Articles taggés avec ‘économie’

Après ses tee-shirts, la Chine vend son acier, ses télés et ses lave-linge

Jeudi 8 décembre 2005

Pour la première fois de son histoire, la Chine est devenue, sur les dix premiers mois de l’année 2005, exportatrice nette de véhicules : d’après l’agence Xinhua, le pays a vendu à l’étranger 135 000 unités jusqu’en octobre, surtout des camions à destination de pays en voie de développement, et n’en a importé que 128 000, en grande partie des voitures de luxe, en provenance du Japon, d’Italie ou d’Allemagne.

Les chiffres du commerce extérieur chinois dans le domaine de l’automobile sont minuscules. Et pour cause : Pékin a choisi de faire fabriquer les quelque 5 millions de véhicules, qui sortent de ses chaînes de montage chaque année, par des constructeurs étrangers, tous présents en Chine dans des sociétés mixtes aux côtés de fabricants chinois.

Mais ils sont révélateurs d’une tendance qui pourrait faire de la Chine, dans un futur pas si lointain, un nouveau Japon : quand on sait que les investissements tous azimuts des marques étrangères en Chine sont en train de créer une capacité de production de 20 millions de véhicules en 2010, pour un marché intérieur qui pourrait ne pas dépasser les 9 millions d’unités (selon un scénario, raisonnable, de 10 % de croissance annuelle des ventes), il y a de quoi s’inquiéter.

Les QQ-bioman
Les QQ, le phénomène automobile chinois

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La Chine compte 376 millions de ‘mobinautes’, record à battre !

Mercredi 9 novembre 2005

376 millions d’abonnés mobile en Chine (et moi et moi et moi :) ) et combien de kilo de merdouilles qui pendent au bout ?

Merdouille à portable Probable prochaine 1ère puissance mondiale née d’un pouvoir communiste et d’une économie de marché, la Chine comptait 376 millions d’abonnés à la téléphonie mobile fin septembre 2005.

Fin 2004, on comptait 25,7 téléphones mobiles pour 100 Chinois, soit la proportion la plus importante enregistrée dans le monde.
Ces chiffres présentés lors du “China Mobile Telecommunications Terminal Industry Development Forum” des 3 et 4 novembre 2005 à Shanghai, ont été rapportés par l’agence de presse gouvernementale Xinhua.

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Chine et UE ont signé un accord sur les importations de textiles

Lundi 5 septembre 2005

Le commissaire européen, Peter Mandelson, et son homologue chinois, le ministre du commerce Bo Xilai, ont officiellement signé, lundi 5 septembre à Pékin, l’accord qui doit mettre fin au blocage dans les ports européens des textiles chinois, depuis qu’ils ont dépassé les quotas d’importation. Si la Commission européenne a déjà qualifié cet accord d’”équitable”, il lui reste à obtenir l’approbation des pays membres de l’Union européenne.

De source diplomatique, l’accord prévoit que la moitié des quelque 80 millions de pièces sans licence entrera sur le territoire européen et que l’autre moitié sera décomptée des quotas accordés à la Chine pour 2006, par l’accord signé à Shanghaï en juin. Autre point de l’accord : décompter des quotas 2006 une partie des quantités commandées, avec licences, par les distributeurs européens, en excès des quotas 2005. Enfin, il est prévu de transférer une partie des produits en excédents sur le quota d’une catégorie pour laquelle le plafond de 2005 n’a pas été atteint. Ce nouvel accord se fera dans le cadre de celui du 10 juin qui limitait la hausse des exportations de dix catégories de produits textiles à une fourchette entre 8 % et 12,5 %.

“SE PRÉPARER À UNE LIBÉRALISATION TOTALE”

Le déblocage des millions de vêtements chinois dans les ports européens ne règle cependant que provisoirement la “dynamique chaotique” dans ce domaine, juge Emmanuelle Butaud, directrice des affaires internationales à l’Union des industries textiles, qui souligne que “le scénario de la libéralisation du marché textile, prévu depuis dix ans, a été perturbé par l’accession de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC)” en décembre 2001. [...]

“PARTENARIAT PLUS PROFOND”

Après l’échec d’une nouvelle série de pourparlers jeudi dernier à Pékin, Washington a imposé des quotas sur les importations de deux nouvelles catégories de textiles en provenance de Chine.”Le textile est un problème mondial. Compte tenu des différences d’approches bilatérales entre l’Europe et les Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, il faut l’aborder de manière multilatérale au sein de l’OMC“, estime Mme Butaud. [...]

Le Monde.fr - 05/09/05 - 19h35

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Aux abords du marché aux tissus de Dongjiadu Lu à Shanghai...

La Chine se résout à réévaluer sa monnaie

Jeudi 21 juillet 2005

Pour la première fois depuis 1997, la Chine a réévalué, jeudi 21 juillet, de 2 % le yuan, sa monnaie nationale, en fixant un nouveau taux de change indicatif de 8,11 pour 1 dollar américain et en la liant à un panier de devises, dont la composition n’a pas été dévoilée mais qui tiendra compte du poids des principaux partenaires économiques de la Chine. La parité était jusqu’ici de 8,28 yuan pour 1 dollar.

Le gouvernement chinois a ainsi fait un geste à l’adresse de ses principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et l’Europe, dont les responsables se sont tour à tour félicités de cette décision. [...] Certains observateurs voient cependant dans cette réévaluation un geste avant tout politique, avant une visite du président chinois Hu Jintao en septembre aux Etats-Unis.

Les appels à une réévaluation du yuan se multipliaient depuis plusieurs mois, tant de la part des chefs d’Etat et de gouvernement des grandes puissances que des grands patrons des banques centrales ou des institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international. Mais régulièrement, la Chine rappelait qu’elle ne prendrait pas de décision sur sa monnaie sous la pression internationale, tout en soulignant se préparer à un assouplissement de son système de change.

Sous l’impulsion des grands patrons, les Etats-Unis ont sonné la charge. Pour les industriels, la sous-évaluation du yuan de l’ordre de 40 % face au dollar augmente mécaniquement le prix des marchandises américaines, qui s’exportent de plus en plus difficilement en Chine et, à l’inverse, baisse d’autant le prix des produits chinois qui inondent les marchés occidentaux. Face à la grogne des entreprises, des élus américains à la Chambre ont récemment déposé un projet de loi visant à sanctionner cet avantage compétitif, par exemple, en imposant des barrières douanières.[...]

UN GESTE À PORTÉE LIMITÉE

Le dollar a fortement chuté, jeudi, face à plusieurs devises asiatiques, dont le yen et les dollars hongkongais et singapourien, sur le marché des changes, après l’annonce de la réévaluation du yuan.

Les analystes financiers ont, eux, souligné la portée limitée d’un geste qui ne devrait pas avoir beaucoup d’impact sur les échanges commerciaux de la Chine. “Cela ne va pas changer les prix pour les consommateurs américains et, à l’évidence, cela n’aura qu’un impact minime sur le commerce”, selon Andy Xie, de la banque Morgan Stanley à Hongkong. Cet expert a toutefois souligné qu’étant donné les faibles marges des producteurs chinois, 2 % de réévaluation vont réduire de 20 % les profits des exportateurs. “Cela montre que la Chine ne pouvait pas se permettre un geste plus fort”, a expliqué M. Xie.

“C’est beaucoup moins que les 5 % à 10 % que nous attendions”, a réagi pour sa part Tim Condon, de la banque ING Barings.”Il y aura probablement des pressions pour un nouveau geste sur la monnaie”, a-t-il ajouté.

LeMonde.fr - 21/07/2005
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A Davos, la Chine impose ses performances

Samedi 29 janvier 2005

La Chine, acteur désormais incontournable de la croissance mondiale, a fait valoir lors du Forum économique mondial à Davos les performances exceptionnelles de son économie et imposé qu’on respecte sa souveraineté monétaire.

La Chine rouge menaçante et fermée a fait place, selon le vice-Premier ministre chinois Huang Ju, à “une Chine plus ouverte et plus prospère qui ne servira pas seulement ses 1,3 milliard d’habitants”, mais le monde entier. A présent, la Chine est à même de “participer à la coopération économique”. Elle “ne peut se développer dans l’isolement et le monde ne peut se développer sans le développement de la Chine”, a-t-il insisté.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec une croissance annuelle de plus de 9,4% en moyenne entre 1997 et 2003, la Chine, qui représentait 1% de l’économie mondiale en 1976, en pèse désormais quelque 4% et devrait quadrupler son poids d’ici 2020.

La Chine a créé “une nouvelle forme de capitalisme” et “cette génération de dirigeants est si intelligente, si capable”, s’est enthousiasmé le patron de Microsoft, Bill Gates. “Rien ne devrait stopper ce géant”, a renchéri Takatoshi Ito, économiste de l’université de Tokyo. Car l’économie bouillonnante aux faibles coûts de production, semblable au Japon des années 1960, est en train de muter. Désormais, les entrepreneurs chinois veulent “créer des marques de valeur”, reconnaissent “l’importance de la commercialisation, des ressources humaines et de la culture”, selon le pdg du cabinet de conseil Deloitte, William Parrett.

A l’image du groupe chinois Lenovo, qui a racheté les activités pc de l’américain IBM, la Chine est désormais sans complexes, au point d’exiger le respect des plus grandes puissances de la planète. A l’approche de la réunion des ministres des Finances du Groupe des Sept (G7) pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), en fin de semaine prochaine à Londres, la Chine entend faire respecter sa souveraineté monétaire.

Depuis plus d’un an, les économies occidentales dénoncent le régime du taux de change de la devise chinoise, le yuan ou renminbi, qui depuis 1994, est arrimé au dollar à un taux quasiment fixe d’environ 8,3 yuans pour un dollar. Ce lien permet à la Chine, en ces temps de faiblesse du billet vert, de jouer facilement de sa compétitivité commerciale. [...]

LeMonde.fr - 29/01/05 16h07
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Boeing devrait signer un contrat en Chine pour 60 avions 7E7

Vendredi 28 janvier 2005

NEW YORK (Reuters) - Boeing va signer un contrat de 7,5 milliards de dollars auprès de six compagnies aériennes chinoises pour la vente de 60 7E7 Dreamliner, a-t-on appris jeudi de source proche de la transaction.

China Southern Airlines, China Eastern Airlines, Air China, Shanghai Airlines, Hainan Airlines et Xiamen Airlines sont les six compagnies, a précisé la source, citant des responsables du gouvernement et des sociétés concernées.

Boeing pourrait avoir bénéficié de sa capacité à livrer ses avions au premier semestre 2008, à temps pour les Jeux olympiques de Pékin la même année, estime Cai von Rumohr, analyste de SG Cowen. L’A350 - qui se positionne comme le rival du 7E7 - ne sera pas disponible avant fin 2009, note-t-il.[...]

Airbus n’est pas en reste. Air China a annoncé jeudi la commande de 20 Airbus A330-200. Le ministère français des Transports a récemment indiqué que China Southern était sur le point d’acheter cinq A380.[...]

Boeing prévoit que la Chine deviendra d’ici 20 ans le deuxième marché mondial de l’aviation civile, derrière les Etats-Unis. Le groupe pense que la Chine aura besoin de 2.300 avions d’ici 20 ans avec l’enrichissement de sa population.

Reuters.fr - 28/01/05 8h09
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Les groupes chinois multiplient leurs acquisitions en Occident

Vendredi 14 janvier 2005

Le rachat annoncé de Marionnaud par un milliardaire chinois confirme une tendance récente : l’expansion des entreprises de ce pays à l’étranger. Du leader français de la tomate en boîte aux ordinateurs individuels d’IBM, ou aux téléviseurs de Thomson, aucun secteur ne les laisse indifférents.

Le rachat du distributeur français de parfums Marionnaud par le groupe de Hongkong Hutchison Whampoa est un des signes supplémentaires du changement en cours : le monde va devoir s’habituer au capitalisme chinois. Perçue jusqu’alors comme l’atelier du monde, la Chine ne cache plus qu’elle a bien l’intention de s’imposer comme acteur mondial à part entière.



Les premières manifestations de cette conquête du monde ont commencé depuis quelques années. Le groupe TCL a ainsi repris en 2003 la fabrication des téléviseurs de Thomson, puis l’activité téléphone mobile d’Alcatel en 2004. Le groupe d’électroménager Haier a lui aussi commencé à s’implanter à l’étranger. Il compte près d’une vingtaine d’usines à l’étranger, y compris aux Etats-Unis. Ces dernières semaines, cependant, le mouvement semble s’accélérer. En octobre 2004, Shanghai Automotive (SAIC), numéro deux chinois de l’automobile, rachetait le quatrième constructeur sud-coréen, SSangYong Motor, avec lequel il pourrait construire une usine de 4 × 4 en Russie. Surtout, SAIC a annoncé qu’il avait engagé des discussions pour se porter au secours de MGRover, en Grande-Bretagne, au besoin en le rachetant.

Le 8 décembre 2004, le groupe de haute technologie Lenovo annonçait le rachat de la division PC d’IBM pour 2 milliards de dollars (environ 1,5 milliard d’euros). Début janvier, le groupe pétrolier China National Offshore Oil corp (CNOOC), troisième producteur chinois, reconnaissait étudier une offre publique amicale sur la société Unocal, neuvième producteur de pétrole et de gaz américain. Le rachat envisagé s’élèverait à plus de 13 milliards de dollars, soit près de trois fois le chiffre d’affaires. Quant au groupe minier et métallurgique China Minmetal, il a, lui, approché le canadien Noranda, producteur de cuivre et nickel, et lui a proposé de le racheter au prix de 7 milliards de dollars.

D’autres opérations sont en cours. Le sidérurgiste Baosteel est en train d’étudier un investissement de taille au Brésil, afin de se rapprocher des sources minières de fer et de coke, tandis que les groupes d’aluminium cherchent à prendre pied en Australie.

SOUTIEN DU GOUVERNEMENT

A chaque fois, le gouvernement chinois apporte son soutien actif à ces opérations.[...]

Héritant de surplus commerciaux de plus en plus colossaux qui viennent gonfler les réserves de change, le gouvernement cherche par tous les moyens à éviter une réévaluation du yuan, qui perturberait son équilibre et son succès économique. [...]

Cette voie est d’autant plus privilégiée que le gouvernement, comme les grands groupes, estiment impératif d’aller sur les marchés extérieurs, pour soutenir leur croissance et assurer leur développement. Pour l’instant, les efforts se concentrent sur quelques secteurs. En priorité, l’énergie et les matières premières. La sécurisation des approvisionnements dans ce domaine est devenue une priorité stratégique pour le gouvernement chinois, afin d’assurer le rythme de croissance de l’économie.

Après avoir multiplié les accords de coopération au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique latine, les Chinois paraissent décidés à être plus offensifs en Occident, au besoin en se lançant dans l’acquisition d’actifs ou de groupes. [...]

Le deuxième axe de développement est dans les hautes technologies. Souvent placés en position de sous-traitant des grands groupes occidentaux de technologie, les groupes chinois éprouvent le besoin de monter en gamme et de s’approprier des techniques, des méthodes de gestion et de marketing qu’ils ne maîtrisent pas encore. Après avoir échoué à imposer sa marque Legend Computer comme une marque internationale, Lenovo s’est résolu à racheter la plus prestigieuse qui soit : IBM. Celle-ci devrait lui apporter en outre la capacité technologique qui lui permettrait de s’affirmer comme un réel concurrent de Dell ou de Microsoft. De même, Haier n’est pas encore parvenu à s’imposer comme un label fort sur les marchés occidentaux, bien qu’il soit présent dans plus de 100 pays.

DOMAINES NÉGLIGÉS

Les deux priorités fixées par le gouvernement n’empêchent pas les groupes chinois de regarder d’autres secteurs d’activité. Contrôlés par l’Etat, peu voire pas du tout soumis aux obligations occidentales de rentabilité, ces capitalistes asiatiques osent se lancer dans des domaines ou sur des marchés que les investisseurs occidentaux négligent. En avril 2004, le premier producteur chinois de tomates, Chalkis, a ainsi acquis la majorité de la société Conserves de Provence, leader français de la tomate. Le chinois Eri, lui, projette de créer une entreprise de recyclage de plastique à Cahors.

Cet activisme risque de se démultiplier dans les mois à venir. Alors que les économies occidentales calculent, s’ossifient, tombent dans un capitalisme de rente, les entrepreneurs chinois eux, osent, bougent, multiplient les expériences, bien décidés à se hisser par tous les moyens au sommet du monde.

Martine Orange

LeMonde.fr - 14/01/05 14h06
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