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Guizhou - Guangxi (7) d’abord Chong’an

22 janvier 2006

Après la journée tranquille de la veille, c’est le ventre plein d’un petit déjeuner de petites pâtisseries comme on en trouve partout dans les nombreuses “boulangeries” de Kaili que nous nous sommes dirigées de bon matin vers la gare routière locale de Kaili. Notre objectif de la journée : passer par Chong’an et Matang, 2 villages des minorités de la région.

Sur la route de Chong'an, pose thé au seuil de sa maisonEncore une fois, le problème que nous rencontrons c’est le manque d’informations sur les moyens de rallier un point à un autre. Mais encore une fois, nous sommes bien décidées à faire notre parcours.

Alors c’est reparti pour une heure de petit bus genre tape-cul, avec au programme la suite de notre série “La Chine par la fenêtre du bus”.


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Guizhou - Guangxi (5) tout ça pour le Caohaihu

20 janvier 2006

Après une nuit déjà écourtée par le bruit qui régna jusque tard dans la nuit autour de notre chambre de fortune, le lendemain nous n’avons pas tardé non plus à nous lever. 6h30 ready, on ne peut pas dire que ce soit le confort de nos lits ni l’hospitalité des lieux qui nous ont retenues, nous renonçons à la douche trop risquée, d’autant plus que nous pensions prendre un bus postal à 7h tapantes.

Les yeux encore perdus dans les brumes de la nuit, notre jeune hôtesse s’est levée comme convenu, et plutôt que de nous mener à ce fameux bus postal, descendit en pyjama dans la rue encore noire pour y arrêter un taxi qui devait nous mener à la gare routière de Shuicheng 水城, à 5 minutes de là. Entre temps je réalise avoir oublié un sous-vêtement sur place. Mais pas le temps de remonter, nous devons arriver au bus le plus vite possible, certes bon marché, il est réputé pour être très fréquenté, et pas question pour nous de moisir à Shuicheng. Si j’avais su…

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Guizhou - Guangxi (4) Longgong Dong

19 janvier 2006

Après notre journée peu glorieuse de la veille, nous avons tenu en rentrant à préparer au mieux les journées qui allaient suivre. Petit rappel : nous devions impérativement être de retour à Guiyang le 21 janvier pour être certaines de pouvoir acheter nos billets de train retour pour Shanghai.

Du 19 au 21, cela nous laissait donc 2 jours pleins pour aller vadrouiller un peu. La question qui s’était naturellement posée, c’était : où ? Nous nous gardions le Guizhou du Sud-Est pour la suite du périple qui s’annonçait plus longue, donc il nous restait l’Ouest (le Nord du Guizhou manquant a priori d’intérêt).

L’Ouest du Guizhou, ce sont essentiellement des grottes, des chutes d’eau, des lacs, etc… bref, des sites pas super faciles à pratiquer avec des gros sacs de randonnée. Bref, après avoir étudier les possibilités de circuits, et tenant à ne pas payer de chambre d’hôtel à 150 yuans la nuit tous les soirs, nous nous sommes retrouvées à échaffauder des plans afin de voyager léger, économique, et efficace, tout en remplissant notre objectif de retour. C’est décidé, jeudi 19 au matin, nous nous lèverons tôt pour déposer nos sacs à la consigne de la gare préalablement repérée, et nous mettrons le cap sur Anshun et sa proche grotte Longgong, avant de partir en train pour Liupanshui-Shuicheng où nous passerons la nuit, afin de repartir le lendemain matin à la fraîche pour Weining et son lac Caohaihu, et prendre le bus de nuit qui devrait nous ramener, pimpantes, le 21 au matin à Guiyang (voir la carte). Et devinez quoi ?! Nous l’avons fait ! Et même que nous avons vraiment vu des trucs intéressants cette fois ;)

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Les montagnes Huangshan (2) du souffle

22 juillet 2005

2ème jour de notre périple dans les Montagnes Jaunes : nous le consacrons à monter beaucoup et descendre aussi pas mal la montagne Huangshan proprement dite, sur la partie ouest du site.

Comme la veille, notre transport est organisé par l’hôtel, mais à la différence près, que cette fois-ci, nous sommes menés une bonne fois pour toute sur un site unique pour la journée et, surtout, que nous nous retrouvons mêlés à un car entier de touristes chinois arborant des casquettes rouges !
ARRGH ! NON pas les voyages organisés chinois, ces gangs reconnaissables à ce qu’ils portent tous un accessoire coloré, généralement pas beau et pas discret, et qui suivent mécaniquement et sans écouter, leur guide qui s’égosille dans un mégaphone en portant un drapeau de ralliement du gang !
Justement en entendant la guide lancée dans ses explications de la visite alors que nous étions à peine montés dans le bus, nous craignons fort de ne pouvoir nous déplacer à notre guise dans le site : pas question de se retrouver coincés sans pouvoir apprécier les paysages promis !

Heureusement, arrivés à l’entrée, nous expliquons que nous souhaitons nous débrouiller seuls. Pas de problème ? Génial, à nous la montagne !
Nous laissons au pied des marches le gros du groupe et la guide courant faire la queue pour prendre un téléphérique qui leur fera grimper en 8 minutes ce que nous nous apprêtons à monter en 2 heures environ…

Ouf, rien que d’y penser, ça nous a donné faim :] Bon, et puis on n’avait pas encore petit déjeuné, donc nous abandonnons les quelques “casquettes rouges” courageuses qui, comme nous, ne se sont pas laissées effrayées par les milliers de marches qui les attendaient. Le temps de se requinquer au beau milieu de la nature, paisiblement installés sur de gros rochers, et nous voilà parés à monter monter monter monter… tient un peu de plat ça fait du bien… monter monter monter monter monter…  attends-là je me pose un peu… monter monter monter monter monter… tiens, revoilà les casquettes rouges, doublées !… monter monter monter monter… c’est encore loin ? … monter monter monter monter… dernière ligne droite, je vais y arriver, je vais y arriver… j’y suis arrivée !!

Pour dire à quel point cette première ascension est loin d’être une partie de plaisir ! Mais l’ambiance était bon enfant, et chacun de se motiver à coup de “Jia you !” (”Mets de l’huile !” littéralement, “Allez !” quoi). Et quand on prenait le temps de se poser avant d’arriver tout en haut, on pouvait souffler un peu en regardant des paysages comme ceux-ci…

Quoi de mieux pour se motiver à monter encore plus haut ? Ces monts verdoyants dont certains se cachent encore derrière le voile de brume matinale me fascinaient. Paysage de Chine comme j’en rêvais, clac ! je prends la photo, je remets la bouteille dans le sac, j’oublie mes vêtements trempés par la transpiration et la moiteur ambiante ainsi que les cuisses qui tirent, et je repars enchaîner les marches, avide de découvrir ce qui m’attend tout là-haut, au sommet…

Au sommet, justement, ce qui nous attend ce sont des hordes de touristes fraîchement descendus du téléphérique. Mais le temps de nous expliquer avec la guide qui pensait nous attendre et de faire le point sur notre carte, nous les fuyons promptement pour nous diriger vers les points de vue qu’on nous avait recommandés la veille. Et nous n’avons pas été déçus ! Voici un tout tout petit échantillon de ce que nous avons pu admirer.

De pics accidentés en rocs lissés, en passant par les coulées verdoyantes dévalant les versants de la montagne et les lacs paisibles qui apportent d’autres nuances de vert turquoise, on voudrait tout voir, tout escalader…

… si ce n’était nos jambes :)
Et incroyable mais vrai, sur la montagne, il est possible de jouer au basket sur un vrai playground !
Mes 3 compagnons de route s’y sont naturellement adonnés, mais pour ma part, la sagesse de vouloir préserver mes gambettes pour la 2ème moitié du périple m’a incitée à rester sur le côté… Au moins j’ai pris des photos ;)

A ce moment-là, nous finissions tout juste notre pique-nique nouilles instantanées,-que l’eau chaude, elle coûte plus cher que les nouilles…- et si nous avions pu vérifier que les hôtels sur place étaient en effet de grand standing, néamoins notre fournisseur en eau chaude nous proposa de passer la nuit dans un dortoir par derrière les commerces, certes très spartiates mais bien moins cher que notre hôtel.
Peut-être n’aurions nous donc pas dû écouter notre premier chauffeur de taxi, mais qui sait, il se pourrait bien que le soir venu, nous apprécions un minimum de confort…


Et nous voilà repartis.

Depuis la fin de la première grosse ascension, les montées et descentes sont plus douces. On pense moins à l’effort et on se prend à reconnaître dans les pierres qui nous entourent des personnages inquiétants…

Puis vient le moment de penser redescendre de la montagne, et de son nuage !

La descente s’annonce longue, vraiment très longue…
Mais pas question de prendre le téléphérique là non plus, nous sommes une bande de petits jeunes bien braves… ou complètement tarés, au choix ;)

Nous croiserons d’ailleurs très peu de personnes alors, si ce n’est l’un de ces porteurs qui remontaient péniblement le long des marches que nous avions déjà du mal à dévaler, sur leurs épaules un bambou avec à chaque extrémité un lourd chargement de boisson, linge sale, électroménager, etc, pour le service des hôtels de luxe, inaccessibles autrement que par ces marches interminables…

Après une première longue phase de descente, nous avons eu très peur en découvrant ceci :

Face à nous, une montée interminable qui nous rappelait l’épreuve du matin.

Heureusement nous avons pu la contourner, mais ça ne nous a pas empêché de nous payer une ou deux bonnes scènes de craquage-fou rire !

Nous nous sommes décidés un peu trop tard à vouloir compter les marches, et puis zut, il y en a eu beaucoup, mais vraiment beaucoup. Mais ça valait aussi le coup, mais vraiment le coup !

Fin d’après-midi, nous arrivons finalement à la sortie, sur l’aire de taxi. Trop impatients de pouvoir nous asseoir et nous reposer, nous laissons en plan ce chauffeur de taxi indécrottable qui n’a pas voulu baisser son tarif et nous finissons dans le bus qui nous ramènera à l’hôtel que nous avons bien apprécié.

Le lendemain matin, lever à la fraîche. Pour le retour, nous avons opté pour un trajet en bus jusqu’à Wuhu, puis de là nous prendrons le train direction Shanghai. Aux dires de Marieke, le trajet en bus fut épique, enfin moi j’ai rien vu car j’ai bien du dormir pendant les cinq heures, et il valait peut-être mieux pour s’éviter des frayeurs… A Wuhu, ne cherchez pas, il n’y a rien à voir. Heureusement pour nous, nous avons trouvé un petit “resto en extérieur”, 2 grandes tables avec parasol quoi, où nous avons pu manger et surtout jouer aux cartes un bon moment de l’après-midi. Ah si, autre moment intense, une petite course garçons-filles dans les rues de Wuhu, chaque groupe à bord d’une sorte de tricycle à moteur pétaradant, pour se rendre à tout hasard dans un parc sans grand intérêt.
Le temps de refaire le plein pour le retour dans le train, chic chic chic des nouilles instantanées ! Allez, je tente un nouveau parfum :) Au moins à Wuhu, les courses c’est pas cher. Ça et la plateforme ferroviaire, c’est à peu près tout ce qu’on peut en retenir…

Dimanche, fin de soirée, nous revoilà en bas de notre immeuble. Et avant de pouvoir se congratuler de ce magnifique voyage qui nous laissera de belles images dans la tête en allant s’étaler sur nos lits, devinez quoi… allez, 3 petits étages à monter à pied :]

Enfin bon, quand même, Merci Marieke de m’avoir permis de venir ! Je te revaudrai ça ;)

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Tous mes voyages en Chine

Les montagnes Huangshan (1) plurielles

18 juillet 2005

C’était un de mes derniers week-end en Chine, mais probablement l’un des plus inoubliables, car c’est à l’occasion de celui-ci que j’ai pu enfin découvrir ces paysages de Chine qu’on croit ne pouvoir admirer que sur carte postale…

Et oui, jusqu’alors, j’avais pu voir différents sites chinois, mais que ce soit Shanghai, Beijing, Suzhou, Hangzhou, ou encore Wuzhen & Xitang, tous sont des sites plutôt voire carrément urbain. Et même si j’ai encore un an devant moi pour continuer à explorer la Chine, je crois que je me serais sentie frustrée si je n’étais pas rentrée au bout de cette première période sans quelques photos de ces montagnes de Chine qui laissent rêveur.

Alors quand Marieke m’a parlé de son souhait d’aller grimper dans les Montagnes Jaunes, qu’on appelle ici Huangshan, j’ai immédiatement été séduite !

Et voilà que nous étions 4 gais lurons, Emilio, Nicolas, Marieke et moi à faire nos sacs pour un petit séjour tout là-haut dans la montagne. Un voyage de 3 jours, il faut bien compter ça, car c’est au moins 10 heures de train qu’il faut prévoir entre Shanghai et Huangshan.

Un trajet en train que nous effectuerons en couchettes dures… un peu malgré nous, qui pensions nous retrouver en couchettes molles à 4 bien au calme dans un box fermé et qui nous retrouvons à 6 dans un box ouvert. Alors certes on se contorsionne un peu plus pour s’affairer autour de son sac, mais c’est l’occasion rêvée de tester ces fameuses couchettes dures qu’on dit aussi confortables que les molles :)
Et puis sans cette mini-mésaventure, nous n’aurions pas fait la connaissance de Bob, un petit chinois de 6 ans qui, certes un peu poussé par papa, nous a fait la conversation dans un Anglais assez épatant.

Nous avons fini par dormir. Enfin nous avons essayé… Le seul qui se sentait reposé au matin ce fut Nicolas, le seul qui avait un sac de couchage en plus, peut-être la solution miracle :]

Arrivés vendredi en milieu de matinée à la gare de Huangshan, il faut bien retrouver ses esprits. Comme à toute sortie de gare d’une ville chinoise un tant soit peu touristique, on se fait sauter dessus par les locaux qui nous proposent leur services de transport et d’hébergement. Si c’est un bon moyen quand on ne connaît pas les lieux, mieux vaut garder l’esprit clair pour négocier les prix comme on peut.
Nous finirons par prendre un taxi, 30 yuans à 4 pour nous mener jusqu’à Tunxi. Nous n’étions pas vraiment satisfait de notre négociation, mais nous étions loin de nous douter que notre trajet aller durer près de 45 minutes. Une façon de prendre connaissance en douceur des paysages que nous allons côtoyer, l’avant-goût sera de très bon augure…

Ce qui l’a moins été, ce furent les explications du chauffeur au sujet des hôtels. Nous qui envisagions de passer la nuit dans la montagne pour avoir la chance d’y admirer le lever du soleil, nous apprenons que dans la montagne tout est hors de prix, et nous sommes menés, et peut-être un peu floués, par ce chauffeur vers un hôtel tout confort au pied de la montagne. Heureusement Marieke et Emilio ont réussi à négocier les chambres à moitié prix car nous étions arrivés avant l’affluence des touristes du week-end et que nous “promettions” de rester 2 nuits.

Encore une fois suivant les conseils de notre chauffeur, nous avons décidé de dédier notre première journée à la visite de la partie située à l’est de Huangshan. Là encore, l’hôtel prévoit tout : nous nous sommes donc retrouvés dans un mini-bus typique chinois pour nous emmener sur le lieu de notre visite.

Sur LES lieux de nos visites devrais-je dire. Car cette partie est se compose de plusieurs sites, et nous constatons que nous allons devoir faire avec les horaires imposés par notre chauffeur pour visiter l’ensemble des sites dans la journée que nous avons.

Allez qu’importe, maintenant nous y sommes ! Et puis, force sera pour nous de le constater, il nous aurait été impossible de rallier tous les sites à pied sans nous faire un peu balader dans ce petit bolide des lacets de Huangshan ;)
C’eût vraiment été dommage, et vous allez comprendre pourquoi…

Huangshan a beau être la Montagne Jaune, peut-être la première chose qui m’a frappée, ce sont les couleurs intenses qui allumaient le paysage. Que ce soit dans les eaux vives ou stagnantes, dans les roches, les feuillages ou les inscriptions qu’on pouvait lire ici et là, une véritable palette s’étalait devant mes yeux !

Plusieurs particularités aussi dans les Montagnes Jaunes.

Qui a dit que les Chinois n’étaient pas superstitieux ? Dans le même esprit que celui du caractère ai peint en rouge (cf un peu plus haut) qui signifie “aimer”, partout dans ces montagnes les amoureux pourront sceller leurs sentiments, que dis-je sceller… cadenasser leur amour !

A en croire les files de cadenas porte-bonheur solidement attachés tout au long du site, les couples sont nombreux à venir fouler les marches de Huangshan ;)

… ou bien à s’être fait transporter par une des nombreuses chaises à porteurs qu’on peut rencontrer partout, notamment aux moments critiques des montées comme des descentes :]

Ce qui peut être pratique pour des personnes à mobilité réduite n’en reste pas moins très cher, et encore faut-il avoir le cœur à faire suer 2 personnes à se faire porter au fil de la multitude des marches sous un soleil de plomb.

Les porteurs ont d’ailleurs en général peu de clients, même si nous avons pu en voir sur des pentes très abruptes. La plupart du temps, ils peuvent au moins profiter de leur chaise :)

Bon après bien-sûr, si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi descendre en rappel, avec plus ou moins de sécurité…

Curieusement, là, ce ne sont ni le prix ni la morale qui nous ont fait renoncer !

Nous savions que nous allions consacrer la journée du lendemain à parcourir la montagne Huangshan en elle-même, sur la partie ouest du site. Un petit vendeur nous ayant expliqué certains aspects de la montagne nous avait d’ailleurs déjà balisé notre carte avec les sites que nous devions absolument voir. Mais déjà cette première journée fut un superbe avant-goût de la journée qui nous attendait.

Des paysages à vous couper le souffle devant lesquels on se sent tout petit petit,…

… et des marches ;)

A suivre...

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