Articles taggés avec ‘C’est du Chinois !’

Presque “Comme toi” mais en chinois… 散了吧

Jeudi 22 décembre 2005

Pour me faire pardonner de ma relative discrétion ces derniers jours sur le blog, une nouvelle chanson chinoise que je vous soumets…
Chanson chinoise ? Hum… pas vraiment…

En fait je reviens du Simba Coffee, le seul endroit de Minhang où l’on peut entendre un peu de bonne musique dans un cadre sympa. Bref alors que nous discutions tranquillement, qu’ouïs-je ?! Ne serait-ce pas la musique de “Comme toi” de Jean-Jacques Goldman ??
En effet, mon oreille n’a pas failli, surtout quand il s’agit de reconnaître une chanson de JJG ;], sauf que l’accent de l’interprète me semblait familier mais d’une autre façon…

Incroyable ! “Comme toi” en version chinoise !

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Parler ou ne pas parler chinois, là est la question

Samedi 3 décembre 2005

Je reçois régulièrement des courriers électroniques de lecteurs de ce blog me demandant mon avis sur la question : est-il nécessaire de savoir (bien) parler chinois pour se débrouiller en Chine, à Shanghai notamment ?

Naturellement je n’ai pas la science infuse et je ne peux parler que d’après mon expérience qui vaut ce qu’elle vaut. Mais pour en avoir encore parlé hier soir avec une amie fraîchement arrivée à Shanghai (et qui sait “se débrouiller” en Chinois), j’ai envie d’utiliser une anecdote qui vient de m’arriver et qui finalement illustre à merveille mon point de vue.

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Le rat aime le riz - 老鼠爱大米

Vendredi 25 novembre 2005

Paroles d’une chanson que vous pourrez écouter ici (Edit: apparemment ça marche pas toujours, donc voici une nouvelle solution, le clip YouTube : ) ) !

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Poulets shanghaiens passés au grill hertzien et à la sauce anglaise

Mardi 1 novembre 2005

Non ceci n’est pas une recette chinoise, mais une vision imagée de ma journée d’hier, passée sur un plateau de télévision en compagnie de policiers shanghaiens venus se confronter dans une joute sans merci avec en particulier une épreuve d’anglais où j’aurai eu mon grain de sel à apporter.
Séquence souvenirs…

Tout a commencé il y a un mois quand notre ancienne professeur de chinois, Shenghua, a tenu Marieke un bon moment en haleine au téléphone pour lui expliquer que la police de Shanghai cherchait des étudiants étrangers pour participer à un programme d’anglais auprès de leurs rangs. Grosso modo à l’époque, nous croyions que nous allions être enrôlées pour donner des cours d’anglais sur la sécurité routière. Mais cette idée que nous en avions allait vite évoluer.

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Si la Chine m’était contée… sur du papier

Mardi 12 juillet 2005

Parce ce qu’on ne peut pas toujours tout découvrir soi-même au cours de ses voyages ou des expériences de la vie quotidienne, les livres sont également un moyen formidable d’en apprendre chaque jour un peu plus sur la culture, l’histoire, la vie contemporaine mais aussi la langue chinoise.

Petite bibliothèque trilingue des ouvrages ayant trait de près ou de loin à la Chine, que j’ai pu lire…

… en Français,

à venir
Passagère du silence - Fabienne Verdier

à
venir
Le juge Ti à l'oeuvre - Robert Van Gulik

à venir
Mort d'une héroïne rouge - Qiu Xiaoling

Dix auteurs modernes

Shanghai Baby - Weihui

Le maître de Fengshui perd le nord - Nury Vittachi

à venir
Le livre d'un homme seul - Gao Xingjian

L'éternité n'est pas de trop - François Cheng

… en Anglais,

The goog women of China - Xinran

Sky Burial - Xinran

à
venir
The Art of War - Sun Tzu

… en Chinois,

Garfield

à
venir
Andesheng tonghua

à
venir
Hongloumeng

Un clic sur les images pour en savoir plus !

Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça !

Le HSK et moi (2) Branle-bas de combat !

Samedi 30 avril 2005

Hier je vous expliquais ce que c’était qu’un HSK. Aujourd’hui, à 15 jours de l’échéance fatidique, branle-bas de combat ! On s’organise pour ne pas relâcher ses efforts et être fin prêt pour le jour J…

Voici que les deniers jours d’avril sont arrivés. Ah la fin avril, synonyme d’examens de mi-semestre pour la plupart des étudiants en Chine, d’arrivée des premières chaleurs étouffantes, de remplissage des rayons des supermarchés de multitudes de ventilateurs, mais surtout synonyme de vacances nationales du 1er au 7 mai à l’occasion de la Fête du Travail ! Sauf que tout le monde ne va pas en profiter de la même façon de ses congés…

D’abord ça n’est même pas une vraie semaine… Nous l’avions déjà enduré à l’occasion des congés de la fête nationale (1er octobre) : quand les Chinois vous donnent 7 jours de congés, ils vous en reprennent au moins 2. Ca n’a pas loupé, ainsi nous avons eu cours aujourd’hui samedi après-midi et dimanche 8 mai prochain à 8h tapante nous devrons également répondre présent…
Ensuite, au lieu de penser farniente au soleil à l’ombre des saules sur les bords du lac, il nous faudra bûcher nos caractères et affiner notre oreille à chinois en vue de l’échéance du 15 mai prochain.

C’est la dernière ligne droite, celle qu’on ne peut pas attaquer sans un minimum de rigueur et de préparation, passage en revue de l’équipement :

1) Artillerie légère et diversifiée : les livres de cours que nous avons accumulés depuis septembre dernier, indispensable pour revoir et apprendre du vocabulaire et des expressions qu’on ne peut vraiment pas inventer mais qu’on peut essayer de comprendre.


2) Artillerie lourde
: les dictionnaires français-chinois, chinois-français, de préférence avec pinyin histoire de pouvoir prononcer les mots qu’on lit, pratique notamment quand la traduction du livre de cours est douteuse ou mystérieuse : toutes les traductions sont en anglais, voire japonais, et je ne suis pas encore bilingue en anglais… c’est pour dire le niveau des mots qu’on apprend actuellement, le petit dictionnaire bleu s’est déjà avéré insuffisant.


3) Artillerie spécialisée
: Pour viser juste, ou du moins se donner bonne conscience… volumes de vocabulaire à compulser et ingurgiter, méthode du parfait HSK-teur, et set de CD/K7 pour aiguiser l’oreille… ah tiens… il y a  toujours le film plastique sur la boîte à CDs…


4) Les cibles d’entraînement
: les feuillets de HSK, pour évaluer l’évolution des progrès, ou le besoin de progrès :)

a- ceux qu’on a déjà faits depuis fin février dernier (2 mois),
pour revoir les mots qu’on a déjà vus mais qu’on a naturellement déjà oubliés

b- ceux qui nous restent à faire avant le 15 mai prochain (2 semaines),
il faudrait quand même pas s’ennuyer… oh le vieux coup de déprime là…

c- sans oublier le manuel officiel du HSK avec les grilles de points détaillées,
pour vérifier qu’il faut encore travailler…

5) Relevés des éclaireurs et compilation d’expérience : classeurs de notes de grammaires et usages glanées au gré des mauvaises réponses aux HSK déjà essuyés, les cahiers de copie de texte et ceux de lignes de caractères, afin de mieux cerner l’ennemi.

6) L’équipement ultime du HSK-teur : je vous ai épargné la batterie de stylos qui sera déchargée sur les tonnes de papier, mais pas l’outil indispensable sans lequel toute préparation à la bataille est vaine ou presque :

L’HORLOGE.
Gérer le temps est un enjeu considérable dans une telle bataille,
surtout en temps limité comme celle-là, car…
Rien ne sert de HSK-ter vite, il faut trouver la bonne réponse à temps ;)

Voilà, alors avec tout ça si on forme pas une machine à HSK… :)

le HSK et moi (1) HSKakoi ?

Vendredi 29 avril 2005

HSK… Qu’est-ce qui se cache derrière ce nom barbare ?
Derrière cet acronyme des plus mystérieux, il faut lire Hanyu Shuiping Kaoshi !
Ca vous avance pas davantage hein… bon alors je vous explique :)

Je vous rassure, moi aussi au début j’ai eu peur en entendant parler de ce sigle. Hanyu Shuiping Kaoshi (pour HSK donc) en chinois ça veut dire “Examen de niveau de chinois”, étant entendu que la langue des Han, le mandarin, sera considérée comme LA langue chinoise. Donc pour faire simple, enfin pour ceux qui ont déjà passer des tests de niveau d’anglais, le HSK c’est la même chose que le TOEFL, mais en chinois pardi :) enfin bien sûr avec ses quelques petites particularités…

Comme je vous le disais il y a quelque temps, l’objectif de cette première année d’étude à Shanghai pour moi est d’obtenir un niveau suffisant de chinois pour pouvoir suivre l’année prochaine mes cours de spécialité qui a priori seront donnés EN chinois. Donc officiellement, je dois obtenir un niveau 4 au HSK (officieusement ce n’est pas nécessaire mais c’est un autre débat… faisons les choses pour le mieux :) ).

Mais c’est quoi un niveau 4 au HSK ?
Le HSK propose 11 niveaux eux-même regroupés en 4 groupes de niveaux :

  • groupe “élémentaire” : niveaux 1 à 3
  • groupe “débutant” : niveaux 3 à 5
  • groupe “intermédiaire” : niveaux 5 à 8
  • groupe “avancé” : niveaux 9 à 11

C’est là qu’on voit qu’après un an de chinois intensif, tout ce qu’on attend de vous c’est un niveau de “débutant” ;)

Pratiquement, pour déterminer le niveau obtenu, il y a un même examen pour chaque groupe, et suivant le nombre de bonnes réponses on obtient l’un des niveaux d’après des grilles bien définies. Petite subtilité, les groupes “débutant” et “intermédiaire” passent le même examen, le “chu-zhong” pour obtenir un niveau de 3 à 8. Ca tombe bien, c’est celui que je vais passer, comme ça avec un peu de chance (et de travail) je pourrai avoir plus que 5 (on sait jamais), et autre truc que c’est vachement bien le HSK, si on se plante complètement (mais pas trop quand même) on peut obtenir un niveau inférieur à ceux pour lesquels on est examiné (exemple avoir un niveau 8 quand on passe le HSK avancé)… voilà de quoi me rassurer, avec un peu de chance je ne me retrouverai pas avec un beau 0…

Première familiarisation avec la bête (pour moi c’était fin février dernier… j’en frissonne encore…) : un cadre avec des explications, des items numérotés, des ABCD de tous les côtés, ah mais je connais ça, on dirait un TOEFL…
Bon allez, je peux encore pousser la comparaison un peu plus loin : plusieurs parties, 4 exactement pour le “chu-zhong”, chacune pour tester des aptitudes différentes, compréhension auditive, grammaire, compréhension écrite, et écriture-analyse nous dirons pour la dernière partie un peu particulière. Bon, c’est ici que s’arrête la comparaison avec le TOEFL…

Parce que quand on s’approche un peu plus près de la feuille, voilà sur quoi on tombe :

De quoi vous donner mal à la tête les premières fois…
Encore qu’avec la Tingli, la première partie, la compréhension auditive, ce ne sont pas tant les caractères qui vous donnent mal à la tête, mais les 35 minutes de blabla en chinois que vous devez suivre avec attention sous peine de vous ramassez lamentablement sur la série de questions à venir… petit exemple :

“Cette semaine j’ai dû passer 5 examens, je suis tellement occupé que je ne pense même pas à vivre.” (traduction d’après wam)
Question : Qu’est-ce que ces paroles nous indiquent ?

A : Je suis très en colère
B : Je veux mourir
C : Je suis très content
D : Je suis très fatigué et très occupé

Total bonheur :)
Encore là ça va, je vous ai épargné les phrases à double négation que si t’en loupe une tu comprends la phrase de travers, ou bien les textes complets qu’il faut suivre du début à la fin pour ne pas louper la question 48 et les 2 suivantes.

Bon la Tingli c’est pas mon fort, sûrement du mal à rester concentrer sur les 50 questions, mais c’est pas trop grave, je me rattrape sur les 3 autres parties, dont ma préférée, la Yufa, comprenez la grammaire ! Et oui la Yufa, c’est mon dada. Que des petites phrases où il faut mettre le mot dans le bon trou, ou mettre le bon mot dans le trou ;)
30 petites questions en 20 minutes et le tour est joué (enfin on essaie :) )

Puis vient la partie qui fait peur… très peur… J’ai hésité à vous ramener une image, âmes sensibles s’abstenir…

… La Yuedu, autrement dit la compréhension écrite. Au début, nos professeurs nous donnaient des yuedu à textes relativement courts, histoire de nous ménager quand nous allions découvrir l’horrible vérité : en yuedu… les textes… ils sont longs… des quantités de caractères chinois à perte de feuille pas vraiment blanche. Là encore, tout est question de pratique et de volonté… même si parfois il m’arrive encore d’utiliser la méthode secrète qui consiste à pouvoir répondre bon aux questions sans avoir rien compris au sujet même du texte :)
1h et 50 questions… vous avez mal à la tête, ras le bol… dommaaaaaaage… il vous reste encore le meilleur…

Allez, encore un petit effort, plus que 30 minutes et 40 questions, pour le Zonghe, comprendre les textes à trous.

Cette partie fait appel à l’ensemble des compétences, compréhension auditive mise à part, et nécessite de pouvoir analyser la structure des phrases… encore un casse-tête.

Le Must du Must : la dernière partie du Zonghe, que vous pouvez voir à gauche. Mais ils sont où les A, B, C et D ? Et bien c’est là la cerise sur le gateau… il n’y en a pas. C’est à vous d’écrire le caractère qui selon vous irait à la place du numéro souligné.
Là c’est plus une chance sur 4, mais une (et encore si vous écrivez bien le caractère) sur 3000-5000… tiens, y’a combien de caractères en chinois ?
Bref, pas de toute première évidence non plus, mais on y croit…

Je vous ai ainsi présenté ce qui fait chaque jour de ma petite vie depuis fin février dernier. Encore que si je passe près de 2h30 à faire le HSK en lui-même, j’aurai besoin d’au moins autant de temps à le corriger, chercher les mots dans le dico, deviner ceux qui n’y sont pas, etc… sans parler du temps à réviser que je ne trouve désespéremment pas…

Laissez-moi juste encore vous présenter celle que j’aurai en face de moi très bientôt : la feuille de réponse.
Le 15 mai prochain (un dimanche et oui, le matin en plus !), à la case “Nom chinois” on pourra lire “Meng Sailin”, à la case “Nom Anglais” (et oui, tout pour eux encore) on pourra lire “Monthéard Céline”. Reste à espérer que j’ai suffisamment de bonnes réponses dans les autres cases, je joue pas ma vie, mais ça pourrait couronner les efforts de toute cette année, alors croiser les doigts pour moi ;)