Religion

Voyage vers l’Ouest (12) Le Minaret d’Emin

27 septembre 2012

La troisième visite de cette journée autour de Turpan est consacrée non pas au raisin ni à ses infrastructures, mais à sa culture islamique avec le Minaret d’Emin, aussi appelé la Pagode de Sugong 苏公塔.

À quelques encablures de la ville, la mosquée ouïghoure datant du 18e siècle donne véritablement l’impression d’être perdu quelque part en Asie centrale

Turfan - Minaret Emin entrée
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Turfan - Minaret Emin ensemble
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La nomination d’un évêque à Shanghai signe le dégel entre Rome et Pékin

30 juin 2005

Les choses bougent entre la Chine et le Vatican, sur fond de démentis et de rodomontades. Un fait sans précédent s’est produit à la cathédrale Saint-Ignace de Shanghai, mardi 28 juin, qui pourrait accréditer l’idée d’un changement d’attitude chinoise sur l’épineuse question des nominations d’évêques. Au cours de la cérémonie qui le consacrait comme évêque auxiliaire de Shanghai, Mgr Joseph Xing Wenzhi, 42 ans, a révélé, devant 2 500 fidèles et des dignitaires du régime, que sa nomination avait été le fruit d’un accord entre le Vatican et les autorités de Pékin.

Cette information, aussitôt diffusée par l’agence Asianews, a été démentie, mercredi 29 juin, par un responsable du Bureau des affaires religieuses de Shanghai. Démenti embarrassé: Mgr Xing aurait été choisi par l’Eglise catholique (officielle) de Shanghai et sa nomination approuvée par un “collège des évêques de l’Eglise catholique chinoise” . Notion floue, suivie de cette mise au point : “Cela n’a rien à voir avec le Vatican.”

Selon l’agence Eglises d’Asie à Paris, qui tient ses informations du diocèse de Shanghai, le nouvel évêque a bien été élu, le 17 mai, par un collège de prêtres, de religieux et de laïcs. Mais il a aussi reçu l’assentiment de Rome. Et la présence à la cérémonie de représentants politiques du régime confirme que Pékin n’a pas émis d’objection à cette nomination. A Hongkong, Mgr Zen Ze-kiun, célèbre militant des droits de l’homme, a confirmé le fait : si des évêques “officiels” ont déjà pu être ordonnés, dans le passé, avec le consentement de Rome, c’est la première fois qu’un tel accord est rendu public.

Cathédrale de Xujiahui, Shanghai

L’enjeu dépasse le cas singulier de ce jeune évêque auxiliaire, Mgr Xing. Shanghai est le plus grand centre catholique de Chine, avec un clergé nombreux (130 prêtres), un grand séminaire et un centre de dévotion mariale à Sheshan. Et c’est la seule ville où cohabitent, au su de tous, deux évêques très âgés et malades : Aloysius Jin Luxian, jésuite, évêque de l’Eglise “officielle” (depuis 1998), et Joseph Fan Zhongliang, évêque de l’Eglise “clandestine”, le seul qui soit soutenu par Rome, très étroitement surveillé par la police.


VERS UNE RÉUNIFICATION

Ce qui se joue avec la nomination d’un jeune évêque auxiliaire à Shanghai est bien la succession de ces deux hommes et la réunification des deux Eglises. [...]
La réunification des catholiques de Chine, 5 millions dans l’Association des catholiques patriotiques (officielle) et de 5 à 10 millions de “clandestins” ­est donc à l’ordre du jour.[...]

Le rétablissement des relations diplomatiques entre Pékin et le Vatican est une affaire autrement plus complexe. En avril, le gouvernement chinois avait salué l’élection de Benoît XVI, mais aussi rappelé qu’il mettait comme préalable à tout dialogue l’abandon par le Vatican de ses relations avec Taïwan.[...]
Mais il [Mgr Giovanni Lajolo] a rappelé le préalable du Saint-Siège : la reconnaissance par Pékin de la liberté de religion. De nombreux prêtres et évêques clandestins se trouvent encore en prison. Le culte se déroule de manière clandestine dans des appartements ou des parkings.[...]

Henri Tincq

Le Monde.fr - 30/06/05
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Xitang (5) couleurs du taoïsme

30 juin 2005

A Xitang comme à Wuzhen, il est possible de visiter des temples taoïstes.

Je rattache ici cet aspect de l’excursion davantage à Xitang, probablement parce que j’ai dû en visiter davantage là-bas, et peut-être aussi parce que j’y ai pris quelques unes de mes photos préférées ;)

Mais d’abord quelques vues prises à Wuzhen.

 

Ce qui frappe invariablement quand on pénètre dans un temple taoïste, c’est l’odeur et la fumée des bâtons d’encens (parfois gigantesques) brûlés par les croyants et piqués dans de grands bacs d’une sorte de sable par le personnel du temple.

Avec le bouddhisme, le taoïsme est l’une des religions les plus pratiquées en Chine. Les temples bouddhistes et taoïstes se ressemblent assez, du moins pour une personne non-avertie comme moi.
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