Physionomie

De grandes Chinoises

7 juin 2005

Jeudi dernier, avec Marieke, je suis allée à Xujiahui voir un match de l’équipe féminine de basket de l’université. L’occasion pour moi de voir un groupe entier de Chinoises qui me mettent une tête, et potentiellement une bonne misère au basket :)

Il arrive qu’on me pose des questions sur la taille des Chinois et des Chinoises.
Force est de constater qu’à Shanghai, les Chinois sont en moyenne bien plus petits que les Français par exemple. Avec mon presque 1,70 m, qui me situait dans la moyenne des Françaises, ici je fais plutôt partie des grandes, sans non plus paraître pour une géante. Ouai, la géante, c’est Marieke, qui pourrait facilement me manger sur la tête :]
Mais plus vous remonterez vers le Nord, plus la taille moyenne de la population augmente. Finalement exactement comme en Europe, où Suédois et Siciliens ne sont vraissemblablement pas égaux face à la taille. Et oui, la Chine, mine de rien, c’est grand ! Et les disparités constatées au sein de sa population sont comparables à celles qu’on pourrait constater à l’échelle d’un petit continent comme l’Europe…
Mais naturellement, les mouvements migratoires internes au pays viennent changer la donne. C’est comme ça qu’à Shanghai, on peut tomber sur des jeunes filles à côté de qui même Marieke se sent toute petite :]

Voilà donc l’équipe de basket féminin de SJTU. D’anciennes joueuses en équipe nationale pour certaines, en tout cas toutes ont été professionnelles, voire le sont encore, et qui jouent aujourd’hui pour le prestige de l’université.

Je ne vous ferai pas de présentation par le menu, Marieke écrira sûrement un petit truc là-dessus, après tout c’est son équipe à elle, ni mon niveau personnel ni ma taille ne me permettant de prétendre rejoindre une telle équipe…

Enfin ça faisait du bien de revoir une vraie salle de basket avec un vrai parquet et des gens qui savent vraiment jouer dessus. Parce que bon, le jeu en playground c’est sympa oui, mais rien de tel que le crissement des baskets sur le parquet au rythme d’enchaînements de passes fluides qui finissent par un souich sur un panier en plexi.

Car hormi une défense peut-être un peu lâche, on pouvait dire que ça jouait. Finalement ce n’est peut-être pas pour rien que ces filles sont recrutées par SJTU pour gagner tous leurs matches, ce qu’elles font très bien d’ailleurs. Une petite remarque de basketteuse : c’est assez marrant de voir le geste du shoot. Ci-contre lors d’un lancer franc. Le ballon est poussé par les deux mains ! Paraîtrait que c’est pour éviter qu’un bras ne se fatigue de trop. N’empêche qu’avec un shoot comme ça, je me serai faite houspillée moi en club :)
Enfin vu que ça rentre, on ne doit pas trop leur en tenir rigueur…

Avec tout ça, moi je ne pouvais pas m’empêcher de regarder un peu sur ma gauche. Ils étaient là, ils m’appelaient, c’était trop dur de résister. Alors je les ai pris en photo pour les ramener avec moi.

J’avouerai que c’est presque juste pour ça que j’écris ce billet : un petit coup de nostalgie, qui m’a fait penser à la France.

Souvenir de vieux ballons en cuir dans une salle qui ne paye pas de mine si ce n’est par son parquet baigné d’une lumière jaune-orangé, toute ma jeunesse…