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Bonne année du Chien !

Samedi 4 février 2006

Dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier, la Chine est passée non pas du coq à l’âne, mais du coq au chien ;] Alors, avec quelques jours de retard, je vous souhaite une très belle année du Chien de Feu !

Caractère du Chien pour le Nouvel An Chinois

Et oui, le Nouvel An Chinois 2006, je ne l’ai pas passé à Shanghai comme l'an dernier, mais bien dans le Guizhou, à Kaili exactement, alors que j’étais en voyage avec Sandrine.
Tout juste rentrées à Shanghai depuis mercredi dernier, je reprends à peine la rédaction du blog, avec des tas d’articles à venir, ne serait-ce que pour raconter ce fameux voyage qui nous mena de Guiyang  dans le Guizhou à Yangshuo dans le Guangxi, avec toutes les péripéties qu’il nous a naturellement réservées, souvent directement liées à la période du nouvel an justement. Mais chut, je ne vous en dis pas plus pour le moment ;)

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Guizhou - Guangxi (8) et puis Matang

Dimanche 22 janvier 2006

Depuis Chong'an 重安, il nous faudra environ 30 minutes pour rejoindre Matang 麻塘. Mais pas une demi-heure de route peinarde à roupiller à l’arrière du mini-bus du restaurateur, plutôt une demi-heure de 4×4 mini-bus à sursauter à chaque relief de la route, à la fin de laquelle nous étions soulagées de voir que notre chauffeur connaissait son affaire.

En effet, il fallait savoir que ces petites routes tortueuses et accidentées étaient les seules qui pouvaient nous mener à Matang. On ne peut pas dire que ce soient les panneaux de signalisation qui gâchent le paysage… A un moment, on finit par tourner à gauche. On pense qu’on va tomber s’engouffrer dans une sorte de forêt, mais non, derrière la muraille d’arbres touffus, se cache en fait un chemin de terre qui descend pour uniquement desservir Matang, notre destination.

A mesure que nous approchons, nous voyons en effet le petit village se dessiner. Il semble comme caché, préservé de la civilisation par les arbres qui masquent la “route”. Mais nous allons découvrir que la civilisation a su trouver d’autres voies pour s’infiltrer à Matang.

Tout d’abord, certains vont dire que je fais une fixette, mais bon, quand même avouer que ça vous surprendait aussi : quelle est la première chose que nous avons vu en descendant du mini-bus ? Un terrain de basket !

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Guizhou - Guangxi (7) d’abord Chong’an

Dimanche 22 janvier 2006

Après la journée tranquille de la veille, c’est le ventre plein d’un petit déjeuner de petites pâtisseries comme on en trouve partout dans les nombreuses “boulangeries” de Kaili que nous nous sommes dirigées de bon matin vers la gare routière locale de Kaili. Notre objectif de la journée : passer par Chong’an et Matang, 2 villages des minorités de la région.

Sur la route de Chong'an, pose thé au seuil de sa maisonEncore une fois, le problème que nous rencontrons c’est le manque d’informations sur les moyens de rallier un point à un autre. Mais encore une fois, nous sommes bien décidées à faire notre parcours.

Alors c’est reparti pour une heure de petit bus genre tape-cul, avec au programme la suite de notre série “La Chine par la fenêtre du bus”.


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Nankin express (4) lumières sur Fuzi Miao

Mardi 18 octobre 2005

Poursuite du périple de la journée avec Fuzi Miao.

Porte d'entrée du quartier Fuzi Miao En sortant de Zhonghua Men, rien de plus simple pour s’y rendre. Il m’a suffi de remonter la rue Zonghua Nan lu vers le nord jusqu’à Jiankang Lu.

Pour marquer l’entrée du lieu, une porte traditionnelle, difficile de la louper au beau milieu de Zhonghua lu parfaitement moderne.

Ca tombe bien, je vais enfin pouvoir quitter le bruit assourdissant de la circulation et tourner sur ma droite où la circulation à l’air bien moins dense…

Et oui Fuzi Miao, c’est un quartier piétonnier !
Quartier piétonnier marqué par une grande porte traditionnelle au beau milieu de la circulation urbaine… ? Voilà qui me rappelle beaucoup Nanshi, la vieille ville de Shanghai !

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Fête de la Mi-Automne, entre lune, gâteaux, amis et légendes

Lundi 19 septembre 2005

Ce week-end, c’était la Fête de la Mi-Automne en Chine, et, à notre manière, nous aussi nous l’avons célébrée !

Danjie et moi, pose au claire du pleine lune, après le basket Et oui, alors qu’en France on ne se dit vraiment en automne que fin septembre, ici en Chine mi-septembre voit déjà annoncée la mi-automne. Il faut dire que les Chinois fêtent le printemps fin janvier - début février, ouh les tricheurs ;)

En fait, techniquement parlant, tout ça est lié au calendrier lunaire qui rythme les rites traditionnels de la Chine. Ainsi, la Fête de la Mi-Automne doit systématiquement être célébrée une nuit de pleine lune, le 15ème jour du 8ème mois lunaire, car selon les ancêtres chinois, l’automne s’étendrait sur les 7ème, 8ème et 9ème mois lunaires. Logique, non ?

Bref, cette année, le jour tant attendu tombait hier, le 18 septembre. Mais, paraîtrait-il que le meilleur jour pour admirer la lune, c’est la veille. Voilà pourquoi, Marieke, son amie Danjie et moi avons fait en sorte de nous retrouver ce jour-là pour passer ensemble ce jour de fête, qui bien sûr, pour nous, a commencé par un basket !

Car le Zhong Qiu Jie 中秋节 (Fête de la Mi-Automne) se doit d’être fêté en famille, ou à défaut entre amis.
Depuis plus de 2000 ans, les festivités s’organisent autour de l’astre du Yin, au point que les célébrations prennent également le nom de Fête de la Lune.

“En automne le ciel est clair et la lune particulièrement brillante”
dicton chinois

La lune est depuis longtemps la grande vedette de cette fête que l’on nomme également fête de la lune. Dans de nombreuses régions chinoises on considère l’automne comme la plus belle saison, plutôt sèche et tempérée, et la lune de la mi-automne est réputée être la plus belle («秋高氣爽» «月到中秋分外明»). C’est donc autour d’elle que sont organisées les activités festives, appelées traditionnellement shang yue 賞月 (contemplation de la lune) et zou yue 走月 (promenade sous la lune), qui se concrétisent par un pique-nique nocturne très populaire. Dans les zones urbaines, les parcs et les cours des écoles restent ouverts à cet effet, et certains n’hésitent pas à s’installer sur le trottoir avec leur matériel de barbecue.

source : fr.wikipedia.org

A l’époque, cette période de l’année représentait surtout la moisson pour les cultivateurs. Alors certes on contemplait la fascinante pleine lune, mais on n’oubliait pas de se réjouir des bonnes récoltes en savourant les offrandes religieuses.
De nos jours, les offrandes religieuses se sont transformées en Yuebing 月饼 (gâteau de lune) qui envahissent littéralement les rayons des magasins. Ces gâteaux,  dont la forme ronde n’aura pas manqué de vous rappeler celle de la lune, sont en effet traditionnellement dégustés à cette unique période de l’année. Il n’est pas rare de voir des Chinois repartir avec un chariot complet de boîtes de ces gâteaux qu’on n’oubliera pas d’offrir à la famille, aux amis comme aux collègues.

Danjie, moi, Marieke, prêtes à croquer dans nos yuebing !

Traditionnellement il est fourré d’une pâte sucrée de haricot ou de datte, et contient même parfois un jaune d’oeuf, le “yok”, censé, encore une fois de rappeler la lune. Personnellement je ne suis pas fan, c’est un peu étouffe-chrétien dans le genre… Au moins, comme sur certains yuebing on peut lire sur le gâteau le contenu écrit en caractères chinois, il est possible d’éviter le pire ;)

Yuebing fourré à quoi ?

Yuebing - Mooncake

Petite anecdote relative à ces fameux gâteaux chinois :
On raconte que l’annonce de la révolte des Chinois Han contre les Mongoles Yuan a pu être transmis via ces pâtisseries qu’on aurait fourrées de messages au lieu des pâtes traditionnelles.

Et d’ailleurs beaucoup d’autres légendes tournent autour de la Fête de la Lune. Pas étonnant que les enfants d’avant aient profité de cette occasion pour passer la nuit dans la cour des demeures familiales à se les entendre conter.  La plus célèbre d’entre elles proviendrait de la tradition taoïste et plus loin  encore de la mythologie chinoise. C’est justement celle que Danjie nous a racontée samedi dernier.

Il y a bien longtemps, une sécheresse horrible frappait la Terre. Sous l’effet de la chaleur caniculaire de dix soleils suspendus dans le ciel, les arbres et les herbes étaient desséchés, les sols craquelés, et les rivières taries. Beaucoup de gens étaient morts de faim et de soif.
Le Roi Céleste a dépêché Hou Yi au secours des sinistrés. Ce dernier a descendu neuf soleils à l’aide de son arc rouge et des flèches blanches. Aussitôt après, le climat s’est rafraîchi. Les pluies battantes ont rempli de nouveau les rivières et fait revivre les arbres et les herbes. Tout est revenu à la normale.

Un jour, une jeune fille du nom de Chang’er prenait le chemin de retour, une jarre à la main, lorsqu’elle a rencontré Hou Yi qui lui a demandé un peu d’eau potable. A la vue de ses armes, elle a reconnu que le garçon était le sauveur du monde. Ayant satisfait sa demande, elle a cueilli un bouquet de fleurs qu’elle lui a offert en signe de respect. Le “chasseur du soleil” lui a donné en contrepartie une fourrure de renard argenté.

Etant tombés amoureux lors de cette rencontre, ils se sont mariés peu après. Comme ils étaient mortels, Hou Yi a décidé, en vue d’éterniser leur vie d’amour, de chercher le philtre de longue vie. Il s’est rendu aux Monts Kunlun où résidait la Deesse Mère de la Reine de l’Ouest. Touchée par sa fidélité à l’amour, la Grande Mère lui a remis la remède à base de fruit de l’arbre de longévite, en lui disant :

“Le breuvage doit être partagé par le couple s’il veut vivre longtemps ensemble. Dans le cas où l’un des conjoints l’avale tout seul, il (elle) monterait en vol à la lune, où il (elle) vivra à jamais en tant qu’immortel.”

Après son retour, l’archer confia ce conseil à sa femme, décidant de boire l’élixir ensemble le quinzième jour du huitième mois lunaire, lorsque la pleine lune apparaît.
Un garçon méchant, nommé Feng Meng, a entendu en cachette leur conversation. Il voulait vivre immortel avec Chang’er, au détriment de Hou Yi. L’occasion se présentait enfin. Un jour, il assassina Hou quand ce dernier rentrait de la chasse. Le meurtrier força la femme de Hou à céder le philtre. A la nouvelle de la mort de son mari, la veuve pleura à chaudes larmes et avala le philtre toute seule.
Sous l’effet du breuvage magique, elle decolla et vola vers la lune sur le champ.

Ayant aluni, Chang’er decida de vivre sur la lune, le corp céleste le plus proche de la Terre. Elle y menait une vie sobre et calme. Immortelle, elle pensait pourtant au monde des mortels, sans jamais oublier son amour pour son mari et les gens qui avaient partagé le heur et le malheur avec elle.

source : Le Quotidien du Peuple en ligne

Voilà pourquoi, nous fit une fois encore remarquer Danjie, on trouve souvent sur les boîtes de yuebing non seulement une belle lune mais aussi un visage féminin de ces chinoises d’autrefois, en référence à Chang’er ;)

Boîte de yuebing avec le personnage Chang'er

Encore beaucoup d’anecdotes, de légendes et de traditions autour de cette Fête de la Mi-Automne, pour en savoir plus n’hésitez pas à aller faire un tour sur les liens mentionnés plus haut, mais si vous en avez assez, servez-vous ! Un yuebing, un DVD, un gâteau au chocolat, rien de mieux pour passer une bonne soirée :)

Plein de Yuebing ! Servez-vous !

Disneyland ouvre à Hongkong, Pékin applaudit

Mardi 13 septembre 2005

Alors qu’hier certains luttaient pour leur rentrée, pendant ce temps-là, à Hong-Kong,



Le Disneyland de Hongkong a été inauguré sous les louanges de la classe politique, lundi 12 septembre au matin, et présenté comme un exemple de coopération exemplaire entre la société américaine et les autorités locales. “Je déclare Hongkong Disneyland officiellement ouvert”, a lancé le directeur général sortant de Walt Disney, Michael Eisner, en coupant à 12 h 15 locales (6 h 15 à Paris) un ruban multicolore faisant face au château de la Belle au Bois dormant. A ses côtés, son successeur, Robert Iger, qui prendra la tête de Disney le 1er octobre, a annoncé un “avenir éclatant” pour le parc, devant un millier de journalistes, venus essentiellement d’Asie.

“Je représente le gouvernement central (Pékin) pour me féliciter de la réussite de la coopération entre le gouvernement (local) de Hongkong et Walt Disney”, a lancé le vice-président chinois, Zeng Qinghong, également appelé à couper le ruban. Le responsable a conclu son discours par un “thank you very much”.

INVESTISSEMENT DU GOUVERNEMENT

[...]Les cérémonies, point culminant de trois jours de festivité, avaient débuté quelques minutes auparavant par un spectacle alliant la plus pure tradition Disney aux couleurs de l’Orient, exemplaire de la première implantation en Chine de la société américaine. Après une “danse du lion” interprétée par des acrobates chinois, des enfants ont chanté à l’unisson un hymne de bienvenue en japonais, cantonais, mandarin, anglais et français : les langues des parcs Disney dans le monde.

Le parc est le cinquième Disneyland dans le monde, après ceux de Californie, Floride, Paris et Tokyo. Ses responsables annoncent 5,6 millions de visiteurs la première année. Le Disneyland de Floride a attiré 15,1 millions de personnes en 2004, celui de Tokyo 13,2 et Paris 12,4.

Le Monde.fr - 12/09/05
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Magasin de maroquinerie Mickey Mouse dans la galerie Auchan-Minhang Shanghai
un secteur porteur ?

Dix auteurs modernes

Lundi 13 juin 2005

Dix auteurs modernes
recueil de nouvelles
(2004)

auteur :
10 nouvelles, 10 auteurs, comme son nom l’indique ;)
voir plus bas

lu en  :
français

je l’ai trouvé :
dans une des librairies du campus de Minhang,
10 yuans environ.

Dix auteurs modernes, c’est son titre parce qu’il regroupe 10 nouvelles de 10 auteurs chinois différents, et modernes car chacune de ces nouvelles fut écrite entre les années 70 et 80.

Quelle est la particularité de cette période ? 1976 est marquée par la mort de Mao Zedong et la chute de la Bande des 4 rapidement après. Dans les années qui suivirent, une nouvelle période débuta pour la Chine, et avec elle ce fut la “fin du cauchemar de la littérature” et le commencement d’une “nouvelle littérature”. Ainsi ce recueil fait apparaître certains aspects importants de cette “renaissance” littéraire chinoise, où l’on redécouvre une “tradition du réalisme” qui ne demande qu’à être développée.

Un bon moyen de prendre connaissance des réalités sociales de la Chine d’aujourd’hui. Il s’agit par ailleurs d’une forme très appréciée par le peuple chinois, la plupart des nouvelles ont même été primées et portées à l’écran.

Au menu :

1. Chen Huansheng se rend en ville de Gao Xiaosheng
2. Notre coin à nous de Shi Tiesheng
3. Un coin oublié par l’amour de Zhang Xian
4. A la recherche de Han le peintre de Deng Youmei
5. Le gardien de chevaux de Zhang Xianliang
6. Une maisonnette de bois couverte de lierre de Gu Hua
7. Tempête sur Danao de Wang Zhengqi
8. Le cerf à 2 cors de Wure’ertu
9. L’écume de la vie de Xue Haixiang
10. Une terre inoubliable de Liang Xiaoheng

Dix nouvelles, de longueur variable, qui se lisent très bien. Une façon de remonter le temps et de voyager dans la Chine des années 70-80, de découvrir sous de multiples facettes, dans les campagnes comme dans les villes, pour les jeunes générations comme les moins jeunes, les réalités quotidiennes d’un pays renaissant.

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