manuels, des logiciels, des documents de communication, ainsi que des enseignants chinois que les autorités chinoises mettront à leur disposition.

Gravure représentant Confucius

L’institut Confucius de Poitiers : un partenariat original
La création de l’Institut Confucius de Poitiers s’appuie sur la coopération qui existe depuis 1996 entre l’université de Nanchang (province du Jiangxi) et celle de Poitiers. Depuis cette date environ 1 200 étudiants de l’université de Nanchang ont été inscrits à l’université de Poitiers. Dans le cadre de cette coopération, un institut franco-chinois a été créé à l’université de Nanchang. Celui-ci reçoit des étudiants français qui désirent poursuivre leurs études en Chine et assure des formations en français aux étudiants qui désirent poursuivre leurs études à l’Université de Poitiers ainsi que des formations de master organisées par l’IAE de l’Université de Poitiers. Cependant l’originalité de l’institut Confucius de Poitiers est la participation d’un troisième partenaire : l’entreprise de télécommunication chinoise ZTE basée à Shenzhen (ville jumelée au Département de la Vienne). Cette dernière, intéressée par la formation dispensée par cet institut, fournira des équipements permettant des visioconférences et de l’enseignement à distance.

Nouveau logo de l'Institut Confucius

Communiqué de l’Université de Poitiers - 04/10/05
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Golden Week ! La Chine en vacances et moi aussi !

Vendredi 30 septembre 2005

Ca y est, je suis en vacances depuis hier soir !
L’occasion de souffler un peu après les dernières péripéties universitaires, de prendre un break et de se mettre au point pour reprendre du bon pied… avant les prochaines vacances ;)

Drapeau chinois dessiné à la craie dans un établissement des postes Officiellement la semaine de vacances ne commence que demain 1er octobre, avec la fête nationale chinoise.
Et pendant 7 jours, TOUTE la Chine est en vacances. C’est ce qu’on appelle une Golden Week, la première depuis la rentrée universitaire et la dernière de l’année civile.

A noter que sur les 7 jours de vacances, pour moi si on fait bien le compte, je n’ai que 4 vrais jours de congés supplémentaires (2 en sachant que je n’ai jamais cours ni le mercredi ni le vendredi) dans la mesure où samedi prochain, je devrai rattraper ma journée du jeudi précédent.

Au moins cette année je m’y suis préparée, pas comme l’année dernière où on nous avait fait venir le samedi et le dimanche pour rattrapage de 2 des jours non travaillés.

Et vous appelez ça des vacances vous ?!

Comme pour toute Golden Week, en ce moment, c’est toute la Chine qui s’apprête à bouger. Donc là-aussi, profitant de l’expérience de mes mésaventures de l’an passé, je n’ai même pas songé à préparer un voyage longue distance, tellement les trains seront encombrés.

Nanjing, Mausolée de Sun Yat Sen J’ai donc opté pour une destination plus proche et qui sera très agréable en cette période de l’année : Nanjing.

Les billets de trains en poche dès aujourd’hui, j’y serai pour 2 jours, après la vague de voyageurs chinois qui se déplacera ce week-end.

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, ce sera une opportunité pour moi de découvrir cette ville chargée d’histoire à 3-4 heures de train de Shanghai.

Autre activité au programme : faire de mon futur lieu de résidence définitif un endroit vivable !

Et oui, ça y est, nous avons enfin eu nos chambres individuelles dans le bâtiment 10.
Pour l’instant je n’y vis pas encore, j’attends toujours qu’on vienne m’y installer l’ADSL sans quoi je suis complètement perdue :]

Le truc c’est que ces nouvelles chambres sont un peu tristounes comparées à celles du bâtiment 8, mais ma mission, déjà entamée d’ailleurs, c’est de faire de cet espace mon espace.

Slide de cours de sécurité de l'information Et puis parce que je suis un peu maso ou trop consciencieuse sur les bords, je vais aussi pouvoir en profiter pour me mettre à jour sur mes cours de Sécurité de l’Information, le défi majeur étant de réussir à traduire et comprendre ce genre de transparent…

Et encore, là y’a un beau schéma.
Quand on sait que certains de mes profs nous font passer jusqu’à 90 slides de ce genre en 2 heures, vous comprendrez que je n’aurai pas trop de ces vacances pour me mettre à jour !

Bon, et puis, entre tout ça, et parce que mine de rien, c’est les vacances, je vais aussi essayer de me reposer. Le hic, c’est qu’actuellement se reposer dans mon appart, c’est quasi mission impossible car nous sommes cernées par des appartements en rénovation : Concerto pour 3 perceuses, marteaux & co de 8 heures du matin à 19 heures le soir.
Heureusement pour moi, j’ai peut-être trouvé la solution ;)

Farniente à Minhang

Et à ceux qui comme Audrey s’insurgent constatent que je suis déjà en vacances après seulement 2 semaines de cours, je répondrais que mes prochaines vraies vacances à moi… ce sera en février.

Face à face franco-chinois

Mercredi 28 septembre 2005

Lundi soir, alors que nous mangions “tranquillement” au restaurant universitaire avec de nous rendre en cours, un étudiant est venu nous demander si nous étions disponibles le mercredi suivant (aujourd’hui) pour un free talk en anglais en face-to-face avec des étudiants chinois. Comme il se trouve que nous n’avons pas cours du mercredi, nous avons bonne-poirement répondu que nous étions libres, et qu’éventuellement nous accepterions d’y participer.

Il n’en a pas fallu davantage à l’étudiant en question pour nous soutirer nos numéros de portable, et nous rappeler dans la soirée pour nous confirmer le lieu et l’heure.
Entre temps nous avons eu le temps de nous inquiéter sur le niveau d’anglais de nos futurs interlocuteurs, tant il nous était plus facile de communiquer avec cet étudiant en chinois qu’en anglais. OK, je sais bien, je suis française et mon anglais n’est sûrement pas parfais, mais il suffit de venir ici pour se sentir rassuré (quoique pas toujours) sur son niveau d’anglais.

Bref, jusqu’à ce midi, nous nous attendions à nous retrouver en face à face, avec 1 ou 2 chinois chacune, voire à rencontrer d’autres élèves étrangers enrôlés plus ou moins de force dans l’entreprise. Mais ce fut loin d’être le cas.

14 heures, moment auquel le cours devait commencer, et visiblement l’organisation laissait à désirer. Pas de salle de disponible, et nous sommes rejointes au fur et à mesure non pas par quelques chinois et étrangers, mais par une classe entière de chinois. Mais je suis pas là pour donner un cours d’anglais moi !
Bientôt nous sommes reconnues par la prof, “Hey I know you, I’ve seen you playing on the basketball court, you’re quite famous among us!”. Okaaay…

Finalement, nous comprenons très vite. Nous sommes là en guest star, pour parler de tout et n’importe quoi en anglais avec la classe de Free Talk dont c’était visiblement la première session. Petite introduction, séance questions-réponses, nous voici à conter nos expériences de la Chine et de la France à une classe entière prête à boire nos paroles.

Pour un face-to-face, c’était plutôt un face-to-facessssssss !
A tel point que la salle de cours finalement disponible était trop juste pour contenir tous les élèves. Nous avons fini avec la moitié du groupe dans une autre salle, pour une bonne heure de discussion, où il nous a fallu trouver des sujets capables de susciter l’intérêt de notre auditoire, quand ce n’est pas l’auditoire lui-même qui trouvait l’inspiration, comme par exemple de  nous demander de chanter une chanson française (3 fois) ou notre avis sur les garçons chinois (2 fois)…

Ces quelques questions pièges mises à part, nous avons aussi pu parler de sujets un tant soit peu intéressants, comme de savoir ce que nous pensions des candidatures infructueuses de Paris aux JO, de Yao Ming et de son homologue franchisseur de haies dont ils aiment bien se targuer devant les français depuis les derniers JO, mais aussi de notre expérience en Chine, des régions de France, de l’apprentissage des langues étrangères, ou encore de la perception de la Chine par les Français.

Nous avons été accueillies très chaleureusement, certains étudiants sont mêmes venus me dire en particulier combien ils étaient fébriles car c’était pour eux la première occasion de parler avec un étranger.

Bien sûr ils ont admiré notre pratique de l’anglais ;), nous ont vanté les mérites de notre pays si romantique et nous ont naturellement dit combien nous étions belles, ce à quoi, après les remerciements gênés, j’ai voulu répondre (dans ma grande humilité) qu’ils nous voyaient ainsi parce que nous étions différentes.

C’est peut-être une caractéristique des gens ici. Ce qui est différent ne les effraie pas mais les attire.