Articles taggés avec ‘croyances’

Xitang (5) couleurs du taoïsme

Jeudi 30 juin 2005

A Xitang comme à Wuzhen, il est possible de visiter des temples taoïstes.

Je rattache ici cet aspect de l’excursion davantage à Xitang, probablement parce que j’ai dû en visiter davantage là-bas, et peut-être aussi parce que j’y ai pris quelques unes de mes photos préférées ;)

Mais d’abord quelques vues prises à Wuzhen.

Ce qui frappe invariablement quand on pénètre dans un temple taoïste, c’est l’odeur et la fumée des bâtons d’encens (parfois gigantesques) brûlés par les croyants et piqués dans de grands bacs d’une sorte de sable par le personnel du temple.

Avec le bouddhisme, le taoïsme est l’une des religions les plus pratiquées en Chine. Les temples bouddhiques et taoïstes se ressemblent assez, du moins pour une personne non-avertie comme moi.

Toutefois, quelques petites informations glanées auprès de Raymond, toujours là pour répondre aux questions des non-avertis :)

Une des principales différences, d’après ce que j’ai compris, est que les divinités taoïstes sont des personnages humains ayant existés et auxquels on a donné le statut de dieu pour leurs actions particulièrement héroïques par exemple. Ainsi les divinités ont toutes un visage humain, parfois des mines patibulaires, beaucoup d’entre elles étant notamment d’éminents généraux. A l’inverse les divinités bouddhiques sont divines par essence, dans le sens où elles ne sont pas issues du commun des mortels. Leur représentation s’en trouvera donc plus éloignée des caractéristiques humaines.

Enfin, une autre caractéristique du taoïsme est la grande place laissée aux superstitions. Si quelqu’un peut m’expliquer le comment du pourquoi des pièces de monnaies posées en équilibre sur la tranche ?

Toujours le même taoïsme, mais cette fois observé à Xitang.

Les murs jaunes d’or, les portes rouge vif qui donnent sur des murs parfaitement blancs. A quelques endroits près, les temples semblent refaits à neuf, on a parfois l’impression d’un décor de carton pâte si ce n’était le silence religieux et les odeurs d’encens.

On passe la lourde porte rouge décorée pour découvrir l’un des généraux à la mine patibulaire qui a eu le droit à son rang de dieu taoïste.

Et enfin, ma photo préférée :]

Ce n’est pas toujours du côté de la porte qu’on croit qu’on trouve le fascinant…

Revenir à l'introduction

Poursuivre la balade :
1. sur le canal
2. nuit de Chine à l'eau
3. pas à l'hôtel
4. de petites mains appliquées
5. couleurs du taoïsme
6. scènes de rue
7. sur le vif

La Chine a célébré l’année du Coq

Vendredi 11 février 2005

Plus puissante que jamais sur la scène internationale, la Chine célèbrera mercredi l’avènement de l’année du Coq, signe de fierté mais aussi d’arrogance, alors que déséquilibres sociaux et risque de surchauffe de son économie demeurent toujours aussi importants.

Comme tous les ans, la plus grande migration humaine de la planète a lieu à l’occasion de cette fête traditionnellement passée en famille, avec 1,97 milliard de déplacements en bus, en train, en bateau ou en avion prévus par le gouvernement sur une période d’un mois.

Pour arriver chez eux avant mardi soir, les migrants qui travaillent parfois à des milliers de kilomètres de leur domicile effectuent souvent des périples longs de plusieurs jours dans des trains bondés ou des bus surchargés.

Pour chasser les mauvais esprits, des pétards retentiront tout au long de la nuit de mardi à mercredi. Les réunions de famille et les sorties dans les temples et dans les foires se succéderont ensuite.

Des grands repas seront organisés et plus de cent millions de messages de voeux échangés par téléphone portable.

Ces rites de passage seront d’autant plus importants que cette année du Coq ne comportera pas de “lichun”, jour du début du printemps dans le calendrier agricole qui tombe en 2005 le 4 février.

Selon la croyance populaire, “une année sans printemps” est “une année du veuvage”, si bien que de nombreux couples se sont dépêchés de se marier avant la fin de l’année du Singe, qui comptait deux “lichun”.

Sur le terrain économique, le tableau est plus positif mais les risques s’accumulent.

L’an dernier, la Chine aura réussi à maintenir une croissance très forte tout en évitant l’écueil de l’éclatement d’une bulle spéculative, grâce à une intervention musclée du gouvernement pour brider le crédit et l’investissement.

L’indiscipline inhérente au singe a été contenue, mais les problèmes structurels du pays n’ont pas été résolus pour autant.

“Beaucoup d’observateurs craignent que la bulle du marché immobilier éclate en 2005 et brise le fragile équilibre de l’économie chinoise”, rapporte dans sa dernière édition, avant la Fête du printemps, le magazine économique Caijing.

Dans les campagnes, l’abolition progressive de l’impôt agricole, nécessaire pour tenter de rééquilibrer des écarts en constante augmentation entre ruraux et citadins, risque de priver les gouvernements locaux de leur principale source de revenu.

Quant aux marchés boursiers de Shanghai (est) et de Shenzhen (sud), ils ont atteint la semaine dernière leur plus bas niveau en près de six ans et la confiance des investisseurs paraît durablement entamée.

A l’extérieur, le poids croissant de la Chine permet à son gouvernement de s’affirmer davantage sur la scène internationale. Mais il n’a pas su pour l’instant faire preuve de flexibilité alors que la puissance chinoise devient source de tensions.
Aux Etats-Unis, un groupe de sénateurs démocrates et républicains a menacé la semaine dernière Pékin de droits de douane punitifs si sa monnaie n’est pas réévaluée d’ici six mois.
Les relations avec Taïwan pourraient aussi s’envenimer davantage avec le vote prévu en mars d’une “loi anti-annexion” à laquelle Taipei menace de répondre par un referendum sur ses relations avec le régime communiste.

Durant l’année du Coq, “il est particulièrement important de faire preuve de tolérance”, rappelle Shelly Wu, une astrologue basée en Californie.

En Chine même, ses confrères s’interdisent de prédire l’avenir de la nation.

“Si vous publiez des commentaires sur des sujets sensibles il peut facilement arriver que votre site internet soit fermé” par les autorités, explique M. Chen, un géomancien basé dans le Guangdong (sud).

La Tribune de Genève - 11/02/05

La Cité Interdite

Jeudi 10 février 2005

Suite logique dans notre première journée marathon à Pékin, après la Place Tian’anmen, la Cité Interdite !

La Cité Interdite était le lieu de résidence des empereurs chinois (ainsi que de ses concubines et enfants, et des impératrices douairières), on y traitait les affaires de la Cour, célébrait les grandes cérémonies : elle constitutait ainsi le centre du pouvoir politique, et même le centre du monde d’après la philosophie chinoise…

Avant de vous en montrer davantage, quelques chiffres histoire de planter le décor. La Cité Interdite, c’est :

  • 14 années de construction, de 1407 à 1420
  • 200 000 ouvriers
  • 960 m de longueur
  • 750 m de largeur
  • 12 millions de briques pour le pavage
  • 9 000 salles
  • jusqu’à 20 000 eunuques (le personnel) du temps des Ming

Voici donc où je vous avais laissé depuis la Place Tian’anmen. Il s’agit de l’entrée sud de la Cité Interdite, clairement identifiable grâce au portrait de Mao qu’on repère aisément de loin…

On distingue ici les 5 entrées qui mènent vers la cité mais je ne saurais pas vous dire ce qu’il y a derrière car, avec Sandrine, nous sommes passées par une sorte de parc à droite de cette entrée, “le parc de la culture du peuple” ou quelque chose du genre…

Toujours est-il que, que l’on emprunte cette entrée (très très fréquentée…) ou les chemins de traverse par le parc à côté, on finit par se retrouver à la véritable entrée de la Cité Interdite, qui se trouve être la Porte du Midi, Wumen.

Là, il faut savoir s’y retrouver parmi les différentes files d’attente :

  • La première à emprunter, c’est celle pour acheter son ticket, compter 40 yuans par personne.
  • Puis deuxième file d’attente, l’audio-guide : avec Sandrine, on se dit qu’il y a sûrement des tas de choses intéressantes à savoir sur les lieux, alors nous versons les 40 yuans de location (auxquels s’ajoutent une caution). A noter qu’en bonnes touristes, nous nous sommes d’abord adressées au guichet d’audio-guide, mais qu’il était en fait plus rapide de s’adresser directement aux gens près de la grande table en bois décrépite où on vous colle directement l’audio-guide sur les oreilles avec la gentille dame de la boiboite qui commence déjà à papoter alors que vous êtes gentiment poussé vers la troisième file d’attente…
  • … celle qui permet finalement de rentrer, une fois, bien sûr, qu’on aura pris le soin de déchirer la partie droite de votre ticket.

Enfin ça y est, nous y sommes. Il doit être environ 10h et on ne peut que constater qu’il y a foule. Nous allons donc devoir affronter des foules de chinois et autres touristes venus du monde entier pour approcher les différents palais que nous allons découvrir.

Passée la porte de l’Harmonie Suprême, nous voici donc devant le palais du même nom. On se rend déjà compte de l’immensité et de la rigoureuse symétrie des lieux.

Avec le Palais de l’Harmonie Suprême (Taihe dian), nous découvrons les éléments qui seront caractéristiques et récurrents pour les palais de la Cité Interdite. Partout ces même murs rouges, ces mêmes toits aux tuiles jaunes, cette inscription dorée sur fond blond indiquant le nom du palais, et cette foule de touristes qui s’agglutine aux entrées du palais pour tenter d’apercevoir, voire de prendre en photo pour les plus téméraires, l’intérieur des palais dans lesquels il est impossible de pénétrer.

Illustration de la cohue aux abords des palais…

Ici, il me semble que c’était le pire, devant la palais de la Tranquilité Terrestre, où l’on trouve la chambre à coucher de l’impératrice sous les Ming, qui sera par la suite la chambre nuptiale des empereurs.

Nous avons alors renoncé à nous approcher. Par contre, en contournant le palais par la droite, nous avons suivi la coutume qui recommande de toucher (à pleines mains attention :] ) la statue de bronze (?) qui visiblement doit porter chance (en amour ?) à en croire par le nombre de chinois qui caressaient la statue.

Mais il suffit de se laisser porter par le mouvement des visiteurs et la musique traditionnelle qu’on peut entendre par endroits pour toucher du doigt l’âme de la Cité Interdite. Non non, ce n’est pas un CD que vous entendez, mais bien ce vieux joueur de violon chinois qui joue dans son coin.

Si les portes qui séparent les cours et palais sont malheureusement souvent envahies par “les marchands du temple” (qui vous proposent par exemple de poser en tenue d’apparat…), nous nous sommes laissées séduire par les enfilades d’enceintes rouges, et les petites cours desquelles on aperçoit les toits jaunes d’or qui se découpent dans le ciel bleu de Pékin.

De très belles perspectives sur les toits des temples…

… mais aussi des oeuvres colossales, dont la fameuse dalle Ming en marbre sculptée de neuf dragons avec une perle dans la bouche, ondoyants entre nuages, vagues et précipices.

Ne serait-ce que pour l’anecdote, pour déplacer les 17 m et 25 tonnes de cette sculpture qui attirent aujourd’hui de nombreux regards, il fallut 28 jours et une astuce ingénieuse : la dalle fut transportée sur une piste de glace, jalonnée de centaines de puits creusés pour arroser la piste et la rendre glissante avec le gel, malin ;]

Sans oublier les jardins impériaux, là où nous avons fait notre pause casse-croûte, ou plutôt nouilles instantanées ;]

L’occasion de découvrir de drôles de pavillons trônant au-dessus de pierres aux formes étranges…

Encore un détour par les salles qui abritent divers objets de la vie de l’empereur Puyi, empereur chinois du 20ème siècle très ouvert à la culture occidentale, ce seront les seules salles dans lesquelles nous aurons pu pénétrer.

Et nous franchissons la sortie nord de la Cité Interdite, dont nous comprenons clairement maintenant l’autre appellation de Cité Pourpre. Mais la visite n’en est pas pour autant finie…

Pour clore la visite de la Cité Interdite en beauté, je vous recommande (quand le ciel est dégagé) de traverser la rue et de prendre votre ticket pour la parc Jingshan (”colline de charbon”) juste en face. Le parc présente peu d’intérêt en lui-même, sauf pour les courageux qui monteront tout en haut et pourront admirer une dernière fois la Cité Interdite, version panoramique…

Les superstitions en Chine se portent bien

Mardi 8 février 2005

PEKIN (AFP) - Des couples qui s’unissent à la va-vite pour éviter une année du coq peu propice, des nouveaux riches qui veulent être les premiers à faire sonner les cloches des temples, des files d’attente chez les astrologues: les superstitions se portent bien en Chine avant le Nouvel An lunaire.

“Tous les hôpitaux ont connu une augmentation de 20% du nombre de femmes enceintes cette année parce que l’année du singe est considérée comme de meilleur augure” que celle du coq, qui débute mercredi, explique Han Tianjun, directeur de l’Hôpital pour femmes et enfants de Canton (sud).
Pour s’assurer que leur progéniture voie le jour sous de bons auspices, certaines mères n’hésitent pas à recourir à des césariennes.
“Elles ne l’avoueront pas mais c’est la vraie raison. S’il s’agit d’avancer la date de trois ou quatre jours seulement, nous le ferons probablement”, explique l’infirmière Zhang Weizhu.

Pour les mariages également, les couples font la queue pour sceller leur union avant l’arrivée de la nouvelle année, selon les médias officiels, qui évoquent des salles de banquets toutes réservées, certaines voyant défiler trois noces par jour.

Vingt ans de réformes ont fait ressurgir les vieilles superstitions en Chine, qui n’ont pas de mal à s’adapter à la vie moderne. Les nouveaux riches du communisme n’hésitent pas à dépenser de fortes sommes pour “s’acheter” une bonne fortune.
L’homme d’affaires Gao Jie a déboursé 66.000 yuan (7.951 dollars) lors d’une récente vente aux enchères afin d’être le premier à allumer de l’encens et à prier le jour du Nouvel An dans le temple Tanze de Pékin.

Le Parti communiste regarde du coin de l’oeil cette poussée du superstitieux, craignant que cela mine son pouvoir. La radio et la télévision publiques ont récemment interdit toute publicité “qui fait l’éloge de la superstition”.

Mais les Chinois semblent en faire peu de cas : ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les marchands de bonheur, y cherchant réponse à leurs doutes grandissants dans une société en mouvement où a disparu l’emploi à vie. Et, malgré l’interdiction officielle, de la publicité sur des services d’astrologie par téléphone est régulièrement diffusée sur les écrans télé.

“Les gens veulent aujourd’hui savoir quel chemin ils doivent prendre.
Ce n’est pas comme avant, où on décidait tout pour eux, de l’endroit où ils travaillaient à celui où ils devaient vivre”, explique Sherry Jin, 21 ans, qui a eu recours à un astrologue pour savoir si son père devait changer de métier.

La plupart des clients ont ce genre de questions à la bouche, selon le diseur de bonne aventure Wang Xin, voulant savoir si c’est le bon moment pour ouvrir un commerce ou réaliser tel ou tel investissement.

Beaucoup viennent également chercher conseil sur leur vie maritale.
“Un tiers de mes clients ont des aventures extra-conjugales mais ils ne veulent pas de divorce car ils ont des enfants”, explique-t-il. Il leur conseille alors de suivre les enseignements du livre antique de philosophie, le “I-Ching”, qui enseigne que vivre ensemble est mieux que de vivre séparément.

Quant à ceux qui veulent chasser l’amant de leur épouse, ils leur conseillera de placer deux figurines de coq près de l’armoire où elle range ses sous-vêtements. “Le bec d’un coq est très dur, il peut chasser le mal”, assure M. Wang.
Il y a trente ans, M. Wang aurait fini en prison mais aujourd’hui, “même les hauts responsables du gouvernement ont leur propre astrologue”, assure-t-il.

AFP - 08/02/05

Symbolique des chiffres : le 8

Jeudi 27 janvier 2005

Dans mon article sur la Jin Mao Tower, je faisais remarquer que le nombre de 88 étages était lié à la symbolique du chiffre 8 en Chinois, dont j’ignorais l’origine. Une lectrice m’a éclairée.

Voilà, ça c’est 8 en Chinois.

En mandarin, il se prononce “ba”. Mais en cantonais, il se prononce “fa” et mine de rien, c’est intéressant à savoir…

Si vous voulez connaître les autres chiffres Chinois,
lisez l’article de My.

Dans la culture chinoise, le chiffre 8 est un chiffre porte-bonheur, et j’ai pu me rendre compte sur place qu’il était très apprécié. Ce que je ne savais pas c’était pourquoi.

En chinois, beaucoup de caractères différents se prononcent de la même façon, au ton près. Je savais donc que certains chiffres étaient plus appréciés que d’autres car leur prononciation était la même que d’autres caractères aux connotations positives, une sorte de “jeu de mot” ou plutôt “jeu de sons”. Mais mes recherches sur “ba” n’avaient rien donner de concluant… pas de bonheur, joie, amour, longévité… qui se prononce “ba” en mandarin.
Par contre, en cherchant un peu, on trouve que 8 se prononce “fa” en cantonais, et devinez quoi… “fa” est également la prononciation d’un caractère qui signifie “s’enrichir” ! Bingo :]

Cette explication peut sembler un peu “tirée par les cheveux”, c’est pourtant très commun en Chine. Mais voici les explications que m’a fournies Sophie :

Le chiffre huit est un symbole d’équilibre final… en Orient il représente :

  • les 8 rayons de la loi Boudhique,
  • les 8 règles de la conduite “Chou-King”,
  • les 8 ministres de l’Empire chinois,
  • les 8 pétales du lotus,
  • les 8 sentiers du Tao,
  • les 8 trigrammes fondamentaux,
  • les 8 pilliers du Ming-Tang,
  • les 8 pilliers du ciel,
  • les 8 points cardinaux,
  • les 8 montagnes cosmiques, etc…

Le “Huit” est aux chinois un peu comme notre “Sept” à nous ! (Voir dictionnaire de la symbolique)

Un peu plus convaincant, non ? Merci Sophie :)
Nous comprendrons donc tous maintenant pourquoi :

  • la Jin Mao Tower possède 88 étages,
  • les riches possesseurs de Rolls achetant aux enchères des plaques d’immatriculation à des prix atteignant parfois plus du double du prix de la voiture, à condition qu’il y ait au moins un 8 dessus !” (Routard.com),
  • les Jeux Olympiques de Pékin s’ouvriront le 08 août 2008 (08/08/08) à 8 h, et se clôtureront le 24 août 2008 (3 fois 8/08/08) !!

Une Chine qui se veut moderne, mais qui s’accroche (très fermement !) à ses superstitions :)