Archive pour la catégorie ‘La Chine en fêtes’

Bonne année du Chien !

Samedi 4 février 2006

Dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier, la Chine est passée non pas du coq à l’âne, mais du coq au chien ;] Alors, avec quelques jours de retard, je vous souhaite une très belle année du Chien de Feu !

Caractère du Chien pour le Nouvel An Chinois

Et oui, le Nouvel An Chinois 2006, je ne l’ai pas passé à Shanghai comme l'an dernier, mais bien dans le Guizhou, à Kaili exactement, alors que j’étais en voyage avec Sandrine.
Tout juste rentrées à Shanghai depuis mercredi dernier, je reprends à peine la rédaction du blog, avec des tas d’articles à venir, ne serait-ce que pour raconter ce fameux voyage qui nous mena de Guiyang  dans le Guizhou à Yangshuo dans le Guangxi, avec toutes les péripéties qu’il nous a naturellement réservées, souvent directement liées à la période du nouvel an justement. Mais chut, je ne vous en dis pas plus pour le moment ;)

Lire le reste de cet article »

Fête nationale chinoise, à Shanghai

Dimanche 2 octobre 2005

Hier samedi 1er octobre, c’était la Fête Nationale chinoise, et à cette occasion, Shanghai était en émoi, à sa façon bien particulière…

Drapeau chinois, et des hommes rouges On ne pouvait pas se tromper, partout les drapeaux rouges à 5 étoiles jaunes ont fleuri d’on ne sait où. Bien sûr dans les rues, aux fenêtres des taxis, sur les magasins, mais aussi dans les stations de métro, partout le rouge était de rigueur.

Normal, la fête nationale célèbre l’anniversaire (le 56ème cette année) de la création de la République Populaire de Chine par Mao Zedong en 1949.

Naturellement des rassemblements ont été organisés sur la Place Tiananmen à Pékin, lieu historique de la proclamation de la RPC.
Y a-t-il eu des événements publics particuliers organisés par la municipalité de Shanghai, du genre salut au drapeau, parade ? Je n’en ai pas entendu parler.

Ce que je savais par contre, c’est que cette journée, la première de la semaine officielle de vacances pour les chinois, voit le centre ville littéralement envahi…

… la journée d’abord.
Les touristes chinois venus pour les vacances, les touristes étrangers de passages et les résidents toujours sur place, tous se retrouvent en centre ville pour faire les magasins qui sont archi-bondés. Lors de notre Face à face franco-chinois, on nous avait d’ailleurs demandé si nous allions profiter de nos congés pour faire du shopping, il faut croire en effet que c’est une habitude répandue, notamment quand ces fameux magasins sont trop loin pour pouvoir s’y rendre sinon sur une demi-journée.

Du coup dans les rues, certains en profitent déjà pour vendre des drapeaux nationaux… quand d’autres portent des ballons McDo…

Vendeur de drapeaux chinois ... et des ballons McDo

… la soirée surtout.
J’ignore si c’est un phénomène particulier à Shanghai ou bien si c’est répandu dans d’autres villes de Chine : le 1er octobre à Shanghai est réputé pour… ces combats de massues gonflables !

Vendeurs de massues gonflables Enfin “réputé”… c’est un bien grand mot.

L’an dernier, je ne l’avais pas vu de mes yeux, mais quand j’en ai entendu parler, j’ai tenter de savoir le bien fondé de cette “coutume locale”. Et bien même les chinois, du moins ceux auxquels je me suis adressée, l’ignorent totalement. S’agit-il donc là d’une manipulation du cartel des vendeurs de massues gonflables qui ont vu dans l’événement une manne commerciale ?

Bref, en tout cas, sur les coups de 18 heures, ceux qui faisaient sensation, ce n’étaient pas les vendeurs de drapaux, mais bien les vendeurs de massues gonflables…

Et il y en avait pour tous les goûts.
Du simple gourdin Hello Kitty, au gourdin à piquants, en passant par le maillet Teletubbies, Winnie ou le bon vieux 2000 KGS simplement efficace, sans oublier les haches à double tranchant et les ailes d’ange. Oui, là on ne voit plus le lien, mais il y avait bien aussi des ailes d’ange, sûrement pour conquérir le public féminin…

Et pouquoi faire toutes ces massues ?

Mais pour ce taper dessus pardi ! En toute sympathie bien sûr ;)

Enfin l’année dernière j’avais eu vent de vraies luttes acharnées sur People Square. Mais cette année, point de combats organisés.

Juste une foule incroyable tout au long de Nanjing Lu, de People Square jusqu’au Bund et tout autour.

La circulation avait d’ailleurs été interdite sur plusieurs axes, et l’accès à la jetée du Bund interdite pour l’occasion.

Emilio attend de se faire taper par Marieke

Chacun marchait donc dans une ambiance bonne enfant, mais fermement armé, au cas où :)
Apparemment, cette année les combats publics ont été interdits (un message était d’ailleurs diffusé par des hauts-parleurs) et des agents de sécurité était tâchés de veiller au bon maintien de l’ordre, ce qui ne les empêchait pas de se joindre à la marée humaine.

Marée humaine sur Nanjing Lu Lumières sur Nanjing Lu

Près du Bund, beaucoup s’était posés pour pique-niquer sur des feuilles de jounaux. Les barbecues faisaient recette comme les vendeurs de gadgets lumineux. Pas toujours évident de se frayer un chemin, mais les massues étaient également utiles pour se retrouver au beau milieu des rues grouillantes.

Bien sûr nous n’avons pas hésité à nous servir dignement de nos massues :

d’abord pour régler nos comptes perso ;)

Marieke et moi, réglement de compte par la massue

mais aussi pour faire des rencontres sympathiques !

Emilio et les chinois qu'il a tapés

“Ils sont fous ces chinois !” pourrait-on se dire. Mais pas de regrets, ça valait le coup d’être vécu. Emilio, Marieke et moi faisions d’ailleurs partie des rares occidentaux de sortie, et qui plus est à arborer fièrement nos armes de plastique. C’est là qu’on se dit qu’à Shanghai il y a vraiment beaucoup de monde.

D’ailleurs, revenir du centre ville vers Minhang ne fut pas chose aisée par la suite. Station de métro prise d’assaut à People Square, nous avons dû marcher pas mal pour trouver un taxi libre, et notre marche de la journée avait laissé quelques traces… mais qu’est-ce qu’on s’est bien amusés !

Fête de la Mi-Automne, entre lune, gâteaux, amis et légendes

Lundi 19 septembre 2005

Ce week-end, c’était la Fête de la Mi-Automne en Chine, et, à notre manière, nous aussi nous l’avons célébrée !

Danjie et moi, pose au claire du pleine lune, après le basket Et oui, alors qu’en France on ne se dit vraiment en automne que fin septembre, ici en Chine mi-septembre voit déjà annoncée la mi-automne. Il faut dire que les Chinois fêtent le printemps fin janvier - début février, ouh les tricheurs ;)

En fait, techniquement parlant, tout ça est lié au calendrier lunaire qui rythme les rites traditionnels de la Chine. Ainsi, la Fête de la Mi-Automne doit systématiquement être célébrée une nuit de pleine lune, le 15ème jour du 8ème mois lunaire, car selon les ancêtres chinois, l’automne s’étendrait sur les 7ème, 8ème et 9ème mois lunaires. Logique, non ?

Bref, cette année, le jour tant attendu tombait hier, le 18 septembre. Mais, paraîtrait-il que le meilleur jour pour admirer la lune, c’est la veille. Voilà pourquoi, Marieke, son amie Danjie et moi avons fait en sorte de nous retrouver ce jour-là pour passer ensemble ce jour de fête, qui bien sûr, pour nous, a commencé par un basket !

Car le Zhong Qiu Jie 中秋节 (Fête de la Mi-Automne) se doit d’être fêté en famille, ou à défaut entre amis.
Depuis plus de 2000 ans, les festivités s’organisent autour de l’astre du Yin, au point que les célébrations prennent également le nom de Fête de la Lune.

“En automne le ciel est clair et la lune particulièrement brillante”
dicton chinois

La lune est depuis longtemps la grande vedette de cette fête que l’on nomme également fête de la lune. Dans de nombreuses régions chinoises on considère l’automne comme la plus belle saison, plutôt sèche et tempérée, et la lune de la mi-automne est réputée être la plus belle («秋高氣爽» «月到中秋分外明»). C’est donc autour d’elle que sont organisées les activités festives, appelées traditionnellement shang yue 賞月 (contemplation de la lune) et zou yue 走月 (promenade sous la lune), qui se concrétisent par un pique-nique nocturne très populaire. Dans les zones urbaines, les parcs et les cours des écoles restent ouverts à cet effet, et certains n’hésitent pas à s’installer sur le trottoir avec leur matériel de barbecue.

source : fr.wikipedia.org

A l’époque, cette période de l’année représentait surtout la moisson pour les cultivateurs. Alors certes on contemplait la fascinante pleine lune, mais on n’oubliait pas de se réjouir des bonnes récoltes en savourant les offrandes religieuses.
De nos jours, les offrandes religieuses se sont transformées en Yuebing 月饼 (gâteau de lune) qui envahissent littéralement les rayons des magasins. Ces gâteaux,  dont la forme ronde n’aura pas manqué de vous rappeler celle de la lune, sont en effet traditionnellement dégustés à cette unique période de l’année. Il n’est pas rare de voir des Chinois repartir avec un chariot complet de boîtes de ces gâteaux qu’on n’oubliera pas d’offrir à la famille, aux amis comme aux collègues.

Danjie, moi, Marieke, prêtes à croquer dans nos yuebing !

Traditionnellement il est fourré d’une pâte sucrée de haricot ou de datte, et contient même parfois un jaune d’oeuf, le “yok”, censé, encore une fois de rappeler la lune. Personnellement je ne suis pas fan, c’est un peu étouffe-chrétien dans le genre… Au moins, comme sur certains yuebing on peut lire sur le gâteau le contenu écrit en caractères chinois, il est possible d’éviter le pire ;)

Yuebing fourré à quoi ?

Yuebing - Mooncake

Petite anecdote relative à ces fameux gâteaux chinois :
On raconte que l’annonce de la révolte des Chinois Han contre les Mongoles Yuan a pu être transmis via ces pâtisseries qu’on aurait fourrées de messages au lieu des pâtes traditionnelles.

Et d’ailleurs beaucoup d’autres légendes tournent autour de la Fête de la Lune. Pas étonnant que les enfants d’avant aient profité de cette occasion pour passer la nuit dans la cour des demeures familiales à se les entendre conter.  La plus célèbre d’entre elles proviendrait de la tradition taoïste et plus loin  encore de la mythologie chinoise. C’est justement celle que Danjie nous a racontée samedi dernier.

Il y a bien longtemps, une sécheresse horrible frappait la Terre. Sous l’effet de la chaleur caniculaire de dix soleils suspendus dans le ciel, les arbres et les herbes étaient desséchés, les sols craquelés, et les rivières taries. Beaucoup de gens étaient morts de faim et de soif.
Le Roi Céleste a dépêché Hou Yi au secours des sinistrés. Ce dernier a descendu neuf soleils à l’aide de son arc rouge et des flèches blanches. Aussitôt après, le climat s’est rafraîchi. Les pluies battantes ont rempli de nouveau les rivières et fait revivre les arbres et les herbes. Tout est revenu à la normale.

Un jour, une jeune fille du nom de Chang’er prenait le chemin de retour, une jarre à la main, lorsqu’elle a rencontré Hou Yi qui lui a demandé un peu d’eau potable. A la vue de ses armes, elle a reconnu que le garçon était le sauveur du monde. Ayant satisfait sa demande, elle a cueilli un bouquet de fleurs qu’elle lui a offert en signe de respect. Le “chasseur du soleil” lui a donné en contrepartie une fourrure de renard argenté.

Etant tombés amoureux lors de cette rencontre, ils se sont mariés peu après. Comme ils étaient mortels, Hou Yi a décidé, en vue d’éterniser leur vie d’amour, de chercher le philtre de longue vie. Il s’est rendu aux Monts Kunlun où résidait la Deesse Mère de la Reine de l’Ouest. Touchée par sa fidélité à l’amour, la Grande Mère lui a remis la remède à base de fruit de l’arbre de longévite, en lui disant :

“Le breuvage doit être partagé par le couple s’il veut vivre longtemps ensemble. Dans le cas où l’un des conjoints l’avale tout seul, il (elle) monterait en vol à la lune, où il (elle) vivra à jamais en tant qu’immortel.”

Après son retour, l’archer confia ce conseil à sa femme, décidant de boire l’élixir ensemble le quinzième jour du huitième mois lunaire, lorsque la pleine lune apparaît.
Un garçon méchant, nommé Feng Meng, a entendu en cachette leur conversation. Il voulait vivre immortel avec Chang’er, au détriment de Hou Yi. L’occasion se présentait enfin. Un jour, il assassina Hou quand ce dernier rentrait de la chasse. Le meurtrier força la femme de Hou à céder le philtre. A la nouvelle de la mort de son mari, la veuve pleura à chaudes larmes et avala le philtre toute seule.
Sous l’effet du breuvage magique, elle decolla et vola vers la lune sur le champ.

Ayant aluni, Chang’er decida de vivre sur la lune, le corp céleste le plus proche de la Terre. Elle y menait une vie sobre et calme. Immortelle, elle pensait pourtant au monde des mortels, sans jamais oublier son amour pour son mari et les gens qui avaient partagé le heur et le malheur avec elle.

source : Le Quotidien du Peuple en ligne

Voilà pourquoi, nous fit une fois encore remarquer Danjie, on trouve souvent sur les boîtes de yuebing non seulement une belle lune mais aussi un visage féminin de ces chinoises d’autrefois, en référence à Chang’er ;)

Boîte de yuebing avec le personnage Chang'er

Encore beaucoup d’anecdotes, de légendes et de traditions autour de cette Fête de la Mi-Automne, pour en savoir plus n’hésitez pas à aller faire un tour sur les liens mentionnés plus haut, mais si vous en avez assez, servez-vous ! Un yuebing, un DVD, un gâteau au chocolat, rien de mieux pour passer une bonne soirée :)

Plein de Yuebing ! Servez-vous !

La Fête des Lanternes

Lundi 14 mars 2005

Le dernier jour de la quinzaine de la Fête du Printemps, la Chine brille pour la Fête des Lanternes.

Ainsi le 23 février dernier, c’était la Fête des Lanternes.

Mais déjà quelques jours avant ça, la vieille ville de Shanghai avait été recouverte de mille et une lanternes, et, dès la tombée de la nuit, des tableaux de lumières pouvaient vous surprendre aux coins de ses petites rues piétonnes.

Un véritable enchantement…
Sauf pour une des installations lumineuses : une projection 3D animée d’un grand bonhomme qui braillait en boucle un truc incompréhensible…

Mais pourquoi cette Fête des Lanternes ?
D’après mes recherches, il s’agirait d’une coutume imposée par un empereur de la dynastie des Han (aux environs de -200 av JC) qui, ayant appris que les moines bouddhistes allumait traditionnellement des lampes pour saluer les génies le 15ème jour de chaque 1er mois lunaire, ordonna d’allumer le même jour des lanternes dans le palais impérial et les temple en signe de respect aux génies.
Voilà pour la petite histoire.

(c) S. Monthéard

Qu’en est-il aujourd’hui ? Une amie chinoise m’avait dit que je ne devais surtout pas manquer cette soirée dans les rues de Shanghai car je pourrai y voir les enfants trainer derrière des lanternes roulantes.
Nous avions donc monté une fine équipée, et voulant éviter la foule annoncée dans le jardin Yu de la vieille ville qui était spécialement décoré pour la cause, nous avons pensé aller sur les bords du Bund là où la grande jetée ne manquerait pas de voir pulluler les fameuses lanternes roulantes… manqué :(

Par contre, nous avons eu droit à un magnifique feu d’artifice tiré depuis les bateaux qui flottaient sur le Huangpu, et nous nous en sommes bien contentés.

Nous n’aurons même pas vu de vendeur des fameux “tangyuan”, ces boules de riz glutineux dont nos camarades de classe Nord-Coréens nous avaient vanté les mérites dans la matinée.

Bah nous ferons mieux l’an prochain :)

Le nouvel an chinois… en Chine

Samedi 12 mars 2005

Tout comme Noël dans nos terres occidentales, la Fête du Printemps (connue sous nos latitudes comme le nouvel an chinois) est la fête la plus importante de l’année.

Avant d’arriver à Shanghai, j’ai vécu 2 ans à Paris dans le 13ème arrondissement, à 500m du quartier chinois. J’avais alors pu découvrir les célèbres défilés et danses de dragons comme on les connaît de par le monde à l’occasion du nouvel an chinois.

Mais une Fête du Printemps en Chine n’a rien à voir avec ce qu’on peut en voir dans les Chinatown des métropoles. Ici j’ai pu sentir une réelle ferveur autour de l’événement, peut-être tout simplement parce que cette fois-ci j’étais au coeur des festivités, et non pas à côté.

La Fête du Printemps dure 15 jours, du 09 février au 23 février pour cette année (oui je sais il est temps de l’écrire cet article :] ), et déjà bien avant février on pouvait ressentir l’importance de la fête en préparation.

Impossible de se frayer un chemin dans les allées d’Auchan, les portes de mes voisins et des magasins se parent des traditionnelles devises  de bons voeux calligraphiées sur papier rouge, ou encore d’un losange rouge et doré avec en son centre le caractère “fu” synonyme de bonheur et d’abondance : j’ai d’ailleurs remarqué que très souvent le caractère était placé à l’envers, et, parce que quand même les chinois savent écrire à l’endroit, je me demandais quelle en était la raison… j’ai donc cherché un peu et appris que cela sert à matérialiser l’arrivée de la bonne fortune (homonymie entre “renversé” et “arrivé” !)

caractère fu à l'envers

Autre signe avant-coureur de l’approche imminente de nouvel an, les rues de Minhang sont désertes, Dongchuan lu, d’habitude si chargée de vie, est une rue fantôme où les restaurants ferment les uns après les autres, la seule activité remarquable étant les gros travaux entrepris ici et là pour ouvrir une nouvelle boulangerie “Christine” ou simplement rafraîchir le restaurant.

En effet l’ensemble de la population de Minhang semblait s’être donné rendez-vous au guichet de Humin lu pour y acheter des billets de train. Car c’est impératif, la veille du nouvel an, les chinois doivent se retrouver en famille autour d’un repas gargantuesque jusqu’au bout de la nuit. Il leur faut donc traverser le pays et cette période est ainsi synonyme de trafic intense qui m’a valu de patienter quelques heures quand j’ai voulu, juste à ce moment là préparer mon voyage à Pékin.


Réveillon du Nouvel an à Shanghai

Juste avant le début de la Fête du Printemps, j’étais encore à Shanghai, et avec Sandrine nous avons pu décrouvrir quelques unes des coutumes du nouvel an.

Le 7, nous sommes allées visiter le temple de Longhua (article à paraître… un jour…) et sur le chemin, nous avons activement participer à une coutume chinoise du nouvel an : lancer nos voeux pour la nouvelle année dans un “arbre à voeux du nouvel an” (nom de ma composition), et surtout faire en sorte qu’ils y restent accrocher :] car dans le cas contraire, vos voeux ne se réalisent pas !

Nous avons donc acheté un “lot voeux du nouvel an à accrocher dans l’arbre” (bis) pour 15 yuans, qui comportait 4 morceaux de “tissus à voeux du nouvel an” (ter) joliement peints et ornés de différents petits objets et une pochette rouge et dorée, dans laquelle nous devions mettre les “tissus à voeux du nouvel an” avant de la lancer dans l’arbre.

Auparavant Sandrine et moi nous sommes appliquées à écrire nos voeux sur 2 des morceaux (nous avons secrètement gardé les 2 autres en souvenirs ;) ), immersion  totale dans la culture chinoise oblige, j’y ai écrit en chinois.

Le centre ville aussi avait revêtu ses habits de lumière. Lors d’une balade sur la rue Nanjing Lu, nous avons pu soupeser les énormes décorations rouges qu’on s’apprêtait à accrocher tout au long de la rue.

Un passage par le quartier de Xujiahui : impossible d’oublier qu’on s’apprête à quitter l’année du singe pour passer dans l’année du coq tant le volatile est décliné sous toutes les formes dans ce quartier commerçant.

Partout ces gros ballons rouges aussi qui flottent dans le ciel, et nos oreilles non pas non plus été épargnées par le bruit incessant des pétards.

Je croyais savoir que ceux-ci avaient été interdits à Shanghai, tout comme les feux d’artifice, jugés trop dangereux. Peut-être l’interdiction ne concernait-elle que le centre ville, a-t-elle été levée, ou bien peut-on l’enfreindre sans trop de complications… ?  Toujours est-il que nous avons bien vu les pétards et feux d’artifice, en particulier le 8, soirée du réveillon ou il veut mieux ne pas trop compter dormir tôt : vos voisins se rappelleront à votre bon souvenir… :]

Le réveillon du nouvel an chinois est censé se passer autour d’un bon repas en famille ? Et bien c’est ce que j’ai fait, j’ai passé la soirée avec Sandrine ;) et nous avons pu les voir ces fameux feux d’artifice qui réveillaient tout Minhang à la nuit tombée.

Festivités à Pékin

(c) S.Monthéard

Nous y étions enfin dans l’année du coq. Et le lendemain, nous mettions le cap sur Pékin en espérant y voir d’autres coutumes pour les prochains jours de festivités.

Et nous avons été déçues dans l’ensemble. Pas de danse de dragons à l’horizon durant tout notre périple. En fait j’ai appris depuis que ces danses avaient lieu sur quelques jours particuliers de la quinzaine, et peut-être se déroulent-elles davantages dans les quartiers plus qu’aux abords des lieux touristiques.

Nous ne serons pas tout à fait bredouilles, à l’arrivée au Parc de Beihai, nous avons pu voir un groupe de danseurs accompagnés de tambours, toujours aussi coloré.

Par contre, à Pékin nous avons découvert un autre événement lié au festivités du nouvel an : le premier dimanche qui a suivi le nouvel an, nous étions au beau milieu d’une véritable fête foraine dans un des temples de la ville.

Alors que nous cherchions en fait le Temple des Lamas, nous avons été attirées par l’animation qui régnait près d’un lieu aux allures de temple.

Nous avions déjà remarqué les personnes déambulant dans la rue arborant fièrement des sortes de poupées-épouvantails ou encore d’autres parures étranges, et ceux-ci étaient encore plus nombreux.

Passée l’entrée, c’était une foule dense qui s’agitait de toute part. On entendait des chants de type karaoké venir de derrières les murailles et guidées par eux nous sommes tombées sur une véritable fête foraine, avec jeux et gros lots (des peluches plus énormes les unes que les autres) à la clé.

Puis nous avons continué notre petit tour, plus ou moins aux aléas des mouvements de foule, pour y trouver des allées de stands proposant les jouets kitchs qu’on pourrait trouver chez nous dans les tombolas de quartier, et à 12h oblige, une nuée noire attroupée devant les stands de nourriture bruyants, fumants et odorants.

C’était pas les danses de dragon, mais c’était décoiffant et épuisant ;)

Nous ne verrons rien de plus à Pékin, pour retrouver l’ambiance des fêtes il nous faudra attendre de revenir à Shanghai, fin prête pour le dernier jour de la Fête du Printemps : la Fête des Lanternes !

Un coq de mauvais augure

Mardi 4 janvier 2005

PEKIN (Reuters) - Les mariages se multiplient en Chine à l’approche de la nouvelle année du calendrier astrologique chinois, placée sous le signe du Coq, qui commencera le 9 février et sera une “année veuve” de mauvais augure pour la réussite des unions.

Le cycle lunaire commence tard cette année et l’année du Coq ne comprendra pas le “lichun”, le jour le plus favorable de l’année pour les mariages, qui marque le début du printemps.

Les médias chinois rapportent une explosion du nombre des mariages à travers tout le pays, les couples voulant être mariés avant la fin de l’année du Singe.

Le phénomène intervient en moyenne tous les neuf ans, mais la dernière “année veuve” en date remonte à 2002. Elle avait déclenché la même frénésie matrimoniale avant la date fatidique.

04/01/2005 - 11h51

Shanghai brille pour Noël

Vendredi 17 décembre 2004

Pour vous j’ai testé… Chercher la magie de Noël dans Shanghaï.

A Minhang, j’ai déjà cherché, question magie de Noël… copie à revoir, certes maintenant nous avons un super sapin tout beau dans notre salon, mais dans les rues, c’est une autre histoire… Quelques “Merry Christmas” fleurissent deci-delà, mais rien de bien enchanteur.

Alors j’ai pris les choses en mains : je suis allée traquer Noël là où il se trouvait, au coeur même de Shanghaï. Et vous savez quoi ? Je l’ai trouvé, entre Huaihai Road et la vieille ville, je vous rapporte ici un peu de ce qu’est pour moi la magie de Noël.

A la nuit tombée (17h à Shanghaï), toutes ces petites lumières s’animent, éclairent les rues d’une lueur nouvelle et nous font oublier les néons froids. Alors il fait bon marcher dans les rues de Shanghaï, les mains cachées au fond des poches, son sac sur le dos et le nez dans son écharpe en laine, la tête en l’air et les yeux grands ouverts comme pour capter chacune de ces petites perles qui nous sont si précieuses par leur rareté et par ce qu’elles rappellent en nous.

JOYEUX NOEL !