Suite (mais vraissemblablement pas la fin) de l’épisode “Rentrée chaotique à Jiaoda“, l’épreuve des cartes.
Les cartes en Chine, c’est du pouvoir en carton, plastique, à contact ou à puce. Plus vous en avez de surface, plus votre sphère de manoeuvre s’élargit.
Sans parler pour le moment des fameuses cartes de visite sans lesquelles on reste un anonyme et qui s’amassent en nombre dans les populaires porte-cartes, déjà l’université vous apprend combien il est important d’avoir un bon étui à cartes dans son portefeuille, si tant est que vous existez au yeux de l’institution.
Petit inventaire des cartes nécessaires pour la survie sur le campus.
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La première que nous ayons reçue l’an dernier à notre arrivée sur le campus : la carte à puce de notre chambre universitaire.
Et oui c’est moderne les résidences universitaires chinoises, ou bien s’agit-il d’une autre forme de sécurité qui entoure ces mêmes résidences ? |
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Deuxième carte que nous ayons obtenue, et encore pas dès le premier jour : la carte des restaurants universitaires, qui accessoirement peut servir aussi pour tous les commerces hébergés sur le campus équipés de l’appareil de lecture adéquat.
LE truc indispensable pour se nourrir sur place, qu’on ne nous a donné qu’une bonne semaine après notre arrivée, nous forçant à nous restaurer auprès de la seule cantine du campus acceptant la monnaie : la cantine sichuanaise aux plats over-épicés ! |
Cette année, ces 2 cartes ne nous ont pas posé trop de problèmes. Dormir et manger, à Jiaoda ça se fait très bien.
Ce qui tombe beaucoup moins sous le sens dans cette université, tout du moins pour nous au vu des diffiicultés endurées pour obtenir les cartes correspondantes, c’est :
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1) être étudiant
L’année dernière, comme apprenant seulement le chinois, nous ne faisions partie d’aucun département, il était tout à fait compréhensible que nous n’ayons qu’une carte lambda d’étudiant étranger. Attention avec photo et protégée par mot-de-passe tout de même !
A chaque semestre il faut la faire compléter par de nouvelles dates de validité. C’est que ça ne rigole pas à l’entrée des musées, car obtenir des réductions, c’est à peu prêt tout ce à quoi nous sert cette carte. |
Cette année, rebelote.
Mais valable sur toute l’année, chouette pour les réduc pendant les vacances de février !
Enfin, nous on espérait avoir les mêmes cartes que les chinois. Mais c’eût été trop beau, pour nous les élèves-fantômes de Jiaoda.
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2) suivre des cours
Autant pour la carte d’étudiant, ça a pu se régler entre bureaux au moyen d’un petit mot et d’un coup de gros tampon rouge, autant pour la carte de “master autorisé à suivre des cours”, ce fut bien plus marrant.
Pas moins de 2 allers-retours entre les 2 mêmes bureaux du campus de Xuhui, une belle lettre avec le même gros tampon, un formulaire de choix de cours, une petite discussion amicale autour d’une table pour nous inciter à choisir moins de cours parce que ça coûte cher les cours de PhD et |
qu’on risquerait vraiment de rien comprendre aux cours en chinois, et une règle de derrière les fagots pour nous prouver que nous sommes limitées à 6 cours par semestre.
Mais au final, récompense suprême :
LA carte qui nous autorise à suivre et à passer les examens pour les 6 cours auxquels nous avons droit. Youpee ! Je vais enfin pouvoir aller en cours !
Entre temps, une autre carte qui nous a bien été utile pour les navettes entre les bureaux…
… celle du campus de Xuhui
Cette énième aventure en rapport avec notre rentrée avait lieu mardi dernier.
Depuis j’ai effectivement pu assister à mon tout premier cours de Sécurité de l’Information, totalement en chinois, que j’ai presque totalement pas compris :\
Heureusement pour moi, le professeur très compréhensif m’a volontiers envoyé par email le PowerPoint de sa présentation que je vais pouvoir décrypter à ma guise, et devrait me fournir la semaine prochaine une référence de livre en anglais à me procurer en même temps que celle que j’ai en chinois.
Et pour tout ces gestes sympathiques, pas besoin de carte ni de la moindre formalité administrative, juste d’une légère dose de courage pour se présenter en chinois devant les autres élèves qui vous dévisagent avec des yeux de merlan fris et d’un petit sourire pour faire passer le tout